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Siparex

businessfinanceLa société de capital risque Siparex a levé 150 millions d'euros afin de poursuivre ses investissements auprès d'entreprises en développement, mais également en aidant à la transmission de sociétés.

L'objectif est de financer de société de taille conséquente avec des valorisation proche de 150 Millions d'euros pour des tickets moyen de 10 millions d'euros.

Ces fonds seront investis à partir des différentes agences du groupe: Lyon, Lille, Nantes, Paris, Milan et Madrid Madrid.

Un exemple d'investissement réalisé:

La société JALMAT:

Une PME performante... au service des entreprises de BTP.

Son métier : la mise à disposition, après études de leurs projets, de matériels d’étaiement, de coffrage et de sécurité collective...notre spécialité : la location de matériels...

  • 250 collaborateurs.
  • Plus de 18 000 Tonnes de matériel.
  • Une implantation nationale de proximité avec nos clients : 7 agences avec parcs équipés pour l´entretien et la réparation du matériel (87 000 m²).
  • Une usine de fabrication, des partenaires industriels internationaux.
  • Des équipes de monteurs hautement qualifiés.
  • Le rachat et le négoce de matériel d´occasion.
  • Une entité dédiée au Développement International.
 

Faut-il sauver les entreprises et leurs emplois à tout « prix » ?

Remi GuilletCet article a été écrit par Rémi GUILLET aujourd’hui retraité. Ingénieur de l’Ecole Centrale Nantes (ex ENSM promotion 1966) il est aussi Docteur en Mécanique et Energétique (Université H. Poincaré-Nancy 1-2002) et diplômé en Economie/Gestion (DEA Université Paris 13-2001).
Son activité professionnelle l’a amené à travailler essentiellement en recherche appliquée dans le domaine de la combustion. Il s’est fait notamment connaître pour ses travaux sur la « combustion humide », recevant un Prix « Montgolfier » des Arts chimiques en 2002 (Prix décerné par la Société d’Encouragement de l’Industrie Nationale).

Il a été en charge du secteur Energie/BTP au siège de OSEO entre 1995 et 1998…


Dans le livre « Pour plus de solidarité entre le travail et le capital ou de nouvelles chances pour l’emploi… » que je publiais en 2004 chez l’Harmattan, Dominique Taddéi qui me faisait l’honneur d’en écrire la préface s’interrogeait sur le rôle prioritaire que pouvait avoir l’entreprise dans un projet de réforme visant plus d’équité dans le partage des richesses…

A peine cinq ans plus tard, une crise majeure devait ébranler l’édifice économique mondial faisant aujourd’hui mieux apparaître que l’entreprise est une sinon la clé de voûte de l’édifice socio-économique né avec l’ère industrielle dans nos sociétés occidentales.

Et pourtant, si on demandait au monde des économistes s’il faut sauver les entreprises à tout prix, ils répondraient en grande majorité « non » tandis qu’à l’opposé les citoyens pensant davantage aux emplois et à ce que ces derniers représentent pour eux, répondraient tout aussi majoritairement « oui »…

Pourquoi cette dichotomie?

En effet, du point de vue global, mondial et strictement économique où toutes les considérations sociales, sociétales, écologiques et autres gestions des ressources naturelles les plus rares sont écartées, la théorie économique libérale, référence désormais quasi unique, qui fait confiance absolue au libre échange, au marché, au jeu de la Bourse malgré ses dérives spéculatives et inflationnistes, ne peut que répondre « non » à la question posée, considérant la rémunération du travail comme une « charge » du point de vue du résultat économique, considérant une entreprise en tant que telle, plus comme une anecdote qu’un élément vital constitutif d’une matrice génératrice de nouvelles richesses.

Mais du point de vue des Etats, l’analyse économique seule ne suffit plus: les choses se compliquent! En effet, le libre échange, la mondialisation, favorisent le déplacement des capitaux à la vitesse de la lumière (aujourd’hui virtuels et numériques, demandant moins d’un sixième de seconde pour aller d’un point de la planète et ses antipodes, ce n’est pas une métaphore!), la délocalisation de la production vers la main d’œuvre à bas coût, mettent en péril les économies nationales, les balances commerciales extérieures, les cohésions sociales.

Des points de vue régionaux et locaux on retrouve les mêmes préoccupations à l’échelle de populations socialement plus affectivement liées, dépendantes voire solidaires entre-elles.

