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Les business angel, qui sont ils ?

businessfinance Les business angels interviennent souvent dans la phase d'amorçage, au premier stade de financement d'une société.

Ces particuliers souhaitent investir une partie de leur patrimoine dans des entreprises en général moins de 10%.

Les business angels sont rarement d'anciens chef d'entreprises comme nous pourrions le croire.

Voici le portrait robot:

   80 % sont en activité
   48 % ont entre 39et 55 ans
   25 % disposent d'un patrimoine inférieur à 1 millions d'euros
   12 % disposent d'un patrimoine supérieur à 10 millions d'euros
   le nombre de business angels est estimé à 8 000 en France.

Les business angels investissent en général et en moyenne dans 5 entreprises maximum.

Nature des investissements:

  • 85% des investissements concernent la phase d'amorçage
  • les business agnels investissent que dans des start up de la nouvelle Ă©conomie ? Et bien non ! L'innovation (Internet, logiciels, tĂ©lĂ©coms) ne capte que 50 % de ces investissements.

Leurs motivations :

   35% : recherche d'une plus-value
   27% : participation Ă  une action collective
   13% : soutien à un créateur d'entreprise proche
   10% : aide au développement économique local

Les business angels sont les premiers à entrer au capital avec une durée moyenne de cohabitation de cinq ans.

Les différentes possibilités de sortie pour un business angel sont le rachat par une entreprise, l'introduction en Bourse, le rachat par un autre business angel ou un dirigeant, le LBO (ou leverage buy-out: rachat des actions de business angel par la création d'une holding financée par l'emprunt), et dans le pire des cas la disparition de l'entreprise.

Les parts des business angels ne sont que trÚs rarement rachetés par les sociétés de capital risque.

L'exemple de MEETIC représente bien l'apport des business angels dans la chaßne du financement de la création d'entreprises.

Pour lancer le site de rencontres sur internet Meetic en 2002,Marc Simoncini (crĂ©ateur d'Ifrance revendue 100 millions d'euros Ă  Vivendi Universal,) s'est mis en quĂȘte de lever plusieurs millions d'euros auprĂšs de fonds de capital risque. Face aux refus des sociĂ©tĂ©s de capital investissement il a levĂ© 1,8 million d'euros auprĂšs d'une petite dizaine de business angels (famille, amis, industriels)

Le recours à ces investisseurs privés peut aussi relever d'un choix plus que d'une contrainte, notamment si l'entrepreneur doit consolider son portefeuille de compétences internes, acquérir de nouvelles compétences, ou s'il veut boucler rapidement un tour de table en évitant les multiples rencontres et négociations pendant plus de 8 mois.

Michel de Guilhermierpour financer PHOTOWAYS (développement de photo par internet), a mobilisé son propre réseau d'investisseurs privés, 10 au total, et bouclé ainsi le tour de table en.....1 heure (121 000 euros + avec l'aide de quelques fonds).

Pour en revenir au titre du billet les business angels sont des anges des affaires dans la mesure oĂč:

  • ils apportent une solution de financement complĂ©mentaire et indispensable pour aider la crĂ©ation d'emploi.
  • par rapport aux sociĂ©tĂ©s de capital investissement leurs apports de compĂ©tence, de rĂ©flexion stratĂ©gique et de mise en rĂ©seaux est plus Ă©vidente. Les business angles investissent dans des filiĂšres qu'ils connaissent parfaitement, vous allez donc pouvoir capitaliser ce savoir-faire.

Mais l'ange peut aussi se transformer en démon car:

  • ils peuvent avoir tendance Ă  vouloir s'imposer au quotidien dans les prises de dĂ©cisions, ceci est d'autant plus facile que la plupart investissent autour de chez eux (donc pas de problĂšme pour ĂȘtre prĂ©sent physiquement) et qu'ils connaissent la filiĂšre mĂȘme peut ĂȘtre mieux que vous (enfin peut ĂȘtre le pensent ils)
  • au-delĂ  des promesses de relationnel et d'apport de compĂ©tence il peut se cacher une simple volontĂ© de faire une plus value. Donc bien veiller Ă  ce que les 20% du capital qu'ils vont obtenir correspondent vĂ©ritablement Ă  une valeur Ă©conomique: danger lorsqu'en Ă©change d'actions ils ne vous proposent comme contre partie principale que leur savoir faire.

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Jean-Philippe Martinez

 

Guide pratique pour réussir sa levée de fonds

businessfinanceJe retombe sur un article faisant référence au "Guide pratique pour réussir sa levée de fonds" publié par le Réseau Entreprendre.
A l'époque j'avais été sollicité pour participer à l'écriture de ce guide.

Alors si vous ĂȘtes en quĂȘte de recherche de financement, que vous vous demandez comment s'associer, comment identifier des business angels ou capital risqueurs, comment Ă©valuer votre entreprise...

15 FICHES PRATIQUES VOUS ATTENDENT !

Cliquer ici:https://fr.calameo.com/read/002316311537532e79440

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Jean-Philippe Martinez

 

Comment garder le pouvoir de sa société face à l'entrée d'un investisseur au capital ?

DollarsLa réponse à cette question que de nombreux entrepreneurs se posent, nous la devons au cabinet Flandres Audit.

Dans un contexte de développement significatif de votre entreprise ou de projet gourmand en trésorerie, un besoin de financement apparaßt. Pour y répondre, des levées de fonds sont réalisées avec un partenaire qui souhaite entrer dans le capital de la société en contrepartie.

L'entrĂ©e au capital d'un investisseur demande d'ĂȘtre vigilant sur la maĂźtrise du pouvoir de la sociĂ©tĂ©. Il apporte des sommes consĂ©quentes modifiant l'Ă©quilibre entre les associĂ©s.

AprÚs avoir mis en avant les moyens de conservation de la majorité au capital et nous évoquerons l'organisation de la relation entre les associés.

Préparer la négociation

Lorsque la situation financiÚre ne garantit pas la pérennité ou le développement de l'entreprise, le financement devient pressant. L'investisseur disposera des clés en mains pour obtenir des dispositions qui lui sont favorables. Votre pouvoir de négociation devient moindre. L'ouverture du capital d'une société implique d'anticiper l'opération.

Comment procĂ©der ? Il convient de mettre en place une dĂ©marche structurĂ©e, en privilĂ©giant la discrĂ©tion lors des recherches de l'investisseur. Un accord de confidentialitĂ© doit ĂȘtre signĂ© entre les parties. Les documents de votre entreprise pourront ĂȘtre transmis uniquement aprĂšs la signature de cet accord. Lorsqu'une relation est Ă©tablie avec un investisseur intĂ©ressĂ©, les discussions de fonds seront abordĂ©es (prix, partage du capital etc...).

En fonction de la typologie de la société, l'équilibre dans les négociations est différent. Pour une start-up, l'investisseur prend un risque plus grand. L'une des craintes est le manque d'expérience en matiÚre de gestion commerciale et économique. L'investisseur voudra encadrer la start-up en y installant des procédures et obtenir plus de rigueur. A l'inverse, pour une entreprise arrivée à maturité, le gérant a prouvé sa capacité à gérer économiquement et humainement sa société. Il est donc plus aisé de préserver la majorité au capital.

Garder la majorité au capital

Il existe plusieurs moyens financiers pour obtenir un financement et garder le contrĂŽle de son entreprise.

La prime d'Ă©mission La prime d'Ă©mission est la diffĂ©rence entre la valeur apportĂ©e par l'investisseur et la part du capital social attribuĂ©e Ă  l'investisseur. Prenons l'exemple suivant : Une sociĂ©tĂ© X prĂ©sente un capital social de 1 000 € composĂ© de 1 000 titres de valeur nominale de 1€. Une opĂ©ration d'augmentation de capital est rĂ©alisĂ©e avec un investisseur. Afin de garder une certaine emprise sur son capital, les associĂ©s ont nĂ©gociĂ©s avec l'investisseur une augmentation de capital de 500 € soit 500 titres. Le capital social s'Ă©tablit alors Ă  1 500 €. Il dĂ©tiendra un tiers de la sociĂ©tĂ©. Les autres associĂ©s conserveront le contrĂŽle de la sociĂ©tĂ©.

Hors, l'objectif de l'arrivĂ©e de l'investisseur est un apport financier de 100 000 €. Cet apport se dĂ©compose comme suit : 500 € souscrit sous forme de titres de participation et 99 500 € sous forme de prime.

L'exemple ci-dessus est schématique. La prime d'émission dépend de la valorisation de la société à la date de l'augmentation du capital. La valorisation de la société n'est pas encadrée par la loi.

Le concept de la prime d'émission ou de prime d'apport est utilisé pour égaliser les droits entres les anciens et les nouveaux associés/actionnaires d'une société. Ce type d'opération s'effectue souvent dans le cadre d'une augmentation du capital destinée exclusivement à l'investisseur. La prime d'émission est alors réservée uniquement à l'investisseur. Les associés déjà en place ne bénéficieront pas de l'augmentation de capital. La prime d'émission permet donc de ne pas léser les associés existants.

La prime d'émission permet de tenir compte de la valeur "actualisée" de la société et d'éviter de diluer l'actionnariat de la société.

Les autres outils financiers

Les structures juridiques, autres que SARL, disposent d'autres outils pour garder le pouvoir au sein de leur société.

‱ Les actions avec droit de vote double : elles permettent aux actionnaires existants de conserver la majoritĂ© lors des assemblĂ©es gĂ©nĂ©rales.

‱ Les actions Ă  dividende prioritaire sans droit de vote : elles permettent d'obtenir un financement et de garder le contrĂŽle de la sociĂ©tĂ©. En revanche, les associĂ©s existants renoncent Ă  une quote-part des futurs dividendes.

‱ Les certificats d'investissement sans droit de vote offrent un droit Ă  l'information et aux bĂ©nĂ©fices.

‱ Les obligations convertibles en actions : il est possible de proposer, lors des nĂ©gociations, ce type d'outils financiers. Les associĂ©s et les dirigeants conservent la maĂźtrise de la sociĂ©tĂ©. L'investisseur prend un risque moins important. Il pourra se retirer s'il ne souhaite pas entrer au capital. Toutefois, la sociĂ©tĂ© devra rembourser les obligations. La sociĂ©tĂ© ne disposera plus de financements.

Lorsque les parties ont trouvé un accord, il faut l'organiser grùce à des outils juridiques.

L'organisation de la relation

La vie de la société est régit par les statuts de la société. Lors de l'entrée d'un nouvel associé, il est possible de les modifier. Le pacte d'actionnaires est un acte juridique confidentiel entre les parties prenantes.

Les clauses statutaires

Les statuts sont publiĂ©s et opposables aux tiers. Ils peuvent donc en prendre connaissance facilement. Toutefois, la publication des statuts instaure un climat plus sĂ©curisĂ© entre les associĂ©s. Par ailleurs, un agrĂ©ment peut ĂȘtre requis en cas d'entrĂ©e d'un nouvel actionnaire au capital. La loi prĂ©voit de libĂ©rer au minimum un quart de la valeur au moment de l'augmentation du capital et le solde dans les cinq ans. Le solde doit ĂȘtre libĂ©rĂ© dans les cinq ans. Les statuts peuvent prĂ©voir un montant supĂ©rieur Ă  la libĂ©ration du capital. Remarque : Le paiement de la prime d'Ă©mission ne dĂ©pend pas forcĂ©ment d'une clause statutaire mais de la forme juridique de la sociĂ©tĂ©.

Pacte d'actionnaires

A l'inverse des statuts, le pacte d'actionnaires est confidentiel. Les tiers ne peuvent pas en avoir connaissance. Il permet aux parties de préserver l'investissement réalisé face à la concurrence. Le pacte d'actionnaires est un contrat entre une partie ou tous les actionnaires de la société. Le pacte d'actionnaires ne doit pas venir en contradiction des statuts ou de la législation. Il n'est pas prévu pour durer dans le temps, au contraire des statuts qui dépendent de la durée de vie de la société. Il gÚre les relations entre les actionnaires au cours de son existence et prévoit la rupture entre les actionnaires.

Le pacte d'actionnaires peut Ă©galement contenir des clauses :

‱ Clauses de prĂ©emption : Un ou plusieurs associĂ©s seront prioritaires pour la reprise des parts d'un associĂ©.

‱ Clause de non-concurrence

‱ Clause d'exclusivitĂ© : Un ou plusieurs associĂ©s doivent se consacrer pleinement au projet de la sociĂ©tĂ©.

En rĂ©sumĂ©, lors d'un besoin de financement, l'entrĂ©e d'un partenaire est souvent idĂ©ale. Il apporte son savoir-faire, son expĂ©rience, des procĂ©dures mais ne connaĂźt pas forcĂ©ment le cƓur de l'activitĂ©. Pour cette raison ou pour d'autres, la conservation du contrĂŽle de la sociĂ©tĂ© s'avĂšre d'une grande importance. La relation doit ĂȘtre encadrĂ©e et protĂ©gĂ©e juridiquement.

 

La crĂ©ation d’une SAS ou d’une SASU, une fausse bonne idĂ©e?

Pour rĂ©pondre Ă  cette question qui n’est pas Ă©vidente aujourd’hui je vous propose le point de vue du site CaptainContrat.com

La SociĂ©tĂ© par Actions SimplifiĂ© (SAS) est une forme juridique particuliĂšrement en vogue depuis quelque temps, qui suit l’appĂ©tence croissante vouĂ©e Ă  l’entrepreneuriat en France. Il semble intĂ©ressant de se demander si elle est vraiment adaptĂ©e Ă  toutes les situations.

La SAS est-elle la « meilleure » forme juridique ?

Cette forme juridique offre aux associĂ©s une grande libertĂ© en ce qui concerne les rĂšgles de fonctionnement de leur sociĂ©tĂ©. Contrairement Ă  la SociĂ©tĂ© Anonyme (SA), il n’y a pas besoin de prĂ©voir la constitution d’un conseil d’administration ou d’un directoire car le fonctionnement de la SAS repose sur la dĂ©signation d’un prĂ©sident unique. Il peut s’agir d’une personne morale ou physique, qui sera alors assimilĂ©e salariĂ©e et qui peut ĂȘtre actionnaire ou non de la sociĂ©tĂ© constituĂ©e.

De plus, ce type de sociĂ©tĂ© est plus facile Ă  crĂ©er qu’une SA. Les formalitĂ©s sont moins coĂ»teuses et la rĂ©daction des statuts est libre.De nombreux autres avantages s’offrent aux entrepreneurs qui souhaitent crĂ©er une SAS :

  • La SAS peut ĂȘtre constituĂ©e par un seul associĂ© sous la forme d’une SASU
  • Il n’y a pas de capital social minimum exigĂ©
  • Les associĂ©s ont une responsabilitĂ© limitĂ©e
  • Le patrimoine personnel n’est pas engagĂ© en cas de dettes au nom de la sociĂ©tĂ©
  • Le capital est facilement modifiable
  • Les rĂ©gimes fiscal et social sont avantageux d’un point de vue financier
  • La nomination et la rĂ©vocation d’un prĂ©sident ne demande pas de formalitĂ©s trop poussĂ©es

Cette liste n’est pas exhaustive et ces exemples font partie des Ă©lĂ©ments traduisant la souplesse offerte par la SAS.

Bien que cette forme juridique apparaisse comme celle Ă  privilĂ©gier grĂące aux libertĂ©s qu’elle offre aux porteurs de projet, est-elle toujours celle Ă  choisir dans 100% des cas ?

Vous vous en douterez, la rĂ©ponse est non... Longtemps favorite des français et pour de bonnes raisons, la SARL peut aussi ĂȘtre un bon choix pour votre projet, notamment si vous n’avez pas beaucoup d’expĂ©riences entrepreneuriales.

La liberté offerte par les statuts de la SAS peut-elle constituer un danger ?

Le succĂšs de la SAS s’explique principalement par la simplicitĂ© de sa constitution. C’est toujours grisant de se sentir libre de crĂ©er et faire fonctionner sa sociĂ©tĂ© comme on l’entend mais cette qualitĂ© peut ĂȘtre Ă©galement synonyme de risques. En effet, lorsqu’une SAS est constituĂ©e, les associĂ©s peuvent y insĂ©rer tous types de clause, notamment quant Ă  la nomination et la rĂ©vocation du prĂ©sident, mais Ă©galement, des clauses relatives Ă  l’actionnariat. Cependant, des clauses trop restrictives peuvent vite rendre les associĂ©s « prisonniers » de leurs actions. A l’instar de la SAS, la crĂ©ation d’une SARL est, elle, strictement encadrĂ©e par la loi. Cette absence de libertĂ© contractuelle se rĂ©vĂšle ĂȘtre un avantage dans plusieurs cas. PremiĂšrement, opter pour une forme juridique trĂšs encadrĂ©e permet d’avoir une « ceinture de sĂ©curitĂ© » lorsque l’on fait ses premiers pas dans le monde de l’entrepreneuriat. Ensuite, le cadre juridique plus restreint de la SARL permet de ne pas oublier de clauses et procure une sĂ©curitĂ© juridique que l’on ne retrouve pas avec la SAS.

Dans quelles mesures la SARL est-elle recommandée ?

La SARL est gĂ©nĂ©ralement la forme juridique la plus indiquĂ©e pour les entreprises familiales. Lorsque la SARL est constituĂ©e entre membres d’une mĂȘme famille, les associĂ©s de cette SARL dite « familiale » peuvent opter pour une imposition sur le revenu, Ă  la place de l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s. Avoir le choix entre les deux rĂ©gimes d’imposition peut permettre d’optimiser la structure fiscale de l’entreprise et va influencer les cotisations sociales auxquelles seront soumis les associĂ©s. La SAS, a contrario, est soumise en principe au rĂ©gime d’imposition sur les sociĂ©tĂ©s (IS), cela signifie que la taxe sur les bĂ©nĂ©fices est supportĂ©e par la sociĂ©tĂ© directement et que les associĂ©s seront ensuite imposĂ©s sur les revenus tirĂ©s de leur rĂ©munĂ©ration ou de la distribution de dividendes. Depuis 2008, il est dĂ©sormais possible pour une SAS d’opter pour l’impĂŽt sur le revenu si la sociĂ©tĂ© satisfait Ă  certaines conditions.

Comment faire le bon choix ?

Votre choix dĂ©pend essentiellement de vos besoins, de ce que vous projeter de faire dans le futur et de votre ressenti vis-Ă -vis du juridique. La SAS peut apparaitre comme la forme sociale idĂ©ale, nĂ©anmoins, elle n’est pas forcĂ©ment adaptĂ©e Ă  une personne ne souhaitant pas prendre le temps d’analyser toutes les possibilitĂ©s offertes par la souplesse de cette forme juridique.

Rappelez-vous que la SAS doit prĂ©voir toutes les rĂšgles de fonctionnement de la sociĂ©tĂ©, les rĂšgles de gestion, les rĂšgles relatives aux actionnaires
 Il ne faut rien laisser au hasard et donc ça demande beaucoup de recherches et de travail personnel, ou un accompagnement par un professionnel avisĂ©. Pour la SARL, le fait d’ĂȘtre encadrĂ© peut-ĂȘtre contraignant car il n’est pas possible de fixer les rĂšgles de fonctionnement souhaitĂ©es. L’entreprise est soumise Ă  des rĂšgles lĂ©gales fixes qui limitent la marge de manƓuvre des associĂ©s. NĂ©anmoins, ce statut permet d’anticiper toutes les situations futures car tout est prĂ©vu par la loi et il existe une jurisprudence dense.

Vous l’aurez compris, il est difficile aujourd’hui de savoir si la SAS est une forme juridique, survendue, toutefois on peut aisĂ©ment affirmer qu’en processus de crĂ©ation il faudra vous poser les bonnes questions avant de faire le choix de votre forme sociale. Ce n’est pas toujours Ă©vident de comprendre les diffĂ©rents enjeux juridiques auxquels une entreprise peut ĂȘtre confrontĂ©e. N’hĂ©sitez pas Ă  parler de votre projet et de vos besoins Ă  un professionnel qui saura vous guider vers la forme sociale la plus adaptĂ©e et pas nĂ©cessairement la plus « populaire », afin de dĂ©marrer l’aventure entrepreneuriale d’un bon pied. En cas de besoin, notre partenaire peut vous accompagner dans la crĂ©ation de votre entreprise et vous faire bĂ©nĂ©ficiez de conseils d’experts et avocats : crĂ©ez votre entreprise en quelques clics.

 

Les piĂšges et limites du pacte d'actionnaires

businessfinance Ce billet a été écrit par Loic LE GOAS, CEO de LegalVision.fr et ancien avocat.

Les pactes d'actionnaires, Ă©manation de la libertĂ© contractuelle, sont un outil prospĂšre en droit des sociĂ©tĂ©s. Et pour cause : ils sont gage de flexibilitĂ© face Ă  la frĂ©quente rigiditĂ© des statuts et permettent d'organiser au mieux la rĂ©partition du pouvoir et l'Ă©quilibre financier au sein de la sociĂ©tĂ©. Cependant, ce n'est pas un acte juridique infaillible : prenez garde Ă  sa rĂ©daction et Ă  ses effets !

  • Qu'est-ce que le pacte d'actionnaires ?

Le pacte d'actionnaires (ou pacte d'associĂ©s dans les sociĂ©tĂ©s Ă  parts sociales) est un acte juridique extra-statutaire, signĂ© par une partie ou la totalitĂ© des actionnaires, ayant pour objectif de complĂ©menter les statuts voire de rĂ©glementer d'autres aspects de la vie de sociĂ©tĂ©. Les relations entre actionnaires sont au cƓur de l'acte : il s'agira de prĂ©venir les conflits et de veiller Ă  la rĂ©partition du pouvoir et des intĂ©rĂȘts financiers.

Le pacte d'actionnaires se distingue des statuts Ă  plusieurs Ă©gards, et notamment : il n'est pas publiĂ©, la violation de ses dispositions ne peut aboutir qu'au versement de dommages-intĂ©rĂȘts, il ne s'impose qu'Ă  ses signataires, et sa modification requiert l'accord unanime des signataires.

Le pacte est un instrument utile pour organiser les relations entre associĂ©s et ainsi Ă©viter les situations de blocage. Il est souvent utilisĂ© lors des opĂ©rations de reprise d'entreprise, mais Ă©galement Ă  l'occasion de l'entrĂ©e au capital d'investisseurs dans le cadre du capital-investissement. Dans cette hypothĂšse, l'opĂ©ration permet de rĂ©pondre au besoin de capitaux propres de la sociĂ©tĂ© : Ă  cette occasion, il est souvent demandĂ© aux dirigeants et actionnaires majoritaires de prendre un certain nombre d'engagements matĂ©rialisĂ©s par un pacte d'actionnaires.

Il faut rester vigilant face Ă  deux types d'Ă©cueils que le pacte est susceptible de gĂ©nĂ©rer : d'une part, le pacte peut voir son efficacitĂ© limitĂ©e par une rĂ©daction fragile. D'autre part, le pacte peut ĂȘtre source de piĂšges pour ses actionnaires.

  • Pacte d'actionnaires : de l'importance de sa rĂ©daction

Le pacte d'actionnaires permet essentiellement d'anticiper les conflits pour Ă©viter les paralysies au sein de la sociĂ©tĂ© : il faut ĂȘtre particuliĂšrement vigilant Ă  sa rĂ©daction pour garantir sa pleine efficacitĂ©. Ainsi, les clauses imprĂ©cises sont Ă  oublier : elles crĂ©eraient davantage de contentieux par le doute qu'elles pourraient gĂ©nĂ©rer ! Il est vivement conseillĂ© de prĂ©voir une procĂ©dure prĂ©cise pour chaque Ă©vĂ©nement ou conflit susceptible de survenir.

ParallĂšlement, les clauses trop rigides sont Ă  bannir de votre pacte, puisqu'elles provoqueront des situations qu'elles sont pourtant censĂ©es Ă©viter : des blocages ! Laisser une certaine souplesse permet d'ĂȘtre sĂ»r de parer Ă  toutes les situations.

Enfin, il faut absolument Ă©viter d'introduire des clauses pouvant faire l'objet d'une interdiction, qui neutraliseront l'efficacitĂ© de votre pacte : c'est le cas par exemple des clauses lĂ©onines ou purement potestatives, et celles interdisant aux actionnaires d'agir en justice.

  • Le pacte d'actionnaires, une source possible de piĂšges pour ses signataires

De maniĂšre plus gĂ©nĂ©rale, le rĂ©dacteur dudit pacte n'est pas le seul Ă  devoir redoubler de vigilance : l'actionnaire ou le dirigeant qui se voient proposer un pacte d'actionnaires ne doit pas le signer les yeux fermĂ©s. C'est particuliĂšrement vrai quand l'investisseur impose la rĂ©daction d'un pacte Ă  son entrĂ©e dans le capital. Le dirigeant doit par exemple veiller Ă  ce qu'il ne soit pas entravĂ© dans la gestion quotidienne de l'entreprise, et ĂȘtre vigilant aux conditions de sorties imposĂ©es par les dispositions du pacte. L'actionnaire quant Ă  lui doit pouvoir nĂ©gocier voire refuser certaines clauses pour Ă©viter les abus. Il est frĂ©quent en effet que les capital-investisseurs imposent toute une batterie de clauses contraignantes pour se protĂ©ger.

C'est le cas des clauses antidilutives, dites aussi « clauses de ratchet » : elles permettent aux investisseurs de se protĂ©ger contre la baisse de valorisation de la sociĂ©tĂ© pour Ă©viter une dĂ©valorisation de leur investissement. Il leur est alors possible d'augmenter le pourcentage de capital dĂ©tenu dans la sociĂ©tĂ© proportionnellement Ă  la baisse de la valorisation. Les investisseurs voient ainsi leur participation maintenue Ă  l'occasion d'une nouvelle levĂ©e de fonds basĂ©e sur une valorisation de la sociĂ©tĂ© infĂ©rieure Ă  celle retenue lors de leur souscription.

