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Les 10 commandements du Business Angel selon Patrick HANNEDOUCHE

Comme vous le savez ce blog ouvre régulièrement ses portes à des auteurs qui nous font partager leurs expériences sur l’entrepreneuriat.

Je vous propose donc de débuter cette semaine avec Patrick HANNEDOUCHE, et lui laisse tout de suite le clavier….

Patrick Hannedouche« Je suis devenu business angel chez Paris Business Angels en 2006. Et, comme la majoritĂ© de mes confrères, j’ai fait les erreurs classiques de l’ange des affaires dĂ©butant : investissement dans des secteurs inconnus, sĂ©lection des startuppers trop basĂ© sur l’affectif…

Afin d’éviter les mĂŞmes erreurs aux business angels dĂ©butants et d’aider les startuppers dans leurs « relations angĂ©liques », j’ai Ă©crit « Les 10 commandements du business angel ».

Pour vous, lectrices et lecteurs de Capital Social, j’en commente 3 avec mon expérience personnelle.

Les 10 commandements du Business Angel:

1. Dans les projets que tu comprends, uniquement tu investiras

J’ai rĂ©alisĂ© mon 1er investissement dans Porteye, sorte de smartphone destinĂ© aux non voyants, pour le cĂ´tĂ© social du projet. Mais je n’ai rien pu apporter, n’y connaissant rien au secteur. Et je me concentre maintenant sur ce que connais : b to b, alimentaire, logistique… C’est ainsi que je viens d’investir dans la très prometteuse www.bioalaune.com

2. Le business plan, comme un enfant et le Père Noël, tu ne croiras pas

3. L’équipe sur le projet tu privilégieras

4. La capacité de remise en cause et d’exécution des créateurs, tu jaugeras

Une startup, c’est comme la vie, ça ne se passe jamais comme prévu.

5. Le pacte d’actionnaires et le juridique, tu ne mettras pas 6 mois à négocier

6. L’entreprise dans laquelle tu investiras, tu aideras mais tu ne dirigeras pas

7. Tes engagements vis Ă  vis des startuppers, tu tiendras

Pour la startup Theoconcept, dont le but était de repérer les vidéos piratées sur le net, les business angels s’étaient engagés à prendre des rendez-vous avec les décideurs des chaînes télé et du cinéma. Promesse non tenue. Dommage pour tous, puisque la boite s’est plantée.

8. Rapidement tu te diversifieras et ton risque tu dilueras

9. Comme tout entrepreneur, les gamelles, tu accepteras et la totalité de ta mise, prêt à perdre, tu seras

Me concernant, j’en suis Ă  2 gamelles sur 5 investissements. Qui a dit que les business angels s’en mettaient plein les fouilles ?

10. Ton argent investi, dans les 5 ans, sans besoin tu seras.

Cette liste n’étant pas exhaustive, elle est destinée à être triturée, modifiée, améliorée, commentée, vilipendée… A vos commentaires, amis business angels et startuppers !"

Angéliquement.

Patrick

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A propos de Patrick Hannedouche… (54 ans)

Après une école de commerce (ESSCA Angers), j’ai acquis une bonne expérience dans la distribution (Carrefour, Promodes), l’export (Bonduelle) et la direction de PME (Caditel).

En 1990, j’ai créé www.justeatemps.com, le cybermarché du bureau. Fort de cette expérience réussie, je suis devenu Business Angel dans des startups à qui j’apporte ma vision, mon expérience, mes tripes, mon enthousiasme et du capital.

Je suis membre du RĂ©seau Entreprendre et de Paris Business Angels.

J’exprime mon parler-vrai de business angel entrepreneur sur www.business-angel-france.com.

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Finansol, Epargne solidaire, la banque Nef et la Savonnerie Minervoise quels points communs ?

Ce qui assez étonnant dans notre économie globalisée c'est notre niveau de dépendance les uns envers les autres. En effet le bon déroulement de chaque journée dépend de la bonne volonté de personnes qui pourtant nous sont inconnues: le bon pain du matin provient du boulanger qui pendant que nous dormons travaille, le pompiste en nous alimentant en gasoil permet à notre voiture d'amener les gamins à l'école, et nos 3 repas quotidiens ne seraient pas possibles sans la mobilisation de milliers de personnes (agriculteurs, fabricants, transporteurs, banquiers,.....)

Finalement j'aime bien l'idée que l'intérêt personnel des uns profite au plus grand nombre, car à ne pas en douter le boulanger qui à trois heures du matin est aux fourneaux, qui mène une vie de famille complètement décalée, ne fait pas tout cela simplement pour faire plaisir  à votre serviteur...il y trouve quelque intérêt....

Ainsi  " L'intérêt des uns fait le bonheur des autres"

Bon allez j'ose ! avec une autre base line: "Le Bonheur des uns fait le bonheur des autres !"

D'accord au-delà du boulanger vous souhaiteriez un autre exemple confirmant cette envolée lyrique.

