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La Mutuelle SMI et une étude sur les complémentaires santé

MutuelleDans le cadre de mes missions de direction de pépinières d'entreprises, j'ai étudié dernièrement de manière plus approfondie le monde des assurances et notamment des mutuelles afin de pouvoir aiguiller les entrepreneurs que nous accompagnons en matière de retraite, prévoyance, mutuelle complémentaire santé et épargne.

Aujourd'hui je vous propose un focus sur la mutuelle SMI.SMI en quelques mots:

SMI figure parmi les premières mutuelles interprofessionnelles de France. Quelle que soit la taille de l' entreprise ou de l' organisme (1 à 30 000 salariés), elle assure la protection des risques liés à la personne au sein de contrats collectifs et dans le respect des valeurs mutualistes qu' elle a toujours portées :

‚ÄĘ La solidarit√© > excluant ainsi toute notion de profit.

‚ÄĘ Le respect > qui se traduit par des faits : la rapidit√© des remboursements, la rigueur de gestion, la transparence.

‚ÄĘ Le conseil > SMI informe et guide les entreprises et leurs salari√©s dans toutes les dimensions de leur couverture sociale.

SMI une expertise spécifique en matière de Conventions Collectives Nationales:

SMI est particulièrement impliquée dans l' assurance et la gestion de régimes conventionnels pour les entreprises d' une même branche (coiffure, industries électriques et gazières, secteur coopératif…).

SMI un ¬ę facilitateur ¬Ľ de lien social √† vos c√īt√©s:

Les experts internes , rompus aux échanges avec les partenaires sociaux et les salariés accompagnent les bénéficiaires lors des commissions sociales. Ils apportent un soutien technique.

SMI aide et conseil les entreprises avec les Journées Expertes:

Dans le contexte actuel de difficultés budgétaires de l'Etat et de désengagement de l' assurance maladie sur de nombreuses prestations, les complémentaires santé sont plus que jamais au coeur du système de santé en France.

Pour être informé des évolutions et avoir des avis d'experts en cliquant sur le lien suivant vous disposerez d'une Invitation à la journée d'expertise sociale entreprise

Parce qu'une entreprise éclairée est plus à même de faire des choix responsables, SMI organise des manifestations pour les dirigeants d'entreprise, les D.R.H. et les partenaires sociaux:

Ces manifestations permettent de faire le point avec des experts sur l'actualité de la protection sociale pour mieux la décrypter : réformes du système de soins, mutations du marché, évolutions législatives sur le plan social ou fiscal...

Afin de poursuivre mon étude sur l'univers des mutuelles, j'ai eu entre mes mains une étude réalisée par Harris Interactive.

Cette enquête a été réalisée auprès de personnes disposant d'une mutuelle afin de recueillir leurs avis;

Que retenir de cette enquête ?

  • 89 % des salari√©s ayant une mutuelle collective se d√©clarent satisfaits
  • 10% pr√©f√©reraient pouvoir s'assurer √† titre individuel
  • 77% des b√©n√©ficiaires affirment qu ils sont attentifs √† leurs d√©penses de sant√© car une croissance de celles-ci entra√ģnerait une augmentation du prix de la mutuelle collective.
  • Si le r√©gime de leur mutuelle collective devenait d√©ficitaire, les salari√©s se disent majoritairement pr√™ts √† consulter un r√©seau de professionnels de sant√© recommand√©s par leur mutuelle (58%)
  • Toujours en cas de situation d√©ficitaire 54% seraient alors d'accord pour √™tre moins rembours√©s sur des postes de d√©penses choisis et non impos√©s ( lunette de marque, chambre individuelle...). Dans le m√™me temps ils sont contre une baisse g√©n√©ralis√©e des remboursements des soins, quelles que soient les conditions..


