Par Jean Philippe Martinez, dimanche 11 mars 2007 à 09:09 | Subventions /Aides fi. | #166 | rss
Dans le maquis des institutions publiques qui aident les PME-PMI mais également les créateurs d'entreprises à innover l'ANVAR (maintenant intégrée au groupe OSEO) a toujours constitué un acteur incontournable et ce à plusieurs titres:
- par une prise de risque en apportant directement des fonds aux entreprises sous la forme de subvention, d'avance remboursable ( c'est-à -dire d'un prêt sans garantie, sans taux d'intérêt, sans caution ni garantie et avec un décalage de plus 1 an avant le remboursement du capital),
- par un effet de levier important: leur intervention permet souvent de débloquer des financements bancaires complémentaires. Cet effet de levier est d'autant plus fort lorsque le groupe OSEO joue le rôle d'assureur auprès d'une banque qui va vous accorder un emprunt.
La banque sera d'autant plus motivée que 50% à 70% de l'encours est garanti par OSEO.
- par un effet d'image: le label "oséo" est respecté notamment auprès des capitaux risqueurs.
Monsieur Jean-Pierre DENIS, PDG du groupe OSEO vient d'annoncer que les interventions auprès des entrepreneurs ont sur 2006 augmenté de 19 %, pour atteindre 4,4 milliards d'euros.
Dans un précédent billet (comme nous sommes petits vus du Texas) , j'insistais sur le décalage qu'il y avait entre les moyens mobilisés par d'autres pays et ceux nettement plus faibles en France.
Monsieur DENIS confirme, quelque part, ce constat puisque le budget du groupe OSEO sur 2006, malgré un fort rattrapage sur les deux dernières années correspond à celui de 2004....
Cette constatation est pour le moins affolante: la France de 2006 a mobilisé autant de moyens que la France de 2004....
Sauf qu'en matière d'innovation les révolutions se font tous les 6 mois.... chaque mois perdu coûte cher en emploi, en PIB, surtout lorsque vous avez des pays voisins qui eux investissent à tour de bras....
Les interventions du groupe OSEO sont dédiées à des projets innovants où d'une manière générale la notion de "technologie hard" prédomine souvent.
D'ailleurs pour aider des projets innovants mais qui ne correspondaient pas aux critères du groupe OSEO, la DRIRE pendant plusieurs années (procédure ATOUT, PUMA...) puis les Conseil Régionaux ont mis en place des lignes budgétaires afin d'aider l'innovation de services ou celle liée au process de production.
Et bien excellente nouvelle puisque sur 2007 le groupe OSEO devrait intervenir de manière plus importante dans le financement de nouveaux services, ou de nouveaux procédés de fabrication.
De plus le groupe OSEO va:
- mobiliser plus de moyens Ă destination des entreprises moyennes
- lancer un fonds de garantie international permettant de soutenir les PME exportatrices. Ce fonds garantit jusqu'à 60 % des prêts bancaires privés à l'export.

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