On trouve aussi la clause de liquidation prĂ©fĂ©rentielle : en application du principe « last money in, first money out », on privilĂ©gie, dans l'hypothĂšse d'une liquidation, d'une cession ou d'une fusion, les derniers actionnaires arrivĂ©s. ConcrĂštement, la clause permet Ă  l'investisseur de jouir d'une valorisation majorĂ©e de sa participation, en rĂ©duisant parallĂšlement celle des actionnaires initiaux. Il en existe de nombreuses variantes.

La clause de bad leaver est particuliĂšrement emblĂ©matique, comparĂ©e Ă  une Ă©pĂ©e de DamoclĂšs sur la tĂȘte du dirigeant : elle vise Ă  prĂ©voir le rachat des titres de celui-ci, sous forme de promesse de vente au profit des autres actionnaires, lorsqu'il cesse de façon fautive ses fonctions. C'est une mesure sanctionnatrice puisque le prix de rachat, dĂ©terminĂ© Ă  l'avance, sera considĂ©rablement amoindri par rapport Ă  la valorisation du marchĂ©. A noter que des clauses de good leaver peuvent organiser le dĂ©part amiable et autorisĂ© du dirigeant.

Les clauses de protection soumettent la prise des décisions pouvant diluer l'investissement ou diminuer la valeur de l'actif à l'accord préalable d'une classe d'investisseurs.

Il existe de multiples autres clauses vectrices de piĂšges pour les signataires du pacte : clause d'inaliĂ©nabilitĂ©, clause de claw back, clause de transfert... Il est donc particuliĂšrement important de soigner la nĂ©gociation, voire de faire appel Ă  un professionnel qui saura identifier les piĂšges potentiels.

  • Pacte d'actionnaires : il est toujours possible de le modifier !

Le pacte d'actionnaires rĂ©pond au droit commun des contrats : pour le modifier, il faudra obtenir l'accord de tous les signataires et procĂ©der Ă  un avenant. Le formalisme est donc simple et, en principe, la modification du pacte n'entraĂźnera aucun coĂ»t, sauf en cas d'intervention d'un professionnel du droit. Compte tenu des limites et des risques entourant le pacte d'actionnaires, il est d'ailleurs vivement conseillĂ© de se faire assister lors de la rĂ©daction de cet acte.

 

Le Burn Out: plus de 3 millions de personnes concernées

Carte de la France Selon une étude publiée par le cabinet de prévention des risques TechnologiaLe «burn out», guette 3,2 millions d'actifs en France.

Selon le sondage réalisé auprÚs de 1 000 salariés, 12,6% connaissent cette problématique professionnelle. Si l'on fait un focus sur les secteurs d'activités les plus touchés nous avons:


  • Les agriculteurs (23,5%),
  • Les artisans, commerçants et chefs d'entreprise (19,7%)
  • Les cadres (19%)
  • Les ouvriers (13,2%)

Le cabinet Technologia spécialiste dans ce type de problématique est d'ailleurs intervenu il y a quelques années chez France Télécom aprÚs les différents suicides.

Le «burn-out» pouvant avoir différentes caractéristiques comme la dépression d'épuisement, l'état de stress constant, une anxiété généralisée. L'ensemble imputable aux conditions de travail et à la maniÚre dont vie le salarié ses fonctions.

Article sponsorisĂ© par moi mĂȘme....

HYPNOSE/Narbonne/BĂ©ziers/Carcassonne/Perpignan/Montpellier

 

La liste des sociétés de capital investissement mise à jour en temps réel

businessfinance Le fonds de Capital Investissement SERENA a mis en ligne une liste regroupant l'ensemble des acteurs Ɠuvrant dans le financement en fonds propre des entreprises.

Cette démarche est participative afin de s'assurer de sa mise à jour.

Vous cherchez des fonds ? alors cliquez sur le lien suivant:

Liste capital risque et capital développement

 

Sun, Facebook, Microsoft, MySpace,Cadence Design System,Apple aident à la création de start-up

businessfinanceConnaissez-vous l'appel public Ă  l'innovation ?

Par contre l'appel public Ă  l'Ă©pargne reste plus familier: ce mĂ©canisme qui permet Ă  une entreprise de lever des fonds auprĂšs de n'importe quels Ă©pargnants. Avec cette pratique boursiĂšre une entreprise peut ĂȘtre financĂ©e sans jamais connaitre personnellement tous ses actionnaires.

Depuis 5 ans environ, nous assistons à l'appel public à l'innovation car des entreprises de tailles mondiales mettent en place des aides voire des financements à des créateurs pouvant leur amener directement ou indirectement un supplément de chiffre d'affaire via la proposition de nouvelles applications.

Quelques exemples

1-L’accĂ©lĂ©rateur Microsoft Ventures

A partir du MICROSOFT TECHNOLOGY CENTER basĂ© Ă  Paris, Microsoft met Ă  la disposition des entrepreneurs diffĂ©rents services :

  • assistance technologique,
  • support commercial et marketing,
  • accompagnement technique,
  • soutien Ă  l'internationalisation,
  • sessions de formation aux techniques de management.

2-Le groupe CADENCE

Cette sociĂ©tĂ© spĂ©cialiste des outils logiciels de conception pour Ă©lectronique, dĂ©veloppe un programme d'aide pour les jeunes entreprises innovantes du secteur. InitiĂ© en IsraĂ«l et au Royaume Uni, le « start-up accelerator programme » vise Ă  donner accĂšs aux start-up Ă  tout l'Ă©cosystĂšme financier et technique dont elles ont besoin pour se dĂ©velopper et valider leur technologie.

D'autres programmes de ce types sont dans les cartons d'autres Ă©diteurs, qui ont bien compris ce qu'ils avaient Ă  y gagner : l'accĂšs direct Ă  l'innovation qu'ils ne sont plus forcĂ©ment en mesure de dĂ©velopper dans leur propre laboratoires. Cette dĂ©marche leur permet Ă©galement de renouveler leur rĂ©seau de partenaires et d'Ă©tendre l'Ă©cosystĂšme d'entreprises s'intĂ©grant avec leur technologie.

3-Facebook le célÚbre site de networking pour étudiants américain qui a lancé il y a quelques années FACEBOOK FUNDS, un fonds doté de 10 millions de dollars dédié aux entreprises qui conçoivent des applications qui permettent à l'entreprise de multiplier les services.

4-MySpace avec le fonds Slingshot Labs.

Au-delà de l'argent les créateurs du fonds souhaitent mettre à la disposition des entrepreneurs un ensemble de prestations permettant à ces derniers de se développer rapidement (recours à des consultants, aide à la commercialisation, mise en relation...).

L'intĂ©rĂȘt pour MYSPACE Ă©tant de participer Ă  l'Ă©closion de services qui utiliseront sa plateforme et ceci sans dĂ©velopper en interne un pool de recherche et dĂ©veloppement.

5-Sun met à la disposition d'entrepreneur différentes prestations afin:

  • d'ĂȘtre en permanence Ă  l'Ă©coute de l'Ă©volution de la demande ( c'est une maniĂšre de faire de la veille),
  • de connaĂźtre les derniĂšres avancĂ©es technologiques en amont ou en aval de leurs activitĂ©s et donc d'ĂȘtre bien placĂ© dans le cadre d'une incorporation ou d'une coopĂ©ration,
  • de gĂ©nĂ©rer des nouveaux dĂ©bouchĂ©s commerciaux soit parce que l'entreprise accompagnĂ©e en se dĂ©veloppant va utiliser de plus en plus leurs solutions soit parce que les clients de l'entreprise aidĂ©e vont naturellement utiliser les solutions maisons.

Les prestations proposées:

-DES LOGICIELS GRATUITS,

-DES REDUCTIONS: de 20% Ă  50% sur l'acquisition de solutions logicielles et ce pendant 4 ans sur les serveurs, les stations de travail et moniteurs Sun, les solutions de stockages.

-DES SERVICES GRATUITS: bénéficier gratuitement du support par e-mail et de la formation sur des technologies et produits sélectionnés, afin que vos développeurs puissent s'approprier les outils de développement et tendances émergentes. Les experts Startups Ask Sun dépannent toute une série de problÚmes de développement urgents et proposent leur assistance pendant 6 mois.

6- Apple avec le fonds, iFund, de 100 millions de dollars pour investir dans les startups qui créées des applications pour l'iPhone.

Apple a joué auprÚs de start up le rÎle de véritable capital risqueur afin de financer de nouvelles applications qui enrichissent l'iphone et la plateforme iTouch.

La société de capital risque iFund et son initiateur initial Steve Jobs a pour vocation de créer à partir de l' iPhone une industrie (création d'un réseau social...).

En conclusion amis développeurs si vous voulez bénéficier de soutient logistique ou de financement dans votre projet alors lancez vous en priorité dans les business de Sun, Facebook, Microsoft, MySpace,Cadence Design System,Apple.

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Le financement de nos jeunes entreprises...un problÚme récurrent

DollarsLe Directeur de la pépiniÚre d'entreprises de Revel (membre du réseau Interfaces) attire mon attention sur un article fort intéressant de Mme Christine Lejoux paru dans le magazine La Tribune sous le titre évocateur " Et si les investisseurs étrangers étaient ceux qui croyaient le plus dans les start-up françaises ?"

Malheureusement depuis trop longtemps j'écris sur une des problématiques bien Française: la difficulté que nous avons à financer nos entreprises en phase d'amorçage technologique ou commerciale.

Cet article va dans le mĂȘme sens:

En 2013, le capital risque a investi 642 millions d'euros, un montant "trĂšs insuffisant, qui ne permet pas de faire face aux enjeux du financement de l'innovation en France", regrette l'Afic.

Et d'insister : "A titre de comparaison, ce sont 21,3 milliards d'euros qui ont Ă©tĂ© investis par le capital-innovation aux Etats-Unis, soit 33 fois plus !".

Rapporté au poids des économies respectives, le capital-risque pÚse donc 5,7 fois moins en France qu'aux Etats-Unis.

La conséquence, notamment, des nouvelles réglementations de Bùle III et de Solvabilité II, relatives au renforcement des fonds propres des banques et des assureurs, et qui restreignent la capacité de ces derniers à continuer à jouer leur rÎle de pourvoyeurs traditionnels du capital-investissement français.

A quoi s'ajoutent les coups de rabot portĂ©s ces derniĂšres annĂ©es aux incitations fiscales dont bĂ©nĂ©ficiaient les particuliers investissant dans des FCPI (fonds communs de placement dans l'innovation) et des FIP (fonds d'investissement de proximitĂ©). Un manque de ressources qui conduit le capital-risque français Ă  ne plus ĂȘtre en mesure de financer les start up hexagonales, un comble.

Aussi l'Afic et l'Association française de la gestion financiÚre réclament-elles "le rétablissement d'une fiscalité incitative" dans ce domaine. Un débat bien français.

Tout est dit!!!

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GOOGLE FAIT DU CAPITAL RISQUE EN EUROPE

DollarsVous souhaitez lever des fonds auprÚs des capitaux risqueurs: et bien je vous invite à prendre un billet en direction de Londres afin de rencontrer les équipe de Google Ventures qui vont investir 100 millions de dollars dans des start-up européennes.

Pour rappel Google ventures est un fonds de capital risque créé en 2009 pour investir dans des jeunes entreprises en croissance dans des filiÚres prioritaires: l'internet évidemment, les cleantec ( la filiÚre environnement) et les biotechnologies de la santé.

Bonne chance....

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Un peu d'Ă©nervement avec le fonds Large Venture de la BPI

DollarsCommençons soft en présentant le fonds:

Le fonds Large Venture constitue une alternative et un complĂ©ment aux investisseurs Ă©trangers (notamment anglo-saxons) qui ont dĂ©montrĂ© par le passĂ© leur capacitĂ© d’investir des montants Ă©levĂ©s dans des opĂ©rations de capital-risque.

Le fonds Large Venture accompagnera les entreprises Ă  fort besoin capitalistique des secteurs prioritaires de la santĂ©, du numĂ©rique et de l’environnement, dans l’accĂ©lĂ©ration de leur dĂ©veloppement commercial, leur dĂ©ploiement Ă  l’international ou l’industrialisation de leur technologie.

Les montants investis seront conséquents car en général supérieurs au montant de leur chiffre d'affaires.

Donc chers amis entrepreneurs si vous cherchez des fond en phase d'amorçage technologique (pour un faire un prototype) vous pouvez passer votre chemin, une nouvelle fois vous ĂȘtes oubliĂ©s...et si vous cherchez des fonds pour faire du chiffre d'affaires (pour mettre en place un plan d'action commercial...) il faudra chercher autre part ( zut...le pĂšre noĂ«l est dĂ©jĂ  passĂ© !)

DotĂ© de 500 M€ le fonds va intervenir sur des opĂ©rations Ă  partir de 10 M€, dans la trĂšs grande majoritĂ© des cas en co_investissement avec des partenaires privĂ©s, et aura la facultĂ© d’investir dans les sociĂ©tĂ©s cotĂ©es ou non cotĂ©es, pendant des durĂ©es longues.

En rĂ©sumĂ© si vous ĂȘtes dĂ©jĂ  une entreprise qui rĂ©alise au minimum 10 millions d'euros de chiffre d'affaires, il vous faudra motiver Ă  la fois la BPI et au minimum une sociĂ©tĂ© de capital investissement pour pouvoir obtenir 10 millions....

Souvent auprĂšs de nos crĂ©ateurs on utilise le concept de niche commerciale pour catĂ©goriser les clients visĂ©s; vis Ă  vis du Fonds large Venture il s'agit d'une micro, voir mĂȘme d'une nano niche qui doit normalement nous permettre de crĂ©er les Google de demain..dixit le gouvernement.

Ils oublient une chose: avant d'avoir besoin de 10 millions d'euros une entreprises a d'abord besoin de trouver les premiers 100 000 euros.

Les fondateurs de Google ont d'abord pu trouver 200 000 dollars pour pouvoir amorcer la pompe alors qu'ils n'avaient aucune idĂ©e du modĂšle Ă©conomique ; ils n'Ă©taient certains que d'une chose : que des utilisateurs trouveront une utilitĂ©...

Revenons en France et amusez vous Ă  aller voir un financier (capital risque et business angels) en leur indiquant que votre innovation est bankable, par contre vous n'avez pas une idĂ©e dĂ©finitive de la clientĂšle visĂ©e et encore des flous sur les modalitĂ©s de rĂ©munĂ©ration...Je parie que le taux de retour sera nĂ©gatif...Ainsi Google n'aurait jamais pu ĂȘtre crĂ©Ă© en France.

Loin de moi l'idĂ©e d'opposer les entreprises innovantes matures et les jeunes pousses, nĂ©anmoins compte tenu des contraintes budgĂ©taires actuelles entre financer des entreprises qui font plusieurs millions de chiffres et qui sont rentables et financer nos jeunes entreprises y a t 'il lieu d'hĂ©siter ?

Et comme les financements publics ne sont pas lĂ©gion, s'il faut faire un choix, entre financer une entreprise Ă  hauteur de 10 000 millions et en financer 50 je sais vers oĂč mon cƓur balance, et vous ?

Imaginez 50 entreprises qui reçoivent 200 000 euros en fonds propres, c'est au minimum une entreprise qui va pouvoir mobiliser 200 000 de plus grùce aux aides publiques sans compter l'intervention de nos amis banquiers et de l'apport des fondateurs.

Ainsi on pourrait faciliter la crĂ©ation de centaines d'entreprises avec une capacitĂ© d'investissement de 500 000€. Avec 500 000 euros on peut lancer de beaux projets sur notre territoire....

Alors si on veut créer les Facebook de demain favorisons d'abord les créateurs d'aujourd'hui...et avant d'amener de l'eau à la mer, occupons nous de ceux qui ont déjà soif....

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Pour la premiÚre fois en France un fonds de capital risque mis en oeuvre par une université

DollarsSelon le JDD ce mercredi va ĂȘtre officialisĂ© la crĂ©ation d'un fonds Ă©manant de 15 universitĂ©s rĂ©unies sous la banniĂšre Sorbonne UniversitĂ©s (dont l'universitĂ© Pierre-et-Marie-Curie, l'universitĂ© de technologie de CompiĂšgne ou encore l'Insead).

Ce fonds d'amorçage est possible depuis la loi de 2007 sur l'autonomie des universités, qui autorise à créer des fondations pour trouver des financements complémentaires. L'objectif est d'atteindre 60 millions d'euros afin de financer des créations d'entreprises émanant d'étudiants et ainsi conserver les entrepreneurs innovant sur notre territoire.

À ce jour, la fondation a dĂ©jĂ  collectĂ© 35,5 millions via: ex CDC Entreprises (BPI aujourd'hui), Natixis, CNP, Malakoff MĂ©dĂ©ric et AG2R.

Cette enveloppe sera gérée par la société de capital-risque Quadrivium Ventures.

L'objectif: accompagner une quinzaine de start-up sur quatre ans.

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Le capital risque finance t-il des entreprises qui crées de l'emploi ?

Dollars L'Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC) et Ernst & Young ont publié une étude portant sur l'évolution des entreprises en France qui ont eu des financements par des capitaux risqueurs/développeurs.

Les chiffres concernent 2.790 entreprises financées par les fonds de private equity ( capital investissement).

Les données sur 2012:

  • les sociĂ©tĂ©s affiche 80.000 emplois. Alors que l'AFIC prĂ©cise que la "conjoncture Ă©conomique est extrĂȘmement difficile" et qu'il y a eu 100.000 emplois dĂ©truits dans le secteur marchand en France en 2012.
  • Le chiffre d'affaires des sociĂ©tĂ©s financĂ©es est en augmentation de 4% par rapport Ă  2011.
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Le mentorat universitaire pour créer votre entreprise cela vous parle ?

businessfinanceCréer une entreprise innovante nécessite des compétences trÚs larges afin de passer sans embuche de la phase de faisabilité (de l'idée au prototype), à la phase de lancement de la production (ou de la servuction) et de la commercialisation sous oublier la phase de maturité et de gestion financiÚre.

Difficile de passer tous ces caps seuls....Pour la phase de faisabilité et de lancement de la production/commercialisation aux USA existe au sein de deux universités un programme intéressant:

  • l'un Ă  l'universitĂ© de Virgine

Chaque mentors apporte 3 000 dollars par an à ce programme. Fort de ce budget l'université est en mesure d'accompagner les créateurs au niveau financiers jusqu'à 10 000 dollars pour différentes dépenses ( dépÎt de brevet, prototype...).

Le créateur bénéficie également des compétences provenant d'un mentor ayant des compétences en droit, un autre en capital risque et également un cadre ou un ancien entrepreneur.

De plus du personnel de l'université est également mis à la disposition de l'entrepreneur.

  • l'autre au MIT

Le MIT est en avance sur ce type de prestation puisque ce programme d'accompagnement à plus de 13 ans d'existence. Là également un éco-systÚme est bùti autour du créateur afin de l'aider dans son développement.

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Vous voulez vous implanter aux USA...On vous aide

businessfinanceSi vous programmez à court terme un développement de votre business aux USA, alors poursuivez le Programme d'accélération dans la Silicon Valley.

Le programme propose un condensĂ© de 10 semaines de business developpement, de coaching et de networking, pour les entreprises françaises ayant un projet d’implantation Ă  court terme dans la Silicon Valley.

L'implication d'Ubifrance et de Bpifrance permettra aux PME sélectionnées de mener à bien leur stratégie d'implantation aux Etats-Unis.

Comment postuler ?

8 PME et startups françaises du secteur des TIC seront sĂ©lectionnĂ©es sur la base de leur projet d’implantation, du caractĂšre innovant de leur offre et de son adĂ©quation avec les attentes du marchĂ©.

La sĂ©lection sera faite par un jury composĂ© de personnalitĂ©s reconnues, que ce soit dans le capital risque ou dans l’écosystĂšme des startups de la Silicon Valley.

Les grands groupes partenaires du programme (Cisco, Sprint, Qualcomm Ventures, Samsung, Intel
) seront les premiers localement Ă  dĂ©couvrir la liste des participants, et indiqueront les startups qu’ils veulent rencontrer.

Calendrier

  • TĂ©lĂ©charger le dossier d’inscription sur le site http://ubi-io.com/fr/
  • Renvoyer le dossier de candidature avant le 28 fĂ©vrier 2014 Ă  l’adresse ubi.io@ubifrance.fr
  • DĂ©but mars 2014 : RĂ©union du ComitĂ© de sĂ©lection et annonce des 8 PME sĂ©lectionnĂ©es
  • Du 5 mai au 11 juillet 2014 : PremiĂšre Ă©dition d’ubi i/o

Pour en savoir plus, consultez le site dédié : http://ubi-io.com/fr/

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Vous recherchez de l'argent auprĂšs d'un business angel ....une piste avec Xavier Niel

businessfinance Fundmeblog, le site de mise en relation entre des start-ups et investisseurs financiers a publié son premier classement des business angels français. Classement qui considÚre le nombre d'investissements réalisés par chaque business angels sur une période courant de 2011 à 2012 +le 1er semestre 2013.



Xavier Niel arrive largement en tĂȘte avec 800 investissements avec le fonds d’investissement Kima Ventures qu’il a crĂ©Ă© avec JĂ©rĂ©mie Berrebi.

Le fondateur de Free investit trÚs réguliÚrement. Parmi celles-ci on retrouve:

  • Bank of Poker,
  • Cheers,
  • Financetesetudes.com,
  • Friendco.de,
  • Mimesis Republic,
  • Mirakl,
  • Open Search Server,
  • Plyce,
  • Quandora,
  • Shoork,
  • Storific,
  • Sush.io,
  • Kiwup,
  • I dispo,
  • Festicket,
  • Wizishop,
  • Yasound,
  • 1001Menus



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Bilan de la semaine des Business Angels

businessfinance La 8Úme édition de la semaine des Business Angels a touché à sa fin au terme de huit jours riches en événements

Les Business Angels se sont mobilisĂ©s dans 14 rĂ©gions en France pour cette semaine spĂ©ciale qui leur est consacrĂ©e chaque annĂ©e. Retour sur les grands chiffres Ă  retenir, les Ă©vĂ©nements marquants et les diffĂ©rentes retombĂ©es presse de cette 8Ăšme Ă©dition Ă  succĂšs !

37 Ă©vĂ©nements sur toute la France ! versus 27 en 2012

Pas moins de 14 rĂ©gions Ă©taient reprĂ©sentĂ©es !

3 CHIFFRES CLÉS

  • PrĂšs de 3500 participants
  • 400 BA potentiels ciblĂ©s
  • 50 nouveaux BA dĂ©jĂ  recrutĂ©s

Les événements organisés ont été majoritairement tournés vers le recrutement de nouveaux Business Angels pour venir gonfler les rangs des réseaux. Le ressenti à l'issue de cette semaine des BA est trÚs positif puisque le fréquentation sur les événements a été en hausse de plus de 30% par rapport à l'an dernier et le nombre de Business Angels potentiels identifiés a quant à lui augmenté de 10%.

3 FAITS MARQUANTS

- Jean-David Chamboredon & Olivier Mathiot Ă  l'Open Pitch de PBA

Deux guests Ă©taient prĂ©sents sur l'Ă©vĂ©nement de Paris Business Angels : Jean-David Chamboredon (prĂ©sident d'ISAI et leader de la fronde des "Pigeons") en ouverture de la manifestation et Olivier Mathiot (co-fondateur de PriceMinister) en tant que prĂ©sident du jury de sĂ©lection des projets prĂ©sentĂ©s.

Si vous souhaitez mieux connaĂźtre Jean-David Chamboredon, mais surtout savoir comment raisonne un capital risqueur face Ă  la demande de financement d'une entreprise alors c'est par ici:

Vidéos Exclusives: Rencontrer un des leaders du capital risque mondial: 3I

- Plus de 90 entrepreneurs ont pu présenter leur projet

Ils Ă©taient plus de 90 sur l'ensemble du territoire Ă  avoir pu prĂ©senter leur (future) entreprise Ă  de potentiels investisseurs. Sous forme de pitchs ou lors de sessions en "tĂȘte-Ă -tĂȘte" comme au rĂ©seau MELIES, les entrepreneurs ont cherchĂ© Ă  convaincre les diffĂ©rents acteurs du financement de l'innovation !

- Forte mobilisation des jeunes avec Arts & MĂ©tiers Business Angels (AMBA) et 100000 entrepreneurs

PrĂšs de 600 Ă©tudiants de toute la France ont pu ainsi dĂ©couvrir l'activitĂ© des BA et l'Ă©cosystĂšme de l'entrepreneuriat !

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Focus sur les business angels Américains

businessfinanceLes premiers résultats de l'étude conjointe menée par la Silicon Valley Bank et l'Angel Resource Institute:

  • une augmentation des montants investis en 2013 avec en moyenne entre 680.000 et 1,5million de dollars apportĂ©s par investisseurs, soit une augmentation de plus de 23% depuis 2012,
  • Au global les business angels ont financĂ© les entreprises pour 20 milliards de dollars en 2013. Cela laisse rĂȘveur !

L'amorçage qui fait tant défaut en France n'est pas oublié aux USA:

  • 80% des investissements sont a destination des start-ups en cours de crĂ©ation ou en dĂ©veloppement,

Les filiĂšres prioritaires ?

  • 72% des financements sont ciblĂ©s sur les secteurs du mobile, de la santĂ© ou d'Internet
  • 8 % seulement pour l'Ă©nergie ou l'industrie

Comme en France la plupart des Business Angels investissent sur une zone géographique proche de leur lieu d'habitation:

  • 80% des investissements sont opĂ©rĂ©s dans l’Etat d'origine du Business Angel.
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Savez-vous que de grands groupes font du capital risque déguisés ?

DollarsDans un précédent article nous avions abordé le Corporate Venturing, à savoir certains grands groupes qui font du capital risque en apportant des financements aux entreprises en développement: "le Groupe SEB, Bouygue Télecom et SFR peuvent financer votre entreprise"

Et bien il existe une seconde catégorie de corporate venturing: les grandes groupes qui au lieu d'intervenir directement auprÚs des entreprises via leurs équipes, préfÚrent apporter simplement les fonds à une société de capital risque qui doit en faire un bon usage.

