ALTO-STUDIO
 

Marchés publics : les avances de l’État portées à 20 %

businessfinanceAfin d’améliorer la trésorerie des entreprises, il est prévu d’augmenter les avances sur les marchés publics de l’État accordées en 2009, qui seront systématiquement portées
à 20 % (contre 5 % normalement) dès que le montant initial du marché ou de la tranche affermie est situé entre 20 000 € et 5 millions d’euros.

Au-delà, une augmentation de l’avance peut être décidée en fonction de la taille et de la situation des entreprises contractantes ou de l’avancement du marché.

Cette nouvelle règle, qui vaut pour les marchés notifiés avant le 31 décembre 2009, concerne également les marchés complémentaires et les marchés subséquents aux accords-cadres engagés d’ici là, quelle que soit la date du marché initial ou de l’accord-cadre.

Pour les marchés en cours d’exécution, l’entreprise contractante peut demander à recevoir le complément entre l’avance déjà versée et le montant correspondant à 20 % du marché, selon les mêmes critères.

Circulaire du 19 décembre 2008, JO du 20 décembre 2008 Légifrance

 

5 ou 6 milliards d'euros d'aide pour PSA et Renault

Carte de la franceFrançois Fillon vient d'annoncer,que l'aide de l'Etat en faveur des constructeurs français Peugeot Citroën et Renault serait au total de "l'ordre de 5 ou 6 milliards d'euros"

Ces fonds serviront à couvrir les "besoins de trésorerie à court terme" des constructeurs français.

En contrepartie l'Etat souhaite différents engagements:

  • aucune fermeture d'usine en France,
  • la suppression des bonus et des dividendes pour les dirigeants et actionnaires.

L'enveloppe financière pourrait permettre à l'état de prêter de l'argent aux constructeurs comme ce fut le cas avec les banques qui ont reçu 10,5 milliards d'euros à un taux d'intérêt moyen de 8,5%.

Notons que dans ce cas la commission européenne doit donner son aval.

 

Nicolas Sarkozy demande de nouvelles contreparties aux banques

Carte de la FranceLors de ses vœux aux forces économiques le 15 janvier à Vesoul, le président de la République a exigé des banques françaises de nouvelles contreparties en échange des aides de l’Etat.

Le chef de l’Etat a demandĂ© aux dirigeants des banques de renoncer Ă  leur bonus cette annĂ©e en contrepartie du soutien financier que l’Etat leur a apportĂ©. Christine Lagarde sera chargĂ©e d’étudier les conditions d’une nouvelle intervention de l’Etat pour soutenir les banques françaises. Une "intervention assortie de trois nouvelles contreparties" : elles portent sur le financement de projets prĂ©cis, sur les dividendes versĂ©s aux actionnaires et sur la rĂ©munĂ©ration des dirigeants.

De plus les moyens d’Oséo, la banque publique d’aide aux petites et moyennes entreprises, seront renforcés pour lui permettre de garantir "jusqu’à 90 %" du montant des prêts aux entreprises contre 70 % précédemment.

En octobre, Oséo avait été autorisée à prendre 5 milliards d’euros de risques supplémentaires pour garantir l’accès des entreprises au crédit dans le cadre d’un plan de 22 milliards d’euros dédié au financement des PME.

Les demandes des PME restant très fortes, le plan de relance a renforcé les mesures en faveur des PME à hauteur de 4 milliards d’euros de prêts, au travers d’un nouveau renforcement des interventions d’Oseo.

Pour la filière automobile, le chef de l’Etat a assuré que de nouvelles ressources seront mobilisées pour soutenir le secteur. "On vous aidera de toutes nos forces, mais on se battra aussi pour que des sites qui représentent l’identité française soient préservés", a-t-il expliqué lors de la visite à l’usine PSA de Vesoul. Concrètement, le Gouvernement "prendra des décisions pour aider nos constructeurs à garder nos emplois et nos industries en France, à soutenir l’évolution vers la voiture électrique, à alléger les charges", a-t-il ajouté.

Pour revenir sur la gestion des rémunérations "des cadres dirigeants" au sein des banques; sujet au combien brulant puisque certaines banques sont réticentes à annuler les bonus de leurs salariés; il est fort à parier que nous aurons des nouvelles de ce rapport de force dès demain.

En effet le Président de la République réunira les principaux dirigeants des banques françaises mardi 20 janvier 2009 à 18h00 au Palais de l’Élysée. Depuis le mois de septembre, le chef de l’État rencontre de manière régulière les principaux groupes bancaires pour faire le point sur la situation économique et son impact sur les institutions financières.

Cette réunion de travail aura lieu en présence du Premier ministre et de Mme Christine LAGARDE, ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi.

A suivre....

 

+16 % le 1er jour des soldes

businessfinanceLes Français sont au rendez-vous des soldes. Malgré la prudence des ménages sur leurs dépenses et un niveau de ristournes particulièrement élevé cette année, le chiffre d’affaires a progressé de manière significative.

Selon le baromètre des soldes Internet mis en place par la Fevad, pour la troisième année consécutive, à partir d’un panel de sites appartenant aux principaux secteurs concernés par les soldes, à savoir l’habillement, l’équipement de la maison et les produits électroniques et culturels, les ventes en ligne ont progressé par rapport à l’an dernier.

Pour la seule journée du 7 janvier, premier jour de soldes, les sites du panel ont enregistré un bond de 16% du chiffre d’affaires par rapport au 1er jour des soldes de l’hiver 2008 avec un chiffre d’affaires 2,5 fois supérieur à un jour moyen. La hausse s’est poursuivie au deuxième jour avec une progression de 9% par rapport à l’an dernier. Sur les deux 1ers jours des soldes, la hausse s’établit à 13% en cumul.

Ces résultats confirment le sondage réalisé en début d’année par la Fevad et DirectPanel sur les acheteurs en ligne de Noël dans lequel 75% des répondants déclaraient avoir l’intention de faire les soldes sur internet (+6%) par rapport au soldes d’hiver 2008, tout en laissant apparaître un budget à la baisse.