A propos de « dépendances » et de « commerce extérieur, il n’est pas inutile de rappeler la nomenclature de la comptabilité nationale qui, s’inspirant de ce qu’a vécu chronologiquement l’espèce humaine, introduit implicitement une forme de hiérarchie dans l’activité « Ã©conomique », distinguant un « noyau dur»: d’abord le secteur primaire (agriculture, pêche, activités minières et forestières….) puis le secteur secondaire (les industries de transformation) enfin les activités d’accompagnement que regroupe le secteur tertiaire (commerce, finances, transport, santé, éducation, administration, sécurité et autres services à la collectivité…). Aujourd’hui, après le secteur primaire qui reste « crucial » au niveau des États, ce sont les activités de transformations qui assurent le plus de création de valeurs ajoutées « réelles », les plus exportables, donc les plus utiles du point de vue du commerce extérieur…

Ainsi, dans le monde moderne, technologique, la réalité veut que les entreprises industrielles soient des structures essentielles ayant un rôle primordial pour la « bonne santé » économique des pays. Ce sont elles qui rassemblent les moyens, le savoir faire, les hommes et femmes capables de valoriser les résultats de la recherche en produisant des biens et services nouveaux, espérés ou apportant un « mieux-être » dont la mise sur le marché génère une « valeur ajoutée » réelle, incontestée.



Mais l’entreprise ne représente pas que cela : elle est un des éléments les plus structurants du point de vue sociétal.

Pour les citoyens l’entreprise a une utilité « sociétale ». Ceci est une évidence pour la population salariée. Cela l’est également pour le reste de la population qui trouve souvent sa propre utilité, ses ressources, dans l’existence d’entreprises locales avec les emplois qu’elles engendrent.

Pour la plupart des citoyens, l’emploi, avec une dose de sécurisation minimale, signifie aussi « confiance en l’avenir », crée un contexte favorable aux projets individuels et familiaux de tous ordres, allant du désir d’enfants à celui de devenir « propriétaire »… Plus généralement c’est faire appel aux crédits bancaires… Si ceux-ci sont devenus indispensables au dynamisme de l’économie moderne, aujourd’hui, non seulement les banques sont frileuses en matière d’allocation de crédits -crise des « subprimes » oblige- mais de leur côté les demandes ont beaucoup chuté!

Dans un précédent article nous écrivions « Si le crédit est une condition nécessaire à la croissance, il n’est disponible que dans un contexte de confiance… ». Nous aurions collé davantage à la réalité d’aujourd’hui avec : « Si le crédit est une condition nécessaire à la croissance, il n’est disponible et sollicité que dans un contexte de confiance… ». Selon l’association française des sociétés financières : « Les crédits à la consommation connaissent un net recul depuis un an…. les prêts personnels ont chuté de plus de 29 %. En juillet 2009, le nombre de crédits à la consommation délivré par les établissements spécialisés bancaires a reculé de plus de 18 % par rapport à juillet 2008... Ce sont surtout les prêts personnels qui se sont effondrés en enregistrant une baisse de presque 30 %. Les crédits renouvelables et le financement de voitures ont baissé respectivement de plus de 15 et 12 % ».

Par ailleurs, l’entreprise est le support à de très nombreuses externalités: associations touchant aussi bien la culture, les sports, les services sociaux…, suivi médical (dans le cadre de la médecine du travail), crèches d’entreprises, loisirs de tous depuis les plus jeunes jusqu’aux seniors les plus confirmés qu’elles soutiennent ou même organisent…

Ainsi, compte tenu de ce que représentent les entreprises pour les salariés mais aussi pour les populations environnantes, qu’on se place du point de vue privé, collectif, sociétal, l’utilité d’une entreprise établie est une évidence et son maintien hautement souhaitable.

N’a-t-on jamais étudié le coût sociétal, écologique de toutes ces « structures » de béton et d’acier abandonnées créant de véritables friches industrielles ? Ont-elles été amorties ? Si non: quel gâchis économique et écologique! Si oui: quel gâchis sociétal!

Revenons, stricto sensu, à la question que soulève le titre de cet article, pour retenir de cette réflexion que:

  • les entreprises sont indispensables au bon fonctionnement de la société occidentale moderne,
  • le nombre de salariés ne doit plus être la première variable d’ajustement des entreprises et la productivité du travail ne doit plus être considérée comme un indicateur essentiel de la « bonne gestion » d’une entreprise.