Des exemples ?

  • Orange Publicis

Courant 2012, Orange et Publicis se sont associĂ©s Ă  Iris Capital pour crĂ©er l’un des premiers fonds europĂ©en de capital risque dĂ©diĂ© Ă  l’économie numĂ©rique.

Les 2 groupes ont apportĂ© ensemble 150 millions d’euros qui, ajoutĂ©s aux engagements provenant d’investisseurs tiers dont font partie le Fonds EuropĂ©en d’Investissement et de CDC Entreprises (Groupe Caisse des DĂ©pĂŽts), permettent d’atteindre une capacitĂ© totale d’investissement de 300 millions d’euros.

Iris Capital est un acteur leader du venture capital europĂ©en, spĂ©cialisĂ© dans le secteur de l’économie numĂ©rique. Depuis sa crĂ©ation en 1986, l’équipe d’Iris Capital a investi un montant total excĂ©dant 950 M€ dans plus de 220 sociĂ©tĂ©s. Iris Capital intervient Ă  divers stades de dĂ©veloppement dans des sociĂ©tĂ©s Ă  forte croissance, de service ou de technologie.

L’équipe est prĂ©sente Ă  Paris, DĂŒsseldorf, San Francisco, MontrĂ©al, Riyad, DubaĂŻ, PĂ©kin et Tokyo.

  • EDF et Allianz

En mai 2012 EDF et Allianz ont apporté des fonds permettant de créer Electranova Capital qui est géré par la société de capital investissement Idinvest Partners.

Electranova Capital, fonds de capital risque pour les start-up est spécialisées dans les cleantech.

Le fonds Electranova Capital, dotĂ© d’une capacitĂ© d’investissement minimum de 60 M€, a vocation Ă  favoriser l’émergence de projets innovants dans les nouvelles technologies afin de relever le dĂ©fi d’un modĂšle Ă©nergĂ©tique bas carbone.

  • Casino

Le groupe Casino a investi 5 millions d'euros dans un fonds d'investissement géré par Partech International. Ce fonds a par exemple financé Sensee une des entreprises lancée par Marc Simoncini.

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Une visite du siĂšge de GOOGLE et un point sur le Google chasseur de start up

businessfinanceComme vous le savez Google est en quĂȘte permanente de nouveaux projets et pour cela utilise diffĂ©rentes mĂ©thodes:

  • de la libertĂ© laissĂ©e aux salariĂ©s pour mener des projets personnels/professionnels pendant leur temps de travail (limitĂ© Ă  20% du temps de travail). Ainsi l'innovation n'est plus l'apanage exclusif des services marketing et des pĂŽles technologiques...tout le monde peut apporter une idĂ©e rĂ©volutionnaire...
  • le rachat de jeunes entreprises avec un triple avantage:

- capter des équipes déjà constituée et qui fonctionnent,

- intégrer de nouveaux services et des idées innovantes,

- stimuler en permanence le management, revoir le fonctionnement en continue de l'entreprise, d'éviter la routine.... en clair limiter le risque que Google devienne une administration avec ses lourdeurs. Pour rappel la réussite (globale) de Richard Charles Branson est dû entre autre à la création d'une multitude de filiales chacune ayant ses propres objectifs, fonds et responsabilités:

  • Virgin Atlantic: transport aĂ©rien
  • Virgin Cola: sodas
  • Virgin Direct: produits financiers
  • Virgin Trains: transports ferroviaires
  • Virgin Mobile: tĂ©lĂ©phonie mobile
  • Virgin Active : salles de sport
  • Virgin Money: finances
  • Virgin Galactic: tourisme spatial

L'agilité plutÎt que le mammouth !

Revenons à Google: Racheter des entreprises obligent l'entreprise à revoir ses dogmes et principes, c'est intégrer de nouvelles équipes, bousculer les habitudes.

D'ailleurs c'est le propre de toute acquisition. Lorsque l'on accompagne une PME dans une opération de croissance externe on oblige l'entreprise à quitter une zone de confort pour se mettre un peu en danger....

Et google doit se mettre en danger face à des concurrents de plus en plus lourd sur les réseaux sociaux:

Facebook avec plus 710 millions de visiteurs uniques alors que Google avec un peu plus de 900 millions est en tĂȘte mais l'Ă©cart diminue.

Avec ses 25 000 salariés et son chiffres d'affaires au delà de 30 milliards de dollars GOOGLE doit "bouger" et donc faire des acquisitions comme avec Picnik.com le site de retouche de photographie.

Je profite de ce post pour vous proposer de visiter le siĂšge de Google: le Googleplex avec du sable pour du beach volley,des piscines, des salles de sport, de la verdure....

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Matignon souhaite rencontrer des entrepreneurs

carte de la franceLe premier ministre Jean-Marc Ayrault mercredi a reçu 12 créateurs d'entreprises pour:

  • connaĂźtre cette communautĂ©....
  • promouvoir la politique du gouvernement

Il y avait 6 hommes et 6 femmes...aucune information sur la couleur de la peau, la religion, la taille....

"Le gouvernement souhaite ainsi montrer l'intĂ©rĂȘt qu'il porte Ă  l'entrepreneuriat sous toutes ses formes dans notre pays, Ă  valoriser la prise de risque associĂ©e Ă  la crĂ©ation d'entreprise et, enfin, Ă  capitaliser sur les expĂ©riences rĂ©ussies, afin d'inspirer celles et ceux qui souhaiteraient, Ă  leur tour, crĂ©er leur entreprise", expliquent les services du Premier ministre.

Selon Matignon, "les participants ont tenu à souligner l'importance de l'accÚs au financement au stade de la création, leur souhait de disposer d'un environnement réglementaire et fiscal stabilisé pour entreprendre et ont également évoqué les enjeux associés à la mise en place dans notre pays d'un accompagnement personnalisé des entrepreneurs".

M. Ayrault a en retour vanté les dispositifs mis en place depuis un an, comme le crédit d'impÎt compétitivité ou la Banque publique d'investissements.

Une question me vient à l'esprit: la BPI n'est que le regroupement d'OSEO innovation, Oséo financement, Oséo garantie, la CDC....mais au final qu'est ce que cela apporte de plus ?

D'un point de vue marketing il y a création d'une nouvelle marque, par contre en terme de services on attend toujours....

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Vous connaissez un capital investisseur familial ? moi oui..le Groupe Goré

DollarsFondélia une société de capital investissement familiale qui va investir 5 millions d'euros auprÚs de 200 TPE pour des tickets entre 10 000 et 30 000 euros.

Le dirigeant de Fondélia, Camille Brodhag, indique que les entreprises de type TPE ont toujours des problÚmes pour financer leur activité surtout lorsque celle-ci est en fort développement et nécessite des investissements du type recrutement, salons professionnels, développer de nouveaux produits.

Comme (presque) tout capital risqueur qui se respecte l'objectif n'est pas de diriger l'entreprise qui sera financée; en échange d'argent frais il y aura une prise de participation au capital tout en restant minoritaire pendant 5 ans.

A l’issue de ce terme, l’entrepreneur rachĂšte alors les titres de la sociĂ©tĂ© dĂ©tenus par Fondelia.

Le fonds FondĂ©lia fait parti du pĂŽle financier de la famille d’industriels GorgĂ©. Le pĂŽle GORGÉ INVESTISSEMENT est actif dans le Capital-Investissement depuis une vingtaine d’annĂ©es.

Convaincue des besoins et du potentiel dans ce domaine, cette famille offre ainsi aux entrepreneurs des solutions d’investissement en capital de 10 000 à 2 millions d’euros.

GorgĂ© Investissement, constituĂ© de 3 entitĂ©s indĂ©pendantes et complĂ©mentaires, intervient en parallĂšle et en totale indĂ©pendance avec le pĂŽle industriel Groupe GorgĂ© (Euronext C – 240 M€ de CA – FSI au capital), mais en cultivant les mĂȘmes valeurs d’entrepreneur-investisseur familial qui donnent une autre dimension Ă  son approche. GorgĂ© Investissement, des solutions sur-mesure pour les entreprises françaises de 10 000 Ă  2 millions d’euros

Combinaison de 3 sociĂ©tĂ©s autonomes et complĂ©mentaires ayant pour seule activitĂ© le Capital- Investissement minoritaire, ce pĂŽle reprĂ©sente dĂ©jĂ  au global plus de 700 TPE-PME financĂ©es et offre une solution unique sur le marchĂ© avec la possibilitĂ© d’intervenir de 10 K€ Ă  2 M€.

Les 3 entités, acquises en plusieurs étapes (Sopromec en 2006, Promelys Participations en 2010 et création de Fondelia en 2010), sont détenues à 100% par la holding familiale Pelican Venture.

SOPROMEC :

PrĂ©curseur du Capital-Investissement en France, Sopromec a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en 1964 et rachetĂ©e en 2006 par la famille GorgĂ©. Avec une participation minoritaire, active mais non intrusive, elle investit « pour compte propre » dans les PME, avec des solutions sur-mesure allant de 100 000 Ă  500 000 euros. Sopromec investit au capital de PME en dĂ©veloppement ou en phase de consolidation pour financer la croissance, fluidifier le capital ou accompagner un repreneur. 25 M€ d’actifs – 50 PME en portefeuille www.sopromec.com

PROMELYS PARTICIPATIONS :

SpĂ©cialiste du capital-dĂ©veloppement rĂ©gional , crĂ©Ă©e en 2000 et rachetĂ©e en 2010 par la famille GorgĂ©. Promelys Participations propose des solutions d’investissement pour compte de tiers de type FCPR-FCPI-FIP avec un positionnement qui Ă©voluera en 2013 vers des solutions non fiscales ou sur-mesure. Elle dispose d’un savoir-faire spĂ©cifique dans la structuration d’investissement en PME via des investisseurs particuliers et offre ainsi aux entreprises financĂ©es (en minoritaire, sur tous secteurs) des solutions de 100 K€ Ă  1,5 M€. 40 M€ d’actifs – 50 PME en portefeuille www.promelys.com

FONDELIA :

Inventeur du Micro Capital-Investissement , Fondelia investit « pour compte propre » de 10 000 Ă  30 000€ au capital de TPE de tous secteurs. Son atout : la capacitĂ© Ă  donner une rĂ©ponse en une semaine et Ă  apporter l’argent en moins d’un mois ! Une solution rapide et efficace pour financer la crĂ©ation, le dĂ©veloppement et les projets des petites entreprises. 5 M€ d’actifs – capacitĂ© Ă  financer 200 sociĂ©tĂ©s www.fondelia.com

GorgĂ© Investissement est un assemblage de savoir-faire qui offre aux entrepreneurs une palette de solutions sur-mesure pour se dĂ©velopper en France comme Ă  l’international.

Sur un marchĂ© du Private Equity qui semble saturĂ© mais plus que jamais en demande, l’ambition de GorgĂ© Investissement est d’aider les entrepreneurs français Ă  accĂ©lĂ©rer leur croissance.

Une histoire d’entrepreneurs-investisseurs au servi ce des entreprises françaises Depuis la crĂ©ation de sa premiĂšre sociĂ©tĂ© en 1990 j usqu’à la professionnalisation de son activitĂ© d’investissement dans les annĂ©es 2000, la famille GorgĂ© a rĂ©investi la quasi-totalitĂ© des bĂ©nĂ©fices de son Groupe directement, en majoritaire ou minori taire, dans une soixantaine d’entreprises.

Avant de rejoindre Groupe GorgĂ©, RaphaĂ«l GorgĂ© a travaillĂ© dans le secteur de la finance et notamment dans un Fonds d’investissement crĂ©Ă© par des entrepreneurs pour financer des entrepreneurs. " Nos expĂ©riences industrielles et financiĂšres nous ont confirmĂ© que le Capital-Investissement rĂ©alisĂ© avec une approche d’entrepreneur familial apportait une vraie diffĂ©rence dans ce marchĂ©, dans les relations comme dans la performance des opĂ©rations rĂ©alisĂ©es. Ceci nous pousse aujourd’hui Ă  structurer et dĂ©velopper nos activitĂ©s dans le domaine avec le pĂŽle GorgĂ© Investissement. »

À propos de Groupe GorgĂ© (pĂŽle industriel) :

FondĂ© en 1990 par Jean-Pierre GorgĂ©, Groupe GorgĂ© est un groupe industriel indĂ©pendant spĂ©cialisĂ© dans 3 domaines de compĂ©tence : les SystĂšmes Intelligents de SĂ»retĂ©, la Protection en Milieux NuclĂ©aires, les Projets et Services Industriels.

CotĂ© sur NYSE Euronext C Ă  Paris depuis 1998, il occupe aujourd’hui des positions de leader sur ses marchĂ©s. Le Groupe a rĂ©alisĂ© un chiffre d’affaires de 229 M€ en 2011, en croissance de 17%. Il s’appuie sur 1 260 collaborateurs et une prĂ©sence dans plus de 10 pays. Depuis janvier 2012, le Fonds tratĂ©gique d’Investissement est au capital de Groupe GorgĂ©. www.groupe-gorge.com

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Vous cherchez des fonds auprĂšs de business angels alors allez Ă  la pĂȘche le 10 juin....

Carte de la franceLe CongrĂšs national des business angels rĂ©unit, tous les deux ans, entre 350 et 450 participants : business angels, entrepreneurs, acteurs de l’accompagnement et du financement de la crĂ©ation d’entreprises Ă  potentiel, institutionnels et politiques. Le CongrĂšs 2013 sera dĂ©diĂ© Ă  l’accompagnement.

Cet événement se tiendra le lundi 10 juin 2013, de 10h00 à 18h30, à la Maison de la chimie.

N'attendez plus, inscrivez-vous maintenant pour partager vos expĂ©riences, Ă©changer, dĂ©velopper votre rĂ©seau en rencontrant les acteurs majeurs de l'accompagnement et du financement des entreprises de demain !

Il est organisé par France angels, la fédération française des réseaux de business angels, et aura pour thÚme cette année "Accompagner et réussir".

Informations, programme et inscription sur le site du CongrĂšs national de business angels

Les business angels en chiffres

  • Plus de 80 rĂ©seaux de business angelsaffiliĂ©s Ă  France angels
  • Plus de 4 000 "business angels" membres
  • En moyenne, 320 entreprises financĂ©es chaque annĂ©e
  • Une capacitĂ© d’investissement de l’ordre de 45 millions d'euros par an
  • Ces 5 derniĂšres annĂ©es, les "business angels" ont investi prĂšs de 200 millions d'euros dans 1 500 entreprises
  • Chaque annĂ©e, les "business angels" contribuent Ă  la crĂ©ation de 2 500 emplois.

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Un seisme industriel en France dans les 20 prochaines années ?

Carte de la franceAvec les deux derniers articles sur la 4D et la 3D nous pouvons sans trop prendre de risque considérer que nous sommes au début d'une nouvelle Úre...tellement nouvelle que je ne sais pas comment la qualifier.

Car ces effets seront probablement aussi importants que ceux liés à l'électronique, l'informatique ou la biotechnologie.

Avec ces appareils nous devenons tous des producteurs...

Visiblement le changement ce n'est pas pour maintenant mais la production pour tous peut-ĂȘtre !

En effet tous les objets plastiques pourront demain ĂȘtre fabriquĂ©s chez vous Ă  partir d'une imprimante: une tasse, une chaise, un verre, vos bijoux chĂšres demoiselles ...le fabriquant vous envoie par mail le plan de l'objet et hop! en quelques secondes vous avez le produit.

C'est presque magique: il est donc possible transformer un langage informatique binaire composĂ© de 0 et de 1 en un objet, c'est plutĂŽt Ă©tonnant non ?

Les filiĂšres de production et plus globalement les business models vont devoir migrer.

Pour conserver de la valeur les entreprises vont devoir revoir leur portefeuille produit et peut ĂȘtre que l'accessoire va devenir le principal.

A partir du moment oĂč chacun pourra produire son bien...le coĂ»t d'acquisition du plan de production ne pourra pas ĂȘtre excessif...

Alors comment l'entreprise conservera sa marge ?

Peut ĂȘtre en procĂ©dant par Ă©tape: envoi d'un plan puis d'un produit complĂ©mentaire non rĂ©plicable par la machine individuelle.

Un exemple pas trĂšs sĂ©rieux: demain vous pourrez fabriquer votre brosse Ă  dent, mais les poils devront toujours ĂȘtre fournis par DENTIFLOP, un moyen de conserver un peu de valeur..

Ou alors vous recevrez par courrier le logo....

Autre solution : appliquer la technique Nutella... La force de Nutella rĂ©side non pas dans le secret de sa recette, mais simplement dans la qualitĂ© de son approvisionnement en noisette. Pour ne pas ĂȘtre copiĂ©e l'entreprise s'est assurĂ©e l'exclusivitĂ© de la production d'une certaine qualitĂ© de noisette. Ce sont ces noisettes uniques qui donnent ce goĂ»t inimitable.

Ainsi pour maitriser la valeur les industriels devront maĂźtriser les matĂ©riaux utilisĂ©s pour faire les copies. Ce faisant soit nous devrons acheter les matĂ©riaux chez eux, soit alors ils se chargeront de produire l’objet Ă  notre place comme Ă  l'ancienne.

Mais au final si nous consommateurs devenons des fabricants, que vont devenir nos industriels? Des entreprises exclusivement de matiĂšre grise qui conçoivent des prototypes pour in fine envoyer les plans de fabrication pour les envoyer par mail.... ?

Mais la question se pose Ă©galement avec nos amis commerçants ou distributeurs. En effet si on reprend l'exemple de la brosse Ă  dent plus besoin d'aller en acheter dans un magasin. En rĂ©sumĂ© les circuits de distribution vont ĂȘtre impactĂ©s: en produisant chez nous plus nĂ©cessaire d'aller acheter des produits hors du domicile.

Il faudrait peut avertir le ministre du redressement productif : les 20 prochaines vont encore ĂȘtre plus terribles...pour nos industriels.

Plus de stocks, plus d’intermĂ©diaires Ă  rĂ©munĂ©rer pour le transport et la distribution, plus de packaging, par contre un marchĂ© planĂ©taire Ă  portĂ©e de mail


Bon je force un peu le trait...ou peut ĂȘtre pas ?

Pour poursuivre sur la révolution 3D un excellent reportage sur France 2 de 4 minutes

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Millionnaire Ă  17 ans avec une application web et surtout l'aide de Business angels

businessfinanceVous connaissez l' application pour smartphones Summly ?

Pourtant plus d'un millions de personnes l'utilisent.

Son inventeur un gamin de 17 ans ( Nick D’Aloisio) qui en avait marre de passer trop de temps Ă  chercher des informations sur son smartphone. Il s'est mis en quĂȘte de crĂ©er une application qui facilite les recherches. Ainsi lorsque vous fĂȘtes une requĂȘte les rĂ©sultats sont rĂ©sumĂ©s en 400 signes. En quelques paragraphes vous avez une synthĂšse.

Ce jeune Londonien peut dormir tranquille puisque YAHOO vient de lui racheter l'application pour 30 millions de dollars.

Notons que sans des business angels cette sucess story n'aurait peut pas eu lieu.

En effet différents entrepreneurs dont le créateur de WordPress Matt Mullenweg ont investi plus de 1,5 millions de dollars.

Non seulement Nick D’Aloisio va toucher une partie de ces 30 millions mais en plus recevoir un salaire confortable de Yahoo car il a Ă©tĂ© embauchĂ©.

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Mauvaise nouvelle pour nos start up

businessfinanceLes derniers indicateurs Chausson Finance (baromĂštre mesurant la situation du capital investissement) est alarmant pour nos jeunes pousses.

En effet les investissements réalisés par les sociétés de capital-risque poursuivent leurs dégringolades: Les FIP et FCPI collectent moins de fonds auprÚs des épargnants conséquence directe de la baisse des incitations fiscales.



Le financement des projets en phase d'amorçage est dans une situation problématique puisque en 2012 ont été investi autant qu'en 2002 !!!!!

Déjà que le financement de la phase d'amorçage était défaillant; nous venons de perdre 10 ans.....

Le financement en phase d'amorçage au dernier semestre 2012 a représenté 5 % des sommes investies au cours du dernier semestre.

78% des financements vont à des entreprises déjà financées par des fonds...il s'agit donc de refinancement de portefeuilles existants.

Pas de quoi crĂ©er les facebook de demain !

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Des chefs d'entreprises financent d'autres chefs d'entreprises

businessfinance Depuis un peu plus de deux ans des nouveaux acteurs du financement en fonds propres sont apparus: ils sont constitués d'entrepreneurs.

Par exemple:

  • Kima Ventures une structure lancĂ©e par Xaviel Niel (Iliad) et JĂ©rĂ©mie Berrebi (Zlio) qui intervient en amorçage
  • JaĂŻna Capital crĂ©Ă© par Marc Simoncini, le fondateur de Meetic et qui intervient sur le premier tour table juste aprĂšs la phase d'amorçage.

Dans le dernier baromĂštre Chausson Finance est mis en lumiĂšre ces nouveaux fonds qui interviennent un peu plus tĂŽt que les capitaux risqueurs. Avec un bĂ©mol quand mĂȘme. Par exemple le fonds IsaĂŻ fondĂ© fin 2008 par Pierre Kosciusko-Morizet, Geoffroy Roux de Bezieux, StĂ©phane Treppoz et trois "institutionnels" (CrĂ©dit Mutuel ArkĂ©a, CDC Entreprises et XAnge Private Equity) se comporte plutĂŽt comme les sociĂ©tĂ©s de capital-risque classiques Ă  savoir le business doit dĂ©jĂ  disposer d'un chiffre d'affaires suffisant, le business model doit ĂȘtre validĂ©.

Quelques exemples de fonds d'entrepreneurs axés internet: Jaïna, Isaï, Kima, Newfund et Aurinvest

Quelques exemples de fonds d'entrepreneurs plus généralistes:Time Equity Partners, CapHorn Invest ou Hi-Inov

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Les régions pourraient devenir actionnaire de votre entreprise

Carte de la franceMarylise Lebranchu, ministre de la RĂ©forme de l’Etat et de la DĂ©centralisation, a rĂ©cemment dĂ©clarĂ© que les RĂ©gions pourraient financer directement des entreprises et en contrepartie devenir actionnaire.

Pour ce faire la loi doit ĂȘtre modifiĂ©e car aujourd'hui cela n'est pas possible.

Cette annonce est pour le moins déroutante. L'activité de capital investissement nécessite une véritable expertise pour évaluer la faisabilité et la viabilité d'un projet qu'il soit de création ou de développement. Les Régions ne sont pas "outillés"...

L'application de cette future loi poserait plusieurs problĂšmes:

  • les rĂ©gions feront "doublons" avec les sociĂ©tĂ©s de capital risque rĂ©gionales....A l'heure des restrictions budgĂ©taires est-ce opportun et efficace ?
  • le copinage, non excusez moi je suis trop direct, le relationnel particulier que pourrait avoir un chef d'entreprise avec un Ă©lu pourrait favoriser son financement...
  • Au delĂ  du copinage l'absence d'une maĂźtrise de ce mĂ©tier engendrerait probablement des pertes considĂ©rables...

Une petite anecdote:

Un directeur d'une sociĂ©tĂ© de capital risque filiale d'une grande banque nationale m'a indiquĂ© que dans les annĂ©es 80 le board avait songĂ© a arrĂȘter l'activitĂ© capital risque qui Ă©tait encore jeune en interne... vu le taux d'Ă©chec sur les investissements.

L'erreur commise: ne pas avoir intĂ©grĂ© que le mĂ©tier de capital risqueur ne rĂ©pondait pas aux mĂȘmes logiques et mĂ©canismes que celui de banquier. Du jour au lendemain transformer un chargĂ© de clientĂšle banque en ChargĂ© d'investissement posait des problĂšmes en termes d'analyse des projets...

Alors si le fait d'ĂȘtre un banquier performant n'augure en rien de la mĂȘme excellence comme capital risqueur...vous imaginez pour une collectivitĂ© locale...

Si les régions veulent faire du capital risque, qu'elles continuent à abonder les fonds propres des sociétés de capital risque.

A chacun son métier en la matiÚre:

  • les rĂ©gion lĂšvent l'impĂŽt, mobilisent des financements complĂ©mentaires ( Europe...) afin de financer les sociĂ©tĂ©s de capital risque qui financeront nos entreprises.
  • les rĂ©gions impulsent des dynamiques en irriguant des filiĂšres en flĂ©chant les financements. Dans ce rĂŽle d'aiguilleur pour aider le financement de nos start up il serait utile que les Conseil RĂ©gionaux exigent qu'au minimum 30% des fonds qu'ils apportent soit dĂ©diĂ©s Ă  la phase d'amorçage des projets de crĂ©ation.
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Interview d'une société de capital risque 3I

Je ressort ce soir 3 vidéos avec monsieur Jean-David CHAMBOREDON, qui était Associé de 3I et en charge du département capital risque.

Ces différentes vidéos permettent de bien comprendre la logique des investisseurs, des sociétés de capital risque.

Aujourd'hui Jean-David Chamboredon est fondateur d'un fonds de financement: ISAI

ISAI est un fonds d'entrepreneurs qui rassemble plus de 70 entrepreneurs et qui a pour vocation de financer et accompagner des sociétés Internet à fort potentiel. Ensemble, ces entrepreneurs reconnus réunissent une somme d'expérience, de compétence, de savoir-faire, d'expertise... assez unique qu'ils souhaitent apporter à quelques entrepreneurs soigneusement sélectionnés.

Les fondateurs sont persuadés qu'apporter des conseils opérationnels et stratégiques à un moment particuliÚrement clé de la vie d'une entreprise permet de franchir efficacement les étapes et d'accélérer le développement de cette entreprise. Ils espÚrent ainsi favoriser l'émergence de futurs champions, les sociétés internet qui seront demain les leaders de leur secteur.

