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LA Prime à l'Aménagement du Territoire (PAT) est morte vive la PAT !!!

Carte de la franceEn ce qui concerne les aides aux entreprises il en existe une célèbre communément appelée PAT (Prime à l'Aménagement du Territoire).

Selon les territoires, les zonages géographiques une entreprise pouvait obtenir des subventions pour financer ses projets d'investissements lourds que ce soit en immobilier, en matériels et en recrutements.

L'aide devait concerner des projets industriels, tertiaires pour des entreprises de service à l'industrie ou enfin des projets de R/D. Le montant de l'aide pouvait atteindre jusqu'à 11 000 euros par emplois crées.

La PAT a pour double objectif d'orienter les investissements vers des zones prioritaires de d√©veloppement et d'attirer en France les investissements mobiles √† l'international (Source : rapport d'√©valuation de la PAT, Katalyse, 2005)

Le zonage PAT initial qui a été appliqué de 2000 à 2006 est remplacé par le zonage AFR (Aides à finalité régionale).

Une nouvelle carte a été arrêtée délimitant ainsi les zones dans lesquelles l'Etat et les collectivités locales pourront allouer aux grandes entreprises et, à taux majorés, aux PME, des aides à l'investissement et à la création d'emploi.

Les taux d'aide à l'investissement varient selon la fragilité des territoires, conformément aux règles européennes:

  • de 10 √† 15% du co√Ľt des investissements productifs pour les grandes entreprises en m√©tropole
  • de 50 √† 60% pour les grandes entreprises dans les DOM
  • des bonifications de taux sont pr√©vues pour les PME dans chacune de ces zones.

Ce nouveau découpage qui s'appliquera de 2007 à 2013 et concerne plus de 5 500 communes a été élaboré par la DIACT (Délégation interministérielle à l'Aménagement et à la Compétitivité des Territoires).

Cliquer ici pour connaitre les communes et territoires éligibles et les taux applicables.

 

Vos clients vous doivent de l'argent, le factor peut vous faire une avance de trésorerie

businessfinanceVous avez besoin d'argent pour financer vos dépenses courantes et dans le même temps vos clients vous doivent encore de l'argent. Nous avons abordé la solution de l'escompte, puis de la cession dailly maintenant c'est au tour de l'affacturage.

La problématique posée:

En tant que dirigeant de l'entreprise Ducheminou vous avez vendu pour 100 000 euros de p√Ęt√© biologique light pour chat √† la Grande surface Chanau.

En échange de cette livraison et comme d'habitude la Grande surface accepte de vous payer sous la forme d'une lettre de change avec un délai de paiement de 90 jours.

Le problème c'est que pour financer cette production vous allez devoir payer rapidement votre propre fournisseur et ce à hauteur de 20 000 euros. Donc vous êtes à la recherche de financement pour pouvoir régler votre fournisseur.

Une solution : utiliser les services d'un factor

Comment cela marche ?

Le Factor est un organisme financier spécialisé qui va devenir propriétaire des créances que vous avez sur vos clients que celles-ci se matérialisent sous la forme de factures visées par le client ou d'effets de commerce (lettre de change ou billet à ordre).

Le factor peut vous proposer trois services diff√©rents mais qui peuvent se cumuler :

1-Avance de trésorerie: en échange de la cession des créances le Factor va vous verser le montant total de celles-ci moins sa rémunération et une garantie.

En effet le factor retient sur les factures qui lui sont cédées un pourcentage destiné à couvrir ses risques de non-paiement. Ce fonds de garantie (une quote-part de la créance n'est pas versée) peut atteindre 20% pour les entreprises en création ce qui constitue une immobilisation financière conséquente.

Pour faire baisser ce taux de garantie il est préférable de recourir à un factor qui connaisse parfaitement votre secteur d'activité, ce faisant il sera en mesure d'évaluer à sa juste mesure le risque que vous et vos clients représentez.

2-Assurance contre les impayés: en cas de non règlement par le client des sommes dues pour cause d'insolvabilité le factor ne pourra pas vous demander de rembourser les fonds prêtés. Alors que dans une opération d'escompte l'avance que la banque vous a faite sera remboursée par votre entreprise si votre client est défaillant.

Bien évidemment que ce soit pour l'avance de trésorerie ou la prévention du risque d'impayé ce n'est pas votre entreprise qui va choisir qu'elles sont les créances qui vont faire l'objet d'un affacturage. C'est le factor qui va fixer les règles afin d'éviter d'être mobilisé qu'avec des clients douteux.

