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Le business enseigné en Russie...une ruse de l'histoire

Russie

Que le temps est loin où la planification veillait au « bonheur de chacun? ».

Eh oui ! sous le régime communiste pas besoin d'enseigner l'économie et le business puisque tout était prévisible et rationnel....



Comme l'indique Ruben Vardanian, jeune patron (38 ans) de la banque d'investissement Troika Dialog pendant plus de 70 ans « il n'y a eu aucun enseignement des affaires en Russie ». Ainsi Ruben Vardanian a pris les devants en lançant ce projet qui va coûter 300 milllions d'euros pour offrir sur 25 hectares de terrains:

  • des programmes de formation de type MBA sur 18 mois à des jeunes cadres,
  • des stagiaires issus de différents pays: la première promotion de 150 à 200 élèves attendue en 2008-2009 devrait attirer au minimum un quart d'étudiants étrangers en provenance des pays émergents, Chine, Inde et Brésil.
  • des cours en anglais pour les premières promotions puis en russe, chinois et espagnol.

Cette business school présente une approche que je trouve intéressante:

Les formations seront pensées afin de stimuler la création d'entreprises. D'ailleurs les stagiaires qui à l'issue de la formation voudront lancer leur affaires trouveront des financement de type capital risque.

Pour concevoir leur Business School les Russes se sont inspirés entre autre du modèle américain et européen, par contre s'ils parviennent à transformer des cadres en chefs d'entreprises alors là cela sera à nous d'aller prendre des leçons.

Car force est de constater qu'en France les écoles de commerce et autres MBA ne constituent pas une source de captation de futurs créateurs d'entreprises.

Le cursus coûtera 50 000 dollars mais avec la possibilité de mobiliser des aides afin que la sélection ne soit pas que financière.

Notons qu'il existe d'autres MBA mais visiblement de moindre importance ; en effet compte tenu du développement économique du pays, la Russie a un besoin urgent de cadres disposant d'une forte culture en gestion des entreprises.

Vlademir Poutine en septembre 2006 est venu poser la première pierre de cette Business-school russe.

La Skolkovo Moscow School of Management a pour objectif de concurrencer les Insead et autres Haward....

Pour financer cette école nos amis russes ont eu recours à une technique de financement employée depuis des lustres par nos amis américains... le parrainage. En effet 14 grosses fortunes ont versé au total 100 millions de dollars.

Ce cher Karl Marx qui avait prédit la fin du capitalisme doit se retourner dans sa tombe en voyant comment évolue la russie.

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Devenez capital risqueur

businessfinanceAu lieu de créer une entreprise pour concevoir un produit, vendre un service...je vous propose d'innover..ne faites pas comme tous les créateurs...Démarquez vous!!!

Imaginez l'effet produit lorsqu'à la question " Et toi c'est quoi ton projet ?"

Vous répondez:

"Et bien moi je suis en cours de création de ma société de capital risque !!!"

Franchement c'est une carte de visite originale, non ?

Comment faire ?

Il suffit de créer une Société Unipersonnelle d'Investissement à Risque (SUIR).

Cette structure juridique a pour objectif d'augmenter le nombre de particuliers souhaitant investir directement dans des jeunes entreprises (moins de 5 ans d'existence) de type PME/PMI.

Ainsi un individu, appelé associé unique, peut créer sa propre société de capital risque et investir une partie de son épargne dans le financement d'entreprise.

1- Les conditions au niveau de la SUIR:

  • L'associé unique de la SUIR, son conjoint et leurs ascendants et descendants ne peuvent détenir plus de 30 % des droits financiers et de vote des sociétés cibles, et ne doivent pas avoir atteint ce seuil depuis la création des sociétés cibles
  • L'associé unique (ainsi qu'aucun membre de sa famille) ne peut diriger les entreprises financées

2- La SUIR peut intervenir sous différentes manières au sein de l'entreprise cible:

  • Participation au capital par l'achat d'actions ou de parts sociales
  • Financement sous la forme de prêt appelé compte courant (le montant du prêt ne peut excéder 15% des moyens mobilisables par la SUIR)
  • Consentir également des apports d'autres éléments dans la limite de 5 % de son actif.

3- Conditions au niveau de l'entreprise financée:

  • Les sociétés financées via la SUIR doivent être nouvelles au sens fiscal,ou créées pour la reprise d'une entreprise en difficulté, (pour laquelle est intervenu un jugement ordonnant la cession ou prononçant sa liquidation judiciaire)
  • N'est pas considérée comme entreprise nouvelle, l'entreprise créée dans le cadre d'une concentration, d'une restructuration, d'une extension d'activités préexistantes ou reprenant de telles activités.
  • Etre détenues à plus de 50 % par des personnes physiques ou des personnes morales détenues majoritairement par des personnes physiques
  • Exercer une activité commerciale, industrielle ou artisanale
  • Etre créées depuis moins de cinq ans,lors de la première souscription de la SUIR

4- Avantages fiscaux de la SUIR:

  • Exonération pendant 10 ans d'impôt sur les sociétés et de l'IFA sur les revenus et les plus-values
  • Exonération d'impôt sur le revenu sur les dividendes versés par la SUIR à l'associé unique, à condition que les distributions proviennent de bénéfices exonérés d'IS et que l'associé unique ait son domicile fiscal en France ou dans un pays ayant conclu une convention d'assistance visant à lutter contre la fraude et l'évasion fiscale.

    Par contre les dividendes restent soumis aux prélèvements sociaux à hauteur de 11 % des revenus distribués par la SUIR
 

Economiquement le désordre est préférable à l'ordre....

interrogationJ'aurais préféré écrire ce billet le 1er avril mais prime est donnée à l'actualité car chers amis entrepreneurs, consultants, capital risqueur, étudiants... sachez qu'il vaut mieux être désordonné que rigoureux dans ses méthodes de classification.

Ce n'est pas moi qui le clame mais un professeur à la Business School de l'université Columbia de New York (Eric Abrahamson) et un journaliste (David Freedman).

Dans leur livre "Un peu de désordre = beaucoup de profit(s)" ils indiquent que les gens ayant un bureau ordonné passent plus de temps (36 % en moyenne) à chercher quelque chose sur leur lieu de travail que ceux qui ont un bureau désordonné.

En effet un bureau en désordre peut représenter un système d'organisation et de hiérarchisation de l'information très efficace.

La recherche d'une organisation rigoureuse non seulement serait contre productive mais en plus elle coûterait très cher car:

  • certaines entreprises ont recours à des consultants,
  • organiser rime en général avec investissement, achat de logiciel, de matériel...

Si bien que les auteurs évaluent le marché de l'ordre en milliards de dollars.

Ce faisant accepter un peu de désordre serait générateur d'économie: en effet à quoi bon ranger un document lorsque vous disposez d'un moteur de recherche permettant de le retrouver rapidement.

En plus le désordre stimule la créativité:

Combien de progrès scientifiques, de grandes réalisations sont le fruit d'un prodigieux désordre : la découverte de la pénicilline, celle des plastiques conducteurs, l'observation du rayonnement fossile du Big Bang, les improvisations fougueuses d'un Jean-Sébastien Bach, des chefs étoilés qui font de leur cuisine un chorus de jazz, un traitement médical qui transforme des vibrations aléatoires en bain de jouvence...

Bien évidemment les auteurs ne considèrent pas que l'absence d'organisation, de rigueur, de classement doit être érigée en règle de fonctionnement.

L'autogestion n'existe pas en matière d'entreprise. Par contre ils insistent sur l'équilibre que chaque organisation doit trouver entre ordre et désordre....