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A propos de crédit et de croissance…

Remi GuilletCet article a été écrit par Rémi GUILLET aujourd’hui retraité.

Ingénieur de l’Ecole Centrale Nantes (ex ENSM promotion 1966) il est aussi Docteur en Mécanique et Energétique (Université H. Poincaré-Nancy 1-2002) et diplômé en Economie/Gestion (DEA Université Paris 13-2001).

Son activitĂ© professionnelle l’a amenĂ© Ă  travailler essentiellement en recherche appliquĂ©e dans le domaine de la combustion. Il s’est fait notamment connaĂ®tre pour ses travaux sur la « combustion humide », recevant un Prix « Montgolfier » des Arts chimiques en 2002 (Prix dĂ©cernĂ© par la SociĂ©tĂ© d’Encouragement de l’Industrie Nationale). Il a Ă©tĂ© en charge du secteur Energie/BTP au siège de OSEO entre 1995 et 1998…

NĂ©e du fordisme et de la production de masse, la « sociĂ©tĂ© de consommation » a pris son vĂ©ritable essor après que les affres de la deuxième guerre mondiale se soient estompĂ©es, avec l’apparition des grandes surfaces de distribution et - concernant la France - après les Ă©vĂ©nements de 1968 qui devaient dĂ©boucher sur un important dĂ©veloppement du crĂ©dit Ă  la consommation.

En 1985 l’endettement des ménages atteignait déjà 30% du PIB pour croître ensuite de façon soutenue… Aujourd’hui, la consommation autant que l’investissement, est devenue tributaire du crédit! Et, en raison d’une part toujours plus grande de la population précaire et pauvre, la consommation à crédit concerne de plus en plus les biens et services ordinaires, indispensables à la vie quotidienne…

Ainsi, agissant sur les deux piliers de l’économie que sont la production et l’investissement d’un côté, la consommation de l’autre, le crédit est devenu doublement nécessaire à l’activité économique moderne. La restriction du crédit à l’investissement comme la restriction du crédit à la consommation suffit pour ralentir dangereusement le moteur économique. Quand la restriction touche les deux piliers simultanément il faut nécessairement agir sur l’un et sur l’autre pour espérer réactiver la machine!

Mais si le crédit est doublement indispensable au fonctionnement de l’économie…il ne répond pas toujours présent!

En effet, le prĂŞteur ne se manifeste que si, le temps du prĂŞt, son capital engagĂ© lui rapporte…en mĂŞme temps que –a minima- se maintient sa valeur initiale…ou mieux augmente! En un mot le contexte doit ĂŞtre favorable Ă  la confiance, favorable Ă  la croissance et ainsi rĂ©pondre Ă  l’espĂ©rance de gain du prĂŞteur. En cas de trop grande incertitude, de mĂ©fiance, le transfert de « pouvoir » entre le crĂ©ancier possesseur du capital et l’emprunteur ne s’opère plus!

La domination du possesseur du capital sur l’emprunteur s’est exacerbée tout au long des dernières décennies pour en arriver, avec l’apparition de mastodontes de la finance, fonds de pension et autres fonds souverains, à des possesseurs de capitaux affichant des exigences de gain déraisonnable -à deux chiffres- n’ayant plus rien à faire avec les capacités de l’économie réelle, favorisant le développement de valeurs virtuelles génératrices de bulles financières.

Comme corollaire, la gestion des entreprises s’est vue contrainte de souscrire Ă  des exigences de rentabilitĂ© toutes axĂ©es sur le court terme, s’est vue obligĂ©e Ă  une rĂ©duction effrĂ©nĂ©e des charges salariales (Ă  noter ici que le vocabulaire de « charges » est traditionnellement utilisĂ© en comptabilitĂ© pour signifier la rĂ©munĂ©ration du travail, alors que cette dernière constitue la valeur ajoutĂ©e créée par l’entreprise tout autant que la rĂ©munĂ©ration du capital!)…

Le tout accéléré par le jeu des délocalisations et l’extraordinaire capacité du monde financier à inventer des produits sophistiqués, complexes, rendant toujours plus opaque le réel et catalysé par les nouvelles techniques de communication pour des transferts ininterrompus et toujours plus rapides de valeurs numériques et virtuelles d’un bout à l’autre de la planète, avec l’espoir de toujours plus de prise de valeur et de rentabilité du capital… et finalement pour en arriver à une crise économique et sociale majeure.