Bien sûr, nous n’oublions pas ici la nécessité de plus de solidarité entre tous les acteurs de l’entreprise, d’un autre partage des risques et profits… sur lesquels nous avons déjà publié (1) ni l’espoir que l’Etat puisse favoriser une autre lecture de la bonne gestion de l’entreprise.

Quelques pistes …

Dans un contexte de crise majeure, notre propos se doit d’avancer quelques pistes nouvelles pour consolider la structure entrepreneuriale…

Introduction d’une « flexisécurité interne » à l’entreprise

Le terme de « flexisécurité » est le plus souvent associé à des modèles nordiques, notamment danois, qui externalisent vers la collectivité les conséquences de « mises à pied »… par des prises en charge individuelles des cas de licenciements via allocation, formation, assistance en direction d’autres emplois … Une solution qui a priori est très coûteuse pour la collectivité et qui devient incertaine quand la crise touche l’ensemble des secteurs!

Notre proposition de « flexisécurité interne » (à l’entreprise) est autre. Nous en rappellerons ici brièvement le principe que nous avons eu l’occasion de présenter dans de précédents articles (2) et qui passe par de nouvelles modalités de rémunérations des acteurs internes (salariés) et externes (actionnaires)…

Selon notre « modèle », les rémunérations des salariés ainsi que celle des détenteurs du capital (actionnaires) sont faites de deux composantes, s’appuyant sur les deux mêmes éléments constitutifs de la valeur ajoutée nette (taxes et investissements déduits) que sont la masse salariale et les dividendes. Ainsi d’un côté la rémunération des salariés est la somme de la masse salariale - c’est toujours la composante prédéterminée, connue a priori de la rémunération - et d’une participation aux résultats significative indexée sur les dividendes qui en est la part variable, flexible. De l’autre côté, la rémunération des actionnaires ou autres détenteurs de capitaux est la somme des dividendes, fonction des résultats de l’entreprise et d’une prime dite « prime de fidélité » à l’entreprise indexée sur la masse salariale donc stable prédéterminée comme l’est la masse salariale.

La « hauteur » des parts indexées est l’objet de négociations entre des partenaires internes et externes devenus avec ces nouvelles modalités de rémunérations beaucoup plus enclins à coopérer, car partageant désormais des vues positives de la hauteur de la masse salariale et de celle des profits.

Toutes choses égales par ailleurs, plus l’indexation est élevée plus la part flexible de la rémunération des salariés est élevée… et plus la prime de fidélité est élevée dans la rémunération des actionnaires. (Nous reviendrons dans un prochain article sur les avantages de la fidélisation des actionnaires).

Aujourd’hui l’intérêt à souligner de ces modalités de rémunérations est qu’elles peuvent permettre à une entreprise de passer un cap difficile (3) grâce à un choix judicieux du « niveau de la flexibilité » négocié.

Des tontines d’entreprises ou autres réseaux de solidarité inter - entreprises.

Les « tontines » sont des systèmes d’investissements inventés par le banquier italien Tonti et appliqués une première fois en France au XVIIème siècle… Les tontines ont pris diverses formes selon les régions du monde et les périodes mais elles ont en commun de rassembler des individus souscripteurs qui partagent les « bénéfices » du système jusqu'au dernier survivant.

Les tontines revivent aujourd'hui comme un système d’entraide là où les banques refusent d'intervenir. Des groupes d'amis, voisins ou collègues peuvent se constituer afin de proposer, sur la base de la confiance, des aides à chacun des membres. Les cotisations des membres et les remboursements permettent de financer les projets à venir. Ce système repose sur, et entretient de vraies relations sociales.

Ce concept, créateur de liens, porteur de solidarité « Ã  la vie à la mort » entre individus, nous semble potentiellement porteur de solidarité inter - entreprises, du moins dans le cas de TPE-PME-PMI…

On peut même penser que des réseaux de solidarité (nationale ?) ainsi constitués sur la base de liens de confiance préalablement établis via les tontines peuvent constituer un terreau favorable à des rapprochements débouchant sur des regroupements donnant naissance à des PME / PMI de plus grandes tailles et donc plus aptes à opérer sur le marché international, moins vulnérables si elles regroupent des activités plus diversifiées que dans chacune d’elles prise séparément…

l’Etat au timon re-distributeur via les entreprises

Plutôt qu’indemniser les chômeurs, l’Etat peut envisager d’aider les entreprises à maintenir l’emploi par une allocation destinée aux salariés de l’entreprise en difficulté et prenant la forme d’une ressource exceptionnelle et temporaire compensatrice d’une baisse d’activité…



