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Le livre “Comment le web change le monde” en ligne gratuitement

Francis PISANI



Dominique Piotet et Francis PISANI avec l’accord des Éditions Pearson, vont mettre en ligne le contenu de leur livre “Comment le web change le monde” , chapitre par chapitre.

Vous pourrez les télécharger sur le site spécialement consacré à cet effet par l’Atelier , la filiale de veille technologique de BNP Paribas.

 

Kewego une société financée par France Investissement

KEWEGOCi-dessous une interview, par la Direction Générale des Entreprises, de Michel Meyer co-fondateur de la société Kewego

Quelle est l’activitĂ© de votre entreprise ?

Kewego est spécialisé dans la communication audiovisuelle. Nous aidons en effet les médias et les entreprises à diffuser des vidéos soit sur internet, soit dans leurs locaux ou leurs points de vente, au travers de réseaux d’écrans. Ils peuvent ainsi s’adresser à leurs prospects, leurs employés ou leurs clients.

Nous avons comme clients des entreprises telles que M6, France Télévision, Le Figaro, L’Équipe, Le Nouvel observateur, Airbus, Axa ou encore Snecma et nous devrions réaliser un chiffre d’affaires de 7 M€ en 2008, contre 4 M€ en 2007. L’entreprise a été créée en 2003 et compte désormais une soixantaine de salariés à Paris, Grenoble, mais aussi dans nos filiales en Espagne, Allemagne et Grande-Bretagne.

Comment avez-vous eu recours Ă  France Investissement ?

Nous avions besoin de financements pour développer et renforcer notre gamme de produits et nous développer à l’international afin d’envisager d’atteindre la rentabilité en 2009. Nous avons donc construit un business plan présentant nos ambitions et nos objectifs avant de rencontrer un certain nombre d’acteurs du capital risque.

Nous avons été en contact avec CDC Entreprises. Le courant est bien passé. De plus, nous avions déjà un investisseur de référence, Banexi Ventures Partners, que CDC Entreprises connaît bien.

Finalement, le fonds de co-investissement direct de CDC Entreprises et Banexi Ventures Partners ont décidé de procéder à un co-investissement pour un montant total
de 5 M€.

Quels conseils donneriez-vous Ă  des PME en quĂŞte de financements ?

Je pense que le premier travail est de bien clarifier son projet d’entreprise. En même temps, le fait de rencontrer des investisseurs va permettre de peaufiner ce projet car ils ont souvent de bonnes questions.

Je crois aussi qu’il faut avoir des réalisations à montrer, des clients en portefeuille. Globalement, la proposition doit être bien calibrée en termes de montant et d’emploi des fonds afin que tout le monde puisse se projeter dans une aventure commune.*

Ensuite, il faut procéder de manière relativement systématique, contacter les investisseurs les uns après les autres et essayer de les rencontrer. J’ajouterais qu’il est important de bien cibler les fonds à contacter. Si l’on est une start-up, rien ne sert de s’adresser à des fonds de LBO , de retournement ou de capital développement.

 

Les premiers effets de l'exonération de l'ISF

lagardee

Selon Christine LAGARDE, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, près de 1Md€ ont été investi dans le capital des PME grâce à la nouvelle mesure fiscale d’exonération de l’ISF.


Pour mémoire:

La loi TEPA représente une opportunité pour les PME françaises de disposer de capitaux pour développer leur activité et l'emploi.

Elle permet aux contribuables assujettis à l'ISF d'imputer 75 % du montant des versements effectués au titre de souscription au capital de PME, dans la limite annuelle de 50 000 euros.

 

France Investissement, les premiers résultats

businessfinanceJérôme Gallot, Président de Caisse des dépôts et Consignation Entreprises , fait un premier bilan de l'activité de France Investissement:

Pour aider les PME françaises Ă  se dĂ©velopper, l’État a crĂ©Ă© par dĂ©cret le 15 dĂ©cembre 2006 un nouveau dispositif : France Investissement.

Sa mission: renforcer le financement des entreprises à fort potentiel de croissance par une augmentation de leurs fonds propres. Ce fonds est géré par les équipes de CDC Entreprises.

Il propose deux grands types de financement :

  • des financements en fonds propres (sous forme de prise de capital en substitution aux premiers investisseurs ou bien d’augmentation de capital),
  • des financements en quasi-fonds propres, sous forme d’obligations.

Si les entreprises financées comptent en général moins de 250 salariés, leur valeur s’échelonne entre quelques millions à plusieurs dizaines de millions d’euros.

Toutes ont cependant un point commun : elles sont particulièrement innovantes et peuvent espĂ©rer un fort et rapide dĂ©veloppement.

Les rĂ©sultats obtenus Ă  l’issue de ses treize premiers mois d’existence mettent en lumière la forte mobilisation de la Caisse des DĂ©pĂ´ts - pivot du dispositif - et de ses cinq partenaires institutionnels privĂ©s initiaux : AGF Private Equity, le Groupe Caisse d’Epargne, Finama Private Equity, Natixis Private Equity et SGAM Alternative Investments (groupe SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale).

