Par Jean Philippe Martinez, mardi 13 fĂ©vrier 2007 à 08:43 | GĂ©nĂ©ralitĂ© | #142 | rss
Désolé j'insiste après mon billet d'hier....
Mais,Ernst & Young et DowJones VentureOne viennent de produire une étude sur la situation du capital risque européen.
867 entreprises ont été financées en 2006 pour un montant total de 4,1 milliards d'euros.
Cette forte sélectivité engendre une augmentation du ticket moyen d'intervention qui affiche maintenant 2,2 millions d'euros (petit projet prière de s'abstenir....)
Et sur ces 867 entreprises combien de projets financés en phase d'amorçage?
300...non
200......non
100 alors.....toujours non
26..... quelqu'un a parlé de sélectivité ?
Les secteurs d'activités privilégiés sont:
1- les technologies de l'information,
2- les sciences de la vie (239 projets et 1,4 milliards d'euros),
3- le commerce (86 projets et 329 millions d'euros).

sur les diggs-like : 




















Attention à ne pas oublier toutes les aides régionales, OSEO-ANVAR, ..., et Business Angels qui financent les projets en phase de démarrage. Le rôle des capitaux risqueurs n'est pas (ou plus) de financer des projets sur le papier, des projets tehnos sans équipe, des projets sans un once de CA,...
- pour les avances remboursables, qui peuvent être conséquentes, deux conditions:
- Pour obtenir 300 000 euros de prêt à taux zéro l'entreprise doit avoir 300 00 euros de fonds propres. Donc soit vous disposez de quelques économies soit il vous faudra trouver des partenaires financiers
- le délai de remboursement du prêt est en moyenne de 18 mois, ce faisant les projets ne doivent pas avoir des contraintes technologiques trop lourdes car en 18 mois l'entrepreneur va devoir concevoir le prototype, faire les pré-série, lancer la commercialisation pour enfin faire du chiffre d'affaires pour pouvoir rembourser OSEO... pour tout cela 18 mois c'est court....
Pour les capitaux risqueurs , je suis d'accord ils ne sont pas là pour financer une idée mais bien un projet. Par contre délicat de se définir comme capital risqueur et de ne s'intéresser qu'aux entreprises réalisant du chiffre d'affaires car avant de faire du chiffre d'affaires il faut:- réaliser les première actions commerciales ( recrutement commerciaux, salons professionnels, sites internet...)
Tout cela constitue des avances de trésorerie conséquente qui correspond normalement à l'activité de capital amorçage / capital risque. Ou alors il faudra réfléchir à un autre nom que celui de capital risque....Si l'avance de fonds n'est pas prise en charge par les capitaux risqueurs qui aller voir?
Les business angels? pourquoi pas mais pas évidant d'identifier sur 60 millions de Français les quelques 4 000 business angels actifs....
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