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Fonds Communs de Placement dans L'Innovation (FCPI ), le bilan

Carte de la franceL'AFIC et OSEO publient les résultats de leur enquête commune sur l’activité d’investissements des Fonds Communs de Placement dans L'Innovation (FCPI ) dans les entreprises innovantes de 1997 à 2008.

Elle révèle que, au-delà d’un rythme d’activité plus soutenu sur les trois dernières années, ce sont 2,6 milliards d’euros qui ont été levés auprès des FCPI par plus de 900 entreprises innovantes, dont 90% sont toujours en activité à fin 2008.

Les FCPI ont accompagné plus de 900 entreprises innovantes ( intéressant mais 900 en 11 ans nous sommes sur une niche):

  • 340 nouvelles entreprises investies en trois ans (2006, 2007, 2008), soit plus du tiers du portefeuille global des FCPI sur onze annĂ©es d’activitĂ©.
  • Une prĂ©sence renforcĂ©e des FCPI aux cĂ´tĂ©s des entreprises innovantes en crĂ©ation : la part des entreprises de moins de trois ans au moment du premier investissement atteint 40 % en 2008. Mais combien d'entreprises ont eu des financements alors qu'elles ne gĂ©nĂ©raient aucun chiffre d'affaires ?
  • 90 % des entreprises en portefeuille sont françaises, soit plus de 810 entreprises, parmi lesquelles 9 sur 10 sont toujours en activitĂ© Ă  fin 2008 : elles emploient plus de 42 000 personnes, rĂ©alisent 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 1 sur 2 est exportatrice.

Un potentiel de croissance plus fort pour les entreprises innovantes accompagnées par les FCPI

La croissance, notamment en termes d’emploi et de chiffre d’affaires, des entreprises investies par les FCPI est plus élevée que celle des entreprises innovantes n’ayant pas bénéficié d’investissement de la part des FCPI .

  • L’accroissement du chiffre d’affaires est de 63 % après le premier investissement d’un FCPI contre 48 % pour les entreprises non investies.
  • La progression des effectifs employĂ©s est deux fois plus Ă©levĂ©e après la première intervention d’un FCPI pour les entreprises investies (+ 57 % contre + 25 %).
 

L'Ă©volution du capital risque

businessfinanceIl fut un temps non loin de nous, un peu plus de 7 ans, où le rapport de force entre les entrepreneurs et les sociétés de capital risque était plutôt à l’avantage des premiers.

La forme la plus spectaculaire était ces fameuses soirées ou journées où quelques créateurs présentaient leur projet en étant quasiment assurés d’avoir plusieurs propositions de financement pourvu que le business eu un rapport avec l’économie d’internet.

Depuis le balancier ne s’est pas rééquilibré mais a réalisé un 360° au profit des organismes de financement en haut de bilan. Ce faisant ces opérations de rencontre entre entrepreneurs et VC existent encore mais nettement moins et surtout avec beaucoup moins de frénésie.

Ce rapport de force inversé résulte du fait que dans la chaîne du financement de la création d’entreprises le parent pauvre est sans conteste le financement des dépenses de faisabilité technologique et commerciale.

Cette étape est cruciale puisque l’entrepreneur cherche des fonds pour finaliser son produit, pour concevoir le prototype voire déposer un brevet.... et ce 1 à 2 ans avant de lancer véritablement la phase de commercialisation et de production (dans le secteur de la santé, du médicament cela peut dépasser les 7 années avant d’être en mesure de commercialiser la solution).

Cette phase d’amorçage très risquée est peu appréciée par les sociétés de capital investissement qui préfèrent financer des entreprises "matures" (capital développement) ou des opérations de transmission (capital transmission).

Ce faisant combien y -a- t’il vĂ©ritablement de projets financĂ©s en phase d’amorçage ? 50,80,,... moins de 100 probablement. RapportĂ©e au nombre d’entrepreneurs en quĂŞte de financement, 500, 800 probablement plus de 1 000, la probabilitĂ© de rĂ©ussite est faible.