3-Externalisation de la gestion du poste client: le Factor va prendre en charge toute la gestion des comptes clients dont il a la charge : tenue des comptes, relance, recouvrement amiable, contentieux

L'affacturage est assur√© par des √©tablissements sp√©cialis√©s ; les plus connus sont FactoFrance Heller, la Soci√©t√© Fran√ßaise de Factoring et la Banque Sofirec. De nombreuses banques ont des filiales sp√©cialis√©es dans l'affacturage.

Point d'analyse:

Un des avantages du factor c'est la rapidité de règlement, en effet en 48 heures vous pouvez disposer des fonds sur votre compte.

Force est de constater que pour des jeunes entreprises (moins de 5 ans) le Factor constitue une opportunité certaine de financement.

L'entreprise KAKI qui est h√©berg√©e au sein de la p√©pini√®re de Narbonne a connu la m√©saventure suivante ; sa banque ne voulait pas augmenter sa ligne d'escompte bien que l'effet de commerce propos√© concernait une entreprise de taille mondiale.

Deux explications peuvent √™tre avanc√©es pour expliquer le refus de la banque :

  • Accorder une augmentation de la ligne d'escompte revient √† accepter une augmentation de l'encours de la dette globale que l'entreprise a vis-√†-vis de la banque. En effet la banquier a probablement fait la somme entre le montant de l'emprunt restant √† rembourser, le d√©couvert moyen, le montant actuel de la ligne d'escompte et il a du avoir peur.
  • Le charg√© d'affaires ne ma√ģtrise pas la fili√®re, sa connaissance des acteurs et des us et coutumes est faible; ce faisant cela constitue un handicap lorsque l'on doit √©valuer le risque d'une op√©ration de pr√™t.

Dans le cadre du factor ce dernier analyse la solvabilité de client de l'entreprise sur lequel porte la créance. La solvabilité, la structure financière de votre propre entreprise reste secondaire.

De plus le factor connaissait le secteur d'activité et donc était mieux à même d'évaluer le risque de l'opération.

Enfin le factor contrairement au banquier n'a pas d'historique d'encours, ce qui explique pourquoi une banque peut refuser d'escompter une traite alors que sa filiale factoring va accepter l'opération.

Co√Ľt

La rémunération du factor comprend deux éléments:

  • la commission d'affacturage calcul√©e sur le montant des cr√©ances transf√©r√©es. Le co√Ľt est compris entre 0,15% et 1,2% % du chiffre d'affaires TTC
  • A cette r√©tribution le Factor rajoute la commission de financement, qui r√©mun√®re les avances de tr√©sorerie consenties √† l'entreprise.

Son co√Ľt: Taux de base bancaire + une marge suppl√©mentaire

Notons que les factor ont une certaine aisance dans l'art de cr√©er de multiples commissions forfaitaires (charges fixes) : √† chaque pr√©sentation d'effets, √† chaque paiement

 

Différence entre le financement US et le financement made in france

retis 2Si l'on devait de manière assez synthétique et rapide comparer le financement de la création d'entreprises en France et celui des USA et plus particulièrement de la Silicon Vallée on pourrait indiquer:

- Aux USA il existe des dizaines d'investisseurs cl√©s, en tant que tel obtenir l'aval de l'un d'entre eux entra√ģne presque automatiquement l'accord d'autres confr√®res VC.

- La silicon Vallée propose des ressources (techniques, logistiques, humaines ) importantes et complémentaires pour accompagner la création de start-up.

- La puissance de feu des sociétés de capital investissement est collossale avec la possibilité de mobiliser des dizaines de millions de dollars.

- Les investisseurs financiers au-delà de l'argent apportent véritablement:

  • des conseils en strat√©gie et organisation de la fili√®re
  • des solutions pour aider l'entreprise √† produire (mise en relation avec des sous-traitants, aide directe au recrutement...) et √† vendre (mise en relation avec des clients) tout cela gr√Ęce √† un carnet d'adresses qui √† lui seul peut justifier leur entr√©e.
    En France si les sociétés de capital investissement offrent les mêmes promesses, la réalité quant à elle me semble nettement plus éloignée.

Par exemple Jeff Clavier (un des plus important VC) dispose d'un relationnel très poussé avec des entreprises comme Microsoft, Yahoo, Google....Avoir Jeff Clavier au capital de sa société assurément cela vous ouvre des portes...peu de chance que vous connaissiez le barrage de la secrétaire si vous souhaitez contacter les grands groupes cités.

- Des universités qui forment des salariés en prise directe avec les métiers et compétences recherchés

- Des groupes internationaux et des entreprises leader dans le secteur sont à proximité, ce qui favorise le business inter-entreprises.

- Des investisseurs financiers qui ont choisi délibérément d'investir dans la phase d'amorçage (early stage)

Alors il peut √™tre tentant pour un cr√©ateur fran√ßais d'aller chercher de l'argent aupr√®s de fonds am√©ricains surtout si l'on adh√®re au regard plut√īt critique que porte le r√©dacteur de Techcrunch.fr et directeur g√©n√©ral du fonds isra√©lien Lightspeed Gemini Internet Lab, Ouriel Ohayon.