De fait, les engagements ont été largement supérieurs à l’objectif fixé au départ de 500 M€ par an pendant six ans. Ainsi, entre décembre 2006 et décembre 2007, 817 M€ ont été engagés, dont 537M€ ont abondé 44 fonds de capital investissement.

Notons que France Investissement finance majoritairement des sociétés de capital investissement, des fonds qui eux même vont financer des entreprises. En effet seulement 40M€ ont été investis en direct par France investissement mais obligatoirement en parallèle avec un autre fonds bénéficiant également du dispositif.

Grâce à l’effet de levier public/privé (un euros public est susceptible d’engendrer un investissement de cinq à sept euros privés), le volume total des disponibilités prêt à être investi a atteint environ 3 M€, qui ont bénéficié à 102 entreprises.

Dans les prochaines années, elle devrait permettre de réunir entre 2,5 et 3,6 M€ de fonds pour soutenir plus de 800 entreprises.

Le dispositif compte également favoriser les financements de proximité, en mettant l’accent à la fois sur la création de fonds de business angels et sur le renforcement des fonds régionaux, partenaires financiers essentiels pour les petites entreprises.

Pour tout contact :

 

Vous souhaitez créer votre société de capital risque?

businessfinanceCe post est une réponse à un commentaire laissé de "SPIDER":

"Bonjour,

Question Ă  200.000€ : comment je fais pour crĂ©er mon fond de capital risque ?

Merci

NB: c'est une question sérieuse. J'ai déjà commencé à réfléchir sur le sujet. Mais il me visiblement manque quelques pistes. "

La SUIR est une première réponse, mais qu'est ce donc?

La Société Unipersonnelle d'Investissement à Risque (SUIR) a pour objectif d'augmenter le nombre de particuliers souhaitant investir directement dans des jeunes entreprises (moins de 5 ans d'existence) de type PME/PMI.

Ainsi un individu, appelé associé unique, peut créer sa propre société de capital risque et investir une partie de son épargne dans le financement d'entreprise.

1- Les conditions au niveau de la SUIR:

  • La SUIR est obligatoirement une SociĂ©tĂ© par Actions SimplifiĂ©e Unipersonnelle (SASU), constituĂ©e par un seul actionnaire, personne physique,
  • L'associĂ© unique de la SUIR, son conjoint et leurs ascendants et descendants ne peuvent dĂ©tenir plus de 30 % des droits financiers et de vote des sociĂ©tĂ©s cibles, et ne doivent pas avoir atteint ce seuil depuis la crĂ©ation des sociĂ©tĂ©s cibles
  • L'associĂ© unique (ainsi qu'aucun membre de sa famille) ne peut diriger les entreprises financĂ©es

2- La SUIR peut intervenir sous différentes manières au sein de l'entreprise cible:

  • Participation au capital par l'achat d'actions ou de parts sociales
  • Financement sous la forme de prĂŞt appelĂ© compte courant (le montant du prĂŞt ne peut excĂ©der 15% des moyens mobilisables par la SUIR)
  • Consentir Ă©galement des apports d'autres Ă©lĂ©ments dans la limite de 5 % de son actif.

3- Conditions au niveau de l'entreprise financée:

  • Les sociĂ©tĂ©s financĂ©es via la SUIR doivent ĂŞtre nouvelles au sens fiscal,ou crĂ©Ă©es pour la reprise d'une entreprise en difficultĂ©, (pour laquelle est intervenu un jugement ordonnant la cession ou prononçant sa liquidation judiciaire)
  • N'est pas considĂ©rĂ©e comme entreprise nouvelle, l'entreprise crĂ©Ă©e dans le cadre d'une concentration, d'une restructuration, d'une extension d'activitĂ©s prĂ©existantes ou reprenant de telles activitĂ©s.
  • ĂŠtre dĂ©tenues Ă  plus de 50 % par des personnes physiques ou des personnes morales dĂ©tenues majoritairement par des personnes physiques
  • Exercer une activitĂ© commerciale, industrielle ou artisanale
  • ĂŠtre crĂ©Ă©es depuis moins de cinq ans,lors de la première souscription de la SUIR

4- Avantages fiscaux de la SUIR:

  • ExonĂ©ration d'impĂ´t sur le revenu sur les dividendes versĂ©s par la SUIR Ă  l'associĂ© unique, Ă  condition que les distributions proviennent de bĂ©nĂ©fices exonĂ©rĂ©s d'IS et que l'associĂ© unique ait son domicile fiscal en France ou dans un pays ayant conclu une convention d'assistance visant Ă  lutter contre la fraude et l'Ă©vasion fiscale.
  • Par contre les dividendes restent soumis aux prĂ©lèvements sociaux Ă  hauteur de 11 % des revenus distribuĂ©s par la SUIR.

J'espère "SPIDER" que vous allez vraiment créer votre société de capital risque et que les créateurs accompagnés au sein de nos 10 pépinières d'entreprises pourront en bénéficier ( qui a dit que j'étais opportuniste ?)