Concernant la phase de lancement commercial et de production (phase de capital risque), elle aussi est dĂ©laissĂ©e. MalgrĂ© les chiffres d'investissements annoncĂ©s, se cache une autre rĂ©alitĂ© :

  • beaucoup de financements dans cette phase ne concernent pas de nouvelles entreprises mais des re-financements. C’est-Ă -dire des sociĂ©tĂ©s qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© financĂ©es et qui bĂ©nĂ©ficient d’un second tour de table.
  • la phase de capital risque Ă  la française est particulière puisqu’elle ne correspond que peu avec la dĂ©finition qui en est donnĂ©e gĂ©nĂ©ralement. En effet la plupart des sociĂ©tĂ©s de capital risque, contrairement Ă  ce que l’on pourrait espĂ©rer, demande Ă  ce que l’entreprise dispose dĂ©jĂ  d’un volant de chiffre d’affaires, avec une rĂ©ponse classique : « nous ne sommes pas lĂ  pour permettre Ă  l’entreprise d’évangĂ©liser le marchĂ©, revenez nous voir lorsque vous aurez fait la preuve qu’il existe une clientèle ».


Les FCPI sont Ă©galement dans cette dĂ©marche avec une difficultĂ© supplĂ©mentaire : en dessous d’un besoin financier infĂ©rieur Ă  500 000 euros, pour la plupart, vous ne les intĂ©ressez pas.

Ce qui, vous en conviendrez, limite fortement le nombre d’entreprises potentiellement éligibles.

Donc il y a vĂ©ritablement un problème qui ne peut trouver sa solution que dans une politique destinĂ©e Ă  augmenter l’offre de financement :

  • En stimulant le nombre de business angels : lĂ  encore les dispositifs fiscaux sont compliquĂ©s, peu lisibles et surtout peu incitatifs car la plupart des mesures sont plafonnĂ©es.

Le dispositif Madelin est loin d’avoir révolutionné le financement de la création d’entreprises. Sinon comment expliquer que la France dispose de 10 fois moins de business angels que la Grande Bretagne, comment expliquer qu’un pays comme le Japon où il n’existait quasiment pas de business angels en 1 an a réussi à en comptabiliser plus de 3000 et ce n’est qu’un début.

Mais au Japon un particulier qui investit dans une entreprise peut déduire la moitié du montant investi de ses impôts qu’il devra payer au titre de ses plus-values. En France un couple marié pourra déduire au maximum 40 000 euros....

Il est vrai que la loi TEPA permettant de déduire du montant de l'ISF 75% des investissements réalisés va dans le bon sens néanmoins l'ISF moyen en France est de 6 700 euros... Sauf à consi­dé­rer que les 565 000 contri­buables ISF vont tous finan­cer des start up et que dans le même temps des dizaines de busi­ness angels vont finan­cer un seul projet…la solution miracle n'a pas encore été appliquée pour financer des projets entre 80 000 et 300 000 euros.

  • En stimulant les sociĂ©tĂ©s de capital investissement:

Visiblement sur les trois dernières années ont remarque que les sociétés de capital investissement n’ont pas de difficultés pour mobiliser des fonds auprès de leurs souscripteurs.

Par contre il existe un goulot d’étranglement entre les flux d’entrées (les sommes collectées) et les flux de sorties (les investissements).

Ce faisant le financement des entreprises en phase de création ou de développement pour les PME n’est pas limité par un manque d’argent.

Ce n’est pas un problème d’offre de financement mais plutôt un problème de distribution, d’allocation des fonds.

Alors peut être que pour stimuler le sociétés de capital investissement faudrait il que ces structures gèrent pour le compte de l'Etat et des Conseil Régionaux des fonds publics destinés à financer la phase d'amorçage avec en corolaire des exigences de rentabilité moins contraignantes.

Dans un souci de saine gestion, mais également de non gaspillage des fonds publics il semble opportun que ce soit des financiers professionnels et donc des capitaux risqueurs qui gèrent ces fonds plutôt qu'aux travers de nouvelles sociétés de capital risque 100% public.