Avec plus de 65M€ sous gestion, chaque annĂ©e ils sĂ©lectionnent des entreprises diffĂ©rentes portĂ©es par des Ă©quipes remarquables. DiffĂ©rent, remarquable, c'est ce que veut dire ISAI en Japonais.

La premiÚre interview d'une douzaines de minutes environ présente:

1- le métier et l'activité de 3i

  • historique, localisation, origine des fondateurs
  • dĂ©finition et prĂ©sentation des interventions en Capital amorçage, risque, dĂ©veloppement et transmission (LBO)
  • poids respectifs de ces diffĂ©rents stades de dĂ©veloppement (risque, dĂ©veloppement, LBO) au sein de 3i...
2- Comment travaille t on au sein de 3I ?
  • les diffĂ©rentes fonctions : (chargĂ© d'Ă©tudes, chargĂ© d'affaires junior, associĂ©s)
  • un jeune Ă©tudiant peut il intĂ©grer votre structure ?
  • le parcours de monsieur Jean-David Chamboredon
  • les modalitĂ©s de rĂ©munĂ©ration des chargĂ©s d'affaires
  • les qualitĂ©s principales pour Ă©voluer chez 3I ?
Deux autres interviews sont Ă  votre disposition:

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Orange.com: Un exemple de segmentation réussie en communication

  En découvrant le nouveau site Orange.com j'ai pu apprécier la singularité de sa structuration.

 Je m'explique:

Lorsque l'on communique avec un tiers il est primordial de considérer ses attentes et objectifs afin de pouvoir adapter son discours et ainsi convaincre.

Un exemple: au sein de nos pépinières d'entreprises lorsque l'on accompagne un entrepreneur pour lever des fonds dans le cadre de ses projets, il important de considérer que les attentes d'un banquier, d'un capital risqueur ou d'une collectivité locale seront différentes.

Ne pas s'adapter à son interlocuteur c'est prendre le risque de ne pas être écouté, entendu et encore pire compris !

Vous me direz que ceci est la base de la communication....tout à fait !, pourtant cela est souvent oublié: segmenter son lectorat, ses clients, ses prospects pour mieux se faire comprendre constitue une étape préalable avant toute communication qu'elle soit orale ou via un support: site internet, magazine papier, publicité.....

Cette segmentation on la retrouve sur le site Orange.com.

En effet le nouveau site Orange.com vise à renseigner les clients d'Orange, les journalistes, et les investisseurs.

Vous souhaitez suivre Orange sur les réseaux sociaux, découvrir les évènements sportifs et culturels qui font l’actualité dans le monde, être à la pointe de l’innovation ?

A partir de la page d’accueil du site vous  trouverez très facilement des raccourcis vers les différentes présences digitales du Groupe, des reportages vidéos d’Orange innovation TV ou encore le live Orange blog qui suit les évènements sportifs, cinéma, high tech, musique… Et si vous vous intéressez à la gouvernance du Groupe, sa responsabilité (risques du monde numérique, protection de l’enfance, de l’environnement) ou encore ses réseaux et activités, des espaces dédiés à ces sujets sont à votre disposition.

Vous êtes clients d'Orange ?

Orange.com  vous permet de connaître toutes les actualités du Groupe. Accessible en 5 langues, il propose différents services pour faciliter la vie de ses 224 millions de clients et bien au-delà : trouver le portail pays d’Orange en Côte d’Ivoire, devenir fan de la page Facebook d’Orange en République Dominicaine, accéder au service client mobile en Pologne…, c’est possible en quelques clics !

Lorsque l'on clique sur Client il y a une rubrique " Agir au quotidien".

Actuellement et jusqu'au 25 Octobre, il est proposé, dans différentes boutiques en France,  aux parents de suivre une mini formation sur les moyens de protéger les enfants dans leur utilisation des réseaux sociaux.

Nous le savons tous, sur ces espaces d'échange et de convivialité, les jeunes n'hésitent pas dévoiler leur vie privée. Ils ignorent le plus souvent les risques de cyberharcèlement, de piratage et surtout de perte de contrôle sur leurs données personnelles !

Des solutions simples et gratuites existent pour protéger vos enfants sur les réseaux sociaux. Un expert d'Orange les exposera lors d'une formation gratuite de 45 minutes, dans une  dizaine de boutiques Orange.

Visiblement cet atelier a du succès car c'est la troisième édition et à l'heure de l'écriture de cet article il ya déjà 7 formations qui sont fermées...maximum de participants atteint !

S'il reste encore des places suivez le lien: "Le cours des parents: Apprenez à protéger vos enfants sur les réseaux sociaux"

 

Vous êtes actionnaire du Groupe d'Orange ?

La musique, la culture, le sport, c’est bien, mais Orange n’oublie pas ses actionnaires et investisseurs en apportant en quelques clics des informations financières sur la vie du Groupe.

Ainsi vous pouvez personnaliser votre page d’accueil pour connaître en un clin d’oeil:

- le cours de l’action FTE,

- l’ensemble des documents comptables et financiers comme le rapport annuel, complet et interactif,

Vous pouvez également  suivre en direct chaque année l’assemblée générale. Et si vous n’êtes pas disponible, vous avez la possibilité de revoir ses temps forts en vidéo.

Cerise sur le gâteau, vous disposez également de publications pédagogiques comme La lettre des actionnaires ou encore « En actions, le webzine des actionnaires», pour bénéficier d’informations pointues sur votre placement.

 

Vous êtes journaliste ?

Afin de faciliter l’accès à l’information des journalistes, Orange vous permet de lire et télécharger les derniers communiqués de presse à partir d’un espace qui vous est dédié.

Besoin d’un historique ? En un clin d’oeil, vous accédez à la base de données.

Vous préférez vous abonner ou les recevoir via un flux RSS ? Un clic et c’est fait !

Et pour rester connecté à Orange en permanence, abonnez-vous au compte Twitter du service de presse à Londres ou à Paris et soyez informé en avant-première des actualités du Groupe ou à la newsletter « refresh » qui recense les dernières actus et temps forts.

Rendez-vous sur Orange.com

 

Bon allez vous êtes paré pour une découverte du portail en quelques secondes avec une petite vidéo ?

Alors laissez-vous guider...

Article sponsorisé
 

Pour motiver une société de capital risque: soyez matérialiste

pierreLe Conseil du jour avec ce titre un peu trop emphatique....

Il n'en demeure pas moins qu'un capital risqueur lorsqu'il Ă©tudie un projet de crĂ©ation d'entreprise a besoin d'ĂȘtre rassurĂ©. Et pour le rassurer il lui faut du concret en lui proposant:

-une maquette

-un prototype

-un contrat avec un client

-une version béta

D'ailleurs au travers de la maquette, du prototype ou du dépÎt de brevet, le chargé d'affaires va évaluer votre capacité a mener à bien le projet.

Donc avant de prendre rendez-vous arrivez avec de la "matiĂšre premiĂšre"....

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G1J Ile-de-France: un fonds d'amorçage dans les biotechologies

Carte de la franceG1J Ile-de-France est un fonds d'amorçage au sens qu'il apporte des financements, par une prise de participation au capital des entreprises aidĂ©es, afin de leur permettre :

  • de valider techniquement leur technologie
  • de rĂ©aliser les tests de validation

En rĂ©sumĂ© G1J Ile-de-France permet notamment aux entrepreneurs d'avancer sur la phase de faisabilitĂ© technologique, de confirmer (soyons positif) la pertinence de leur projet avant d'ĂȘtre en mesure de lancer commercialement le produit/service et donc de pouvoir gĂ©nĂ©rer du cash.

Cette Ă©tape d'amorçage pouvant reprĂ©senter plusieurs mois, voire d'annĂ©es avant de passer Ă  la rentrĂ©e de chiffre d'affaires, les sociĂ©tĂ©s de capital risque s'aventurent trĂšs peu dans ce type de business. Ce faisant GG1J Ile-de-France constitue un outil important et ce d'autant plus que :

   * l'enveloppe financiĂšre moyenne par projet est de 300 000 euros
   * le fonds ne devrait pas rester plus de 8 ans au capital de l'entreprise

Une prĂ©cision de taille : G1J Ile-de-France intervient exclusivement sur des projets de biotechnologie situĂ©s en rĂ©gion francilienne.

Si vous voulez ĂȘtre financĂ© voici les personnes Ă  convaincre:

  • Au sein du CollĂšge finances :

- Patrick Langlois (General Partner PJL Conseils)

- Bernard Majoie (CogĂ©rant de Blue Medical Investment ; Fondateur et prĂ©sident de la Fondation Fournier Majoie pour l’innovation FFMI)

- Jacques Mallet (Partner chez Auriga Partners)

- Gilles Nobecourt (Partner chez Edmond de Rothschild Investment)

  • Au sein du CollĂšge science/industrie & biotech

-Gilles Brisson (Expert dans l’industrie pharmaceutique ; membre de conseils d’administration de plusieurs biotechs)

-André Choulika (Directeur général de Cellectis)

-Philippe Kourilsky (Professeur au CollĂšge de France, membre de l’acadĂ©mie des sciences, Directeur gĂ©nĂ©ral honoraire de l’Institut Pasteur

-Jacques Kusmierek (Consultant)

Quelques exemples de sorties:

  • Gene Signal spĂ©cialisĂ©e dans la dĂ©couverte des gĂšnes codant pour les constituants cellulaires impliquĂ©s dans l’angiogĂ©nĂšse (processus biologiques de formation des vaisseaux sanguins), se propose d’exploiter commercialement les applications thĂ©rapeutiques, principalement dans les pathologies cancĂ©reuses et cardiovasculaires G1J IdF a rĂ©alisĂ© une sortie positive en avril 2005.
  • MAT Biopharma dĂ©veloppe et valorise des anticorps monoclonaux (molĂ©cules du systĂšme immunitaire ne reconnaissant qu’un seul Ă©lĂ©ment spĂ©cifique d’un agent pathogĂšne) pour le traitement de pathologies hĂ©matologiques (la maladie de Hodgkin rĂ©fractaire, les leucĂ©mies aiguĂ«s myĂ©loblastiques et les leucĂ©mies lymphoĂŻdes chroniques) et de certains cancers, notamment ceux du foie et du pancrĂ©as. Cette deuxiĂšme sortie rĂ©ussie en avril 2006 a permis de dĂ©gager un meilleur retour sur investissement.

www.matbiopharma.fr

  • Cellvir qui a Ă©tĂ© financĂ© par le G1J Ile-de-France et Inserm Transfert Initiative pour consolider son plan de dĂ©veloppement chiffrĂ© Ă  2 millions. CrĂ©Ă©e en 2006 pour valoriser les rĂ©sultats du laboratoire de Richard Benarous Ă  l‘Institut Cochin, Cellvir est spĂ©cialisĂ©e dans le dĂ©veloppement d’antirĂ©troviraux de nouvelle gĂ©nĂ©ration contre le virus du Sida.

www.cellvir.com

  • DNA Therapeutics qui a Ă©galement bouclĂ© en juin un 1er tour de financement Ă  hauteur de 800 K€ apportĂ©s par un syndicat d’investisseurs (lien). DNA dĂ©veloppe une nouvelle classe de mĂ©dicaments anticancĂ©reux associĂ©s Ă  la radiothĂ©rapie et Ă  la chimiothĂ©rapie sur la base de la technologie « siDNA » (short inhibiting DNA).

www.dna-therapeutics.com

Un mail pour ce fonds : G1J-IDF@genopole.fr

 

Le capital investissement pour financer qui et quoi ?

businessfinanceLe capital investissement nait de la rencontre entre un entrepreneur et un financier qui font Ɠuvre commune afin de minimiser les risques tout en espĂ©rant en retirer les fruits.

4 NOTIONS FONDAMENTALES ( dont une induite):

1- Faire Ɠuvre commune

L’entrepreneur va apporter un prototype, un brevet, une entreprise dĂ©jĂ  en fonctionnement depuis plusieurs annĂ©es. La sociĂ©tĂ© de capital investissement va apporter ses conseils en management, stratĂ©gie, finance et son carnet d’adresses mais surtout de l’argent.

2- Les risques

Le risque de faillite : L’entrepreneur va prendre en compte:

La suite de l'article sur le blog de Patrick Hannedouche: www.business-angel-france.com+

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Pour rechercher des financements le site public APPUI PME

businessfinance Appui PME est un site internet d'orientation, destiné aux entrepreneurs qui cherchent à renforcer leur structure financiÚre ou à développer leur entreprise en ayant recours à un investisseur en fonds propres.

Il donne une information sur les principales caractĂ©ristiques et les coordonnĂ©es :

  • des rĂ©seaux associatifs français de prĂȘts d’honneur soutenus par la Caisse des DĂ©pĂŽts.
  • d’une large gamme de fonds et de sociĂ©tĂ©s de capital investissement opĂ©rant en France : le Fonds stratĂ©gique d’investissement, CDC Entreprises, opĂ©rateurs financiers dans lesquels ils ont investi, et / ou membres de l’AFIC (Association Française des Investisseurs en Capital).

Son moteur de recherche propose, Ă  partir des informations communiquĂ©es par l’entreprise, une sĂ©lection d’opĂ©rateurs financiers, susceptibles de rĂ©pondre Ă  leur recherche.

L’entreprise demeure libre de les contacter ou non, comme d’élargir sa sĂ©lection Ă  des investisseurs qui ne figurent pas dans le prĂ©sent site, ou de se tourner vers d’autres solutions.

Selon que vous recherchiez des fonds propres...:

  • en s'appuyant sur des organismes qui pratiquent des prĂȘts d'honneur
  • via une introduction en bourse

...le site vous propose des contacts.

Pour rappel quelques définitions:

Les fonds propres reprĂ©sentent l'argent apportĂ© par les actionnaires de lÂŽentreprise Ă  la constitution de celle-ci et ultĂ©rieurement –par augmentation de capital­–, ou laissĂ© Ă  la disposition de la sociĂ©tĂ© en tant que bĂ©nĂ©fices qui n'auront pas Ă©tĂ© distribuĂ©s sous forme de dividendes. Parmi les apporteurs de financement, ce sont eux qui supportent principalement le risque de l'entreprise : si la situation financiĂšre de lÂŽentreprise est bonne, les bĂ©nĂ©fices leur reviennent. Au contraire, si elle va mal, les apporteurs de fonds propres ne seront pas rĂ©munĂ©rĂ©s (aucun dividende ne sera versĂ©) si elle dĂ©pose son bilan, les apporteurs de capitaux propres ne seront remboursĂ©s qu'aprĂšs les crĂ©anciers, ce qui est trĂšs rarement possible.

  • Les prĂȘts d'honneur :

Des rĂ©seaux associatifs, dont les cibles de projets sont de tailles diverses, proposent des prĂȘts dÂŽhonneur destinĂ©s Ă  aider les crĂ©ateurs et les repreneurs dÂŽentreprises Ă  constituer leurs fonds propres, pour des montants gĂ©nĂ©ralement compris entre 2 000 € et 25 000 €. Il s'agit d'une prĂȘt sans intĂ©rĂȘt versĂ© au crĂ©ateur avec l'obligation d'apporter ces fonds en capital ou en compte courant.

  • Les fonds dÂŽinvestissement et sociĂ©tĂ©s de capital investissement

Les fonds dÂŽinvestissement et sociĂ©tĂ©s de capital investissement prennent des participations en capital dans des entreprises pour financer leur crĂ©ation, leur dĂ©veloppement, leur transmission ou leur redressement. A cette occasion, ils deviennent actionnaires de lÂŽentreprise et selon la taille de leur participation interviennent dans la gouvernance et dans les principales dĂ©cisions stratĂ©giques de celle-ci (exemple : prĂ©sence au conseil dÂŽadministration ou conseil de surveillance). Ils investissent avec un objectif de rentabilitĂ© cohĂ©rent avec le niveau de risque pris et sur la base de perspectives de dĂ©veloppement de lÂŽactivitĂ© qui sont en gĂ©nĂ©ral discutĂ©es prĂ©alablement avec les dirigeants de lÂŽentreprise.

Le site: http://www.appuipme.fr/

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Le statut de l’auto-entrepreneur profite aux fonctionnaires

businessfinanceLe statut d'auto-entrepreneur a autorisé les fonctionnaires à exercer certaines activités en complément de leur activité principale dans le secteur public.

A en croire le rapport de la Commission de déontologie de la fonction publique les fonctionnaires ont mobilisé ce statut pour arrondir leurs fins de mois en exerçant une activité complémentaire dans le privé.

Le rapport note une augmentation de 60% du nombre de fonctionnaire ayant déclaré une activité professionnelle secondaire entre 2010 et 2011.

Plusieurs explications:

  • la crise
  • la souplesse du statut de l’auto-entrepreneur
  • le gel des salaires
  • la crainte croissante d’une perte d’emploi (Ă©tonnant puisque mĂȘme pour les fonctionnaires territoriaux ce risque est inexistant concrĂštement)

Les fonctionnaires ont exercé leur une activité complémentaire sur leurs jours de congé ou de repos, plutÎt qu'en modulant leur contrat de travail en temps partiel.

Les secteurs privilĂ©giĂ©s sont :

  • le commerce,
  • l’hĂŽtellerie,
  • la restauration,
  • les mĂ©tiers liĂ©s au bien-ĂȘtre et au conseil.
  • les travaux BTP pour les particuliers.
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Premier investissement du Fonds National d’Amorçage dans Inserm Transfert Initiative

businessfinanceIl y a quelques mois a Ă©tĂ© crĂ©Ă© Le Fonds National d’Amorçage (FNA) afin de soutenir les entreprises qui dĂ©veloppent des innovations technologiques, porteuses d’avantages compĂ©titifs, crĂ©atrice d’emplois et d’activitĂ© Ă©conomique en leur apportant des fonds propres.

Le fonds est doté de 400 millions d'euros gérés par la Caisse des DépÎts et Consignation avec 6 secteurs prioritaires de financement:

  • la santĂ©,
  • l’alimentation,
  • les biotechnologies,
  • les nanotechnologies et les Ă©cotechnologies.

Le fonds n'investit pas directement dans des entreprises mais dans 15 Ă  20 fonds d’amorçage gĂ©rĂ©s par des Ă©quipes de gestion professionnelles qui rĂ©alisent eux-mĂȘmes des investissements dans des jeunes entreprises innovantes en phase d’amorçage et de dĂ©marrage.

En résumé le FNA finance des sociétés de capital investissement (logiquement qui font de l'amorçage) qui investissent directement dans des entreprises.

Le Fonds National d’Amorçage (FNA) vient d'investir dans Inserm Transfert Initiative, sociĂ©tĂ© d’investissement en amorçage spĂ©cialisĂ©e en sciences de la vie et en santĂ©.

Inserm Transfert Initiative a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en 2005 en partenariat avec Inserm Transfert, CDC Entreprises, Sofinnova Partners et Natexis Venture Selection pour pallier le manque de financement des sociĂ©tĂ©s de biotechnologies issues de la recherche acadĂ©mique. En quelques annĂ©es, la stratĂ©gie d’Inserm Transfert Initiative a permis de structurer un portefeuille qui compte aujourd’hui 14 entreprises.

Depuis sa crĂ©ation, Inserm Transfert Initiative a pour vocation d’investir trĂšs en amont dans des entreprises innovantes de biotechnologies en s’appuyant plus particuliĂšrement sur les domaines d’excellence de la recherche de l’Inserm et sur l’expertise d’Inserm Transfert.

En rĂ©alisant une augmentation de capital de 33,5 millions d’euros, Inserm Transfert Initiative devient la premiĂšre sociĂ©tĂ© d’amorçage et de prĂ©-amorçage en sciences de la vie adossĂ© Ă  un organisme de recherche publique en France.

Au travers de cette opĂ©ration l’ambition d’Inserm Transfert Initiative est d’accompagner la croissance de 15 Ă  20 nouvelles entreprises en investissant un montant moyen de 2 millions d’euros par entreprise sur une pĂ©riode de cinq ans.

Trois acteurs institutionnels de rĂ©fĂ©rence participent Ă  l’augmentation de capital d’Inserm Transfert Initiative : L’Etat via le Fonds National d’Amorçage (15 millions d’euros) qui est gĂ©rĂ© par CDC Entreprises dans le cadre du programme d’investissements d’avenir, CDC Entreprises au titre du Programme FSI France Investissements (5 millions d’euros) et Inserm/Inserm Transfert (5 millions d’euros).

A leur cotĂ© et dans un modĂšle de partenariat ambitieux public/privĂ©, l’assureur lyonnais Sham et plusieurs grands laboratoires pharmaceutiques français et internationaux – Abbott, Boehringer Ingelheim Venture Fund, GlaxoSmithKline, Ipsen, LFB Biotechnologies, MSD France, Sanofi – participent Ă©galement Ă  l’augmentation de capital d’Inserm Transfert Initiative, pour un montant total de 8,5M€.

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Banque Postale et Oséo renforcent leur action pour financer les entreprises

Carte de la franceLa Poste devient vraiment une banque, en effet l'établissement a obtenu l'agrément de l'autorité de contrÎle pour commercialiser des offres de crédit aux entreprises.

De plus un accord avec OsĂ©o a Ă©tĂ© signĂ© pour assurer une plus large diffusion du PCE (PrĂȘt Ă  la crĂ©ation d'entreprise).

Au-delĂ  du PCE, OsĂ©o mettra Ă  la disposition de la Banque Postale et de ses clients entreprises son savoir-faire et son expertise dans le domaine du financement et de la garantie des risques et garantira Ă  hauteur de 50% ou 70% les prĂȘts octroyĂ©s par la filiale de La Poste.

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Les chefs d'entreprises ne sont pas assez rémunérés !

businessfinanceJe suis tombé sur une étude de l'insee fort intéressante: "Le salaire des chefs d'entreprises, moyennes et grandes".

L'étude indique plusieurs éléments:

  • sur les 2,2 millions d'entreprises la plupart des entrepreneurs n'ont pas le statut de salariĂ©,
  • Ainsi il y a en France 190 000 entreprises qui ont Ă  leur tĂȘte un chef d'entreprise ayant le statut de salariĂ© (PDG de SA de SAS, gĂ©rant de SARL minoritaire...).

De plus en 2005 le salaire annuel net moyen pour un chef d'entreprise salariĂ© Ă©tait de 49 700 € ,alors qu'un cadre salariĂ© dans le privĂ© percevait 44 600 €.

Ce faisant un chef d'entreprise salarié gagne 10% de plus qu'un salarié cadre, en général dans une grande entreprise.....

Alors on pourra me répondre qu'au-delà du salaire un chef d'entreprise dispose de deux autres systÚme de rémunérations:

  • la plus value ultĂ©rieure qu'il rĂ©alisera lors de la vente de l'entreprise,

Dans la mesure oĂč le groupe des chef d'entreprises salariĂ©s est constituĂ© d'entreprises de petite taille, avec peu ayant le profil start up je ne suis pas certain que les plus values ultĂ©rieure soient importantes.

En ce qui concerne le versement de dividendes, là également je m'interroge compte tenu de la faible rentabilité de nos entreprises en moyenne je ne suis pas certain que les quelques dividendes versées compensent le risque pris par les petits entrepreneurs.

Finalement est ce raisonnable et rationnel de prendre beaucoup de risque pour avoir 10% de plus Ă  la fin du mois. Cette question se veut bien Ă©videmment provocatrice, non ?

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Enfin une mesure fiscale dédiée aux jeunes entreprises

Carte de la francePour les habitués de ce blog, vous savez que je ne cesse de porter un regard critique sur la chaine du financement de la création d'entreprises, avec un segment presque oublié qui est celui de l'amorçage ou du lancement de l'entreprise innovante.

Les sociétés de capital investissement, fcpi et autre fip n'intervenant presque exclusivement qu'auprÚs des entreprises déjà matures avec un chiffre d'affaires déjà bien solide.

Une des solutions consisterait à mettre en place des procédures fiscales qui obligent les épargnants et les acteurs du financement a drainer plus d'épargne vers la création d'entreprises.

Et bien grĂące Ă  la crise actuelle on y vient:

En effet le dispositif fiscal permettant aux ménages d'investir dans des entreprises va évoluer pour 2012.

A savoir, le dispositif Madelin permettra de déduire de son impÎt sur le revenu 19% des fonds investis au capital des entreprises sous trois conditions:

  • les entreprises bĂ©nĂ©ficiaires devront avoir moins de 5 ans
  • le contribuable devra investir dans des PME comptant moins de 50 salariĂ©s et rĂ©alisant moins de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires.
  • Pour un couple le plafond investi sera de 100 000 euros par an. Il est possible de reporter sur les 4 annĂ©es suivantes les sommes investies.

Un exemple pour ĂȘtre encore plus claire:

Vous investissez 600 000 euros en 2012 dans une start up.

Sur 2012 vous allez pouvoir déduire 100 000 de base de déduction soit 19 000 euros en moins au niveau de l'ImpÎt sur le Revenu.

Sur 2013, 2014, 2015 et 2016 également 100 000 euros seront déduits. Soit au total vous allez pouvoir déduire 500 000 euros sur les 600 000 investis.

Notons que c'est une avancée puisque jusqu'à présent le report n'était pas possible..

Avec cette mesure les jeunes entreprises devraient plus bénéficier de fonds de business angel, néanmoins il faut rester prudent et faire un bilan début 2013, car il ne faudrait pas que 98% des fonds investis concernent des entreprises entre 4 et 5 ans avec un chiffre d'affaires bien établi....

Maintenant s'il faut que l'Etat soit en faillite pour qu'enfin des mesures soient prises en direction des jeunes entreprises c'est à désespérer....

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Orange et Publicis ensemble dans un fonds de capital risque

DollarsOrange et Publicis unissent leurs forces pour crĂ©er un fonds destinĂ© Ă  financer des projets liĂ©s Ă  l’économie numĂ©rique Ă  savoir:

‱ Marketing en ligne

‱ E commerce

‱ Contenus en service mobile

‱ RĂ©seaux sociaux

‱ Jeux en ligne

DotĂ© de 150 millions d’euros les fondateurs espĂšrent motiver d’autres capitaines d’industrie afin d’atteindre plus de 300 millions.

