(Billet actualisé)

Un article dans le journal du net (ici) , comprenant des conseils de Pascal Mercier (voir son blog ici), aborde la problématique de la recherche de financements auprès de capitaux risqueurs avec ou sans l'accompagnement d'un leveur de fonds.

Par rapport à cet article trois compléments d'informations et une précision sur la rémunération d'un leveur de fonds:

1- Dans le cadre d'une levée de fonds en phase d'amorçage le recours à un intermédiaire spécialisé parait indispensable:

Dans la chaîne du financement de la création d'entreprise le parent pauvre reste sans contexte le financement des dépenses de faisabilité technologique et commerciale. Cette étape est cruciale puisque l'entrepreneur cherche des fonds pour finaliser son produit, pour concevoir le prototype voire déposer un brevet.... et ce 1 à 2 ans avant de lancer véritablement la phase de commercialisation et de production.

Cette phase très risquée est peu appréciée par les sociétés de capital investissement qui préfèrent financer des entreprises "matures" (capital développement) ou des opérations de transmission (capital transmission).

Ce faisant combien y -a - t 'il véritablement de projets financés en phase d'amorçage ? 20,30,40,... moins de 100 probablement. Rapporté au nombre d'entrepreneurs en quête de financement, 500, 800 probablement plus de 1 000, la probabilité de réussite est faible.

Compte tenu du niveau d'exigence des sociétés de capital risque, un professionnel intermédiaire n'est pas du luxe.

2- L'article laisse entendre que les leveurs de fonds n'interviennent pas en dessous d'un besoin de financement évalué à 2 millions d'euros.
Un intermédiaire peut tout à fait intervenir sur des montants plus faibles, par contre le taux de rémunération sera plus élevé.

3- De plus la pertinence du modèle économique et à déconnecter des montants recherchés.
Un projet à 2 millions d'euros n'est pas plus crédible qu'un projet à 200 000 euros.

Concernant la rémunération des leveurs de fonds, celle-ci comprend généralement deux composantes:
  • L'aide Ă  la conception ou Ă  la refonte du business plan.

    Notons qu'à mon sens le business plan (BP) type n'existe pas. Un business plan sera conçu différemment selon qu'il soit destiné à OSEO/ANVAR, à un Conseil Régional ou à un capital risqueur.

    Les attentes de ces 3 organismes étant différentes le Business plan mettra en lumière des points particuliers.

    La fourchette de prix peut être "assez délirante" puisque selon les cabinets cela va de 5 000 euros à 30 000 euros
  • L'accompagnement Ă  la levĂ©e de fonds (prĂ©paration des entretiens, nĂ©gociation des modalitĂ©s d'entrĂ©e, Ă©tude du pacte d'actionnaire...). La rĂ©munĂ©ration est en gĂ©nĂ©rale de 5% jusqu'Ă  150 000 euros, puis le pourcentage diminuera en fonction du montant recherchĂ©.