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Quelle que soit votre idée de création..elle ne vaut rien....

businessfinanceIl est vrai que le titre de ce billet est un peu limite, voir exagéré...

Mais voyons plus loin...

A longueur de journée au sein des 12 pépinières et incubateurs d'entreprises que nous gérons nous voyons des entrepreneurs en herbe heureux d'avoir trouver la bonne idée, l'idée du siècle.

Pour certains d'entre eux il est important de garder l'idée secrète jusqu'à la sortie du produit pour éviter qu'un gros groupe au courant de ce qui se trame mette des millions sur la table et court-circuite le projet...

Nous sommes lĂ  dans le cumul d'erreurs ne trouvez-vous pas?

En effet trouver des idées de création d'entreprises est relativement facile, d'ailleurs il s'agit d'une gymnastique intellectuelle. Plus vous êtes en éveil sur des besoins non satisfais et plus facilement émergeront des idées de création d'entreprises.

Bien évidemment il convient que l'idée réponde bien à véritable besoin.

Un exemple classique de sur estimation d'un besoin? certains projet NTIC

Un jour débarque dans votre bureau un ingénieur persuadé que le logiciel qu'il a conçu répond à un besoin, en creusant un peu on s'aperçoit que cela répond à son besoin et peut-être à 10 ou 12 collègues programmeurs autour de sa communauté....difficile de bâtir une entreprise pérenne sauf si bien évidemment comme nous l'enseignent les bons livres de marketing, il s'agit d'un marché d'hyper niche très juteux...je vous rassure c'est rarement le cas.

Maintenant supposons que le besoin soit réel; il faut bien évidemment que cette idée corresponde à un besoin suffisant pour faire vivre votre entreprise, là réside la véritable première difficulté: valider qu'il existe une demande solvable, c'est à dire que pour satisfaire ce besoin les personnes ou entreprises acceptent d'en payer le prix.

Un exemple de l'existence d'une demande non solvable?

Il y a dix ans vous auriez questionné les ménages français sur l'intérêt de se faire livrer les courses à la maison...le taux de réponse favorable aurait été exceptionnel...sauf que le marché de la livraison des courses a tardé en France avec un sur coût qui était jugé trop élevé pour les consommateurs...le besoin était donc présent mais la demande n'était pas solvable...

Aujourd'hui avec en province un coût de livraison qui oscille entre 5 et 10 euros le marché décolle...

Mais même une idée assise sur un besoin réel et une demande solvable finalement a une valeur relativement faible...le compteur des euros ou des dollars ne commencera à tourner qu'après les premières opérations de mise en œuvre, et pour ce faire rien de mieux que de partager votre idée avec votre environnement: écouter et échanger vont permettre de faire évoluer l'idée et faciliter son opérabilité.

Parler en permanence et à toutes les étapes du projet permet d'éviter de tomber dans le trou noir dont la porte d'entrée est le prototype.

Combien de projets meurent juste après le prototype sortie?

En ce qui concerne les projets innovants qui nécessitent de lourds investissements la phase de prototype est souvent réalisé trop tôt pour un créateur qui à le goût du secret ou qui n'a pas intégré que communiquer c'est forcément consolider la mise en œuvre du projet.

En effet si vous gardez secret le plus longtemps possible votre idée, que va t il se passer?

Vous allez concevoir un prototype qui doit permettre de faire les premières démarches commerciales et officialiser le projet...et là, très souvent les premiers gros bugs apparaissent: des fonctions proposées mais qui ne sont pas utiles, des fonctions ou services manquants....

Nombre d'erreurs de positionnement auraient pu être évitées si en permanence, vous êtes à l'écoute de vos prospects,des prestataires, amis, et inconnus rencontrés lors de soirées et divers cooktail initiés par des institutionnels (CCI...).

En effet bâtir un prototype en autarcie, même sur la base d'un étude de marché qui de toute façon dans 6 mois sera probablement obsolète semble dangereux...

Parler en tout temps et en tous lieux et à tout le monde de votre projet constitue une des stratégies de réussite.

 

FICHE 3 Choisir les intervenants extérieurs à mon entreprise

businessfinance Dans la série "10 fiches conseils pour lever des fonds" nous avons eu une phase introductive avec "Les questions essentielles à toute démarche de financement", puis la fiche Comment et quand me faire connaître ? puis la fiche 2: Signaler mon entreprise auprès d’investisseurs potentiels et voici la fiche 3: Choisir les intervenants extérieurs à mon entreprise

Toute entreprise dispose d’experts et de conseils dans sa démarche de recherche de fonds. Que ce soit une société de conseils en investissement, un apporteur d’affaires ou un cabinet de relations publiques, les PME peuvent avoir recours à des professionnels qui représentent ou font représenter leurs intérêts.