Et si je vous disais que même la finance pouvait rimer avec bonheur: " Et si dans l'épargne, le bonheur des uns  faisait le bonheur des autres ? "

C'est possible avec l'épargne solidaire; je vous donc propose un tour d'horizon:

En quoi cela consiste ?

Vous disposez d'une épargne que vous souhaitez voir fructifier. L'épargne solidaire consiste pour vous à choisir un placement en fonction de ce qu'il va rapporter mais aussi en considérant comment il va être utilisé.

En effet une partie de cette épargne va permettre de financer des activités économiques utiles contre l'exclusion, ou alors importantes à la cohésion sociale et au développement durable.

Ainsi vous cumulez deux plus-values:

une plus-value financière car l'épargne fera l'objet d'une rémunération

une plus-value sociale en finançant des projets solidaires

Ainsi avec l'épargne solidaire le bonheur des uns fait le bonheur des autres ! CQFD....

L'épargne solidaire est un compromis entre l'épargne classique basée sur une rémunération et une recherche d'optimisation fiscale et le don destiné à favoriser la création d'emplois ou de logements sociaux, le développement dans les pays du Sud et de l'Est et le développement de projets environnementaux (bio, équitable,...).

Un exemple de projet financé par l'économie solidaire: la Savonnerie Minervoise

Le cas que je vous présente m'est proche puisqu'au sein de la pépinière d'entreprises EOLE sur Narbonne nous accompagnons depuis plus de un an le projet de Mme MATHON qui consiste à créer une unité de production de savon à froid. II s'agit d'utiliser un procédé de saponification ancestral à l'opposé de ce qui est proposé par les mastodons du marché qui ont recours à de la chimie avec une production à la chaine et à chaud.

La créatrice s'est beaucoup formée en plongeant sur des techniques de fabrication datant du XVII et XVIIIe siècle. Les savons qu'elle propose, comme le vin, ont une vie une histoire, ils doivent être affinés pendant au moins un mois avant d'être commercialisés et avec le temps, il y a des changements: la texture, la couleur, l'arôme...

Pour lancer la production, Mme Mathon avait besoin de 71 000 euros. En effet la Savonnerie Minervoise souhaite concilier produit de qualité et biologique, respect des traditions tout en proposant des gammes innovantes, dans l'air du temps le tout non dénué d'ambition puisque la première année 4 tonnes de savons devront être produits.

La créatrice a fait le tour de toutes les banques pour constater un refus général, chacune ayant "de bonne raison": apport personnel pas suffisant, les cautions pas assez élevées, le marché de l'entreprise mal connu et appréhendé par les conseillers financiers....

La solution est venue de la NEF qui est une société coopérative de finances solidaires.

Légalement et juridiquement, rien ne différencie la Nef d’un autre établissement financier : c’est dans la philosophie développée au quotidien que s’affirme sa singularité.

La Nef sélectionne les projets qu’elle finance en fonction de leur utilité écologique, sociale et/ou culturelle. Elle privilégie des initiatives qui visent le développement local de l’économie et choisit délibérément de n’encourager aucune action qui nuirait à la personne ou à l'environnement.

Ainsi la Savonnerie Minervoise a obtenu les 38 00 euros de prêt qui lui manquait pour lancer la création.

A ce jour le laboratoire de production est presque en fonctionnement et sous 1 mois les premiers savons devraient sortir....

Financer des projets analogues vous intéresse, mais alors comment faire ?

3 possibilités pour vous d'être un épargnant solidaire:

Via votre banque : en souscrivant à un placement d'épargne solidaire (livrets, FCP,...).
 
Via votre entreprise : au travers de votre plan d'épargne entreprise (PEE), vous pouvez souscrire un fonds solidaire. 
 
Via un financeur solidaire : en en devenant actionnaire.
 
Pour déterminer votre profil de futur épargnant solidaire un questionnaire vous est proposé en cliquant (ici)

Vous souhaitez être assuré quant à la bonne utilisation de votre épargne ?

Pour garantir aux épargnants que leurs fonds placés concilieront bien plus-value financière et plus-value sociale un label a été créé afin de distinguer les acteurs de l'épargne solidaire.

Ainsi est né en 1997 le label FINANSOL:

Attribué par un comité d'experts composé de personnalités indépendantes, représentatives de la société civile, le label repose sur des critères de solidarité et de transparence. Il garantit, en effet, le financement d'activités à fort impact social et/ou environnemental qui ne pourraient être financées par les circuits plus classiques. Il atteste, par ailleurs, l'engagement de l'intermédiaire financier à donner une information fiable sur le placement labellisé et les activités financées.

Il existe à ce jour 126 placements d'épargne solidaire labellisés Finansol et visible sur le site www.finansol.org.

 
L'épargne solidaire a fait ses preuves !
 
4 grands secteurs bénéficient des fonds collectés:
 

L'emploi : Insertion par l'activité économique, revitalisation des territoires en difficulté, égalité des chances...