Ce dernier indique que ¬ę Vu d'Isra√ęl, des Etats-Unis, ou de la Cor√©e du Sud, les investisseurs fran√ßais restent frileux. ¬Ľ Les lev√©es hexagonales oscillent, en moyenne, entre 1 et 5 millions d'euros, alors qu'elles d√©passent souvent les 10 millions de dollars outre-Atlantique. ¬ę En France, on r√©plique beaucoup ce qui a √©t√© fait ailleurs. ¬Ľ Et quand les soci√©t√©s innovent, comme Netvibes ou Wikio, elles sollicitent des fonds √©trangers. Les r√©ussites fran√ßaises devien¬≠nent vite des proies faciles, √† l'instar d'iBazar et de Kelkoo.

Alors tenté par une levée de fonds en terre américaine... pas facile car même si votre marché est par nature mondial il vous sera très difficile de motiver des investisseurs américains car:

  • en early stage (amor√ßage) ce qui importe c'est l'apport de comp√©tence que les capitaux risqueurs vont pouvoir vous transmettre. Or si votre entreprise n'est pas √† proximit√© du si√®ge social du VC, ou de son lieu de r√©sidence cet √©change d'exp√©rience ne sera pas efficace et p√©renne.
    Jeff clavier investit dans des entreprises qui sont en général à 50 Km autour du siège de sa société de capital risque.
  • si votre soci√©t√© est bas√©e en France cela veut dire probablement que la premi√®re phase de d√©veloppement est franco-fran√ßaise voire europ√©enne. L√† encore on investit sur les march√©s que l'on conna√ģt bien.
    Tout VC pour étudier un projet se met à la place du client pour évaluer si en tant que tel il serait intéressé. Il est facile pour un américain de se mettre à la place d'un américain désirant acheter un nouveau 4*4 révolutionnaire, moins évident de se mettre à la place d'un français qui voudrait acheter la dernière nouvelle boisson dérivée du vin....Ainsi les barrières culturelles, les moeurs peuvent constituer un frein à la bonne compréhension d'un projet.

Au total selon Jeff Clavier sur les 20 entrepreneurs français qui le contactent chaque année pour tenter leur chance presqu'aucun n'arrive à lever des fonds made US.

 
 

Ecoles d'ingénieurs + Ecoles de Commerce + structures d'appui à l'innovation = Création d'Entreprises ?

Carte électronique
Le réseau Retis a rendu une étude destinée a évaluer le degré de coopération entre les structures d'appui à l'innovation et à la création d'entreprises, les écoles d'ingénieurs et de management.

Cette phase de diagnostic s'est poursuivie par la proposition d'un plan d'action permettant de conforter les relations entre ces trois acteurs qui visiblement ont des démarches complémentaires même si aujourd'hui leurs chemins sont souvent parallèles.


Cette √©tude commandit√© par Fran√ßois LOOS, Ministre D√©l√©gu√© √† l'Industrie, doit favoriser¬ę les passerelles entre les Ecoles de Management, les Ecoles d'Ing√©nieurs et les r√©seaux d'appui √† l'innovation et √† la cr√©ation d'entreprises pour qu'√©merge une nouvelle culture entrepreneuriale ¬Ľ.

Plusieurs constations:

  • Peu d'√©tudiants d'√©cole de commerce ou de gestion cr√©ent leurs entreprises:
    Parmi les jeunes passant directement du statut d'√©tudiant √† celui de cr√©ateur d'entreprises, √† l'origine de pr√®s de 7 000 nouvelles entreprises en 2004, les bac+2 sont quasiment aussi nombreux (48% des jeunes entrepreneurs) que les ing√©nieurs (1,5% des promos sortantes) et les dipl√īm√©s des √©coles de commerce ou des formations au management (3,3% des promos, cursus universitaires inclus). Donc grandes √©coles ne riment pas avec entrepreunariat.
  • Si les entreprises innovantes sont ax√©es principalement sur les phases de recherche et de d√©veloppement pendant la phase intiale de lancement du projet, elles ne disposent pas suffisamment de ressources humaines pour aborder de mani√®re efficace les autres activit√©s de gestion (organisation commerciale et administrative, gestion financi√®re...).
  • L'√©tude me semble optimiste lorsqu'elle indique que la situation de la cha√ģne du financement de la cr√©ation d'entreprises s'am√©liore: "la barri√®re du capital financier commence √† √™tre lev√©e par des dispositifs de financement de l'innovation mis en place au cours de ces derni√®res ann√©es, A l'exception, peut-√™tre, du domaine des biotechnologies, o√Ļ les solutions et les opportunit√©s de financements restent tr√®s insuffisantes comparativement √† d'autres pays."