Nous avons conscience que de telles dispositions seraient d’abord à négocier avec les instances responsables du bon respect des règles de la concurrence et du libre échange voulues par l’économie de marché. Mais rien n’est inscrit dans le marbre et le contexte économique et social mondial se prête à l’acceptation d’importantes « retouches » des règles du jeu capitaliste…

Ainsi l’allocation transitant par l’entreprise couvrirait deux objectifs : d’une pierre deux coups ! l’Etat venant simultanément au secours de l’entreprise et de ses salariés !

Le chemin en serait-il pris? Ouvrant la voie, voici une actualité du 19 janvier 2009 où on pouvait lire:



« La Commission européenne vient tout juste d'autoriser la France à mettre en oeuvre les mesures d'aides aux entreprises, prévues dans son plan de relance, destinées à les aider à surmonter la crise économique…. ». Soulignant que cette mesure qui permet aux pouvoirs publics, aux collectivités territoriales et à certains organismes publics d'accorder, sur les deux années 2009 et 2010, des aides allant jusqu'à 500.000 euros aux entreprises mises en difficulté par la crise économique actuelle ou qui rencontrent des problèmes de financement en raison du resserrement du crédit, constituera inévitablement une bouffée d'oxygène pour ces entreprises affectées par la conjoncture, la Commissaire se félicite que la France, comme l'Allemagne et le Portugal fassent usage du nouvel encadrement proposé par la Commission, ajoutant que les mesures prises ne donneront pas lieu à des distorsions de concurrence disproportionnées… »

Mais l’Etat re-distributeur via les entreprises peut aussi, et en cohérence avec l’allocation compensatrice de la baisse d’activité, être incitateur pour que le temps libéré soit consacré à la formation continue en interne, cette formation pouvant avantageusement diversifier les aptitudes et qualification de chacun des salariés: une vraie nouvelle culture d’entreprise à promouvoir avec le soutien de tous les acteurs internes et externes …



Une taxation assouplie ou « flottante »

Nous avons déjà eu l’occasion de plaider pour des taxes indexées sur la valeur ajoutée(1), une modalité de taxation qui nous semble être la plus équitable car mieux répartie entre la rémunération du travail et celle du capital.

Mais la crise qui touche l’économie constitue un contexte ou il y a uniformité dans les défis à relever et donc est une aubaine pour certains changements allant plus loin via les taxes pour soutenir les entreprises et l’emploi salarié. Ainsi ce n’est pas rêver d’imaginer que les taxes deviennent un vrai levier extra muros d’aide aux entreprises et à la gestion de l’emploi. Plus particulièrement, on évoquera l’idée que toutes taxes et bien sûr celles sur les salaires soient « flottantes », allégées temporairement en cas de grandes difficultés des entreprises.

En cas ultime d’entreprise sans repreneur, l’Etat pourrait aussi envisager d’intervenir pour favoriser l’émergence de Sociétés Coopératives de production (SCOP) via des détaxations de circonstances...

Des mesures dissuasives au licenciement abusif et d’encouragement à l’emploi

Reste le cas des entreprises en bonne santé économique et qui malgré cela licencient…

Alors éviter les abus pourrait passer par des pénalités dissuasives, à la hauteur de la diminution de masse salariale résultant des licenciements envisagés et au moins égale à ce que coûterait à la collectivité les indemnités de chômage dues aux licenciements prévus, cela sur une période à négocier mais en rapport avec la durée moyenne du chômage individuel.

A l’opposé et pour encourager l’emploi (en contrat à durée indéterminée), des aides à hauteur des indemnités de chômage et pour une période également fonction de la durée moyenne de recherche d’emploi seraient des pistes à explorer.

On observera que si la première proposition semble favorable aux délocalisations et peu attirante à l’implantation de sociétés étrangères, elle est compensée par l’effet inverse de la deuxième mesure.

Au bout du compte, si globalement les dispositions prises par la loi de modernisation de l’économie (Journal Officiel du 5 août 2008) ne nous éloignent pas des objectifs de maintien voire de renforcement du tissu entrepreneurial, d’autres mesures sont nécessaires pour aller plus loin, particulièrement quand il s’agit d’entreprises des secteurs primaires et secondaires.