S'il convient d'abaisser le niveau d'exigence et de rentabilité des sociétés de capital risque via la création d'un département "amorçage" il serait dangereux de supprimer toute référence à des notions de base qui sont:

  • au minimum la prĂ©servation du capital investi,
  • une rentabilitĂ© minimale recherchĂ©e.

Dans le cas inverse ces départements amorçages deviendraient des "monstres à subvention".... et là ma casquette de contribuable citoyen prendrait le dessus sur celle de Directeur de la Pépinière d'Entreprises de Narbonne.

 

Grappes d’entreprises et une définition ?

Carte de la franceComment dĂ©finir les « grappes d’entreprises » ?

Une grappe d’entreprise est un réseau d’entreprises constitué majoritairement de PME et de TPE, fortement ancrés localement, souvent sur un même créneau de production et souvent à une même filière, mobilisé autour d’une stratégie commune et la mise en place de services et actions concrets et mutualisés.

Les grappes d’entreprise constituent des vecteurs très importants de développement et de compétitivité pour les entreprises et les territoires.

En quoi consiste la politique de soutien aux grappes d’entreprises?

Le Ministère de l'Espace Rural et de l'AmĂ©nagement du Territoire appuie financièrement l'animation de ces rĂ©seaux, sur la base d'un contrat d'objectif partagĂ©, ainsi que des actions structurantes (crĂ©ation d’un groupement d’employeur ; mise en place d’actions de diversification des marchĂ©s pour les entreprises membres ; achat mutualisĂ© d’équipements de production ou de prototypage…) visant Ă  amĂ©liorer la compĂ©titivitĂ© et la performance de leurs membres.

Quels sont les objectifs de cette politique ?

Il s’agit d’apporter un renouveau à la dynamique de réseau et de polarisation d'entreprises en s’adressant en à un tissu d'entreprises essentiel pour le maillage économique des territoires mais orphelin de tout dispositif de soutien de dimension nationale.

A travers cette démarche, c’est l’ensemble des territoires qui pourront être valorisés, dans une logique de complémentarité et de coopération avec la politique des pôles de compétitivité et celle des pôles d’excellence rurale.

Quels sont les moyens mis en oeuvre ?

Le MERAT y consacre environ 20 millions d’euros sur deux ans complétés par des soutiens de la Caisse des dépôts, d’OSEO. D’autres ministères sont partenaires de cette démarche et pourront y apporter des crédits d’intervention.

Repères

100 grappes d'entreprises environ pourront ĂŞtre soutenues d'ici Ă  2011.

Pour connaitre les premières grappes labélisées voir:

http://www.datar.gouv.fr/IMG/Fichiers/ACTUALITES/20100504_DP_Grappes_entreprises.pdf

 

L'aide Innovex un exemple de saupoudrage en matière de subvention

businessfinanceDepuis quelques jours une nouvelle aide financière a fait son apparition: elle est destinée aux entreprises qui souhaitent exporter.

Par exemple sur le site pme.service-public il est indiqué:

"Innovex : nouvelle aide Ă  l’export pour les PME innovantes"

"Un nouveau dispositif Innovex permet aux entreprises innovantes, membres d’un pôle de compétitivité, de bénéficier d’une aide spécifique pour leurs projets de développement à l’international."

A ce stade cela semble intéressant: une nouvelle aide financière, sur un domaine où les entreprises françaises n'excellent pas forcément à savoir la captation de nouveaux marchés à l'étranger. Un bémol, cela ne concerne que les entreprises qui appartiennent à un pôle de compétitivité; réduisant donc fortement le nombre d'entreprises éligibles.

Mais continuons la présentation:

"La subvention permet de financer diffĂ©rents postes de dĂ©penses liĂ©s Ă  une dĂ©marche export : prospection de nouveaux marchĂ©s Ă  l’étranger, finalisation de contrats Ă  vocation export, frais de dĂ©placement…"

Bonne nouvelle également car ces postes de dépenses sont très lourds pour nos pme pmi avec toujours le risque que les démarches commerciales n'aboutissent pas.