L’objectif est de prendre des participations minoritaires (moins de 15% du capital) dans des entreprises. Si l’on croit les StĂ©phane ichar (France TĂ©lĂ©com- Orange) et Maurice Levy (Publicis) le financement de start up constituera un des axes stratĂ©gique afin que ce segment de marchĂ© du financement ne reste pas une exclusivitĂ© des business angels.

Si ces propos sont appliquĂ©s nous ne pouvons que saluer l’arrivĂ©e de ce nouvel acteur du financement en fonds propre.

Pourquoi j'émets quelques réserves ?

Parceque le nom donnée au fonds ne renvoi pas au financement des start up en phase de création.

En effet le fonds se nome Gazelle, les entreprises dĂźtes Gazelles sont constituĂ©es par des sociĂ©tĂ©s qui affichent des taux de croissance importants et qui auraient besoin d’un coup de pousse supplĂ©mentaire pour passer Ă  une Ă©tape de dĂ©veloppement supĂ©rieure...Ce sont donc des entreprises qui disposent dĂ©jĂ  de chiffre d’affaires
.ce qui n’est pas le cas des entreprises en crĂ©ation, en amorçage
.

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Les 10 commandements du Business Angel selon Patrick HANNEDOUCHE

Comme vous le savez ce blog ouvre rĂ©guliĂšrement ses portes Ă  des auteurs qui nous font partager leurs expĂ©riences sur l’entrepreneuriat.

Je vous propose donc de débuter cette semaine avec Patrick HANNEDOUCHE, et lui laisse tout de suite le clavier
.

Patrick Hannedouche« Je suis devenu business angel chez Paris Business Angels en 2006. Et, comme la majoritĂ© de mes confrĂšres, j’ai fait les erreurs classiques de l’ange des affaires dĂ©butant : investissement dans des secteurs inconnus, sĂ©lection des startuppers trop basĂ© sur l’affectif


Afin d’éviter les mĂȘmes erreurs aux business angels dĂ©butants et d’aider les startuppers dans leurs « relations angĂ©liques », j’ai Ă©crit « Les 10 commandements du business angel ».

Pour vous, lectrices et lecteurs de Capital Social, j’en commente 3 avec mon expĂ©rience personnelle.

Les 10 commandements du Business Angel:

1. Dans les projets que tu comprends, uniquement tu investiras

J’ai rĂ©alisĂ© mon 1er investissement dans Porteye, sorte de smartphone destinĂ© aux non voyants, pour le cĂŽtĂ© social du projet. Mais je n’ai rien pu apporter, n’y connaissant rien au secteur. Et je me concentre maintenant sur ce que connais : b to b, alimentaire, logistique
 C’est ainsi que je viens d’investir dans la trĂšs prometteuse www.bioalaune.com

2. Le business plan, comme un enfant et le PÚre Noël, tu ne croiras pas

3. L’équipe sur le projet tu privilĂ©gieras

4. La capacitĂ© de remise en cause et d’exĂ©cution des crĂ©ateurs, tu jaugeras

Une startup, c’est comme la vie, ça ne se passe jamais comme prĂ©vu.

5. Le pacte d’actionnaires et le juridique, tu ne mettras pas 6 mois Ă  nĂ©gocier

6. L’entreprise dans laquelle tu investiras, tu aideras mais tu ne dirigeras pas

7. Tes engagements vis Ă  vis des startuppers, tu tiendras

Pour la startup Theoconcept, dont le but Ă©tait de repĂ©rer les vidĂ©os piratĂ©es sur le net, les business angels s’étaient engagĂ©s Ă  prendre des rendez-vous avec les dĂ©cideurs des chaĂźnes tĂ©lĂ© et du cinĂ©ma. Promesse non tenue. Dommage pour tous, puisque la boite s’est plantĂ©e.

8. Rapidement tu te diversifieras et ton risque tu dilueras

9. Comme tout entrepreneur, les gamelles, tu accepteras et la totalitĂ© de ta mise, prĂȘt Ă  perdre, tu seras

Me concernant, j’en suis Ă  2 gamelles sur 5 investissements. Qui a dit que les business angels s’en mettaient plein les fouilles ?

10. Ton argent investi, dans les 5 ans, sans besoin tu seras.

Cette liste n’étant pas exhaustive, elle est destinĂ©e Ă  ĂȘtre triturĂ©e, modifiĂ©e, amĂ©liorĂ©e, commentĂ©e, vilipendĂ©e
 A vos commentaires, amis business angels et startuppers !"

Angéliquement.

Patrick

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A propos de Patrick Hannedouche
 (54 ans)

AprĂšs une Ă©cole de commerce (ESSCA Angers), j’ai acquis une bonne expĂ©rience dans la distribution (Carrefour, Promodes), l’export (Bonduelle) et la direction de PME (Caditel).

En 1990, j’ai crĂ©Ă© www.justeatemps.com, le cybermarchĂ© du bureau. Fort de cette expĂ©rience rĂ©ussie, je suis devenu Business Angel dans des startups Ă  qui j’apporte ma vision, mon expĂ©rience, mes tripes, mon enthousiasme et du capital.

Je suis membre du RĂ©seau Entreprendre et de Paris Business Angels.

J’exprime mon parler-vrai de business angel entrepreneur sur www.business-angel-france.com.

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Facile de financer son entreprise innovante aux USA ?

businessfinance Savez-vous que les deux fondateurs de GOOGLE n'auraient probablement pas connu la réussite actuelle sans deux business angels providentiels:

  • un professeur d'universitĂ© qui leur a apportĂ© 200 000$
  • le PrĂ©sident de SUN (Andy Bechtolsheim) qui aprĂšs quelques heures de prĂ©sentation du projet a fait un chĂšque de 100 000$.

On ne peut qu'ĂȘtre songeur lorsque l'on constate qu'il existe des territoires oĂč les financements pour la crĂ©ation d'entreprises innovantes sont plus aisĂ©ment mobilisables.

Il est vrai qu'aux USA il y a 400 000 personnes qui investissent, en tant que particulier, réguliÚrement dans le financement et la création d'entreprise, en France on en compte 8 000....

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Savoir s'entourer, s'associer pour entreprendre

businessfinance Je recrute ou je m’associe tel est le dilemme...de beaucoup de crĂ©ateur d'entreprise.

Je vous propose quelques pistes de rĂ©flexion qui en filigrane Ă  chaque fois poseront le dilemme suivant : est ce que je cherche un associĂ© ou finalement un salariĂ© ?

Dans cet article paru sur le site www.enviedentreprendre.com sous le titre: "Je recrute ou je m’associe tel est le dilemm" j'aborde diffĂ©rentes problĂ©matiques:

  • Cherchez- vous une personne qui sera meilleure que vous dans certains domaines (notion de complĂ©mentaritĂ©) ?
  • Votre futur associĂ© apporte t – il une vĂ©ritable valeur ajoutĂ©e qui justifie de lui cĂ©der une partie du capital (cĂ©der ou vendre d’ailleurs) ?
  • Êtes-vous vraiment prĂȘt Ă  vous « dĂ©barrasser » opĂ©rationnellement de certaines activitĂ©s en ayant confiance ?
  • Êtes-vous vraiment prĂȘt Ă  cĂ©der du capital ?
  • ...
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MONTPELLIER CAPITAL RISQUE

businessfinanceEntrepreneurs de technologies innovantes, vous cherchez à lever des fonds pour vous développer ?

OSEO et le BIC de Montpellier Agglomération Cap Alpha-Cap Omega, organisent en partenariat avec Mélies et Sud Angels, Soridec et les PÎles de compétitivité du Languedoc-Roussillon la 9Úme édition MONTPELLIER CAPITAL RISQUE



Pourquoi participer ?

  • PrĂ©sentez votre sociĂ©tĂ© en tribune devant des fonds d'investissement et des business angels
  • Rencontrez en tĂȘte Ă  tĂȘte des investisseurs et augmentez la visibilitĂ© de votre entreprise
  • BĂ©nĂ©ficiez d'un coaching personnalisĂ© pour mieux convaincre les investisseurs

Une formule efficace:

  • 16 entreprises sĂ©lectionnĂ©es
  • Une prĂ©sence assidue d'une trentaine de fonds d'investissement et business angels
  • Des rencontres qui portent leurs fruits :

- 2008 : 11M€ levĂ©s pour 6 entreprises

- 2008 : 11M€ levĂ©s pour 6 entreprises

- 2009 : 7M€ levĂ©s pour 10 entreprises

- 2010 : 4M€ levĂ©s pour 5 jeunes pousses

- 2011 : 10M€ levĂ©s Ă  ce jour pour 7 sociĂ©tĂ©s

Le 15 mars, comment ça se passe ?

  • 9h00-12h30 : PrĂ©sentation successive en tribune des 16 entrepreneurs devant les investisseurs
  • 12h30-14h00 : Lunch et rencontres informelles + Planification des RDV demandĂ©s par les investisseurs
  • 14h00-18h00 : RDV d'affaires individuels Investisseurs/Entrepreneurs

CritÚres de sélection:

La participation à la rencontre et au coaching préalable est gratuite pour les entreprises, seules 16 entreprises seront retenues

  • Vous ĂȘtes accompagnĂ© par OSEO et/ou le BIC de Montpellier AgglomĂ©ration
  • Vous avez validĂ© votre business model et dĂ©marrĂ© une activitĂ© commerciale
  • Vous disposez d'une offre existante de produits ou services

Les modalités pour participer:

Cliquer sur le lien suivant:formulaire de candidature

et envoyer ce dernier Ă  s.guary@montpellier-agglo.com ou catherine.sarron@oseo.fr

  • Date limite pour envoyer votre candidature : 10 novembre 2011
  • SĂ©lection finale des dossiers : 24 novembre 2011
  • Coaching des 16 entreprises :

- 1Ăšre sĂ©ance de coaching : janvier 2012

- 2Ăšme sĂ©ance de coaching : fĂ©vrier 2012

- Oral blanc : 13 mars 2012

Quand et oĂč ?

  • Jeudi 15 mars 2012 de 8h45 Ă  18h00
  • Cap Omega, rond point Benjamin Franklin, Montpellier
  • Contacts :

- Sylvain Guary, s.guary@montpellier-agglo.com, 04 67 13 00 00

- Catherine Sarron, catherine.sarron@oseo.fr, 04 67 69 76 00

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Les projets collaboratifs financés par OSEO

dollarsOSEO sur 5 ans a financĂ© 73 projets collaboratifs du programme ISI (Innovation stratĂ©gique industrielle), pour un montant total d’aides de 1 477 millions d'euros, entre 2006 et 2010.

La fourchette des aides attribuées est comprise entre 3 millions d'euros et 99 millions d'euros. Ces projets mobilisent 356 entreprises et 198 structures de recherche publiques.

Pour plus de détail sur les entreprises aidées vous pouvez feuilleter le bilan ci dessous:

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RĂ©duction d’ISF pour les investissements dans les PME

businessfinanceLes contribuables soumis Ă  l’impĂŽt de solidaritĂ© sur la fortune (ISF), c’est-Ă -dire ceux dont le patrimoine taxable est supĂ©rieur Ă  800 000 € au 1er janvier 2011, peuvent bĂ©nĂ©ficier de rĂ©ductions d’impĂŽt s’ils investissent dans une petite ou moyenne entreprise.

Le redevable de l’ISF peut ainsi dĂ©duire de son impĂŽt :

  • 50 % (contre 75 % en 2010) des versements concernant des investissements directs ou indirects (via une sociĂ©tĂ© holding) au capital de PME, dans la limite de 45 000 € (contre 50 000 € en 2010),
  • 50 % des versements concernant des investissements via certains FIP (fonds d’investissement de proximitĂ©), FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation) et FCPR (fonds communs de placement Ă  risque), dans la limite de 18 000 € (contre 20 000 € en 2010).

Ces rĂ©ductions sont cumulables, mais ne peuvent dĂ©passer 45 000 € au total par an (contre 50 000 € en 2010).

De mĂȘme, pour un mĂȘme montant investi, il n’est pas possible de cumuler la rĂ©duction d’ISF avec la rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu.

L’investissement peut ĂȘtre rĂ©alisĂ© en tant que :

  • souscriptions au capital initial ou aux augmentations de capital de sociĂ©tĂ©s, en numĂ©raire ou en nature (par apport de biens nĂ©cessaires Ă  l’exercice de l’activitĂ©, Ă  l’exception des actifs immobiliers et des valeurs mobiliĂšres),
  • souscriptions de titres participatifs dans des sociĂ©tĂ©s coopĂ©ratives ouvriĂšres de production (Scop).

Le montant des versements ne doit pas dĂ©passer pour la sociĂ©tĂ© le plafond de 2,5 millions d’euros par pĂ©riode de 12 mois.

La sociĂ©tĂ© bĂ©nĂ©ficiaire doit, quelle que soit la date de sa constitution, employer au moins 2 salariĂ©s Ă  la clĂŽture de l’exercice concernĂ© par la rĂ©duction ou l’exercice suivant (ou 1 salariĂ© pour les artisans).

Incroyable ! notre administration a un talent extraordinaire: comment limiter une exonération fiscale qui va dans le bon sens: limiter les sociétés bénéficiaires a celles qui ont deux salariés cela réduit sensiblement le nombre de start up impacté...qui par définition n'ont pas le luxe de partir sur du salariat dÚs le départ.

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Vous souhaitez ĂȘtre coachĂ© par Microsoft et le magazine l'Entreprise ?

Le magazine L'Entreprise et Microsoft Office 365 lancent L'Accélérateur, un programme inédit de mentorat d'entreprises.

L'Entreprise et Microsoft 365 s'associent pour offrir un accompagnement Ă  9 entreprises pour une durĂ©e de 6 mois. Pour participer, votre entreprise doit avoir Ă©tĂ© crĂ©Ă©e aprĂšs le 1er janvier 2009, et employer entre 4 et 30 salariĂ©s. Que vous soyez artisan, commerçant, ou une start-up internet, tous les secteurs d'activitĂ© peuvent participer


Les bonnes raisons de tenter votre chance:

  • Vous bĂ©nĂ©ficiez d'un programme inĂ©dit de mentorat sur des sujets Ă  forte valeur ajoutĂ©e avec les meilleurs experts de la place dans tous les champs de l'entreprise : marketing, gestion, finances, Ressources humaines.
  • Vous ĂȘtes parrainĂ© par une personnalitĂ© du monde de l'entreprise et bĂ©nĂ©ficiez de son expĂ©rience et de ses conseils.
  • Vous profitez des outils de Microsoft Office 365 et d'un accompagnement de leurs experts.
  • Vous gagnez en visibilitĂ© : prĂ©sence sur les sites web de L'Entreprise et Microsoft pendant la durĂ©e du projet et opportunitĂ© de gagner un plan de communication de six mois dans L'Entreprise et lentreprise.com (valeur 130 000 €).
  • Vous dĂ©veloppez vos rĂ©seaux pour accĂ©lĂ©rer le dĂ©veloppement de votre entreprise


ClĂŽture de dĂ©pĂŽt des candidatures : vendredi 21 octobre 2011.



Inscription: http://lentreprise.lexpress.fr/accelerateur365/inscription.asp

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Lancez-vous grĂące Ă  l'Adie !

businessfinance Du 10 au 14 octobre, l'Adie organise une grande campagne d'information, en partenariat avec entre autres les Missions Locales et PĂŽle Emploi: prĂšs d’une centaine de rencontres accueillant les jeunes de 18 Ă  32 ans sont organisĂ©es dans toute la France.

Au programme :

  • tĂ©moignages de jeunes crĂ©ateurs d’entreprise,
  • rendez-vous individuels pour Ă©changer autour des projets de chacun.

Les services de l’Adie pour les jeunes:

Des financements à travers le microcrédit et des conseils adaptés pour bien démarrer.

‱ Un microcrĂ©dit (de 500€ Ă  5 000€) complĂ©tĂ© par un prĂȘt d’honneur « Jeunes » (de 500€ Ă  5 000€ Ă  0%) pour financer des besoins allant jusqu’à 10 000 €.

‱ Un accompagnement et un soutien personnalisĂ©s, avant et aprĂšs le dĂ©marrage de l’activitĂ©, et des rĂ©ponses adaptĂ©es Ă  tes questions et Ă  tes besoins.

CréaJeunes*, une formation complÚte pour construire votre projet:

‱ 6 semaines d’ateliers collectifs pour maĂźtriser les Ă©tapes clĂ©s de la crĂ©ation d’entreprise : statut juridique, plan de financement, dĂ©veloppement personnel, Ă©tude de marchĂ©, etc.

‱ Un suivi individuel pour booster votre projet.

‱ Un accĂšs au rĂ©seau de l’Adie : jeunes entrepreneurs, entreprises, partenaires, financeurs, etc.

Toutes les infos sur le blog Deviens Ton Boss

Venez rencontrer les Ă©quipes de l’Adie: liste des rencontres Adie pour les jeunes (pdf)

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Le capital risque et capital investissement pour quoi faire ?

point interrogationLe capital investissement nait de la rencontre entre un entrepreneur et un financier qui font Ɠuvre commune afin de minimiser les risques tout en espĂ©rant en retirer les fruits.

4 NOTIONS FONDAMENTALES ( dont une induite):

1- Faire Ɠuvre commune:

L'entrepreneur va apporter un prototype, un brevet, une entreprise déjà en fonctionnement depuis plusieurs années.

La société de capital investissement va apporter ses conseils en management, stratégie, finance et son carnet d'adresses mais surtout de l'argent

2- Les risques:

  • Le risque de faillite

L'entrepreneur va prendre en compte:

Risque A: la perte potentielle des sommes investies dans la société,

Risque B: un coût d'opportunité qui représente l'équivalent salaire qu'il aurait perçu s'il n'avait pas créé son entreprise.

"Vous comprenez monsieur le financier si j'étais salarié au sein du groupe DUMOULIN je toucherais un salaire de 100 00 euros par an"

La société de capital investissement va prendre en compte un seul risque: la perte potentielle des sommes investies dans la société

  • Le risque de rentabilitĂ©

Le risque pour la société de capital investissement est que l'entreprise n'atteigne pas un niveau de rentabilité jugé suffisant.

Une entreprise qui afficherait des rĂ©sultats constants ne constituerait pas une bonne « affaire » pour la sociĂ©tĂ© de capital investissement. En effet il lui serait difficile de rĂ©aliser une plus value sur la cession des actions si la sociĂ©tĂ© bien que rentable prĂ©sente des rĂ©sultats stagnants.

Pour justifier le prix de vente par action à 200 euros alors qu'elles ont été achetées 100 euros mieux vaut montrer que dans l'intervalle la société a créée plus de valeur.

  • Le risque d'illiquiditĂ©

La sociĂ©tĂ© de capital investissement a fait l'acquisition de titres de votre sociĂ©tĂ© afin de financer vos projets de dĂ©veloppement. Cette collaboration est sur du moyen terme, dans la mesure oĂč celle-ci a comme objectif de revendre sous 5 ans en moyenne les actions.



Ce faisant pendant une pĂ©riode non dĂ©terminĂ©e prĂ©cisĂ©ment la sociĂ©tĂ© de capital investissement ne va pas pouvoir vendre ses titres, elle est donc dans l'impossibilitĂ© de rendre « liquide » au sens financier du terme ses actions.

Dans le cas d'une entreprise innovante la société de capital risque va devoir attendre la fin de la phase de prototypage, la fin des premiÚres démarches commerciales et de production avant de pouvoir envisager la cession des titres à un industriel par exemple.

Le problÚme réside lorsque l'entreprise ne présente pas une situation économique suffisamment attrayante pour que la société de capital investissement trouve un repreneur de ses titres. Dans ce cas elle se trouve collée à l'entreprise, et donc ne peut pas rendre liquide sa participation.

Elle ne peut que constater une immobilisation financiÚre qui la prive d'autres opportunités.

De nombreuses sociĂ©tĂ©s de capital investissement<ont connu cette problĂ©matique notamment suite aux investissements rĂ©alisĂ©s pendant la « bulle internet ». Depuis 5 ans la situation est de nouveau plus saine et globalement les sociĂ©tĂ©s de capital investissement ont retrouvĂ© des marges de manƓuvres.

3- Le partage des fruits

L'association entre l'entrepreneur et le financier a comme objectif principal la crĂ©ation de « nouvelle valeur ». Cette notion de crĂ©ation de valeur est apprĂ©ciĂ©e de maniĂšre diffĂ©rente selon les deux parties en prĂ©sence:

a)- L'entrepreneur va analyser:

  • l'Ă©volution de son salaire,
  • l'Ă©volution de ses « rĂ©munĂ©rations annexes » (prise en charge de frais kilomĂ©triques, des frais de restauration, des frais de reprĂ©sentation, bien Ă©videmment toutes ses dĂ©penses ont toujours un lien avec l'activitĂ© principale de l'entreprise; si, si je pense ce que je viens d'Ă©crire est naĂŻf vous croyez ?)
  • l'Ă©volution des dividendes perçus.

Par exemple grùce à l'entrée au capital d'une société de capital risque l'entreprise a pu financer l'acquisition d'une nouvelle chaßne de production.

Ce faisant le chiffre d'affaires a augmenté et le résultat net comptable aprÚs impÎt sur les sociétés est passé de 10 000 euros en 2009 à 50 000 euros en 2011.

Notre entrepreneur possédant 80% des actions de la société va pouvoir toucher un revenu appelé dividende à hauteur de 40 000 euros (80% de 50 000 euros). Alors que l'année précédente bien qu'ayant 100% du capital il a perçu 10 000 euros de dividende.

  • l'Ă©volution ou le maintien du statut social:

Etre chef d'entreprise c'est également bénéficier d'une image, d'un statut social, voire souvent d'une identité qui se confond avec celle de son entreprise.

Ce qui explique d'ailleurs pourquoi certains entrepreneurs dépassent les 70 ans et continuent de piloter leur entreprise sans songer véritablement à la transmission. Il est évident que lorsque pendant 30 ans vous avez travaillé 5 à 6 jours par semaine et entre 10 à 12 heures par jour, l'entreprise a nourri probablement votre portefeuille mais également votre personnalité. Pas facile d'abandonner un costume qui vous va si bien..

Si à 99% les opérations d'ouverture de capital à des financiers résultent plus d'une obligation qu'une adhésion naturelle; il n'est pas rare que l'entrepreneur en question soit flatté et sans fait l'échos d'avoir comme associé une société de capital investissement.

b)- La société de capital investissement va analyser:

  • La rĂ©munĂ©ration qu'elle pourrait percevoir au titre des dividendes

NĂ©anmoins dans le cadre de projet de crĂ©ation d'entreprise la probabilitĂ© de distribution de dividende est faible, dans la mesure oĂč le rĂ©sultat net comptable est rĂ©investi en gĂ©nĂ©ral dans l'entreprise afin de financer de nouveaux investissements, constituer un fonds de trĂ©sorerie.

  • La plus value Ă©ventuelle qu'elle va percevoir lors de la revente des actions.


Pour financer votre projet la société de capital risque vous a acheté chaque action 200 euros. Qu'elle est la probabilité que dans 5 ans chaque action vaille 300, 400, 800 euros? La rémunération de la société de capital investissement va donc résulter de la différence entre le prix de vente et le prix d'achat de chaque action.

  • Une troisiĂšme rĂ©munĂ©ration peut rĂ©sulter d'un placement non pas sous la forme d'actions mais d'obligations convertibles. Dans ce cas la sociĂ©tĂ© de capital investissement adopte un comportement hybride entre le banquier et l'actionnaire.

En effet la sociĂ©tĂ© de capital investissement va prĂȘter de l'argent Ă  votre entreprise avec la possibilitĂ© de convertir ce prĂȘt en actions quand elle le souhaite.

Nous aborderons probablement l'intĂ©rĂȘt de ce type de placement ultĂ©rieurement mais ce qu'il faut retenir c'est qu'avec les obligations convertibles, le financier peut sous certaines conditions recevoir une rĂ©munĂ©ration sous la forme d'un double taux d'intĂ©rĂȘt (taux d'intĂ©rĂȘt sur les sommes prĂȘtĂ©es et « taux d'intĂ©rĂȘt » sur la non conversion des obligations en actions)

4- Le rapport entre la rentabilité prévisionnelle et le risque perçue

Les opĂ©rations de capital investissement s'analysent du point de vue de l'investisseur comme une opĂ©ration de placement financier. Votre entreprise, votre projet constitue une opportunitĂ© de placement comme peut l'ĂȘtre le placement sur Le Livret de DĂ©veloppement Durable (ex CODEVI), un PEL ou l'achat d'actions cotĂ©es au CAC 40.

Désolé de vous l'annoncer comme cela, mais à ce stade de votre recherche de financement vous ne représentez qu'une opportunité de placement.

Ce faisant le chargĂ© d'affaire qui analysera votre projet de crĂ©ation (si vous ĂȘtes un jeune entrepreneur) ou de dĂ©veloppement (si vous ĂȘtes une PME-PMI mature) va faire le lien entre les probabilitĂ©s de revenus et plus value futurs et les risques encourus comme nous l'avions indiquĂ© plus en amont.

D'une maniÚre générale, certains diront de maniÚre théorique, les sociétés de capital investissement ne refusent pas en tant que telle la prise de risque. Car c'est la prise de risque qui potentiellement peut générer une plus value confortable.

Supposons deux entreprises qui affichent une rentabilités équivalente de 100 000 euros chacune (résultat net comptable).

  • L'entreprise Vieux moulin qui existe depuis 10 ans.

Compte tenu de son passé, pour obtenir 20% du capital, la société de capital investissement va devoir payer 1 600 00 euros.

  • L'entreprise PrĂ©cosse bĂ©bĂ© qui elle existe depuis 1 ans.

Compte tenu de la jeunesse de l'entreprise, ses associĂ©s ne pourront probablement pas obtenir la mĂȘme valorisation que celle obtenue par l'entreprise Vieux moulin. En effet, toute chose Ă©tant Ă©gale par ailleurs (excusez-moi mon cĂŽtĂ© financier/scientifique qui remonte), le risque d'une jeune entreprise semble plus Ă©levĂ© que celle d'une entreprise mature.