Le social et le logement : Insertion par le logement, entraide et santé...

L'environnement : Filières biologiques, énergies renouvelables, protection de la nature...
 
La solidarité internationale : Microcrédits, commerce équitable, aide au développement..
 
 
En 2010, l'épargne solidaire a ainsi permis de :
  • Créer ou consolider 34 000 emplois.
  • Loger ou reloger 2500 familles.
  • Développer des projets de protection de l'environnement et de solidarité internationale.

 

La semaine de la finance solidaire:

Pour la 4ème année consécutive, Finansol lance la Semaine de la finance solidaire, du 3 au 10 novembre et vous propose de découvrir la finance solidaire à travers une campagne de sensibilisation et des événements festifs organisés dans toute la France.

Pour connaître les événements proche de chez vous cliquer sur : la semaine de la finance solidaire dans ma région



Article sponsorisé

 

Les principales causes de la vulnérabilité des entreprises

businessfinance L’étude « La DĂ©faillance des entreprises en France entre 2000 et 2010 », rĂ©alisĂ©e par le laboratoire Economix, est publiĂ©e par l’Observatoire des PME d’OSEO (« Regards sur les PME » n° 21)

Dans le cadre de l’Observatoire des PME d’OSEO, l’étude « La DĂ©faillance des entreprises en France entre 2000 et 2010 » a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par le laboratoire Economix (unitĂ© mixte du CNRS et de l’UniversitĂ© Paris-Ouest-Nanterre-La DĂ©fense) Ă  partir d’analyses portant sur un Ă©chantillon de plus de 100 000 entreprises. Nadine Levratto, coordinatrice de l’équipe de recherche, en a assurĂ© la rĂ©daction.

Les principales causes de la vulnérabilité des entreprises

Cette étude confirme que la fragilité est d’autant plus importante que l’entreprise est jeune et de petite taille. L’appartenance à un groupe de sociétés tempère fortement les effets de ces deux marqueurs fondamentaux. Les baisses de chiffre d’affaires conduisent souvent l’entreprise au dépôt de bilan, surtout lorsqu’elles s’accompagnent d’un alourdissement de la dette commerciale.

Cette Ă©tude permet d’identifier les principales causes de la dĂ©faillance des entreprises : c’est un atout majeur pour aider les chefs d’entreprises Ă  mieux rĂ©ussir et rebondir dans leur projet.

La défaillance du point de vue économique

Au cours des années 2000, l’échec des entreprises françaises est d’abord celui des PME industrielles.

Cette étude met en avant le fait qu’à l’origine d’une disparition d’entreprise, il y a toujours un échec du modèle économique, une baisse de l’activité et une détérioration de la rentabilité.

Entre 2000 et 2010, la sortie du marché des entreprises illustre bien les mutations de l’appareil productif français. L’analyse comparative montre tout particulièrement les mouvements de tertiarisation, la montée en puissance des groupes et la croissance du nombre de très petites entreprises.

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Facile de financer son entreprise innovante aux USA ?

businessfinance Savez-vous que les deux fondateurs de GOOGLE n'auraient probablement pas connu la réussite actuelle sans deux business angels providentiels:

  • un professeur d'universitĂ© qui leur a apportĂ© 200 000$
  • le PrĂ©sident de SUN (Andy Bechtolsheim) qui après quelques heures de prĂ©sentation du projet a fait un chèque de 100 000$.

On ne peut qu'être songeur lorsque l'on constate qu'il existe des territoires où les financements pour la création d'entreprises innovantes sont plus aisément mobilisables.

Il est vrai qu'aux USA il y a 400 000 personnes qui investissent, en tant que particulier, régulièrement dans le financement et la création d'entreprise, en France on en compte 8 000....

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Savoir s'entourer, s'associer pour entreprendre

businessfinance Je recrute ou je m’associe tel est le dilemme...de beaucoup de créateur d'entreprise.

Je vous propose quelques pistes de rĂ©flexion qui en filigrane Ă  chaque fois poseront le dilemme suivant : est ce que je cherche un associĂ© ou finalement un salariĂ© ?

Dans cet article paru sur le site www.enviedentreprendre.com sous le titre: "Je recrute ou je m’associe tel est le dilemm" j'aborde différentes problématiques:

  • Cherchez- vous une personne qui sera meilleure que vous dans certains domaines (notion de complĂ©mentaritĂ©) ?
  • Votre futur associĂ© apporte t – il une vĂ©ritable valeur ajoutĂ©e qui justifie de lui cĂ©der une partie du capital (cĂ©der ou vendre d’ailleurs) ?
  • ĂŠtes-vous vraiment prĂŞt Ă  vous « dĂ©barrasser » opĂ©rationnellement de certaines activitĂ©s en ayant confiance ?
  • ĂŠtes-vous vraiment prĂŞt Ă  cĂ©der du capital ?
  • ...
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