Malheureusement la problématique du financement de l'innovation reste d'actualité comme l'indique le billet "Un petit commentaire sur un article des Echos".

L'étude commanditée au réseau d'innovation Retis (incubateurs et technopoles) montre deux autres faiblesses:

  • l'insuffisance des collaborations tripartites entre les √©coles d'ing√©nieurs, les cursus de management et les r√©seaux d'appui √† l'innovation
  • l'insuffisance des ressources mobilisables pour le d√©veloppement du capital humain des jeunes entreprises innovantes.

Parmi la quinzaine de propositions pr√©sent√©es le 5 avril par Francis B√©card, directeur de l'ESC Troyes et pr√©sident du r√©seau Retis, le ministre Fran√ßois Loos s'est dit particuli√®rement r√©ceptif √† celles visant directement le d√©veloppement de l'esprit entrepreneurial des jeunes durant leurs √©tudes. A savoir :

  • la mise en place d'un parcours ¬ę Entrepreneurs-Etudes ¬Ľ, √† l'image des parcours ¬ę Sports-Etudes ¬Ľ, qui serait propos√© aux √©tudiants ayant fait preuve de certaines pr√©-dispositions dans leurs activit√©s extra-scolaires;
  • la promotion de stages et de missions amenant les √©tudiants int√©ress√©s au contact de la r√©alit√© des PME innovantes;
  • l'attribution d'un label aux cursus ax√©s sur l'entrepreneuriat √©tudiant qui associent √©coles d'ing√©nieurs et de management;
  • l'organisation d'un concours de l'entrepreneuriat √©tudiant (√† la mani√®re des concours de cr√©ateurs d'entreprises et autres tremplins de l'innovation, d√©j√† organis√©s par l'Etat).

Le rapport met l'accent, par ailleurs, sur l'un des paradoxes souvent signalé au sujet du fonctionnement des jeunes pousses dont les investissements sont principalement canalisés vers le R&D et le déploiement des compétences techniques au détriment des compétences managériales.

D'o√Ļ la suggestion d'attirer l'attention des √©tudiants au plus t√īt, mais aussi celle de leurs enseignants et des dirigeants de start-up, sur les risques li√©s √† ce d√©s√©quilibre. Et ce, par des mesures bien concr√®tes, allant de l'organisation de stages et de missions, facilit√©e d√®s lors que les √©tudiants les effectuent aupr√®s de jeunes entreprises innovantes ou dans les structures d'appui (incubateurs, etc), jusqu'√† la cr√©ation d'un statut de dirigeant apprenant.

Un point d'analyse:

La difficile relation entre les écoles de commerce et les entrepreneurs s'explique par plusieurs phénomènes:

  • les entrepreneurs issus d'une formation technique peuvent avoir des difficult√©s √† quitter un domaine o√Ļ ils sont en s√©curit√© (le monde de la technologie) pour aller vers le monde de la gestion. Ces diff√©rences culturelles peuvent quelque fois √™tre un frein √† une bonne entente, nous parlons ici de relation sociale, de relation humaine.
  • les gestionnaires issus d'une formation du type √©cole de commerce peuvent conna√ģtre quelques difficult√©s √† appr√©hender un univers technologique qui pour les projets innovants doit √™tre maitris√©

De plus lorsque vous avez rêver d'intégrer une multinationnale pour être responsable de produit, ou être recruter par une agence de publicité, le monde de la création d'entreprises semble, à juste titre risqué:

  • La soci√©t√© en cr√©ation qui propose le poste est elle p√©renne?
  • Pour financer mon poste une aide va √™tre sollicit√©e aupr√®s de OSEO mais "quid" apr√®s ce coup de pouce?
  • Pour assoir l'assise financi√®re une lev√©e de fonds est pr√©vue, mais va t elle r√©ussir?
  • Le chiffre d'affaires va t il √™tre au rendrez-vous ?
  • L'entreprise va t elle ma√ģtriser ses co√Ľts de revient?

Tant de question qui peuvent rebuter.... pourtant un vivier important de comp√©tence aupr√®s de jeunes dipl√īm√©s existe, ces derniers pourraient trouver des opportunit√©s professionnelles au sein d'entreprise et pourquoi pas en tant qu'actionnaire.


Est il faux de considérer que débuter dans la vie professionnelle cela autorise la prise de risque...?

En effet sans charge de famille, sans l'emprunt d'une maison, sans le devoir d'assurer une vie confortable à ses enfants.... il est peut être possible de tenter l'aventure....surtout lorsque l'on remarque que les jeunes restent de plus en plus tard chez leurs parents.