LES ACTEURS INCONTOURNABLES

1. L’expert comptable : il est l’interlocuteur permanent de l’entreprise.

2. L’avocat : acteur ponctuel, il est l’un des principaux maillons dans une opĂ©ration d’investissement.

3. La banque : selon la nature et le niveau d’investissement, le conseil bancaire appelle des compĂ©tences qui ne sont pas toujours dĂ©tenues dans la banque avec laquelle l’entreprise est liĂ©e. Les levĂ©es de fonds requièrent une expertise que seuls les professionnels du « haut de bilan » peuvent possĂ©der.

LES ACTEURS SPÉCIALISÉS

Les intermédiaires

Ils jouent un rôle de plus en plus important comme apporteur d’affaires. Toutefois, ces derniers peuvent, parfois, rendre plus diffi cile ou entraver le dialogue entre la société et l’investisseur ou ne pas rechercher l’intérêt des parties contractantes. Plusieurs questions peuvent leur être soumises pour valider leur valeur ajoutée dans votre recherche de fonds.

· Quel est son niveau de connaissance des acteurs et de votre marchĂ© ?

· Quel est son niveau de compĂ©tence des montages financiers ? Par exemple, lequel paraĂ®trait le plus adaptĂ© Ă  la taille et Ă  l’ambition de l’entreprise ?

· Comment Ă©value-t-il le potentiel de croissance de votre entreprise ?

· Quelle stratĂ©gie de nĂ©gociation vous propose-t-il et comment entend-il la mettre en Ĺ“uvre ?

· Quelles sont ses rĂ©ussites ? (demande de mise en relation avec ses clients ou fournisseurs…)

À l’issue de ce questionnaire, la relation devra être formalisée par un mandat.

LES ACTEURS PUBLICS

Ils peuvent prendre différentes formes et être de bons conseils. Par exemple, ils peuvent aider à valider la probité d’un investisseur ou d’interlocuteurs, confirmer quelle réglementation est en vigueur en matière d’exportation d’information sensibles ou stratégiques.

· La chambre de commerce et de l’industrie (compétences technologiques),

· OSEO (compétences techniques et financières)…

 

Signaler mon entreprise auprès d’investisseurs potentiels (Fiche 2)

businessfinance Dans la série "10 fiches conseils pour lever des fonds" nous avons eu une phase introductive avec "Les questions essentielles à toute démarche de financement", puis la fiche Comment et quand me faire connaître ? et voici maintenant la fiche 2: Signaler mon entreprise auprès d’investisseurs potentiels

Les investisseurs en capitaux privés ou les industriels disposent chacun de méthodes pour identifier et suivre les entreprises avec lesquelles ils pourraient engager des négociations. Une bonne connaissance de ces dispositifs vous évitera d’être écarté.

1. DANS QUEL DISPOSITIF « PRIVÉ » MON ENTREPRISE PEUT-ELLE S’INSÉRER ?

· Le rĂ©seau des business angels ;

· Les rĂ©seaux d’incubateurs d’entreprise ;

· Le rĂ©seau des banques ;

· Les réseaux des fonds d’investissement.

2. DANS QUEL DISPOSITIF « PUBLIC » MON ENTREPRISE PEUT-ELLE S’INSÉRER ?

· Le dispositif France Investissement, rĂ©seau de fonds d’investissement, abondĂ©s conjointement par la Caisse des DĂ©pĂ´ts et Consignations et des investisseurs privĂ©s ;

· Le rĂ´le de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) locale et rĂ©gionale ;

· Le rĂ´le des acteurs rĂ©gionaux et locaux (Les services des rĂ©gions, des Conseil GĂ©nĂ©raux…) ;

· Les initiatives du ministère de l’économie et des finances et de sa direction gĂ©nĂ©rale des entreprises ou encore du ministère de la dĂ©fense ;

· Les initiatives d’OSEO dans le financement et l’accompagnement des TPE/PME, en appui des politiques rĂ©gionales et nationales : Innovation, Financement, Garantie ;

3. QUELS SONT LES GISEMENTS D’INFORMATIONS PROFESSIONNELLES SUSCEPTIBLES DE ME SOUTENIR ?

· Les salons professionnels (formuler vos besoins, identifier les cibles, les informations à collecter puis à traiter et à analyser dans un second temps…)

· Les revues propres à votre secteur ou aux métiers connexes afin d’annoncer un nouveau contrat, un partenariat, le recrutement d’un cadre dirigeant, le développement d’une nouvelle technologie…

· Les rencontres et ateliers menés par des investisseurs, des syndicats professionnels, des incubateurs/pépinières d’entreprises…

4. UTILISEZ-VOUS VOTRE SITE INTERNET COMME UN INSTRUMENT DE PROMOTION ?

· Disposez-vous d’outils de diffusion : lettre d’information Ă©lectronique, forums de discussion, club des utilisateurs de vos technologies…

· Votre site prĂ©sente-t-il fidèlement l’image et le dynamisme de vos produits comme des valeurs de votre sociĂ©tĂ© ?

· L’adresse de votre site figuret-elle sur les pages d’autres sites internet ?