Cependant il reviendra toujours aux entreprises de « remplir le carnet de commandes » et notamment au management de définir les meilleures stratégies permettant de maintenir ou de se redresser au plus vite l’entreprise en difficultés, ou mieux, de savoir anticiper une diversification d’activités voire une réorientation devenue indispensable. A titre d’exemple: faut-il toujours autant attendre de l’industrie automobile? Alors, la formation continue interne dont nous avons parlé peut devenir un atout majeur pour la pérennité d‘une entreprise.

Nous conclurons en évoquant le rapport de la commission « Stieglitz » concernant la révision du PIB, pour relever que le « mieux-être », voire le « bien-être » a pour préalable une bonne insertion des populations actives…. Pour tout ce qu’il représente du point de vue aussi bien privé que collectif cette insertion passe d’abord par l’emploi, donc le plus souvent par les entreprises…

A nous de prendre en compte l’activité humaine mesurée en terme d’emploi comme indicateur de progrès social, de bon équilibre sociétal et de croissance harmonieuse…en vue d’un tout « nouveau PIB ».

Pour donner une note humoristique au propos, on dira qu’il est temps de ré - interpréter les paroles que chantait H. Salvador : « Le travail, c’est la santé….»!

(1) Voir aux éditions l’Harmattan les publications de R. Guillet (2) Voir plus particulièrement l’article « Flexisécurité: une autre voie » par R. Guillet (3) Voir plus particulièrement l’article « Un modèle de rémunération solidaire et équitable comme alternative à la faillite de l’entreprise » par R. Guillet

Annexe: L’évolution du taux de chômage en France depuis 1968*


  • Il s'agit de données Insee qui comptabilise le chômage au sens BIT (Bureau International du Travail. Ce taux exprime le nombre les « chômeurs par rapport à la « population active ». (Graphe vu sur le site « france-inflation com »). Après une baisse continue depuis 2006, le chômage est reparti à la hausse depuis fin 2008 et atteignait à la fin du deuxième trimestre 2009 le niveau qui avait été atteint début 2006.(Source : Insee). On observe que le chômage des jeunes est à un niveau particulièrement élevé…avec des prévisions globalement peu rassurantes pour 2010.

Vous voulez poursuivre la lecture d'autres articles de Remi GUILLET, alors:

 

Deloitte Technology Fast 50

Technology fast50Organisé en partenariat avec OSEO, cette 9e édition récompensera les entreprises technologiques françaises qui auront connu le plus fort taux de croissance de leur chiffre d’affaires entre 2003 et 2007.

La participation est gratuite. Peuvent concourir, les entreprises françaises des secteurs de l’informatique, des télécoms, de l’électronique, d’internet, des biotechnologies, de l’environnement.

Listes des prix

Les prix. Au niveau national seront décernés :

  • un prix Premium pour la première entreprise du palmarès ayant réalisé un chiffre d’affaires pour l’exercice 2004 au moins égal à 10 millions d’euros
  • un prix OSEO pour l'entreprise du palmarès dont la politique d'innovation est jugée la meilleure
  • un prix NYSE Euronext pour la première société cotée du palmarès
  • un prix de la technologie de rupture, récompensant les entreprises présentant les meilleures technologies de rupture, décerné par un jury composé d'une sélection d'investisseurs, de grandes entreprises, d'entrepreneurs, et des représentants des partenaires de Deloitte Technology Fast50.

En plus des trois prix de la catégorie Deloitte Technology Fast 50, seront également remis en régions :

  • un prix OSEO pour l'entreprise de chaque palmarès régional dont la politique d'innovation est jugée la meilleure
  • un prix NYSE Euronext pour la première société cotée de chaque palmarès

Ces catégories sont enrichies de six classements nationaux par secteurs d’activité :

  • Télécommunications et réseaux
  • Biotech, Santé, Environnement et Green Tech
  • Matériel informatique et périphériques
  • Logiciels & Services informatiques
  • Semi-conducteurs, composants et Electronique
  • Internet, Média et Divertissement en ligne

En outre, des palmarès intermédiaires seront organisés en Ile-de-France, Rhône-Alpes / Auvergne, dans le Grand-Ouest, le Sud ainsi que dans le Nord, avec des cérémonies de remises de prix à Paris, Grenoble, Nantes, Marseille et Lille.

