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Forum 4i

La 11e Ă©dition du forum « Innovation Industrie Investissement International » (4i) aura lieu le 29 mai prochain Ă  Grenoble.

OrganisĂ© par la ville de Grenoble en partenariat avec, entre autres, OsĂ©o et le CNRS, cet Ă©vĂ©nement sera l'occasion pour les acteurs de l'innovation de se rencontrer et d'Ă©changer sur la thĂ©matique « Les dĂ©fis de l'Ă©nergie intelligente en Europe ».

Quatre temps forts marqueront cette journé:

  • une vitrine technologique,
  • un forum des capitaux,
  • une table ronde sur les dĂ©fis en matière d'Ă©nergie intelligente et un forum PME/technologies innovantes sur les transferts de technologies.

www.forum4i.fr

 

Colloque « Propriété industrielle »

L'Inpi coorganise avec Les Echos et HEC, les 15 et 16 mai 2008, un colloque « PropriĂ©tĂ© industrielle : les entretiens de Paris ».

Sur le thème « Innover et crĂ©er en partenariat », ces entretiens rĂ©uniront des praticiens experts et des Ă©conomistes pour une approche très opĂ©rationnelle du management de la propriĂ©tĂ© intellectuelle et une vision prospective de ses Ă©volutions rĂ©centes, en relation avec les nouvelles formes que prend l'innovation.

Parmi les principaux thèmes abordés:

  • pourquoi et comment crĂ©er des forums d'affaires en France et en Europe ?
  • Partenariats de recherche : comment mener efficacement la gestion de la propriĂ©tĂ© industrielle, de la confidentialitĂ© et la sĂ©curisation des Ă©changes de connaissances ?
  • Quels nouveaux modes de crĂ©ation de valeur Ă  partir de la propriĂ©tĂ© industrielle ?
  • PropriĂ©tĂ© industrielle et partenariats d'entreprises
  • Quels leviers stratĂ©giques pour l'entreprise ?

Plus d'informations:http://www.lesentretiensdeparis.fr/

 

La critique de FRANCE BIOTECH vis à vis de la réforme du Crédit Impôt Recherche; à modérer ?

francebiotech France Biotech (association française des entrepreneurs en sciences de la vie) publie les résultats d'une étude sur l'impact de la réforme du Crédit d'Impôt Recherche (CIR) sur les PME innovantes.

La réforme entrainerait une baisse du montant du crédit d'impôt recherche et des difficultés de trésorerie pour des centaines de PME innovantes, notamment les plus jeunes et les plus dynamiques.

En effet, la formule précédente du crédit d'impôt recherche favorisait les PME, notamment celles qui avaient accru leurs dépenses de recherche annuelles:

Le CIR remboursait 10% des dépenses + 40% de l'accroissement annuel des dépenses et incluait les dépenses de recherche financées par des prêts remboursables d'Oseo.

La nouvelle formule du CIR remboursera 30% des dĂ©penses de recherche annuelles (50% pour les entreprises de un an, 40% pour les entreprises de 2 ans), qu'il y ait ou non accroissement des dĂ©penses annuelles ; de plus elle excluera dĂ©sormais les dĂ©penses de recherche financĂ©es par des prĂŞts remboursables, notamment d'Oseo.

En effet le groupe OSEO peut accorder aux entreprises des avances remboursables (prêt sans taux d'intérêt ni garantie) afin de développer le programme d'innovation.

Cette avance remboursable qui comme son nom l'indique est en générale remboursée sauf si OSEO constate un échec technologique (l'entreprise n'arrive pas a réaliser le prototype ou la solution innovante) ou un echec commercial (le marché n'existe pas ou plus).

Avec le nouveau mécanisme ce type d'aide va venir diminuer le montant de crédit impôt recherche.

Ainsi l' entreprise Alpha qui a un programme de R/D de 100 000 euros pourra bénéficier d'un CIR de 50 000 euros, par contre l'entreprise Béta qui a le même budget de R/D mais a obtenue une avance remboursable de 40 000 euros bénéficiera d'un CIR de 30 000 ( 100 000- 40 000 / 2).

Ceci n'est pas cohérent dans la mesure où une nouvelle fois il ne s'agit pas d'une subvention mais d'une dette et que pour pratiquer quotidiennement le groupe OSEO faire constater l'échec d'un projet est loin d'être aisée.....

L'entreprise Vivalis résume bien les effets négatifs du mécanisme. Cette société qui propose des solutions innovantes sur des lignées cellulaires pour la fabrication de vaccins viraux et de protéines thérapeutiques, a sollicité une avance remboursable pour l'année 2008.

Dans le cadre de l'application du nouveau mécanisme elle devra déduire du montant de ses dépenses de recherche et développement l'avance remboursable obtenue. Ainsi avec le dispositif envisagé elle pourra bénéficier d'un Crédit Impôt Recherche de 800.000 euros alors qu'avec l'ancienne procédure elle aurait obtenue 1,8 million d'euros.

Notons que la nouvelle formule du CIR bénéficiera particulièrement aux entreprises qui n'augmentent pas leurs dépenses de recherche et aux grandes entreprises, car 30% de leurs dépenses de recherche et développement (jusqu'à 100 millions d'Euros de dépenses) et 5% de leurs dépenses (au-delà de 100 millions d'Euros) leur seront désormais payées par l'Etat.