Donc le crĂ©ancier n’est enclin Ă  se manifester que dans un contexte de croissance. Traditionnellement de croissance forte, toujours plus forte! (cupiditĂ© oblige!). On peut cependant espĂ©rer, parmi les rĂ©sultats de la crise en cours et Ă  considĂ©rer comme « très positifs », que le crĂ©ancier deviendra plus raisonnable dans ses attentes, plus soucieux d’apprĂ©cier le rĂ©el face au virtuel. Mais en attendant, de la mĂŞme façon que chat Ă©chaudĂ© craint l’eau froide, le crĂ©ancier est aujourd’hui devenu mĂ©fiant et frileux…

Si le crédit est une condition nécessaire à la croissance! Il n’est disponible que dans un contexte de confiance…

Mais l’exemple des subprimes et autres crédits inopportuns, celui de la crise immobilière (majeure comme la vit l’Espagne), sont l’occasion de se demander si le crédit est une condition suffisante à la croissance!

En effet, l’allocation inadaptée de crédit provoque rapidement le discrédit puis l’opprobre sur l’emprunteur dans l’incapacité de rémunérer et de rembourser son emprunt. Elle provoque la ruine du capital pour le prêteur.

Même pour l’Etat emprunteur, si d’aucuns admettent que la dette n’est pas un problème majeur, elle le devient le jour où les créanciers, perdant confiance, ne répondent plus! Concernant les situations micro-économiques et individuelles, la croissance de ressources nécessaire au paiement des intérêts et au remboursement de la dette n’étant pas au rendez-vous, entraîne faillites et autre dépôt de bilan lorsqu’il s’agit d’entités privées, marginalisations et autres mises au ban quand il s’agit de situations familiales ou individuelles. Alloués massivement, de tels crédits deviennent source de perte de confiance chez les créanciers voire de ruine généralisée.

A noter aussi que dans un contexte où l’emploi est une problématique récurrente, la course à la rentabilité du capital qui aura marqué les dernières décennies a eu pour corollaire des investisseurs particulièrement soucieux d’engagements uniquement dans des projets sélectionnés pour leur très faible temps de retour d’investissements…Des stratégies néfastes pour une rémunération du travail équitable, pour l’emploi (avec les conséquences que nous savons sur la capacité à consommer des salariés notamment), pour les visées à long terme…

A l’instar de la problématique de l’œuf et de la poule, de l’offre et la demande, on peut maintenant s’interroger sur la primauté entre crédit et croissance. Par quoi faut-il commencer ?

Si la croissance est plutôt favorable à l’offre de crédits, faut-il attendre la croissance pour développer cette offre? Est-il préférable que l’offre de crédit prenne le pas sur la croissance… quand on sait que le crédit ne génère pas systématiquement la croissance (d’autant moins que dans une analyse circonscrite comme peut l’être la croissance du PIB national on sait que le crédit à la consommation induit une part très significative d’importation de produits low-cost!).

Pour ceux qui ne font pas confiance à une quelconque main invisible qui aurait la capacité de rééquilibrer tous les excès, il est sage de penser que la meilleure des stratégies est d’éviter -a priori- les trop grands déséquilibres entre allocation de crédit et croissance (sans oublier la part de crédit à la consommation qui est nécessaire à la dynamique économique moderne).

Il est donc indispensable qu’un bon équilibre puisse s’établir et se maintienne entre la croissance et le crédit, d’une part à la consommation, d’autre part à l’investissement…

Mais, quid en cas de croissance nĂ©gative, … de rĂ©cession : ce que nous vivons actuellement!

Alors il est impĂ©ratif de « relancer » la machine qui est en passe de se bloquer : il faut agir! Et l’intervention du politique (qui a repris une ascendance « normale » sur l’économique Ă  l’occasion de la crise actuelle) est indispensable. Mais il doit plus que jamais se rappeler que l’essor Ă©conomique connu après 1968… a Ă©tĂ© consĂ©cutif au dĂ©veloppement du crĂ©dit Ă  la consommation!