Mais poursuivons un peu plus loin la présentation de cette aide:

"Le montant de cette aide s’élève Ă  :

  • 600 € pour les pays de la zone « Europe-MĂ©diterranĂ©e » : Union europĂ©enne, AlgĂ©rie, Croatie, Égypte, IsraĂ«l, Liban, Libye, Maroc, Norvège, Suisse, Tunisie, Turquie,
  • 1 300 € pour les pays de zone dite « Grand large » : Australie, Chine, TaĂŻwan, CorĂ©e du Sud, Inde, IndonĂ©sie, Japon, Malaisie, Singapour, ThaĂŻlande, Vietnam, BrĂ©sil, Canada, Chili, États-Unis, Mexique, Afrique du Sud, Angola, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, KoweĂŻt, Qatar, Kazakhstan, Russie, Ukraine."

Et là je dois avouer avoir été obligé de lire plusieurs fois les quelques lignes ci-dessus pensant que mes yeux avaient oublié un zéro au minimum; intrigué je suis même allé sur le site internet de l'organisme en charge de cette aide financière.

Conclusion mes yeux vont bien: le site UBIFRANCE confirme que pour financer des démarches lourdes de prospection ( avions, hôtels, frais de traduction, entrée dans des salons professionnels...) l'aide financière sera comprise entre 600 et 1 300 euros.....

Quand on sait le budget temps que nécessite forcément l'obtention d'une aide financière (montage du dossier administratif...) il semble délicat que les 600 euros ou les 1 300 euros puissent stimuler une entreprise pour franchir le cap de la prospection de marché à l'étranger.

Actuellement le gouvernement s'attaque aux niches fiscales afin de retenir les plus efficaces. En matière d'aides financières il conviendrait également de faire un état des lieux sur l'effet de levier de ces aides afin d'éviter d'en concevoir de nouvelles dont l'utilité pour les bénéficiaires est dérisoire, sauf à considérer positivement les entreprises qui bénéficieront d'un effet d'aubaine....

 

IT @ngels un réseau de business angels et IT Capital un fonds de business angels

businessfinanceJ'insiste suffisamment sur blog et dans d'autres médias sur la faiblesse du financement de la phase d'amorçage en france pour ne pas "bouder mon plaisir" lorsque des opérations exemplaires sont menées pour répondre à cette problématique.

Aujourd'hui grâce au blog de Jean Michel Billaut je vous propose de faire plus amples connaissances avec des entrepreneurs, des chefs d'entreprises, des cadres qui ont décidé de financer la création d'entreprises via deux supports:

  • Tout d'abord un rĂ©seau de business angels: IT@ngels...

Cette association créée en octobre 2009 regroupe 45 business angels (ancien créateurs, patrons de PME, cadre...); leur mission consiste à faciliter la création ou la reprise de sociétés innovantes.

Ce club de Business Angels est spécialisé dans le domaine des télécommunications, de l'informatique et de l'internet.

IT @ngels est composée de personnalités reconnues du secteur des télécommunications, de l'informatique et de l'internet, soit en tant qu’entrepreneur, soit en tant que membre influent des grandes sociétés du secteur.

Les membres investissent ainsi dans des projets à fort potentiel de croissance et apportent leur aide à travers leur réseau de contacts et leur expérience.

Le ticket de financement varie entre 10 000 euros et 200 000 euros.

L'association est membre de France Angels

  • ...mais Ă©galement un fonds de financement: IT@Capital

Ce fonds alimenté directement par certains membres de IT@ngels. Le fonds finance l'amorçage pour des tickets proche de 50 000 euros.

Pourquoi avoir crée ce fonds?

Avec IT@ngels, des particuliers investissent directement dans des start up.

Avec IT@Capital, les particulier investissent dans un fonds qui lui même financera des entreprises. Ce faisant avec le fonds les particuliers bénéficient de l'exonération ISF dû à la loi TEPA mais également ils limitent le risque de perte en capital dans la mesure ou OSEO apporte sa garantie.

Ainsi pour chaque investissement réalisé par le fonds, OSEO s'engage en cas de liquidation à rembourser une quote-part de l'investissement réalisé.