Ce faisant pour obtenir 20% du capital, la société de capital investissement va débourser 800 000 euros.

Au final l'entreprise Précose bébé constitue une opportunité d'investissement plus intéressante puisqu'elle offre une rentabilité de 12,5% (100 000/ 800 000 * 100) alors que l'entreprise Vieux moulin affiche une rentabilité de 6,25%</strong> (100 000 / 1 600 000 *100).

Cet exemple qui traduit la relation proportionnel qui existe entre la rémunération d'un placement et son risque, vous la connaissez également à titre personnel.

En effet si vous placez votre épargne sur un Livret, vous ne prenez aucun risque par contre la rémunération sera également trÚs faible. Par contre si vous achetez des actions cotées sur le marché boursier (CAC 40 par exemple) votre rémunération potentielle sera supérieure mais le risque également.. à vous de choisir.

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LA TVA SOCIALE aprĂšs l'intervention de Manuel VALLS

TVAsocialeFace au déficit de la sécurité sociale le gouvernement SARKOZY avait étudié la création de la TVA SOCIALE en 2007, idée reprise par Manuel VALLS derniÚrement.

Je ne me suis pas penché particuliÚrement sur la question quant au bien fondé de ce mécanisme; ce faisant je n'émets ici qu'un sentiment à l'égard de la "TVA SOCIALE" plus qu'un avis rationnel et tranché....donc tout peut changer.

NĂ©anmoins une question reste en suspens: quid du risque inflationniste?

Selon les Ă©conomistes les points de vue divergent: pour les uns dans les pays oĂč cela a Ă©tĂ© pratiquĂ© il n'y a pas eu d'inflation et pour d'autres il y a bien eu une inflation des prix.

Pour compliquer un peu plus la réflexion il va en va de l'économie comme dans nombreuses matiÚres: "comparaison n'est pas raison..."

Pour compliquer toujours plus on peut rajouter une pincée de psychologie ( je vous vois déjà esquisser un léger sourire en vous disant " et bien voici que capitalsocial se lance dans la psychologie...Tant pis pour vous je continue...)

Pour rappel l'objectif est de transférer les cotisations sociales payées par les salariés et les entreprises sur la TVA.

Prenons un exemple simple: celui d'une entreprise qui fabrique une seul produit par mois avec un salarié.

A gauche vous y trouverez les modalités de calcul de la TVA classique et à droite l'instauration de la TVA sociale.

En comparant les deux formules celle de gauche et celle de droite on note:

  • une annulation des charges sociales payĂ©es par les entreprises et les salariĂ©s
  • une forte augmentation de la TVA puisque celle ci passe de 637 euros Ă  1687 euros afin que les caisses de l'Etat ne se vident pas.

En effet cet exemple nous montre que la TVA sociale présente une difficulté pour le budget de l'état: Comment reprendre d'une main ce qui a été donné de l'autre (l'exonération des charges) ?

En effet la TVA "classique" est calculée sur le montant du prix de vente hors taxes qui lui comprend les charges sociales.

Ce faisant s'il y a suppression des charges sociales (et maintient du salaire net et du profit de l'entreprise) mĂ©caniquement va ce produire une baisse des rentĂ©es fiscales car vous vous en doutez 19,60% de 3 250 € (prix de vente hors taxes) ne donne pas le mĂȘme rĂ©sultat
que 19,60% de 2200 €.

Donc une seule solution augmenter: la TVA pour conserver le mĂȘme niveau de rentrĂ©e fiscale soit dans notre exemple passer de 19,60% de TVA Ă  76,68%.

Je n'ose imaginer l'effet dans l'opinion d'une annonce gouvernementale indiquant une hausse de 40%, 50% de la TVA...je doute que la consommation (par anticipation) ne chute?

De plus cette exonération des charges sociales pourrait pousser les salariés à souhaiter une augmentation des salaires et les entreprises une augmentation des profits ce qui provoquerait une augmentation du prix de vente et donc une relance de l'inflation.

Au risque inflationniste on nous indique que la concurrence va permettre d'éviter ce type de dérive.

Effectivement la concurrence a prouvé son efficacité pour lutter contre la hausse des prix...On oublie trop souvent que l'inflation a été jugulée notamment grùce à la libéralisation des prix; lorsque les prix étaient encadrés la France affichait un niveau d'inflation nettement supérieur à nos 2% en moyenne.

Par contre si la concurrence est un systÚme précieux pour s'assurer que les entreprises mettent au coeur de leurs préocupations les clients cela suppose:

  • du temps afin que le consommateur puisse justement comparer, faire jouer la concurrence et ce faisant que les entreprises hors marchĂ© disparaissent. Et le temps peut ĂȘtre ici dĂ©vastateur car avant que les consommateurs s'aperçoivent qu'il ne s'agit que d'un jeu de transfert Ă  somme nulle entre les charges sociales et la TVA il risque d'y avoir la queue devant les bureaux des directions des ressources humaines afin de nĂ©gocier une augmentation de salaire ce qui pour le coup augmenterait les prix
  • qu'il n'y ait pas d'entente entre les entreprises.
  • que les entreprise ne profitent pas de l'aubaine pour augmenter leur profit en espĂ©rant que cela passe inaperçu comme avec l'euro.. et lĂ  encore l'inflation nous guette...

... et je ne sais pas comment cela se passe chez vous mais nous on n'aime pas l'inflation (quelque fois dans un blog il faut ĂȘtre capable de prendre des risques, ĂȘtre "border-line" et assumer ses choix..c'est fait...)

AprÚs cet acte de bravoure (joke) je pars conseiller une PMI qui officie dans le secteur des compléments alimentaires ( pilules et autres poudres pour maigrir, avoir une belle chevelure...);..aprÚs ce rendez vous je serai donc un homme neuf...

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Le fonds d'amorçage CREALIA pour les jeunes entreprises

businessfinanceCREALIA accorde des prĂȘts d’honneur Ă  taux zĂ©ro, sans garantie personnelle, Ă  des entreprises innovantes jusqu'Ă  100 000 euros.

Tous les bénéficiaires sont accompagnés par un membre de SYNERSUD (le réseau des pépiniÚres et incubateurs du Languedoc-Roussillon).

Le fonds d’amorçage de CREALIA est abondĂ© par la RĂ©gion, l’Europe, la Caisse des DĂ©pĂŽts ainsi que des investisseurs privĂ©s.

Depuis 2010, CREALIA a renforcĂ© sa capacitĂ© de financement grĂące Ă  JEREMIE, un dispositif gĂ©rĂ© par le FEI (Fonds EuropĂ©en d’Investissement). L’initiative europĂ©enne JEREMIE facilite l’accĂšs aux fonds propres des PME. Elle est dotĂ©e de 30 millions par la RĂ©gion Languedoc-Roussillon et le Feder.

A l’occasion de la 9iĂšme Ă©dition « TrophĂ©e des Partenaires de l’Innovation », CREALIA a rĂ©uni plus de 200 chefs d’entreprises, banquiers, dirigeants et grands dĂ©cideurs. La cĂ©lĂšbre navigatrice Isabelle AUTISSIER, marraine de la soirĂ©e, a montrĂ©, Ă  travers son expĂ©rience, que les dĂ©fis relevĂ©s par les porteurs de projet et ceux qui les accompagnent, dynamisent notre prĂ©sent et sont un enjeu pour l’avenir.

CREALIA va financer cinq nouveaux projets: DIATAE, SCAL’IN, OREKA SUD, METAFORA et NADRA TECHNOLOGIES.

. DIATAE: propose aux collectivitĂ©s territoriales des solutions pour une politique agricole respectueuse de l’environnement. L’idĂ©e est nĂ©e dans un contexte de forte pression rĂ©glementaire pour une rĂ©duction de l’utilisation des pesticides et une gestion Ă©quilibrĂ©e des ressources en eau. Leur outil est un logiciel novateur nĂ© de recherches conjointes entre DIATAE, le CNRS et le CIHEAM-IAMM. Ce partenariat s’est concrĂ©tisĂ© par la mise en place du projet TRAM, labellisĂ© en septembre 2010 par le pĂŽle de compĂ©titivitĂ© QualimĂ©diterranĂ©e.

. SCAL’IN : La mission de cette jeune entreprise est de dĂ©velopper et de rĂ©aliser sur site de nouveaux coffrages d’escalier en bĂ©ton. Elle propose des solutions performantes pour les constructeurs, les maçons, les particuliers, les promoteurs et les architectes. Elle dĂ©veloppe de nouveaux concepts dans le but d’amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© sur les chantiers et les conditions de travail et de rĂ©duire le temps de pose tout en gagnant en qualitĂ©. Les kits de matĂ©riels sont rĂ©utilisables et adaptables aux diffĂ©rentes gĂ©omĂ©tries d’escaliers tournants en bĂ©ton.Thomas CHOQUET le dirigeant a dĂ©jĂ  dĂ©posĂ© deux brevets en juin 2010 pour dĂ©velopper un concept qui Ă©voluera selon les besoins et les contraintes des clients et utilisateurs.

. OREKA-SUD: développe une solution logicielle ayant pour objectif la conception des opérations liées à la fin de vie des produits et installations industrielles. Sa premiÚre application métier est vouée à la maintenance, à la rénovation et au démantÚlement des installations nucléaires. A partir d'une simulation 3D temps réel du démantÚlement de l'installation, ce logiciel définit le scénario d'intervention optimum en fonction des moyens à disposition, des coûts, des risques nucléaires et des déchets produits.

. METAFORA Biosystems: est une sociĂ©tĂ© de biotechnologie dont le mĂ©tier est la mise au point de biomarqueurs du mĂ©tabolisme cellulaire. Sa technologie a des applications dans la R&D industrielle (dĂ©couverte, toxicologie de candidats mĂ©dicaments), et dans le diagnostic clinique. Plus prĂ©cisĂ©ment, leur outil permet d’établir le profil d’expression de transporteurs de mĂ©tabolites et de le corrĂ©ler Ă  l’état physiologique des cellules.

. NADRA TECHNOLOGIES : l'Ă©quipe accompagne les entreprises et leur "offre" des solutions performantes et ergonomiques autour des infrastructures informatiques. Ils y proposent leur savoir-faire et leur logiciel innovant pour une administration et des sauvegardes plus rapides et sĂ©curisĂ©es des infrastructures virtuelles ainsi que pour la gestion des rĂ©seaux. Ils travaillent sur une solution d'audit automatisĂ© pour accompagner les entreprises en vue du passage Ă  la virtualisation. ParallĂšlement Ă  cette activitĂ© de R&D, ils rĂ©alisent des missions d’expertise sur des technologies Ă©mergentes ce qui leur permet de mieux faire connaĂźtre leurs produits et la qualitĂ© de leur service.

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Business angel: 86 millions Ă  investir auprĂšs d'entreprises et "un coup de grisou"

businessfinanceJaĂŻna Capital le fonds d'investissement de Marc Simoncini va encore investir 86 millions d'euros dans des entreprises si l'on en croit le Journal du net.

A ce jour la plupart des investissements ont été réalisés sur des projets en phase d'amorçage comme AppsFire, Ifeelgood, Made.com,...

Le fonds ne s'interdit pas d'investir en phase de développement comme avec Lentillesmoinscheres.com et l'agence media Online Keyade.

D'ailleurs bien que ce fonds soit financé exclusivement par Marc Simoncini, son fonctionnement relÚve plus de celle d'une société de capital risque avec une équipe dédiée....sauf qu'à l'inverse des sociétés de capital risque, Jaïna Capital réalise des opérations dans des trÚs jeunes entreprises.

L'équipe gestionnaire du fonds est en mesure de prendre des décisions rapidement. Le champs d'intervention est assez large avec des projets en BtoC, en BtoBtoC, dans les médias, les services e-commerce ou les applications mobiles.

Maintenant je vous propose une réflexion annexe, un coup de grizou !

Dans le Journal du net il y a une présentation des 2 gestionnaires du fonds dont voici ci-dessous un extrait:

  • DiplĂŽmĂ©e d'HEC et d'un MBA de l'INSEAD, Marie-Christine Levet a dĂ©butĂ© sa carriĂšre dans le conseil en management chez Accenture, avant de rejoindre Disney puis PepsiCo. En 1997, elle prend la tĂȘte de la version française du moteur de recherche Lycos...
  • DiplĂŽmĂ© de l'Edhec, du DESS Droit des Affaires Paris V et d'un Executive MBA de l'INSEAD, Charles-Henry TraniĂ© a commencĂ© sa carriĂšre Ă  l'AssemblĂ©e Nationale comme assistant parlementaire. En 1997, il cofonde une web agency spĂ©cialisĂ©e dans les sites de e-commerce. ...

S'il fallait démontrer que la France est pétrie d'une culture méritocratique basée sur le diplÎme preuve est faßte...

Pourquoi commencer une prĂ©sentation de profil par les diplĂŽmes ? pour des juniors cela se conçoit mais pour des seniors (au sens professionnel) le diplĂŽme n'a aucune importance, ce qui compte ceux sont les rĂ©alisations...en tout cas aux USA...

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Le réseau Femmes Business Angels

DollarsEn Ile de france connaissez-vous le réseau Femmes Business Angels...

Leur équipe souhaite apporter une contribution à la création d'entreprises en Ile de France,en mettant en relation des femmes investisseurs à forte expérience managériale avec des porteurs de projets (création d'entreprises à haut potentiel).

Ce réseau doit permettre d'aider à la création d'entreprise tout en impliquant d'avantage les femmes dans le financement des entreprises: alors que seulement 3% des Business Angels en France sont des femmes l'objectif serait d'atteindre un seuil de 20 à 30%.

  • Le fonctionnement du rĂ©seau:

Le réseau Femmes Business Angels cherche à sensibiliser des femmes aux caractéristiques de Business Angels, leur présente des projets dûment sélectionnés et les accompagne dans leur investissement en leur fournissant des informations utiles (droits, risques encourus, aspects techniques de l'investissement).

La direction du rĂ©seau prĂ©-sĂ©lectionne des projets (besoins en fonds propres entre, environ, 50 et 500 k€ par projet) sur analyse d'un Executive Summary.

Le Comité de Sélection (ad hoc) étudie la viabilité et le potentiel du projet (business plan, équipe de direction) et sélectionne les dossiers pour présentation à des Femmes Business Angels. Le réseau sélectionne environ 4 projets sur 30 reçus par mois.

La signature d'un Engagement de Confidentialité (disponible sur place) est indispensable pour participer aux rencontres et avoir accés aux dossiers et informations.

Les rencontres entre porteurs de projets et Femmes Business Angels sont organisĂ©es en moyenne une fois par mois (3 Ă  4 projets par rencontre). La mise en relation se termine au moment oĂč les deux parties (Femmes Business Angels et porteurs de projets) dĂ©cident d'Ă©tudier leur Ă©ventuelle collaboration.

CONTACTS

Site: http://www.femmesbusinessangels.org

Coordinatrice : 06 77 60 76 61

Fax : 01 45 77 99 82

Mail: coordinatrice@femmesbusinessangels.fr

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Hallucinant: Une société de capital risque Française investit en Irlande

DollarsCe que je viens d'apprendre me laisse pantois:

La société de capital risque Crédit Agricole Private Equit va intégrer le capital de la société Novate Medical Ltd en Irlande. En effet avec deux autres capital risqueur Irlandais cette entreprise va recevoir 8,7 millions d'euros pour financer la mise sur la marché de nouveaux produits médicaux destinés à lutter contre les embolies pulmonaires.

La filiale capital risque du crĂ©dit Agricole doit vraiment avoir du mal Ă  trouver des entreprises en recherche de fonds en France pour ĂȘtre obligĂ© de financer des entreprises Irlandaises....

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Financer son projet en France ou aux USA: le match

retis 2Avant les vacances soyons un peu mazo on comparant de maniÚre rapide le financement de la création d'entreprises en France et aux USA.

  • Aux USA il existe des dizaines d'investisseurs clĂ©s, en tant que tel obtenir l'aval de l'un d'entre eux entraĂźne presque automatiquement l'accord d'autres confrĂšres VC.
  • La silicon VallĂ©e propose des ressources (techniques, logistiques, humaines ) importantes et complĂ©mentaires pour accompagner la crĂ©ation de start-up.

- La puissance de feu des sociétés de capital investissement est colossale avec la possibilité de mobiliser des dizaines de millions de dollars.

- Les investisseurs financiers au-delà de l'argent apportent véritablement:

  • des conseils en stratĂ©gie et organisation de la filiĂšre
  • des solutions pour aider l'entreprise Ă  produire (mise en relation avec des sous-traitants, aide directe au recrutement...) et Ă  vendre (mise en relation avec des clients) tout cela grĂące Ă  un carnet d'adresses qui Ă  lui seul peut justifier leur entrĂ©e.
    En France si les sociĂ©tĂ©s de capital investissement offrent les mĂȘmes promesses, la rĂ©alitĂ© quant Ă  elle me semble nettement plus Ă©loignĂ©e.

Par exemple Jeff Clavier (un des plus important VC) dispose d'un relationnel trÚs poussé avec des entreprises comme Microsoft, Yahoo, Google....Avoir Jeff Clavier au capital de sa société assurément cela vous ouvre des portes...peu de chance que vous connaissiez le barrage de la secrétaire si vous souhaitez contacter les grands groupes cités.

- Des universités qui forment des salariés en prise directe avec les métiers et compétences recherchés

- Des groupes internationaux et des entreprises leader dans le secteur sont à proximité, ce qui favorise le business inter-entreprises.

- Des investisseurs financiers qui ont choisi délibérément d'investir dans la phase d'amorçage (early stage)

Alors il peut ĂȘtre tentant pour un crĂ©ateur français d'aller chercher de l'argent auprĂšs de fonds amĂ©ricains...mais pas facile car mĂȘme si votre marchĂ© est par nature mondial il vous sera trĂšs difficile de motiver des investisseurs amĂ©ricains car:

  • en early stage (amorçage) ce qui importe c'est l'apport de compĂ©tence que les capitaux risqueurs vont pouvoir vous transmettre. Or si votre entreprise n'est pas Ă  proximitĂ© du siĂšge social du capital risqueur, ou de son lieu de rĂ©sidence cet Ă©change d'expĂ©rience ne sera pas efficace et pĂ©renne.
    Jeff clavier investit dans des entreprises qui sont en général à 50 Km autour du siÚge de sa société de capital risque.
  • si votre sociĂ©tĂ© est basĂ©e en France cela veut dire probablement que la premiĂšre phase de dĂ©veloppement est franco-française voire europĂ©enne. LĂ  encore on investit sur les marchĂ©s que l'on connaĂźt bien.
    Tout VC pour étudier un projet se met à la place du client pour évaluer si en tant que tel il serait intéressé. Il est facile pour un américain de se mettre à la place d'un américain désirant acheter un nouveau 4*4 révolutionnaire, moins évident de se mettre à la place d'un français qui voudrait acheter la derniÚre nouvelle boisson dérivée du vin....Ainsi les barriÚres culturelles, les moeurs peuvent constituer un frein à la bonne compréhension d'un projet.

Au total selon Jeff Clavier sur les 20 entrepreneurs français qui le contactent chaque année pour tenter leur chance presqu'aucun n'arrive à lever des fonds made US.

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Vous connaissez Serena Capital

businessfinancePhilippe Hayat, Marc Fournier et Xavier Lorphelin 3 entrepreneurs ont décidé en 2008 de créer une société de capital risque: Serena Capital.

Ils ont été les premiers a proposer à la fois des financements conséquent (comme les sociétés de capital risque) et une aide opérationnelle et un accompagnement au plus prÚs des entrepreneurs (comme les business angels).

Les 3 financiers se sont connus à la Société Générale lorsqu'ils géraient une centaine d'entreprises innovantes au sein d'un fonds de capital investissement.

Serena Capital finance des entreprises qui doivent ĂȘtre rentable trĂšs rapidement. Ce faisant l'amorçage vĂ©ritable ne semble pas ĂȘtre la cible.

D'ailleurs ils visent plutÎt des entreprises avec déjà un carnet de commande (plusieurs millions d'euros de chiffre d'affaires) avec comme objectif de multiplier l'activité par 5 en 5 ans.

La tendance est de 4 investissements par an.

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Lancement du fonds commun de placement à risque « Fonds national pour la société numérique PME »

Carte de la france L’investissement dans l’économie numĂ©rique constitue un enjeu majeur pour notre Ă©conomie, compte tenu de son poids. Cette filiĂšre reprĂ©sente:

    - 3,7 % du produit intérieur brut
    - 72 milliards d’euros de valeur ajoutĂ©e
    - 1 150 000 emplois directs et indirects dans les infrastructures et services numériques.

La filiĂšre connait des difficultĂ©: 81 % des dirigeants de PME numĂ©riques rencontrent des difficultĂ©s Ă  se financer. Face Ă  ce constat va ĂȘtre lancĂ© le « Fonds national pour la sociĂ©tĂ© numĂ©rique PME ».

Ce fonds commun de placement Ă  risques, qui s’appellera « FSN PME », sera gĂ©rĂ© par CDC Entreprises. Il est dotĂ© de 400 millions d’euros provenant du fonds global de 1,4 milliard d’euros dĂ©diĂ© aux contenus numĂ©riques, soit prĂšs de 30% de notre effort global en faveur des nouveaux contenus.

A travers ce fonds, l’Etat pourra effectuer des investissements en fonds propres dans les PME du secteur numĂ©rique jusqu’à 30 % de leur capital. Les montants investis pourront atteindre jusqu’à 10 millions d’euros.

Les candidats peuvent prendre connaissance des modalités de dépÎt de candidature sur le site de la Caisse des dépÎts et Consignation.

Huit secteurs d'intervention prioritaires

Le fonds commun examinera en prioritĂ© les projets liĂ©s Ă  huit secteurs bien prĂ©cis : l’informatique en nuage ou "cloud computing", les industries de contenus (Ă  caractĂšre culturel, scientifique ou Ă©ducatif), les technologies de base du numĂ©rique (en particulier nanoĂ©lectronique et logiciel embarquĂ©), l’e-SantĂ©, l’e-Education, la sĂ©curitĂ© et la rĂ©silience des rĂ©seaux, les systĂšmes de transport intelligents et l'usage du numĂ©rique dans les projets de dĂ©veloppement de la ville.

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GEM Angels des Ă©tudiants capital risqueur

Carte de la france Une trentaine de diplĂŽmĂ©s de Grenoble Ecole de Management viennent de crĂ©er GEM Angels, une sociĂ©tĂ© de capital risque pour le moins originale : d'une part, elle ne finance que des projets portĂ©s par des diplĂŽmĂ©s ou des Ă©tudiants de l'Ă©cole ; d'autre part, elle confie l'Ă©tude et l'Ă©valuation des dossiers qui lui sont proposĂ©s au MastĂšre SpĂ©cialisĂ© Entrepreneurs.

«Grenoble Ecole de Management est la toute premiĂšre Ă©cole qui s'engage ainsi dans le domaine du capital- risque, souligne Jean-Claude Lemoine, directeur de l'Institut de l'Entrepreneuriat. GEM Angels est notamment adhĂ©rente du rĂ©seau France Angels, le rĂ©seau français de business angels : une premiĂšre pour une Ă©cole de management ».

CrĂ©Ă©e avec un capital de 200 000 euros, la sociĂ©tĂ© Ă©tudie dĂ©jĂ  sept dossiers : autant de cas d'Ă©tude inĂ©dits pour les Ă©tudiants du M.S., qui s'initient ainsi Ă  la dĂ©licate Ă©valuation de sociĂ©tĂ©s en devenir.

Ils bĂ©nĂ©ficient d'un tutorat de choix : celui des membres de Grenoble Angels, l'association des business angels grenoblois, qui vient d'ĂȘtre Ă©lue pour la deuxiĂšme fois consĂ©cutive meilleur rĂ©seau national.

Contact

Jean-Claude Lemoine

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Un Fonds National d'Amorçage va ĂȘtre crĂ©Ă© en France

businessfinanceLa Commission Européenne vient d'approuver la création d'un Fonds National d'Amorçage, destiné à encourager la levée de capital investissement pour les PME innovantes dans leurs premiÚres phases de croissance.

En effet les instances européennes devaient évaluer si ce fonds est compatible avec les rÚgles de l'UE relatives aux aides d'état, et en particulier avec les exigences des lignes directrices concernant le capital-investissement.

Ouf c'est le cas..nous allons peut ĂȘtre enfin disposer d'une vĂ©ritable filiĂšre de capital risque/capital amorçage en France.

Ce Fonds investira dans d'autres fonds gérés par des gestionnaires privés qui visent surtout les nouvelles entreprises à fort potentiel innovateur.

La Commission a tenu compte du déficit en ressources propres qui affecte tout particuliÚrement les jeunes PME innovantes et qui freine souvent leur capacité de traduire leur potentiel technologique en réalités commerciales. Face à une défaillance du marché des capitaux il est légitime que les états proposent de nouvelles sources de financements.

Le Fonds national d'amorçage (ci-aprÚs "FNA"), sera un fonds qui investira dans d'autres fonds de capital-risque qui, à leur tour, réaliseront des investissements dans de jeunes entreprises innovantes.

Le FNA sera doté de 400 millions d'euros. Il sera géré par CDC Entreprises, filiale à 100% de la Caisse des DépÎts et Consignation française (CDC).

CDC Entreprises sera responsable du processus de sélection des fonds sur base de critÚres de sélection publique correspondant aux meilleures pratiques du marché. Les fonds choisis investiront dans des PME non cotées, innovantes, existant depuis moins de huit ans au moment du premier financement.

Chaque investissement comportera une participation privée d'au moins 50% (ou de 30% dans les zones éligibles pour des aides régionales) et un financement d'au moins 10% apporté par des investisseurs indépendant de l'entreprise, en plus de l'apport de l'entreprise concernée.