De la même façon qu’un moteur consomme du carburant pour son accélération propre avant d’atteindre un régime qu’on veut plus élevé, l’économie a besoin de davantage de crédits pour sa relance, c’est son carburant!

S’appuyant sur sa crĂ©dibilitĂ© pour trouver les fonds nĂ©cessaires (la crĂ©dibilitĂ© reste la condition prĂ©supposĂ©e!), l’Etat est dans son rĂ´le quand il s’investit dans la « relance »…Mais aujourd’hui, nous l’avons rappelĂ©, relancer la machine Ă©conomique suppose que, simultanĂ©ment, l’investissement (prĂ©fĂ©rentiellement dans des secteurs « porteurs »!) et la consommation soient soutenus… Pour cette dernière, l’Etat joue un rĂ´le utile Ă  la relance quand il intervient agissant comme re-distributeur de richesses auprès des plus dĂ©munis en leur accordant une allocation directe et circonstanciĂ©e de ressources. De mĂŞme, l’Etat joue un rĂ´le utile quand il intervient comme modĂ©rateur afin que soient Ă©vitĂ©es les situations inopportunes consĂ©cutives Ă  des excès dans l’allocation du crĂ©dit Ă  la consommation, aussi bien du cĂ´tĂ© prĂŞteur (taux du prĂŞt, renouvellement..) que du cĂ´tĂ© emprunteur (surendettement…). …

Toutefois, selon notre point de vue, de nombreuses crises seraient être évitées si une plus grande équité était respectée lors de la redistribution de la valeur ajoutée créée par l’activité économique, entre tous les acteurs socio-économiques, entre la rémunération du capital et la rémunération du travail (les salariés sont d’abord des consommateurs avant d’être des épargnants!).

Alors nous pensons que l’entreprise a un rôle essentiel à jouer dans la mesure où elle est, par nature, voire par excellence, le lieu de production et de redistribution de valeur ajoutée, donc de croissance…

Notre conviction est-t-elle que nous avons mené une réflexion approfondie (1) (travaux universitaires entre 1999 et 2001) sur le partage de la valeur ajoutée créée par l’entreprise pour finalement proposer de nouvelles modalités de rémunération du capital et du travail visant une meilleure équité de rémunération entre les acteurs internes et externes à l’entreprise, entre les dirigeants et les salariés…modalités qui, généralisées, peuvent déboucher sur de nouvelles perspectives de développement …harmonieux.

Dans l’entreprise en crise, en difficulté comptable, le passage au modèle que nous préconisons permet dans de nombreux cas de recouvrer une situation assainie en même temps que la flexibilité induite par les nouvelles modalités de rémunération assure un partage plus équitable et durable de la valeur ajoutée existante… permettant par ailleurs de maintenir l’emploi plus longtemps partout où la solidarité entre tous est présente.

Au bout du compte, il est à nos yeux essentiel qu’à la sortie de la crise actuelle le phénomène du culbuto soit évité et qu’on en revienne pas à la situation antérieure du point de vue du partage de la croissance, quelle que soit sa valeur, qu’elle soit faible ou forte ou, plus probablement, modérée pour le plus grand nombre des pays, compte tenu d’une quasi certaine envolée des coûts d’une énergie toujours aussi indispensable à la croissance mais de moins en moins fossile, de plus en plus manufacturée et rare…une envolée d’autant plus forte que la croissance sera elle-même forte!

Rémi Guillet

(1) Voir par exemple l’ouvrage «Pour plus de solidarité entre le capital et le travail…ou de nouvelles chances pour l’emploi» et les articles associés sur le site des ed. l’Harmattan

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Nouveau record de créations d'entreprises en mars 2009 grâce à la mise en oeuvre du régime de l'auto-entrepreneur

Carte de la franceSelon les statistiques publiées aujourd’hui par l’Insee, le nombre de créations d’entreprises a atteint un nouveau record historique de
47 121 en mars 2009 – soit plus de 1 500 par jour et 89 % de plus qu’en décembre 2008.