Si l'étude de France BIOTECH est pertinente il convient néanmoins de prendre du recul et d'apprécier l'impact du nouveau mécanisme sur la plupart des entreprises innovantes en France. En effet les modèles de croissance et de développement des entreprises biotechs ne sont peut être pas généralisables...

En effet l'ancien mécanisme pénalisait de nombreuses entreprises.

Les entreprises qui augmentaient leur budget de R/D étaient gagnantes, par contre les entreprises qui avaient un budget constant de R/D (même conséquent) n'étaient pas aidées.

Si vous souhaitez poursuivre la lecture de sujets similaires, je vous propose les articles suivants:

 

L'affaire FUZZ: l'explication d'Eric DUPIN

"Le Tribunal de Grande Instance de Paris a condamné le 27 Mars 2008 Bloobox.net, "éditeur" de Fuzz, à 1000 Euros de dommages et intérêts et 1500 Euros de participation aux frais de procédure pour atteinte à la vie privée de l'acteur Olivier Martinez.

fuzz
Le tribunal a estimé que la société BLOOBOX NET opérait un choix éditorial au sein du FUZZ.FR lui donnant par la même la qualité d'éditeur au sens de l'article 6.III.1 de la loi pour la confiance dans l'économie numérique.

Pour rappel, le site FUZZ.FR (hors ligne aujourd'hui), créé par Eric Dupin (photo) fin 2005 était construit sur la modèle du célèbre site http://digg.com .


Le contenu Ă©tait intĂ©gralement proposĂ© par les internautes. Les votes des mĂŞmes internautes permettaient de faire « remonter l'information » en première page du site.

L'information ayant donnĂ© lieu au litige visait un couple de vedettes et avait Ă©tĂ© postĂ©e sans grand succès dans la catĂ©gorie « people » du site. C'est ce dernier argument qui semble avoir Ă©tĂ© dĂ©cisif aux yeux du Tribunal qui a estimĂ© que la crĂ©ation d'une telle rubrique constituait un choix Ă©ditorial.

Ce type de site n'est en aucun cas un blog mais se rapproche plus d'un forum automatisé ou d'un Dailymotion voire d'un moteur de recherche tel que google. Ce faisant, BLOOBOX NET n'a aucun contrôle sur ce qui est diffusé sur le site FUZZ ce qui fait d'elle un simple prestataire technique en théorie.

Le Tribunal vient donc par ce jugement, de restreindre grandement la définition d'hébergeur technique. L'intégralité des sites proposant aux internautes de communiquer entre eux de manière publique doivent mesurer les conséquences de cette décision.

La mise en place d'un contrôle humain a priori, de l'ensemble des informations, commentaires, réactions des internautes, semble être pour l'heure la mesure la plus sage à adopter. ( ce qui selon moi est techniquement impossible et totalement irrationnel d'un point de vue économique)

Néanmoins, ce choix du Tribunal est porteur de nombreuses contradictions qui risquent d'insufler un climat de peur et d'insécurité néfaste à toute l'économie d'internet ainsi qu'à sa liberté d'expression.

Si vous souhaitez aider indirectement Eric Dupin je vous encourage à vous rendre sur la page d'origine et de cliquer sur la bannière de publicité exposée...

Cliquer ici: FUZZ

 

La valeur de l'immatériel expliquée par Thierry BRETON

point interrogationEn 1995 lors de la remise du prix du meilleur économiste Thierry BRETON (ex ministre de l'économie) a raconté l'histoire suivante pour expliquer l'économie de de l'immatériel ou du virtuel.

"Il y a quelques années, dans une boutique Dior de New York, Thierry Breton s'entretient avec le célèbre couturier. On est en fin d'après midi lorsqu'une dame élégante pénètre dans la boutique.

Ne trouvant pas de vendeur elle s'adresse Ă  Monsieur Dior et lui dit son souhait d'acheter un chapeau.

Dior se présente puis se dirige dans l'arrière boutique. Il en revient les mains vides.

La cliente explique alors qu'elle est invitée à une soirée de milliardaires et qu'elle ne peut vraiment pas s'y présenter sans chapeau.

Le couturier lui propose alors une solution de rechange:

  • avec un bout de tissus, quelques Ă©pingles et beaucoup d'adresse il lui fait alors une coiffe qui lui convient tout Ă  fait. La dame se regarde dans la glace et se trouve parfaite;
  • elle pourra annoncer Ă  ses amies que c'est Dior lui-mĂŞme qui l'a coiffĂ©e. Toute ravie elle demande Ă  Dior combien elle lui doit; il annonce 1000 dollars.

Comment 1000 dollars pour un bout de tissus!!!!

« Qu'Ă  cela ne tienne » rĂ©pond le couturier en commençant Ă  dĂ©faire le turban aussi mĂ©ticuleusement qu'il l'avait fabriquĂ©. Puis il range les bout de tissus et les aiguilles dans une boĂ®te, la tend Ă  la cliente et dit « cadeau ! »

Ce faisant soit on considère que le chapeau n'est que la somme de bouts de tissus et donc cela ne vaut rien, soit on considère que c'est une oeuvre d'art unique et là cela vaut 1 000 euros.

En l'espèce la valeur de l'immatériel est probablement de 900 euros
(1000- 100 euros de tissus).