Le financement initial interviendra exclusivement dans de petites entreprises, en phase d’amorçage ou dĂ©marrage, mais il sera possible de refinancer l'entreprise, mĂȘme si entre temps elle est devenue de taille moyenne.

Les tranches de financement seront plafonnĂ©es Ă  maximum 2,5 millions d’euros par entreprise et par pĂ©riode de 12 mois.

Je suis à la fois content de cette annonce mais j'attends de voir car ayons de la mémoire: lors de la création des Fonds Communs de Placement dans l'Innovation (FCPI), puis des Fonds d'Investissement de Proximités (FIP), du médiateur du crédit... ont nous a promis que les entreprises en création auraient des solutions de financement...Ce qui ne fut pas le cas!

Alors wait and see...

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Kima Ventures, JaĂŻna Capital, IsaĂŻ: Bilan sur ces nouveaux capitaux risqueurs

businessfinanceDepuis un an des nouveaux acteurs du financement en fonds propres sont apparus, constitués d'entrepreneurs.

Vous souhaitez disposer d'informations sur les investissements réalisés par... :

  • Kima Ventures une structure lancĂ©e par Xaviel Niel (Iliad) et JĂ©rĂ©mie Berrebi (Zlio) qui intervient en amorçage
  • JaĂŻna Capital crĂ©Ă© par Marc Simoncini, le fondateur de Meetic et qui intervient sur le premier tour table juste aprĂšs la phase d'amorçage.
  • IsaĂŻ FondĂ© fin 2008 par Pierre Kosciusko-Morizet, Geoffroy Roux de Bezieux, StĂ©phane Treppoz et trois "institutionnels" : CrĂ©dit Mutuel ArkĂ©a, CDC Entreprises et XAnge Private Equity. Ce fonds se comporte plutĂŽt comme les sociĂ©tĂ©s de capital classiques Ă  savoir le business doit dĂ©jĂ  disposer d'un chiffre d'affaires suffisant, le business model doit ĂȘtre validĂ©.

...alors rendez vous sur le journal du net: Kima, JaĂŻna, Isai : les fonds d'entrepreneurs fĂȘtent leur 1er anniversaire

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Vous voulez contacter directement Marc SIMONCINI

simonciniPour faire le lien avec mon précédent billet "J'insiste je ne suis pas Marc SIMONCINI" et afin de ne pas saturer ma boite mail ni mon téléphone portable, si vous souhaitez lui proposer un projet vous pouvez contacter sa société de capital risque...ou plutÎt son fonds d'investissement proche de la notion de Business Angel.

En effet Marc Simoncini, serial entrepreneur de la nouvelle Ă©conomie, a crĂ©Ă© le fonds d’investissement JaĂŻna Capital afin d’accompagner de nouveaux entrepreneurs talentueux dans la rĂ©ussite de leur entreprise. Chaque sociĂ©tĂ© dans laquelle investit JaĂŻna Capital profite de la communautĂ© et du savoir faire des entreprises et Ă©quipent gravitant autour de son fondateur.

Comme on le dit de nos jours chaque société qui est financée "devient un membre actif du réseau social JAINA CAPITAL et peut ainsi utiliser cet environnement de croissance unique pour échanger sur la stratégie, partager son expertise et initier des opportunités de business.

Selon son fondateur JaĂŻna Capital associe la rigueur de gestion des fonds privĂ©s Ă  la flexibilitĂ© des processus de business angels afin d’ĂȘtre rĂ©actif aux opportunitĂ©s d’investissement.

Plus qu’un simple levier financier, JaĂŻna Capital est un vĂ©ritable accĂ©lĂ©rateur pour les start-ups qui visent Ă  devenir des leaders dans leur secteur.

Pour mieux connaßtre ce fonds ci-dessous une vidéo:

Entretien avec Marc Simoncini, fondateur de Jaina Capital from frenchweb on Vimeo.

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L'Union des Industries et des MĂ©tiers de la MĂ©tallurgie se lance dans le capital risque (UIMM)

Carte de la franceLes 45 000 entreprises composant l' UIMM (L'Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie) portent un diagnostic commun lorsqu'il faut définir les 3 facteurs clés pour le développement des PME et PMI:

  • 1- la dynamique de recherche et d’innovation, met les industriels face Ă  une difficultĂ© rĂ©elle : avant de dĂ©boucher concrĂštement sur un dĂ©veloppement d’activitĂ©, la dĂ©marche d’innovation doit passer par des phases d’industrialisation ou de validation de nouveaux marchĂ©s. Or ces phases qui ne reprĂ©sentent pas de rentabilitĂ© immĂ©diate, nĂ©cessitent des financements adaptĂ©s.

UIMMInvest PMI (dispositif de financement)apporte une premiĂšre rĂ©ponse Ă  cette difficultĂ© en facilitant l’accĂšs aux financements.

  • 2- Le deuxiĂšme facteur, c’est le financement de la partie immatĂ©rielle d’un investissement de croissance et de dĂ©veloppement. Les industries ont considĂ©rablement rĂ©duit leur endettement courant et dĂ©veloppĂ© leurs capacitĂ©s d’autofinancement ces quinze derniĂšres annĂ©es. En France, beaucoup d’entrepreneurs rĂ©pugnent Ă  l’idĂ©e de puiser dans leur rĂ©serve de trĂ©sorerie pour investir.

Dans ces deux premiers cas, UIMMInvest PMI facilite l’accĂšs Ă  des financements non conventionnels – les prĂȘts participatifs – qui permettent aux entreprises de renforcer leurs capitaux stables par des quasi fonds propres sans rendre nĂ©cessaire une entrĂ©e au capital de l’entreprise.

Ces prĂȘts participatifs sont distribuĂ©s par une banque ou par un Ă©tablissement spĂ©cialisĂ© :

- Dans le premier cas, deux fonds de garantie ont été créés :

o « Croissance PMI « ouvert il y a prĂšs d’un an et gĂ©rĂ© par la CMGM (FIM) ;

o et ESSOR PMI lancé ces jours-ci géré par la SOMUDIMEC, établissement initié et porté par les CST du grand Sud Est

- Dans le deuxiĂšme cas, le prĂȘt participatif est distribuĂ© par un Ă©tablissement spĂ©cialisĂ© : OSEO Financement en Midi-PyrĂ©nĂ©es et FINORPA dans la rĂ©gion Nord-Pas-de-Calais.

  • 3- Le troisiĂšme facteur, c’est dans certains cas, le renforcement nĂ©cessaire des fonds propres. Beaucoup de PMI familiales freinent leur dĂ©veloppement, hĂ©sitant Ă  ouvrir leur capital Ă  de nouveaux investisseurs qui n’ont pas la capacitĂ© d’attendre avant de revendre leur participation. Ces PMI forment pourtant le tissu industriel de notre pays, et mĂ©ritent de conquĂ©rir de nouvelles positions en Europe et Ă  l’international.

UIMMInvest PMI rĂ©pond encore une fois Ă  leurs prĂ©occupations : des fonds d’investissement dits patients concentreront des capitaux disposĂ©s Ă  ĂȘtre investis sur la durĂ©e d’un cycle industriel qui peut atteindre voir dĂ©passer 10 ans, contre 5 Ă  8 ans pour les fonds d’investissement classiques.

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La culture du risque en france:sondage OSEO et BFM

Carte de la franceLes membres de la communautĂ© OSEO Excellence ont Ă©tĂ© interrogĂ©s en fĂ©vrier 2011 par BFM Business sur la culture du risque et de l’échec en France :

  • Pour innover et donc ĂȘtre compĂ©titive, une entreprise doit prendre des risques ;
  • Comment la France peut-elle valoriser la culture du risque et de l’échec Ă  l’instar des pays anglo-saxons ?

Les deux principaux freins à la culture du risque sont l’enseignement et le systùme bancaire.

  • 59 % des chefs d’entreprises interrogĂ©s estiment qu’il faut inciter les Ă©tablissements prĂȘteurs et de capital-risque Ă  davantage d’audace
  • et 49 % qu’il faut enseigner cette culture de l’échec.

L’éducation est ainsi largement mise en cause : l’éducation des jeunes, bien sĂ»r, mais aussi des fonctionnaires, du public, des banquiers


Les sondĂ©s considĂšrent qu’enseigner le plus tĂŽt possible la culture d’entreprendre , pourrait limiter le jugement pĂ©joratif et dĂ©finitif qui est portĂ© sur l’échec.

Les entrepreneurs prĂ©fĂšrent d’ailleurs parler de la culture du risque plutĂŽt que de l’échec. Le risque doit, pour eux, ĂȘtre aussi synonyme de valorisation et de rĂ©munĂ©ration.

Ils estiment enfin qu’il faut davantage valoriser le succĂšs Ă  l’instar des pays anglo-saxons et faire de l’échec une expĂ©rience enrichissante et non une faute indĂ©lĂ©bile, inscrite pour des annĂ©es dans les fichiers qui font rĂ©fĂ©rence.

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L'émission Capital sur M6 : comment réussir en France ?

businessfinanceDimanche 20 fĂ©vrier Ă  20:40, Guy Lagache prĂ©sentera sur M6 un nouveau numĂ©ro du magazine “Capital” qui aura pour thĂšme “Comment rĂ©ussir en France ?”.

Dans le cadre de la préparation de l'émission j'ai échangé avec Sophie Roland journaliste du magazine qui visiblement va traiter de La solution "Business angels" pour monter sa boßte.

DiffĂ©rents thĂšmes ont pu ainsi ĂȘtre abordĂ©s: qui sont ils, avantages et limites, les sorties, la nĂ©gociation....

Bien évidemment elle a été en relation avec d'autres intervenants sur la filiÚre financement en fonds propres...

J'ai hĂąte de voir comment va d'articuler l'Ă©mission.

Voici le brief:

Monter sa boĂźte sans argent : la solution « business angels ».

Quand on veut monter sa boĂźte, difficile d’emprunter auprĂšs des banques. Alors, de plus en plus de jeunes crĂ©ateurs d’entreprise vont chercher l’argent ailleurs, chez des particuliers prĂȘts Ă  parier gros. Ces investisseurs amateurs, on les appelle des « business angels ». Il y en a dĂ©jĂ  10 000 en France. Parmi eux, quelques milliardaires français du net (comme les fondateurs de Free ou de Meetic),mais aussi des cadres supĂ©rieurs, des professions libĂ©rales ou d’anciens patrons qui veulent faire fructifier leur Ă©pargne. Ces anges-lĂ  sont trĂšs intĂ©ressĂ©s : pour que leur investissement rapporte, ils ne sĂ©lectionnent qu’un projet parmi des centaines. Sur quels critĂšres un « business-angel » dĂ©cide-t-il de plonger ? Combien sont-ils prĂȘts Ă  miser ? Et quelles sont leurs chances de faire fortune ?

Les autres thĂšmes:

Mon patron vient d’ailleurs

MalgrĂ© le pessimisme ambiant, la rĂ©ussite est encore possible dans notre pays ! Ainsi, la France reste le pays d’Europe qui attire le plus d’entreprises Ă©trangĂšres. Et bon nombre de Français refusent de se laisser aller Ă  la dĂ©prime. Il y a ceux qui viennent de citĂ©s dĂ©shĂ©ritĂ©es et se lancent dans les affaires, ceux qui parient leurs Ă©conomies pour aider des boĂźtes qui se montent, ceux qui n’ont pas fait d’études universitaires mais gagnent trĂšs bien leur vie en bleu de travail. Ensemble ils composent une autre image de la France, qui donne envie de bouger.

Tu seras plombier, mon fils.

Dans quel mĂ©tier peut-on aujourd’hui se payerle luxe de choisir son lieu de travail, ses clients et mĂȘme ses tarifs ? Plombier ! Dans un pays qui compte 2,7 millions de chĂŽmeurs, cette corporation recrute en masse, dopĂ©e par les travaux imposĂ©s par les nouvelles normes environnementales. Souvent mĂ©prisĂ©e, cette profession manque aujourd’hui cruellement de main d’oeuvre. Faut-il dĂ©sormais conseiller Ă  ses enfants de devenir plombier ? Capital a menĂ© l’enquĂȘte


Mon patron vient d’ailleurs.

Ils sont AmĂ©ricains, Allemands ou mĂȘme Chinois
 et dĂ©cident de s’installer chez nous ! Contrairement aux idĂ©es reçues, les businessmen Ă©trangers sont trĂšs attirĂ©s par le savoir-faire français. Avec prĂšs de 600 nouvelles installations chaque annĂ©e, la France est le deuxiĂšme pays au monde, derriĂšre les États-Unis, pour l’accueil des investissements internationaux. MarchĂ© du travail trop rigide, 35 heures, administration pesante
 ces contraintes n’effraient pas les nouveaux venus. Que viennent-ils chercher en France ?

Quartiers difficiles : ils osent monter leurs boĂźtes en banlieue.

Le chĂŽmage des jeunes, un problĂšme dont la France n’arrive pas Ă  se sortir ! En banlieue, prĂšs d’un jeune sur deux est sans emploi (le double de la moyenne nationale). Pourtant, loin des clichĂ©s, certains ont dĂ©cidĂ© de prouver qu’on pouvait venir d’une citĂ© et rĂ©ussir en montant son entreprise. Qui sont ces jeunes des quartiers difficiles qui se battent pour s’en sortir ? Comment parviennent-ils Ă  surmonter les handicaps ?

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Une réflexion européene pour développer le capital risque

businessfinanceCapital for Enterprise (Royaume-Uni) et la Caisse des DépÎts et Consignation Entreprises, filiale de la Caisse des DépÎts (France), ont annoncé, le 7 Février 2011, le lancement d'un groupe de travail destiné à promouvoir l'industrie du capital-risque européen.

Cette initiative a d’ores et dĂ©jĂ  suscitĂ© des marques d’intĂ©rĂȘt de la part de sociĂ©tĂ©s d’investissement publiques et privĂ©es.

Notons que la Commission europĂ©enne doit prĂ©senter courant 2011 un plan d’action en faveur du capital-risque en coopĂ©ration avec le Fonds EuropĂ©en d’Investissement et les institutions financiĂšres nationales.

La crise financiÚre de 2008 a considérablement entravé la levée de capitaux des sociétés de gestion de fonds de capital-risque:

  • Les montants levĂ©s par ces fonds ont baissĂ© de prĂšs de quatre milliards d’euros entre 2008 et 2009 - passant ainsi de 7.4 milliards d’euros en 2008 Ă  3.6 milliards d’euros en 2009.
  • La tendance Ă  la baisse des capacitĂ©s d’investissement de cette industrie s'est prolongĂ©e en 2010 (Dow Jones Venture Source 2010). En consĂ©quence,

les montants investis par les fonds de capital-risque dans les petites et moyennes entreprises se sont montĂ©s Ă  5 milliards d’euros en 2009 contre 17 milliards d’euros en 2006 (source : EVCA/PEREP 2007-2009).

A ce titre, l’objectif de ce groupe de travail est d’étudier les actions et les programmes Ă  mettre en oeuvre, sur une base paneuropĂ©enne, afin de renforcer et dĂ©velopper les sociĂ©tĂ©s de gestion Ă©mergentes ou celles qui ont fait leur preuve. D’autres investisseurs publics et privĂ©s europĂ©ens sont invitĂ©s Ă  se joindre Ă  cette initiative.

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Les capitaux risqueurs indispensables au développement de l'innovation ?

businessfinanceJ'ai retrouvé un article que j'avais stocké il y a deux ans et qui avait pour objet de promouvoir la filiÚre capital risque. Loin de moi l'idée de remettre en cause le bien fondé et l'utilité des sociétés de capital investissement...d'ailleurs en France c'est plutÎt le manque que le trop plein de véritable capitaux risqueurs.

Par contre ce qui m'interpelle c'est l'argumentaire développé. Je reprend certains éléments associé à des commentaires.

Dans l'article est indiquĂ© que l'innovation ne dĂ©coule pas seulement d'une excellente idĂ©e et d'un dur labeur. Il est Ă©galement nĂ©cessaire de disposer de capitaux pour l'exploiter, et en gĂ©nĂ©ral les banques ne sont pas disposĂ©es Ă  financer la crĂ©ation d'entreprises qui prĂ©sentent de grands risques. C'est lĂ  oĂč les spĂ©cialistes du capital risque entrent en jeu.

C'est grùce à ces spécialistes qu'un grand nombre d'innovations ont été mises sur le marché. Sans eux, elles seraient restées au stade de projet dans les laboratoires de chercheurs et dans l'esprit d'innovateurs, a déclaré la vice-présidente de l'Association nationale des spécialistes du capital risque (National Venture Capital Association ou NCVA), Mme Emily Mendell, lors d'une interview.

Les spĂ©cialistes du capital risque, a-t-elle dit, recherchent des technologies qui bouleversent le statu quo, car c'est lĂ  oĂč on peut faire le plus d'argent. Un grand nombre d'entre eux sont d'anciens scientifiques et des crĂ©ateurs d'entreprise qui sont capables de dĂ©couvrir les meilleures occasions.

Peut ĂȘtre qu'aux USA les chargĂ©s d'affaires sont d'anciens chefs d'entreprises, en France je n'en ai pas encore rencontrĂ©s...

Ensuite Mme Emily Mendell qui était (ou est encore) Vice-présidente de l'Association nationale des spécialistes du capital risque poursuit en indiquant que Microsoft, Apple, Intel, Genentech, Google, eBay, Cisco, AOL et Amgen figurent parmi les sociétés qui ont démarré grùce à des capitaux à risque.

Ce qui est faux en tout cas pour Google...les capitaux risqueur ont tout d'abord fermé la porte aux deux créateurs, ce sont deux business angels qui ont amorcé le projet à savoir l'ancien Président de SUN et un professeur de leur université....

Puis elle poursuit « Au cours de l'annĂ©e Ă©coulĂ©e c'est le secteur des technologies non polluantes qui a connu la croissance la plus rapide parmi les entreprises financĂ©es par les spĂ©cialistes du capital risque. Il s'agit d'entreprises qui innovent dans des domaines tels que les Ă©nergies de remplacement et les Ă©nergies renouvelables, la rĂ©duction de la pollution et les Ă©conomies d'Ă©nergie, le recyclage et la production d'Ă©lectricitĂ© au moyen de techniques plus perfectionnĂ©es et plus durables. Il s'ensuit que le secteur du capital risque est bien en mesure d'aider notre planĂšte dans ces domaines trĂšs importants. »

Qu'est-ce qui rend une entreprise risquée ?

« Les spĂ©cialistes du capital risque recherchent en gĂ©nĂ©ral des entreprises qui viennent de voir le jour et qui n'ont pas souvent un plan d'entreprise ou des installations. Parfois, l'entreprise n'en est qu'au stade de l'idĂ©e ; parfois, c'est un projet issu d'un laboratoire d'université».

Si cela est relativement exact il faut quand mĂȘme nuancer car si les capitaux risqueurs cherchent des ruptures technologiques elles doivent ĂȘtre accompagnĂ©es d'un volant de chiffre d'affaires. En effet la phrase fĂ©tiche de nombreux capitaux risqueur est la suivante: "nous ne sommes pas lĂ  pour Ă©vangĂ©liser vos cibles commerciales". Ce faisant revenez nous voir lorsque vous aurez dĂ©jĂ  un carnet de commande rempli...

D'ailleurs aux USA le premier financeur en phase d'amorçage sont les particuliers (business angels) et non pas les capitaux risqueurs.

De plus elle indique que les capitaux risqueurs investissent des fonds mais aussi collaborent avec la direction de l'entreprise en lui fournissant des conseils et le savoir-faire qui peuvent l'aider Ă  rĂ©ussir. « Les spĂ©cialistes du capital risque occupent presque toujours un siĂšge au sein du conseil d'administration de la nouvelle sociĂ©tĂ© et veillent Ă  ce que celui-ci adopte les stratĂ©gies les meilleures. Les investissements effectuĂ©s Ă  l'aide de capitaux Ă  risque sont presque toujours rĂ©servĂ©s Ă  la recherche et au dĂ©veloppement, Ă  la commercialisation, Ă  l'embauche de salariĂ©s et Ă  l'accroissement du chiffre d'affaires, c'est-Ă -dire Ă  l'expansion de la sociĂ©tĂ©. »

En France certains capitaux risqueurs refusent d'intervenir au sein des conseil d'administration afin de ne pas risquer d'engager leur propre organisme en cas de problĂšme (gestion de fait, soutien abusif...)

Mme Emily Mendell fait ensuite un bilan sur les investissements:

"Lors de son lancement la jeune société ne fait pas de bénéfice et consacre ses fonds à son développement. Les investissements à l'aide de capitaux à risque ont en général une durée de cinq à dix ans maximum. Pendant cette période, et en général jusqu'à ce que l'entreprise se transforme en société anonyme en émettant des actions ou jusqu'à ce qu'elle soit acquise par une société plus grande, les investissements du spécialiste du capital risque n'ont aucune valeur monétaire.

Sur les quelque 11.000 entreprises financées au moyen de capitaux à risque dans les années 1990, environ 14 % sont devenues des sociétés anonymes et 33 % ont été acquises par d'autres sociétés, ce qui a permis aux investisseurs de faire des bénéfices.

D'oĂč viennent les capitaux Ă  risque ?

Les capitaux Ă  risque sont issus principalement de grands investisseurs institutionnels, tels que les caisses de retraite publiques et privĂ©es, les fondations et dans une moindre mesure les personnes trĂšs riches. « Ces investisseurs, a dit Mme Mendell, placent leur argent dans une sociĂ©tĂ© en nom collectif crĂ©Ă©e avec un Ă©tablissement de capital risque. Cette sociĂ©tĂ© se compose d'associĂ©s qui sont responsables des capitaux investis dans une entreprise prĂ©sentant de grands risques. » Les investisseurs cherchent Ă  obtenir un taux de rendement bien supĂ©rieur Ă  celui qu'ils obtiendraient en Bourse pour leurs capitaux.

Si la plupart des capitaux Ă  risque sont investis aux Etats-Unis, les spĂ©cialistes amĂ©ricains du capital risque s'intĂ©ressent de plus en plus Ă  des entreprises Ă  l'Ă©tranger, notamment en Chine, en Inde, en IsraĂ«l, en Europe de l'Est, en Asie du Sud-Est et au Canada. Ils suivent les crĂ©ateurs d'entreprise et vont donc lĂ  oĂč de grandes idĂ©es sont mises en pratique, a-t-elle fait remarquer.

Ce genre d'investissements, a-t-elle ajouté, est essentiel à l'innovation, à l'efficacité et à l'amélioration des techniques et des produits. Seuls les spécialistes du capital risque sont disposés à investir dans des entreprises risquées et ils le font d'une maniÚre particuliÚre et utile en collaborant avec le créateur d'entreprise pour donner vie aux meilleures idées.

Pour terminer ce billet et rĂ©pondre Ă  son titre on peu considĂ©rer que les capitaux risqueurs constituent un maillon essentiel pour permettre aux entreprises de croĂźtre. Mais bien qu'essentiel ils constituent la seconde marche de l'Ă©chelle de la croissance; la premiĂšre est comprend la love money (l'argent de la famille des proches, l'argent du cƓur) et les business angels....

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Trophée Microsoft Finance Innovation

topVotre start-up développe des solutions innovantes pour le secteur financier pour les banques ou les assurances ou les marchés de capitaux ?

Vous cherchez Ă  nouer des contacts avec des partenaires financiers ou faire connaĂźtre votre offre auprĂšs des acteurs majeurs du secteur financier?

Vous souhaitez donner de la visibilitĂ© Ă  votre jeune entreprise auprĂšs des dĂ©cideurs du secteur financier ?

Participez gratuitement au « TrophĂ©e Microsoft Finance Innovation » qui rĂ©compensera les start-up les plus innovantes dĂ©veloppant des solutions pour le secteur financier reposant sur une technologie Microsoft (.Net, SQL Server, Windows Server HPC, Hyper-V, Azure, PowerPivot, WindowsPhone 7, Bingmaps, etc.) !

Le Trophée sera remis dans le cadre du 3e Symposium Banque Assurance & Innovation de Microsoft qui aura lieu le mercredi 23 mars 2011, assurant une visibilité importante auprÚs des décideurs du secteur financier.

Plus de 500 dirigeants de toutes les grandes banques et sociétés d'assurances avaient suivi la 2e édition en 2010.

Le gagnant du Trophée se verra offrir un accompagnement technique avec un expert Microsoft ou un partenaire certifié afin d'améliorer les solutions sélectionnées (valeur 1500 euros).

Le gagnant et les LaurĂ©ats bĂ©nĂ©ficieront d'une large communication de MICROSOFT et de FINANCE INNOVATION dans le cadre de cet Ă©vĂ©nement et sur leur site internet :

  • Site Internet Microsoft Entreprise pour le secteur financier et site de Microsoft Bizpark
  • CommuniquĂ© de presse Microsoft Finance Innovation mentionnant les start-up laurĂ©ates, Newsletters de Finance Innovation et emailing Microsoft auprĂšs du secteur banque assurance.
  • Relai presse dans Revue Banque aprĂšs la remise des Awards avec les noms et logos des start-up laurĂ©ates.

En plus des laurĂ©ats, le Jury sĂ©lectionnera au total une dizaine d'entreprises parmis les candidats pour prĂ©senter leurs solutions innovantes sur le « Village des Start-up Finance Innovation » lors du Symposium et bĂ©nĂ©ficier du programme Bizpark de Microsoft.

CritÚres de sélection

Les candidatures seront analysĂ©es selon les critĂšres suivants :

  • Pertinence de la solution : PrĂ©senter une solution innovante dans son usage, apportant une vĂ©ritable valeur pour une banque, une assurance ou pour les marchĂ©s de capitaux (BFI).
  • Solution tehnologiquement avancĂ©e : utilisant les derniĂšres technologies Microsoft
  • OriginalitĂ© de la solution
  • Performance et ergonomie de la solution

Les "entreprises-cibles" dĂ©veloppent des solutions dans le secteur banque, assurance, marchĂ©s de capitaux (BFI/sociĂ©tĂ©s de gestion), pour :

  • les agences bancaires ou d'assurance
  • la monĂ©tique et les nouveaux modes de paiement
  • la distribution multicanal ou multi-accĂšs (Site Internet, Smartphone, call center)
  • la connaissance client et le CRM pour la banque et assurance
  • la gestion des risques et la conformitĂ©
  • la lutte anti blanchiment
  • les salles de marchĂ©
  • la gestion d'actifs
  • la performance et tableau de bord financier (reporting, BI)
  • la gestion de sinistre
  • les conseillers financiers ou agent
  • la finance durable

Comment présenter sa candidature ?

