Par Jean Philippe Martinez, mardi 9 janvier 2007 à 13:58 | Négocier avec un financier | #118 | rss
Le business plan efficace étant celui qui permet à l'entrepreneur de motiver le lecteur destinataire du document dans le sens souhaité. Sachant que le sens souhaité peut prendre différentes natures:
- obtenir un prêt bancaire,
- négocier l'entrée de capitaux risqueur,
- obtenir l'intégration de futurs associés apportant une compétence technique.
- ...
Par conséquent avant décrire le business plan mieux il vaut appréhender quels sont les objectifs et référentiels culturels du destinataire dudit document.
Par rapport à cette compréhension des objectifs de « l'autre » est revenue la question centrale au sujet des sociétés de capital investissement : à partir de quel niveau de rentabilité ou de plus values les sociétés de capital risque sont intéressées par un projet ?
Une première réponse consiste à indiquer que pour obtenir un Taux de Rendement Interne (TRI) de leur portefeuille supérieur à 12% par an, chaque projet est étudié en phase de création probablement avec un Taux de Rendement Interne supérieur à 40%. C'est en espérant sur certains dossiers faire entre 40% et 110% que la société de capital risque compensera les dossiers à perte et pourra in fine afficher un TRI au-delà de 12%.
L'autre réponse consiste à étudier les projets récents qui ont fait l'objet de plus values jugées intéressantes. Pour exemple la société de capital risque Acess2Net (ici) vient de céder les 10% qu'elle possédait chez la société PRYLOS.
Quelques informations sur l'opération:
- Acces2net avait valorisé la société avant leur intégration à 585 000 euros,
- Acces2 net a apporté 65 000 euros ce qui valorisait la société après augmentation de capital à 650 000 euros. Ce faisant Acces2Net possédait bien 10% du capital.
- les actions ont été vendues 167 000 euros soit une plus value de 102 000 euros
En conséquence: si votre projet peut afficher potentiellement des niveaux de TRI proche de ceux de la société PRYLOS alors vous intéresserez nos amis capitaux risqueurs.

sur les diggs-like : 




















je suis un jeune restaurateur coincé dans le montage de mon projet de restaurant du business plan et à la recherche des moyens de financement.
j' ai besoin d'un coaching d'entrepreneur.
merci
Michel,
Vous avez contacté: la boutique de gestion, l'association locale des anciens chefs d'entreprises ou cadre comme:
www.egee.asso.fr/Website/...
Bonjour Jean-Philippe,
L'exemple de PRYLOS et d'Access2Net est assez particulier : il relève d'investissements dans des SSII. La plupart des VCs dans la hightech se concentrent sur des sociétés créant des produits, ou des services en ligne. Et elles investissent des tickets en moyenne plus élevés (>1m�). L'investissement de Access2Net relève plus de celui d'un fond de business angels que d'un fond de capital risque.
Dans le calcul de TRI, la dimension temps est importante. Tout dépend de la durée de conservation d'une société dans un portefeuille. Si elle y reste 5 ans, un rendement annuel moyen de 12% exigera un multiple de sortie de 1,76. Sachant qu'un bon projet doit aller bien au delà pour couvrir les pertes des inévitables projets qui flanchent.
L'estimation d'un multiple de sortie n'est pas évident. Il est vaguement relié aux prévisions (toujours optimistes) de croissance du CA de la startup et de son niveau de profitabilité. Ensuite peuvent entrer en ligne de compte l'audience (pour le web), la propriété intellectuelle (pour les composants, les logiciels, etc) et et "le marché". Se consolide-t-il ? Il y a-t-il beaucoup d'acquisitions dans le secteur ? Est-ce que les acquisitions se font en early stage ou en late stage ? Quels sont les comparables ? Sachant que lorsqu'il y a consolidation, seuls les meilleurs sont consolidés. Par le 12eme acteur régional d'un domaine donné.
My 2 cents...
Bonjour Olivier,
Tout a fait d'accord avec vous Access2net reste atypique dans la mesure où cette société de capital risque a été créée il y a peu (8 ans) et par des particuliers (entrepreneurs, financiers). Alors que souvent les sociétés de capital risque naissent sous l'impulsion de grands groupes (assurances, banques) ou d'organisme publics.
Je n'ai pas sous le coude de calculatrice mais j'ai du calculer le TRI en considérant le nombre d'année d'investissement (à vérifier) car la variable temps est effectivement importante....
Le problème c'est justement la valorisation qui est "vaguement reliée aux prévisions" dixit Olivier. Le côté assez empirique de l'évaluation laisse songeur...nous sommes dans l'artisanal
Thierry,
Au lieu d'artisanat je parlerai plutôt d'approche non scientifique, dans la mesure ou les sciences de gestion (finance, marketing....) sont des" sciences molles" où l'auteur de l'analyse est aussi important que les faits analysés......
je cherche plusieurs modéles ou d'exemples pratiques de business plan qu'ils soient réels , autrement dit qui concernent une situation rééllel d'une entreprise, cela de tout type de business plan dont celui de l'investisseur , celui du créateur celui du cessionnaire , etc j'en ai besoin pour m'inspirer pour améliorer mes connaissances pratiques .
jr vous remercie infiniment d'avance
Lorsque vous dites :
Le business plan efficace étant celui qui permet à l'entrepreneur de motiver le lecteur destinataire du document dans le sens souhaité.
vous connaissez peut être le test MBTI ? pour moi le BP c'est :
exit le feeling et place au thinking
Exit les perception et place au jugement
Croyez-vous que les grands groupes actuels ont débuté avec des BP (Google, Apple, Microsoft, ....) ? aprés pour afficher et continuer la croissance de leur entreprise oui, c'est nécessaire, c'est un peu comme en arboriculture, on garde les meilleurs branches ou les meilleurs plans et on fait de la sélection génétique.
ah d'accord : cette idée que le capital risqueur réparti son risque et est donc susceptible de prendre le risque sur un projet car il est déjà à plus de 50% de TRI sur un autre est énormément motivant ! merci pour l'info elle me rend optimiste
1. Le jeudi 6 mars 2008 à 09:43, de Tout Santé
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