MutuellePoursuivons notre immersion dans le monde de la santé avec deux analyses émanant de la mutuelle SMI

1- Les compl√©mentaires sant√©: un monde o√Ļ les remboursements utiles co existent avec des remboursement futiles

La moiti√© des cotisations des compl√©mentaires sant√© est d√©di√©e √† l'optique et au dentaire. Il est donc important de se pencher sur l'utilit√© de ces deux garanties en termes de sant√©. Chacun d'entre nous est confront√©, t√īt ou tard, au port de lunettes. En effet, s'il reste possible d'√©chapper √† l'hyperm√©tropie durant l'enfance et √† la myopie lors de l'adolescence, il est rare d'√©chapper √† la presbytie √† partir de 40 ans. L'impression de l'importance de cette couverture est donc largement r√©pandue.

Et pourtant, la garantie de l'optique est beaucoup moins prioritaire, au regard de la santé, que la garantie dentaire.

En effet, renoncer aux soins dentaires peut entra√ģner des dysfonctionnements importants de l'organisme, des risques infectieux et plus l'attente est longue, plus les soins deviennent co√Ľteux, voire exorbitants pour certains budgets. L'OMS range la sant√© bucco-dentaire dans ses axes prioritaires d'actions. Par comparaison, une monture d√©mod√©e, ou un verre l√©g√®rement ray√© n'a pas ces cons√©quences-l√†.

Ces deux risques, bien que proches dans les préoccupations, sont en réalité différents au regard de la santé. Tous les deux sont utiles, mais l'engouement commercial que suscite l'optique pose question. Alors en matière de frais de soins de santé, il est fondamental de recentrer les régimes complémentaires sur des garanties utiles et de laisser à la mode et aux tendances le plaisir de rester futile.


2- L'accès aux soins de santé : un parcours d'obstacles

Le modèle social français, longtemps considéré comme l'un des plus efficaces en matière d'accès aux soins, tend à devenir de plus en plus inégalitaire vis à vis de l'état de santé, des revenus et de la situation géographique des personnes.

Les dispositifs existants sont censés permettre à tous d'accéder aux soins : CMU (couverture maladie universelle), ACS (aide à l'acquisition d'une complémentaire santé) ou AME (aide médicale d'Etat). Globalement, près de 5 millions de personnes bénéficient de ces aides. Malgré cela, chaque année un peu plus d'assurés renoncent à effectuer des soins de santé.

Le principal facteur de renoncement aux soins est financier. Eu √©gard aux revenus, les in√©galit√©s sont criantes, ainsi 18 % des ch√īmeurs et 13 % des ouvriers n'ont ni compl√©mentaire sant√©, ni aide pour y acc√©der, alors que 94 % de la population poss√®de une couverture.

Le renoncement aux soins pour raisons financières se concentre sur les postes les moins bien couverts par la sécurité sociale. Si l'optique ne représente pas un risque sanitaire majeur, il en va autrement pour le dentaire qui figure parmi les principaux risques de mortalité identifiés par l'OMS. Ainsi, 47 % des personnes sans couverture complémentaire renoncent à des soins dentaires ainsi que 32 % de ceux ayant une complémentaire ne prenant pas en charge le dépassement d'honoraires.

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Commentaires
1.   Naomie  ‚Äļ  mardi 19 juin 2012 à 14:53

Cet article est vraiment très intéressant et soulève quelques éléments pertinents comme la difficulté croissante d'accès aux soins malgré ce système de santé qui semble pourtant destiné à éviter ce type de freins. Le problème des remboursements futiles est également un point intéressant à aborder pour que l'on puisse bénéficier des soins les plus importants.

 
2.   mutuelle collective  ‚Äļ  jeudi 26 juillet 2012 à 15:26

je ne suis pas étonnée par les résultats de l'enquête, une assurance santé collective d'entreprise est souvent plus protectrice qu'une mutuelle individuelle, de plus financée par l'entreprise, elle a toutes ses chances pour apporter satisfaction aux salariés!

Véronique

 
3.   Bungalow Guadeloupe  ‚Äļ  mardi 28 ao√Ľt 2012 à 14:23

Très étonnée par ces résultats, merci pour cette étude
Marie

 
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