Le concours, dont OSEO est partenaire, est ouvert à toutes les sociétés cotées ou non, satisfaisant aux critères suivants :

  • être propriétaire d’une technologie brevetée, et/ou fabriquer un produit/service technologique, et/ou consacrer une part significative de son chiffre d’affaires à la R&D
  • avoir son siège social en France et ne pas être contrôlé à plus de 50% par un autre groupe
  • avoir clôturé au minimum 5 exercices fiscaux
  • avoir réalisé un chiffre d’affaires de 50.000 € sur l’exercice 2005.

Site: http://www.fast50france.com/

 

Cumuler la création d'entreprise et un travail de fonctionnaire

businessfinanceLes conditions de cumul d’un emploi dans la fonction publique avec une activité non salariée viennent d’être assouplies par une nouvelle loi concernant la fonction publique.

Jusqu’à présent, les fonctionnaires à temps plein créateurs ou repreneurs d’une entreprise pouvaient, pendant un an au maximum, renouvelable une fois, exercer cette activité et conserver leur emploi dans la fonction publique ou demander à bénéficier d’une mise en disponibilité ou d’un temps partiel.

La période de cumul est dorénavant portée à deux ans, durée qui peut être prolongée d’un an au maximum (article 33).

Par ailleurs, les fonctionnaire à temps partiel inférieur à 70 % de la durée légale de travail (contre 50 % auparavant) peuvent exercer une activité indépendante, quelle que soit sa nature, sans limitation de durée, si cette activité n’est pas incompatible avec le fonctionnement normal, l’indépendance ou la neutralité du service public (art. 34).

Création d’entreprise avec le statut de fonctionnaire Agence pour la création d’entreprise (APCE)

Loi n°2009-972 du 3 août 2009, JO du 6 août 2009 Légifrance

source: http://pme.service-public.fr/

 

Bilan du concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes

oseoLe groupe OSEO lors d'un bilan a indiqué que le concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes a contribué à la création effective de 1086 entreprises (à fin décembre 2008).

Depuis son lancement en 1999 le concours a accompagné 1086 entreprises principalement dans 6 domaines technologiques:

Les services informatiques occupent toujours le premier rang avec 32 % des créations, malgré la poursuite de la baisse entamée en 2002, suivis par les entreprises créées dans le domaine biotechnologies et pharmacie (20 %) et celui de l’électronique et des télécommunications (20 %). Les autres entreprises sont créées dans des domaines plus traditionnels tels que le génie des procédés, la mécanique et le travail des métaux, qui restent en dessous de 10 %, et également dans le secteur chimie et matériaux en progression.(11%).

Un taux de survie à 5 ans de près de 79%

Sur les 1086 entreprises créées par les lauréats du concours depuis 1999, 841 étaient encore en activité fin 2008, soit 77%. Il est à noter que 79% des entreprises créées en 2003 ont dépassé le cap des 5 ans et que 85 % de celles créées en 2004 sont encore en activité fin 2008 soit après plus de 4 années d’existence.

Même si le taux de survie des entreprises du concours reste supérieur à la moyenne des entreprises, elles ont elles-aussi été touchées par des difficultés économiques.

Des effectifs en progression

L’analyse des effectifs porte sur un échantillon de 379 entreprises sur les 841 entreprises du concours encore en activité (soit 45 %). Ces 379 entreprises totalisent 3187 emplois fin 2008 soit en moyenne 8 emplois par entreprise. Même si ces entreprises restent encore de petites structures, on assiste toutefois à une progression de leurs effectifs : en 2006, 55 % d’entre elles employaient moins de 5 personnes, elles ne sont plus que 46% dans ce cas en 2007 ; presque 23 % déclarent des effectifs supérieurs à 10 personnes, contre 17,3 % en 2006. Parmi ces dernières, 4 entreprises de l’échantillon génèrent à elles seules 303 emplois.

Des entreprises performantes

La croissance de ces entreprises mise en évidence par l’analyse de leurs effectifs est confirmée par l’évolution de leur chiffre d’affaires. L’analyse de cet indicateur porte sur un échantillon de 435 entreprises sur les 841 entreprises encore en activité fin 2008 (soit 51 %).