Cette augmentation du nombre de créations d’entreprises reflète notamment le succès du régime de l’auto-entrepreneur créé par la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008.

 

Les bases de données de l’INPI en accès libre et gratuit

businessfinanceVous avez l’idĂ©e de lancer une nouvelle marque, un nouveau dessin, ou la volontĂ© de dĂ©poser un brevet auprès de l’Institut national de la propriĂ©tĂ© industrielle (INPI) amis avant d’engager du temps et de l’argent il est nĂ©cessaire de vĂ©rifier que vos « Ĺ“uvres » ne font pas dĂ©jĂ  l’objet d’une protection en matière de propriĂ©tĂ© industrielle.

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• 2 millions de marques en vigueur en France, qu’elles soient françaises, communautaires ou internationales,

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Ces nouveaux services se substituent Ă  ceux prĂ©cĂ©demment payants sur internet et minitel : Icimarques et Plutarque.

Le lien: Recherches en ligne proposées par l’INPI

 

Entrepreneurs parlez d'OSEO Ă  votre banquier

oseoPour préserver et/ou renforcer votre trésorerie

OSEO lance une campagne d’information radio pour mieux faire connaître aux entreprises les nouvelles mesures pour les aider en trésorerie. Cette campagne s'adresse également aux banques.

Deux nouveaux fonds de garantie, créés par OSEO, permettent de rĂ©pondre aux besoins immĂ©diats de trĂ©sorerie des entreprises :

  • Lignes de CrĂ©dit ConfirmĂ©,
  • Renforcement de la trĂ©sorerie des PME.

Autre nouveautĂ© : OSEO peut dĂ©sormais garantir jusqu’à 90% des crĂ©dits bancaires. L''ensemble de ces mesures concerne les PME et les ETI (- de 5000 salariĂ©s).

Quelques informations sur "Lignes de CrĂ©dit ConfirmĂ©" et "Renforcement de la trĂ©sorerie des PME" ?

Fonds de garantie Lignes de Crédit Confirmé:

Entreprises éligibles et projets accompagnés

  • Ce fonds a pour vocation de garantir la mise en place ou le renouvellement de lignes de crĂ©dit court terme confirmĂ©, destinĂ©es au financement du cycle d’exploitation des entreprises.
  • Cette garantie s’adresse Ă  des entreprises rencontrant ou susceptibles de rencontrer des difficultĂ©s de trĂ©sorerie qui ne sont pas d’origine structurelles.
  • Ce fonds s’adresse aux TPE, PME(1) et Entreprises de Taille IntermĂ©diaires indĂ©pendantes (ETI) (2), quelle que soit leur date de crĂ©ation.

Concours garantis

  • · Lignes de crĂ©dit Ă  court terme, obligatoirement confirmĂ©, sur une durĂ©e de 12 mois minimum Ă  18 mois maximum. La garantie n’est pas renouvelable. Les engagements par signature ne sont pas Ă©ligibles.

Plafond de risques maximum (encours toutes banques confondues)

  • Pour les TPE et PME : 1,5 million d’euros sur une mĂŞme entreprise ou groupe d’entreprises (en consolidĂ©).
  • Pour les ETI : 15 millions d’euros sur une mĂŞme entreprise ou groupe d’entreprises (en consolidĂ©).

Quotité de garantie

  • De 50 Ă  90 %, selon les conditions

. (1)PME : moins de 250 salariĂ©s, selon la dĂ©finition europĂ©enne de la PME (2) ETI : moins de 5 000 salariĂ©s (dĂ©finition de l'ETI selon le dĂ©cret n°2008-1354 du 18 dĂ©cembre 2008)

Fonds de garantie Renforcement de la trésorerie des PME

Entreprises éligibles et projets accompagnés

  • Ce fonds a pour vocation de garantir les opĂ©rations de renforcement de la structure financière des PME, notamment mais pas exclusivement, par consolidation Ă  moyen terme des concours bancaires Ă  court terme. Les crĂ©dits de consolidation doivent s'accompagner d'une augmentation ou, au moins, d'un maintien des concours bancaires globaux.
  • Cette garantie s’adresse Ă  des entreprises rencontrant ou susceptibles de rencontrer des difficultĂ©s de trĂ©sorerie qui ne sont pas d’origine structurelles.
  • Ce fonds s'adresse aux TPE, PME(1) et Entreprises de Taille IntermĂ©diaire indĂ©pendantes (ETI)(2) quelle que soit leur date de crĂ©ation.