· Votre site est-il rĂ©fĂ©rencĂ© sur les principaux moteurs de recherche ?

 

Les Technologies clés sur les 5 prochaines années

Carte de la francePlus de 100 experts du monde de l'entreprise et de la recherche ont collaborĂ© pour concevoir l'Ă©tude « Technologies clĂ©s 2010 ».

Sur un horizon de 5 ans ils devaient définir les technologies porteuses d'avenir en termes d'attractivité et de compétitivité.

Cet étude s'inscrit également dans la politique de soutien public à l'innovation en mentionnant, pour chaque technologie retenue, son interaction avec les pôles de compétitivité.

L'étude a identifié 83 technologies offrant un potentiel notable de développement.

Pour consulter l'Ă©tude cliquer sur les liens ci-dessous:

 

FICHE 1 Comment et quand me faire connaître d'investisseurs financiers (capital risque, financement par un industriel...)

businessfinance Dans la série "10 fiches conseils pour lever des fonds" nous avons eu une phase introductive avec "Les questions essentielles à toute démarche de financement", voici maintenant la première fiche :FICHE 1 Comment et quand me faire connaître ?

Pour prĂ©server et faire fructifier les intĂ©rĂŞts de votre sociĂ©tĂ©, soyez vigilants. Ce qui tombe sous le sens, mĂ©rite, parfois, un questionnement plus rĂ©flĂ©chi. Voici quatre adages populaires que nous vous invitons Ă  « rĂ©Ă©valuer » pour que la discussion avec des investisseurs potentiels serve toujours au mieux les intĂ©rĂŞts de votre entreprise :

1. L’ARGENT N’A PAS D’ODEUR...

Tous les investisseurs, financiers ou industriels, ne se valent pas. Chaque investisseur aura sa stratĂ©gie propre : ĂŞtre majoritaire ou rester minoritaire, investir dans le long terme ou Ă  plus court terme, prendre des participations dans des entreprises d’un mĂŞme secteur ou diversifier ses intĂ©rĂŞts… Le choix d’un investisseur ou d’un autre, acteur financier ou industriel, n’est pas sans consĂ©quence et l’origine des fonds non plus. A vous de savoir sĂ©lectionner l’investisseur qui sera le mieux adaptĂ© Ă  la nouvelle page que vous souhaitez Ă©crire pour votre entreprise.

2. MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS...

Entrer en relation avec des investisseurs devrait toujours être le résultat d’une démarche volontaire et maîtrisée. Rechercher un investisseur lorsque l’on est en situation de faiblesse ne place jamais l’entreprise dans les conditions optimales d’un bon accord. Mieux vaut anticiper un besoin de financement car le temps de réaction d’un fonds ou d’un industriel peut représenter de nombreux mois, entre le premier contact avec l’entreprise et la décision d’investir. Donnez-vous les moyens de vos ambitions en optant pour la solution de financement et la typologie d’investisseurs qui donneront le plus de chance à votre projet dès l’élaboration de votre plan de développement (business plan). De même pour le financement d’un nouveau produit, l’ouverture d’une nouvelle division ou la conquête de nouveaux marchés, l’anticipation des besoins de financement vous permettra de garder la maîtrise de votre développement tout en rendant possible l’expansion de votre entreprise.

3. NE PAS SE FIER AUX APPARENCES...

Au-delĂ  de ces « fondamentaux », la valorisation de l’entreprise dĂ©pend de plus en plus de la perception qu’en ont ses publics. A ce titre, la qualitĂ© de votre communication jouera un rĂ´le dĂ©terminant. Comme vous faites appel Ă  des experts en matière financière et juridique, n’hĂ©sitez pas Ă  faire appel Ă des professionnels de la communication. Ils vous conseilleront dans votre stratĂ©gie de communication pour susciter l’intĂ©rĂŞt des investisseurs et vous accompagneront dans la rĂ©alisation de supports efficaces de prĂ©sentation de votre entreprise.

N’oubliez pas que toute prise de parole laisse une trace de manière durable et que vous n’avez pas deux fois l’occasion de faire une bonne première impression.

4. « NO RISK, NO RETURN » (Pas d’opportunitĂ© sans risque)

Certes… toutefois, efforcez-vous de bien identifier l’intention de l’investisseur et ses moyens financiers pour ne pas courir de risque inutile. Ne prenez pas de risque si l’opportunité ne se révèle pas à la hauteur de vos attentes.

5. LES PROMESSES N’ENGAGENT QUE CEUX QUI LES CROIENT

Avant d’opter pour une solution visant à accroitre les capacités financières de son entreprise, il est de la plus grande importance d’évaluer précisément la nature de son besoin. Pour une PME qui ouvre son capital, la Bourse n’est probablement pas, au moins dans un premier temps, la meilleure solution compte tenu de ses contraintes réglementaires.

Une introduction en Bourse prématurée peut être dangereuse en terme de coûts et de communication d’information. Un investisseur plus proche des préoccupations de l’entreprise peut s’avèrer une solution préférable.