ALTO-STUDIO
 
La défaillance de notre chaîne de financement de la création d'entreprises

Désolé j'insiste après mon billet d'hier....

Mais,Ernst & Young et DowJones VentureOne viennent de produire une étude sur la situation du capital risque européen.

867 entreprises ont été financées en 2006 pour un montant total de 4,1 milliards d'euros.

Cette forte sélectivité engendre une augmentation du ticket moyen d'intervention qui affiche maintenant 2,2 millions d'euros (petit projet prière de s'abstenir....)

Et sur ces 867 entreprises combien de projets financés en phase d'amorçage?

300...non

200......non

100 alors.....toujours non

26..... quelqu'un a parlé de sélectivité ?

Les secteurs d'activités privilégiés sont:



1- les technologies de l'information,

2- les sciences de la vie (239 projets et 1,4 milliards d'euros),

3- le commerce (86 projets et 329 millions d'euros).

Voter pour ce billet "extraordinaire" ;) sur les diggs-like :

Digg it! - del.icio.us it! - Blogmark it! - Ajouter ŕ mes favoris Technorati - Blogmark it! - Scoop it! - Fuzz it! - Tape Moi! - AllActuer Ca! - Nuouz Ca! - Memes Ca! - Pioche Ca! - Blue it! - Bookmark Ca!


 
‹ retour à l'accueil
Commentaires
1.   Jacques Froissant  â€ş  mercredi 14 fĂ©vrier 2007 à 12:24

Attention à ne pas oublier toutes les aides régionales, OSEO-ANVAR, ..., et Business Angels qui financent les projets en phase de démarrage. Le rôle des capitaux risqueurs n'est pas (ou plus) de financer des projets sur le papier, des projets tehnos sans équipe, des projets sans un once de CA,...

 
2.   Jean Philippe Martinez  â€ş  vendredi 16 fĂ©vrier 2007 à 12:22
Effectivement pour financer une création d'entreprise il est intéressant de s'adresser au groupe OSEO, même si leur offre ne répond qu'à une partie de la problématique de financement des entreprises innovantes car:
  • pour les subventions, 25 000 euros maximum, celles ci par nature ne concernent que des projets Ă  innovation moyenne. Ceci n'est point pĂ©joratif car le degrĂ© d'innovation ne constitue pas l'alpha et l'omĂ©ga de la crĂ©ation d'entreprises. Mais un projet nĂ©cessitant plusieurs dizaines de milliers d'euros ne trouvera pas de solution avec une subvention.
  • pour les avances remboursables, qui peuvent ĂŞtre consĂ©quentes, deux conditions:

    • Pour obtenir 300 000 euros de prĂŞt Ă  taux zĂ©ro l'entreprise doit avoir 300 00 euros de fonds propres. Donc soit vous disposez de quelques Ă©conomies soit il vous faudra trouver des partenaires financiers

    • le dĂ©lai de remboursement du prĂŞt est en moyenne de 18 mois, ce faisant les projets ne doivent pas avoir des contraintes technologiques trop lourdes car en 18 mois l'entrepreneur va devoir concevoir le prototype, faire les prĂ©-sĂ©rie, lancer la commercialisation pour enfin faire du chiffre d'affaires pour pouvoir rembourser OSEO... pour tout cela 18 mois c'est court....
Pour les capitaux risqueurs , je suis d'accord ils ne sont pas là pour financer une idée mais bien un projet. Par contre délicat de se définir comme capital risqueur et de ne s'intéresser qu'aux entreprises réalisant du chiffre d'affaires car avant de faire du chiffre d'affaires il faut:
  • concevoir la solution ou le prototype, ce qui nĂ©cessite des dĂ©penses de dĂ©veloppement
  • rĂ©aliser les première actions commerciales ( recrutement commerciaux, salons professionnels, sites internet...)
Tout cela constitue des avances de trésorerie conséquente qui correspond normalement à l'activité de capital amorçage / capital risque. Ou alors il faudra réfléchir à un autre nom que celui de capital risque....

Si l'avance de fonds n'est pas prise en charge par les capitaux risqueurs qui aller voir?

Les business angels? pourquoi pas mais pas évidant d'identifier sur 60 millions de Français les quelques 4 000 business angels actifs....
 
‹ retour à l'accueil
Trackbacks

Aucun trackback.

Les trackbacks pour ce billet sont fermés.

 
Ajouter un commentaire