Concours garantis

  • PrĂŞts Ă  moyen terme (durĂ©e de deux Ă  sept ans), y compris les prĂŞts personnels aux dirigeants pour rĂ©aliser des apports en fonds propres, et les cessions-bails (jusqu’à dix ans).

Sauf pour les entreprises créées depuis moins de trois ans, la franchise pour la mise en jeu de la garantie est de 9 mois. Plafond de risques maximum (encours toutes banques confondues)

  • Pour les TPE et PME : 1,5 million d'euros sur une mĂŞme entreprise ou groupe d'entreprises (en consolidĂ©).
  • Pour les ETI : 15 millions d'euros sur une mĂŞme entreprise ou groupe d'entreprises (en consolidĂ©).

Quotité de garantie

  • De 50 Ă  90%, selon les conditions.

La quotité est à 50% si la garantie ne s'accompagne pas d'une augmentation sensible des concours bancaires globaux à l'entreprise.

 

A propos de la rémunération des « patrons et autres dirigeants»…

Remi Guillet Cet article a été écrit par Rémi GUILLET aujourd’hui retraité.

Ingénieur de l’Ecole Centrale Nantes (ex ENSM promotion 1966) il est aussi Docteur en Mécanique et Energétique (Université H. Poincaré-Nancy 1-2002) et diplômé en Economie/Gestion (DEA Université Paris 13-2001).

Son activitĂ© professionnelle l’a amenĂ© Ă  travailler essentiellement en recherche appliquĂ©e dans le domaine de la combustion. Il s’est fait notamment connaĂ®tre pour ses travaux sur la « combustion humide », recevant un Prix « Montgolfier » des Arts chimiques en 2002 (Prix dĂ©cernĂ© par la SociĂ©tĂ© d’Encouragement de l’Industrie Nationale). Il a Ă©tĂ© en charge du secteur Energie/BTP au siège de OSEO entre 1995 et 1998…Ce qui suit est la proposition faite dans mon ouvrage (« Pour plus de solidaritĂ© entre le capital et le travail ou de nouvelles chances pour l’emploi ed. l’Harmattan ») et consĂ©cutive Ă  mes travaux sur « les conditions du resserrement des liens entre actionnaires et salariĂ©s »…

Selon l’esprit du modèle dĂ©veloppĂ©, les dirigeants constituant un « troisième acteur » Ă  cĂ´tĂ© des actionnaires et des salariĂ©s ont naturellement une rĂ©munĂ©ration faite de trois Ă©lĂ©ments : une part qui leur est spĂ©cifique et selon les cas (grandes entreprises, PME, TPME…), prĂ©dĂ©terminĂ©e de type salaire… ou variable avec les rĂ©sultats (avec la valeur ajoutĂ©e créée par l’entreprise) Ă  laquelle s’ajoutent deux « primes » l’une indexĂ©e sur la masse salariale, l’autre sur les dividendes(1)…

Quant aux stocks-options elles sont non souhaitĂ©es car trop enclines Ă  favoriser le « capital » et ses dĂ©tenteurs dans un contexte oĂą l’emploi restera longtemps une problĂ©matique majeure.

Si néanmoins elles existent, les stocks-options doivent alors concerner l’ensemble salariés et dirigeants, voire les actionnaires fidélisés …

De leur cĂ´tĂ© et toujours respectant l’esprit du modèle proposĂ©, les « golden parachutes » ne peuvent qu’être une prime nĂ©gociĂ©e entre tous les acteurs et essentiellement Ă©tablie sur les bases de la valeur ajoutĂ©e produite par l’entreprise au moment du dĂ©part du dirigeant…




L’auteur : RĂ©mi Guillet




(1) voir diverses publications ed. L’Harmattan ou autres sites