Alors que 25 % de ces entreprises ne réalisaient pas encore de chiffre d’affaires fin 2004, elles ne représentent plus que 12 % fin 2007. De même, 45% de ces entreprises réalisent un chiffre d’affaires compris entre 100 K€ et 1000 K€ fin 2007 contre 35 % fin 2004. Enfin, 14 % d’entre elles réalisent fin 2007 un chiffre d’affaires supérieur à 1 000 K€ contre 5,5 % en 2004. On peut également noter que 3 entreprises du concours particulièrement dynamiques généraient à elles seules 51 852 K€ à fin 2007 L’évolution encourageante du chiffre d’affaires de ces entreprises témoigne de leur bon développement et de leur croissance.

Le dispositif du Concours

Le Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes a été créé en 1999 par le Ministère chargé de la Recherche qui en assure le pilotage et en définit les orientations.

Les candidatures, déposées auprès des directions régionales d’OSEO, sont examinées par les jurys régionaux nommés par les Préfets de région Ils présélectionnent les dossiers « création développement» et choisissent les lauréats « en émergence ».

Le jury national opère la sélection finale des lauréats « création-développement » parmi les dossiers de cette catégorie présentés par les jurys régionaux. Le choix des lauréats « en émergence » est désormais sous l’entière responsabilité des jurys régionaux.

Le palmarès des 2 catégories est ensuite annoncé au cours d’une cérémonie présidée par la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Les lauréats se répartissent en deux catégories : Catégorie « Création-développement » : ce sont des projets dont la « preuve du concept » est établie et dont la création d’entreprise peut être envisagée à court terme. Les lauréats reçoivent, après création de l’entreprise, une subvention d’un montant pouvant s’élever jusqu’à 450 000 euros, destinée à financer jusqu’à 60% de leur programme d’innovation

Catégorie « en émergence » : ce sont des projets qui nécessitent encore une phase de maturation et de validation technique, économique et juridique. Les lauréats reçoivent, à titre personnel, une subvention pouvant atteindre 45 000 euros, destinée à financer jusqu’à 70% des prestations nécessaires à la maturation de leur projet.

Une forte sélectivité des projets, gage de qualité Le taux de sélection global de lauréats 2009 (nombre de lauréats/nombre de candidats) est quant à lui de 14,7%, ce qui démontre une sélectivité relativement stable du jury national

Le jury 2009

Le jury national du Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes est composé d’une trentaine de personnalités du monde industriel, de la recherche et de la finance, choisis pour leur connaissance et leur expérience de la création d’entreprise.

Le jury national du concours 2009 a été présidé par Monsieur Hugues SOUPARIS, Président directeur général de Hologram Industries

Membres:

BECARD Francis – Président RETIS

BONCOMPAIN Françoise – Responsable Fusions-Acquisitions EDEV – Groupe EDF

BRENIAUX François – Chargé d’investissement – CEA Valorisation

CAFFI Alain - Président du Directoire VENTECH

CANET Emmanuel -Directeur Recherche & Développement SERVIER

CARBONI Nicolas - General Manager ALSACE BIOVALLEY

COPIN Gilles - Délégué Général Fondation EM Lyon

DUBS Aurélia - Responsable Propriété intellectuelle –Valorisation Groupe Soufflet

EYMARD Denis - Directeur Délégué à l’Innovation et la Valorisation de la R&D CETIM

GAMERMAN Sophie - Directrice Technique RHAPSO

GANS Hélène - ALTO INVEST

GINDROZ Bernard - Directeur adjoint de la Dir. Opérationnelle Déléguée Energie Air Bruit ADEME

ISELIN Frédéric - Directeur HEC-Start-up

JACQUEMIN Claude - Administrateur de France Angel – Président de Sud Angels

JACQUIN Gérard - Directeur de l’Innovation et des Systèmes d’Information INRA

KAPLAN Daniel – Académicien –Fondateur de FASLITE

KOTT Laurent - Délégué Général au Transfert Technologique INRIA I-SOURCE

LESAGE Emilie - Chef de service chimie/biotechnologie INPI

LEWINER Jacques – Directeur du Laboratoire d’Electricité Générale - ENCPI

LOUAFI Chahra - CDC Entreprises

MAÎTRE Bernard - Président du Directoire EMERTEC GESTION

MOISAND Françoise - INSERM

PERROCHEAU Jacques - Directeur Exécutif JEMI France

VERNIS Chantal - Responsable du pôle « Création d'entreprises » CNRS

VUARIN Philippe - Agence Pour la Création d’Entreprises