C'est trĂšs simple : retournez le dossier de candidature auprĂšs d' AnaĂ«le COJAN-BAUDANT (anaele.cojan@finance-innovation.org) avant le 25 fĂ©vrier 2011 !

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Julien Codorniou chez Facebook

drapeaufrance et usaSelon Techcrunch "Julien Codorniou, le fondateur du programme BizSpark de Microsoft, vient de confirmer les rumeurs de son dĂ©part sur son blog perso. Julien n’a pas encore dĂ©voilĂ© les dĂ©tails de son nouveau poste, mais il est trĂšs probable qu’il sera responsable des partenariats – un rĂŽle assez similaire Ă  son rĂŽle actuel chez Microsoft.

Il a Ă©tĂ© nommĂ© Directeur du dĂ©veloppement et des partenariats au sein de la division Plateforme et Ă©cosystĂšme en mai de l’annĂ©e derniĂšre. Chez Facebook, il va normalement faire partie de l’équipe de dĂ©veloppement international de Christian Hernandez et Ethan Beard (ce dernier est le responsable du rĂ©seau de dĂ©veloppeurs de Facebook)".

Le programme BizSpark a d'abord Ă©tĂ© crĂ©Ă© en France sous le sigle : Programme IDEES.

LancĂ© en octobre 2005, le programme IDÉES associe Microsoft France Ă  des sociĂ©tĂ©s françaises de capital-risque, afin de soutenir conjointement les entreprises innovantes du secteur du logiciel.

IDÉES s’inscrit dans le cadre du programme international de Microsoft Emerging Business. La France constitue le premier pays europĂ©en dans lequel l’initiative a Ă©tĂ© lancĂ©e. Une Ă©quipe spĂ©cifique a Ă©tĂ© constituĂ©e au sein de l’activitĂ© DĂ©veloppeurs et Plateforme d’Entreprise de Microsoft France pour s’occuper du projet.

Si vous voulez en savoir plus sur le programme que Julien a lancé en France, ci-dessous une interview de lui....

Cette vidéo permet de découvrir:

  • Pourquoi Microsoft a souhaitĂ© aider les start up?
  • En quoi ce programme est 100% made in France?
  • Les diffĂ©rentes prestations proposĂ©es:

- assistance technologique avec le Centre Technologique de Microsoft,

- mise Ă  disposition des Ă©quipes commerciales, des supports marketing pour aider l'entreprise Ă  trouver ses clients,

- aider Ă  la mise en relation avec les capitaux risqueurs,

- aider Ă  l'internationalisation des projets

Au-delà de ces prestations faisant partie du pack du MICROSOFT TECHNOLOGY CENTERS vous pouvez également bénéficier:

  • du programme cap subvention: aide Ă  l'obtention d'aides publiques, montage de dossiers fiscaux (CrĂ©dit ImpĂŽt Recherche, statut Jeune Entreprise Innovante-JEI-)
  • du programme empower (20 000 € de logiciels MICROSOFT mis Ă  disposition),
  • du programme Microsoft Certified Partner

Bonus: Et en plus vous allez pouvoir visiter les locaux de MICROSOFT sur Paris....

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Télécom Technologies Transfert (3T), une société de capital risque qui fait de l'amorçage

businessfinanceLa sociĂ©tĂ© de capital risque TĂ©lĂ©com Technologies Transfert (3T) a pour vocation de financer le transfert de technologie et l’amorçage de jeunes sociĂ©tĂ©s innovantes dans le domaine des TIC.

La société de capital risque est associée aux équipes en charge des opérations de R/D au sein de l'Institut Télécom.

Visiblement les entreprises financĂ©es devront ĂȘtre issues des laboratoires de recherche de l'Institut.

2O entreprises devraient ĂȘtre financĂ©es dans cette phase de lancement du fonds.

La Caisse des DĂ©pĂŽts et Consignation finance ce fonds.

Contacts:

Site internet: http://fr.3tcapital.com/

TĂ©lĂ©com Technologies Transfert : presse at 3tcapital.com – TĂ©l : 06 20 85 77 88

CDC Entreprises : nathalie.police at cdcentreprises.fr – TĂ©l : 01 58 50 73 02

Institut TĂ©lĂ©com : jerome.vauselle at institut-telecom.fr

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DES PHOTOCOPIES GRATUITES POUR LES ETUDIANTS avec l'entreprise DOPAD MEDIA

Carte de la franceDans mon précédent billet nous avons abordé le rÎle important de la société de capital risque FinanceCité. Parmi les projets accompagnés un a particuliÚrement attiré mon attention celui de messieurs Malik Brachemi et Sébastien Haziza avec l'entreprise DOPAD MEDIA.

En effet nous sommes en présence d'un projet innovant non pas au niveau technologique mais en terme de service proposé ou d'usage.

Les deux associĂ©s ont crĂ©Ă© une agence de communication qui propose des photocopies gratuites aux Ă©tudiants des universitĂ©s grĂące Ă  l’impression de publicitĂ©s au verso des copies.

En 2004 Malik Brachemi a eu l’idĂ©e de ce concept innovant alors qu’il venait de crĂ©er sa premiĂšre entreprise de recyclage de cartouches d’encre. Il dĂ©cide de se concentrer sur la cible Ă©tudiante, plus rĂ©ceptive au concept de recyclage et qui a Ă©galement de gros besoins en photocopies.

Avec Sébastien Haziza, qui avait travaillé dans la distribution de gratuits, ils démarchent les universités pour leur proposer ce nouveau concept de photocopies gratuites pour les étudiants.

GrĂące Ă  la premiĂšre expĂ©rience rĂ©ussie de Malik Brachemi comme entrepreneur, les deux associĂ©s obtiennent le soutien de la banque pour acheter les premiers photocopieurs. Fin 2008, souhaitant dĂ©velopper leur rĂ©seau d’universitĂ©s, ils dĂ©cident de faire appel Ă  FinanCitĂ©s qu’ils avaient rencontrĂ© une premiĂšre fois en mai 2008 dans le cadre du Grenelle de l’insertion organisĂ© dans la ville de Montreuil.

Malik Brachemi avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© contactĂ© par plusieurs Business Angels mais n’avait pas donnĂ© suite car il craignait de ne plus avoir la maĂźtrise de son projet.

L’offre de FinanCitĂ©s semblait mieux correspondre Ă  ses attentes : « Nous souhaitions rester libres dans nos choix. D’autre part, notre coach Alain Moreau, expert en management, nous fait bĂ©nĂ©ficier de son expĂ©rience et d’un regard professionnel extĂ©rieur qui manque souvent aux jeunes entrepreneurs trĂšs pris par la gestion de l’activitĂ© au quotidien ».

L’investissement de FinanCitĂ©s a permis Ă  DOPAD MEDIA d’équiper 30 universitĂ©s supplĂ©mentaires et de renforcer le fonds de roulement de la sociĂ©tĂ©. DOPAD MEDIA touche aujourd’hui 1 196 000 Ă©tudiants sur les 1 600 000 existants en France : « DĂ©velopper une sociĂ©tĂ© prend du temps et nous souhaitons maintenant nous concentrer sur la partie commerciale afin d’équiper l’ensemble des universitĂ©s avec nos photocopieurs » dĂ©clare Malik Brachemi.

Lui et son associé ont récemment décroché un partenariat avec le CROUS de Paris (Centre Régional des Oeuvres Universitaires et Scolaires de Paris) qui renforce leur crédibilité vis-à-vis des universités.

Pour Malik Brachemi, "Être entrepreneur c’est se battre tous les jours pour faire avancer son projet".

Aujourd’hui, grĂące au coach de FinanCitĂ©s et Ă  la Chambre de Commerce, nous envisageons une stratĂ©gie de dĂ©veloppement au niveau europĂ©en ».

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FinanCités une société de capital risque singuliÚre...

businessfinance FinanCitĂ©s est une sociĂ©tĂ© de capital-risque solidaire dĂ©diĂ©e au financement des jeunes entreprises des quartiers, afin de permettre aux entrepreneurs ayant des difficultĂ©s d’accĂšs aux prĂȘts bancaires classiques, de trouver des financements pour dĂ©velopper et pĂ©renniser leur activitĂ©.

Cette structure a pour objectif de contribuer au maintien et Ă  la crĂ©ation d’emplois dans les quartiers, et de dynamiser le tissu Ă©conomique local. Elle soutient Ă©galement toutes les entreprises dĂ©veloppant des projets gĂ©nĂ©rateurs d’utilitĂ© sociale tels que l’insertion de publics en difficultĂ© ou en situation de handicap, ou encore les initiatives visant Ă  rĂ©duire les impacts sur l’environnement.

Active dans toute la France et en particulier dans les rĂ©gions Ile-de-France, Nord-Pas de Calais, RhĂŽne Alpes et Provence-Alpes-CĂŽte d’Azur, FinanCitĂ©s a ouvert une antenne en Guadeloupe en avril 2010 grĂące au soutien de l’Agence Française de DĂ©veloppement.

FinanCitĂ©s s’adresse aux entreprises :

  • ayant au moins 1 an d’activitĂ©,
  • ayant un projet de dĂ©veloppement,
  • implantĂ©es dans un quartier (ou dirigĂ©es par des entrepreneurs qui en sont issus), et/ou gĂ©nĂ©ratrices d’utilitĂ© sociale.

Depuis prĂšs de 3 ans, FinanCitĂ©s contribue Ă  crĂ©er de l’emploi et Ă  dynamiser l’économie locale, en faisant Ă©merger un tissu d’entreprises pĂ©rennes dans des secteurs d’activitĂ©s trĂšs diversifiĂ©s :

  • 12% dans le secteur du bĂątiment;
  • 27% dans le commerce et de l’artisanat;
  • 45% dans celui des services.

Pour accompagner les créateurs des moyens sont mis en oeuvre :

L’insuffisance de fonds propres et la difficultĂ© d’accĂšs au crĂ©dit bancaire classique sont un frein au dĂ©veloppement et Ă  la pĂ©rennitĂ© des petites entreprises. D’autre part, les entrepreneurs se trouvent confrontĂ©s Ă  de nombreuses questions qu’ils ne maĂźtrisent pas toujours (stratĂ©gie commerciale, marketing, choix de communication, rentabilitĂ©, besoins en fonds de roulement, 
).

FinanCitĂ©s leur apporte :

  • un financement en fonds propres sous forme de prise de participation minoritaire en capital (entre 5 000 et 125 000 euros),
  • un accompagnement personnalisĂ©. Un rĂ©seau de coachs et d’experts bĂ©nĂ©voles expĂ©rimentĂ©s (chefs d’entreprise ou managers, en activitĂ©s ou Ă  la retraite connaissant bien les problĂ©matiques des petites entreprises) sont mobilisĂ©s.

Le coach accompagne l’entrepreneur, l’assiste et le conseille dans la stratĂ©gie de dĂ©veloppement de son entreprise pendant toute la durĂ©e de l’investissement (5 ans en moyenne).

Les experts bénévoles peuvent intervenir également ponctuellement sur une problématique précise (stratégie de développement marketing et commerciale, politique de communication, etc.).

FinanCités participe depuis 2007 au concours Talents des Cités:

InitiĂ© par le SecrĂ©tariat d’Etat en charge de la politique de la ville et le SĂ©nat, le concours Talents des CitĂ©s rĂ©compense de jeunes crĂ©ateurs ou porteurs de projets originaires des quartiers prioritaires de la politique de la ville. L’objectif est de promouvoir et d’encourager ces entrepreneurs afin qu’ils deviennent des «Ambassadeurs de la RĂ©ussite» dans leurs quartiers.

A l’occasion de la remise des prix de l’édition 2010 le 23 octobre dernier au SĂ©nat, FinanCitĂ©s a remis un prix de 7000 euros Ă  la sociĂ©tĂ© HTS – HygiĂšne Tous Services – implantĂ©e Ă  Montpellier, et spĂ©cialisĂ©e dans le nettoyage industriel, la remise en Ă©tat aprĂšs travaux ou sinistre, et l’entretien de la vitrerie et des espaces verts.

FinanCitĂ©s a dĂ©jĂ  permis Ă  39 entreprises des quartiers de se dĂ©velopper et de se pĂ©renniser pour un montant total de 2,1 millions d’euros investis.

Pour terminer, notons que FinanCités, un membre du groupe PlaNet Finance:

PlaNet Finance est une organisation de solidaritĂ© internationale dont la mission est de lutter contre la pauvretĂ© par le dĂ©veloppement de la microfinance, afin d’amĂ©liorer l’accĂšs aux services financiers pour les populations pauvres qui en sont exclues. BasĂ©e Ă  Paris, PlaNet Finance et son rĂ©seau international sont actifs dans prĂšs de 80 pays.

www.planetfinance.org

 

Le coût du Statut de Jeune Entreprise Innovante (JEI)

Carte de la franceLe dispositif d’aide aux projets de Jeunes Entreprises Innovantes (JEI) a Ă©tĂ© mis en place Ă  partir du 1er janvier 2004. Il permet Ă  des entreprises remplissant certaines conditions de bĂ©nĂ©ficier d’allĂšgements fiscaux et d’exonĂ©rations de cotisations sociales patronales.

Les 5 conditions d’éligibilitĂ© sont les suivantes :

  • ĂȘtre une PME au sens du droit communautaire ;
  • ĂȘtre crĂ©Ă©e depuis moins de 8 ans ;
  • avoir rĂ©alisĂ© des dĂ©penses de recherche reprĂ©sentant au moins 15% de ses charges totales ;
  • ne pas ĂȘtre filiale d’un groupe (condition relative Ă  la composition du capital) ;
  • ne pas avoir Ă©tĂ© crĂ©Ă©e dans le cadre d’une restructuration ou d’une reprise d’activitĂ©s prĂ©existantes.

Les entreprises remplissant simultanĂ©ment toutes ces conditions tout au long de l’exercice bĂ©nĂ©ficient, pour les projets de recherche qu’elles conduisent :

a) D’allĂšgements fiscaux qui correspondent Ă  :

  • l’exonĂ©ration totale d’impĂŽt sur les bĂ©nĂ©fices pour les 3 premiers exercices bĂ©nĂ©ficiaires et l’exonĂ©ration Ă  hauteur de 50% au titre des 2 exercices suivants ;
  • l’exonĂ©ration d’imposition forfaitaire annuelle ;
  • l’exonĂ©ration de la taxe professionnelle sur dĂ©libĂ©ration des collectivitĂ©s locales ( normalement l'exonĂ©ration devrait concerner la Contribution Economique Territoriale qui remplace la Taxe professionnelle) .

b) D’exonĂ©rations de cotisations sociales

Il s’agit des cotisations d’assurances sociales, d’allocations familiales et d’accidents du travail. Peuvent en bĂ©nĂ©ficier les chercheurs, techniciens, gestionnaires de projets de R&D, juristes chargĂ©s de la protection industrielle, personnes chargĂ©es des tests prĂ©-concurrentiels, ainsi que les mandataires sociaux dans la mesure oĂč ils participent Ă  titre principal au projet de recherche de l’entreprise.

Afin de rĂ©duire le risque de se voir rĂ©clamer des cotisations sociales dont elle s’était crue exonĂ©rĂ©e, la JEI peut consulter prĂ©alablement l’administration en dĂ©posant un dossier de rescrit fiscal exposant notamment son projet de recherche.

Notons que les allĂšgements fiscaux prĂ©vus n’ont pas un grand impact sur le budget de l'Etat, dans la mesure oĂč ces jeunes entreprises ne font pas beaucoup de bĂ©nĂ©fices dans les premiĂšres annĂ©es de leur crĂ©ation.

En revanche le coĂ»t de la compensation par l’État, effectuĂ© Ă  partir du programme 192, des cotisations sociales exonĂ©rĂ©es est important. En 2008, prĂšs de 2 150 entreprises ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de l'exonĂ©ration pour plus de 11 500 de leurs salariĂ©s.

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Envisager le désengagement/renforcement de son investisseur (FICHE 9 )

businessfinance Dans la sĂ©rie "10 fiches conseils pour lever des fonds" nous avons eu une phase introductive avec "Les questions essentielles Ă  toute dĂ©marche de financement",la fiche Comment et quand me faire connaĂźtre ? puis la fiche 2: Signaler mon entreprise auprĂšs d’investisseurs potentiels, suivie de la fiche 3: Choisir les intervenants extĂ©rieurs Ă  mon entreprise ,la fiche 4: Rechercher mon investisseur potentiel, la fiche 5 "SĂ©lectionner son investisseur", la fiche 6 "Le 1er dialogue avec mon investisseur", la fiche 7 "Communiquer les informations sur mon entreprise", la fiche 8: Les rĂšgles de bonne gouvernance Ă  adopter pour encadrer les relations entreprise/investisseur, poursuivons avec la fiche 9 : "Envisager le dĂ©sengagement/renforcement de son investisseur "

1. LE DÉSENGAGEMENT

· La reprise par l’équipe dirigeante ou la vente aux actionnaires-salariĂ©s ;

· la vente Ă  un autre fonds d’investissement ;

· l’acquisition par une autre entreprise ;

· l’introduction en bourse

2. LE RENFORCEMENT

· un actionnaire ou un fonds peut vouloir cĂ©der tout ou partie de ses titres ;

· une augmentation de capital peut s’avĂ©rer nĂ©cessaire ;

Dans les deux cas, le calendrier et le prix de cession des titres sont fondamentaux. L’opĂ©ration doit ĂȘtre planifiĂ©e afin de ne pas perturber le fonctionnement de l’entreprise.

La cession des titres doit reprĂ©senter un prix Ă©quitable pour les actionnaires restant dans l’entreprise et laisser un potentiel d’apprĂ©ciation aux futurs actionnaires.

L’idĂ©al est de prĂ©voir un protocole de liquiditĂ© dĂšs l’entrĂ©e dans le capital afin que toutes les parties s’y tiennent et que les nĂ©gociations s’il y en a, se fassent Ă  la marge.Dans le cas de l’augmentation de capital, il faut ĂȘtre vigilant en cas d’échange de titres et valider la valeur des titres reçus en Ă©change.

Le dĂ©sengagement ou le renforcement de votre investisseur est une Ă©tape normale qu’il convient de prĂ©voir :

1. Quelles sont les raisons pouvant conduire au dĂ©sengagement d’un investisseur institutionnel de type fonds d’investissement ?

· La gĂ©ographie du capital d’une entreprise, quelle que soit sa taille, quelle soit cotĂ©e ou non, Ă©volue tout au long de sa vie. Les actionnaires prĂ©sents Ă  la crĂ©ation peuvent vouloir rĂ©aliser une partie des plus-values, tout comme les fonds d’investissement qui ne sont prĂ©sents qu’à court ou moyen terme.

2. Quelles sont les raisons pouvant conduire au renforcement de la participation d’un fonds d’investissement ?

· L’entreprise peut avoir besoin de moyens financiers supplĂ©mentaires.

· Le fonds peut estimer qu’il y a un potentiel plus important que prĂ©vu pour une plus-value en dĂ©tenant une part de capital plus importante.

· L’environnement de l’entreprise peut Ă©voluer.

· Il peut y avoir un problÚme de succession.

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Les rĂšgles de bonne gouvernance Ă  adopter pour encadrer les relations entreprise/investisseur (FICHE 8)

businessfinance Dans la sĂ©rie "10 fiches conseils pour lever des fonds" nous avons eu une phase introductive avec "Les questions essentielles Ă  toute dĂ©marche de financement",la fiche Comment et quand me faire connaĂźtre ? puis la fiche 2: Signaler mon entreprise auprĂšs d’investisseurs potentiels, suivie de la fiche 3: Choisir les intervenants extĂ©rieurs Ă  mon entreprise ,la fiche 4: Rechercher mon investisseur potentiel, la fiche 5 "SĂ©lectionner son investisseur", la fiche 6 "Le 1er dialogue avec mon investisseur", la fiche 7 "Communiquer les informations sur mon entreprise", poursuivons maintenant avec la fiche 8: Les rĂšgles de bonne gouvernance Ă  adopter pour encadrer les relations entreprise/investisseur.

La dĂ©finition des rĂšgles de gouvernance permet, dĂšs le dĂ©but de la nĂ©gociation, de clarifier rapidement les Ă©ventuelles zones de « diffĂ©rence d’opinion » entre actionnaires, de les rĂ©soudre et, une fois cette importante Ă©tape franchie, de focaliser les rĂ©unions des organes de gouvernance sur le suivi et l’amĂ©lioration de la performance de l’entreprise plutĂŽt que sur la rĂ©solution de conflits entre actionnaires.

AVERTISSEMENT : Ces 8 points ne sont que des orientations pratiques et doivent impĂ©rativement ĂȘtre prĂ©parĂ©s et validĂ©s par des professionnels (avocat, expert comptable consultants...)

1. DĂ©terminer dans les statuts de la sociĂ©tĂ© ou dans le cadre d’un pacte d’actionnaires le fonctionnement des assemblĂ©es d’actionnaires / associĂ©s et des organes de direction de votre sociĂ©tĂ©.

A cet Ă©gard, le choix de la forme juridique de votre sociĂ©tĂ© laissera plus ou moins de souplesse aux parties prenantes (fonctionnement de la SA et de la SARL trĂšs encadrĂ©e par la loi Ă  la diffĂ©rence de la SAS qui offre une grande latitude dans la fixation des rĂšgles de gouvernance). Envisager la possibilitĂ© de « classes d’actions » diffĂ©renciĂ©es avec des droits diffĂ©renciĂ©s (par exemple, droits de vote majorĂ©s ou minorĂ©s, accĂšs prioritaire aux rĂ©partitions de dividendes, etc.), avec l’aide de spĂ©cialistes de la question.

2. Établir les rĂšgles de majoritĂ©s requises au sein des assemblĂ©es d’actionnaires / associĂ©s et des organes de direction de votre sociĂ©tĂ© pour les rĂ©solutions ( dĂ©cisions) dont le processus d’approbation n’est pas explicitement prĂ©vu par la loi.

Envisager les possibilitĂ©s de droits de vote majorĂ©s (doubles) pour certaines actions, avec l’aide de spĂ©cialistes de la question.

3. DĂ©finir le mode de convocation et la pĂ©riodicitĂ© de la tenue des assemblĂ©es gĂ©nĂ©rales d’actionnaires ainsi que de la rĂ©union des organes de gouvernance (conseil d’administration ou conseil de surveillance et directoire) et de direction (comitĂ© exĂ©cutif, comitĂ© de direction, 
)

4. Établir, si la loi n’est pas exhaustive (cas notamment des SAS), la liste des dĂ©cisions relevant de l’assemblĂ©e des actionnaires / associĂ©s et de celles incombant aux organes de gouvernance et aux organes de direction.

5. PrĂ©voir le mode de nomination et de rĂ©vocation des mandataires sociaux et des managers rattachĂ©s directement au PrĂ©sident. Établir Ă©galement les modalitĂ©s de fixation de leur rĂ©munĂ©ration (comitĂ© des rĂ©munĂ©rations dont les membres sont choisi parmi les membres du conseil de surveillance ou du conseil d’administration par exemple). Veiller Ă  disposer d’un nombre suffisant d’administrateurs rĂ©ellement indĂ©pendants.

6. PrĂ©voir dans les statuts ou dans le cadre d’un pacte d’actionnaires les conditions de sortie de tout actionnaire / associĂ© et les droits et obligations attachĂ©s Ă  la dĂ©tention d’actions / parts sociales : droit de prĂ©emption, droit de premiĂšre offre, droit de sortie conjointe protĂ©geant les minoritaires lorsque le majoritaire vend (tag-along ), droit de cession.

7. Déterminer statutairement une procédure de résolution des conflits qui pourraient surgir entre certains actionnaires (arbitrage, Tribunal de commerce...).

8. PrĂ©voir des procĂ©dures simples mais efficaces d’évaluation annuelle du fonctionnement des organes de gouvernance (conseil d’administration, conseil de surveillance et directoire, le cas Ă©chĂ©ant).

 

Communiquer les informations sur mon entreprise auprĂšs des capitaux risqueurs (fiche 7)

businessfinance Dans la sĂ©rie "10 fiches conseils pour lever des fonds" nous avons eu une phase introductive avec "Les questions essentielles Ă  toute dĂ©marche de financement",la fiche Comment et quand me faire connaĂźtre ? puis la fiche 2: Signaler mon entreprise auprĂšs d’investisseurs potentiels, suivie de la fiche 3: Choisir les intervenants extĂ©rieurs Ă  mon entreprise ,la fiche 4: Rechercher mon investisseur potentiel, la fiche 5 "SĂ©lectionner son investisseur", la fiche 6 "Le 1er dialogue avec mon investisseur", poursuivons avec la fiche 7 "Communiquer les informations sur mon entreprise".

Un investisseur entre dans le capital d’une entreprise aprĂšs avoir Ă©valuĂ© sa capacitĂ© Ă  crĂ©er de la valeur. S’il est intĂ©ressĂ© par l’entreprise, il souhaitera l’étudier dans le dĂ©tail et demandera de nombreuses informations afin d’apprĂ©hender ses potentialitĂ©s.

Il pourra aussi vouloir ĂȘtre associĂ© Ă  la gestion de l’entreprise, en tant qu’administrateur ou manager, une fois entrĂ© au capital, afin d’assurer une valorisation optimale de son investissement.

Les nĂ©gociations s’engagent avec une lettre d’intention de l’investisseur ( memorandum of understanding).

Ce document prĂ©contractuel impose gĂ©nĂ©ralement Ă  l’entreprise des investigations (sur les aspects financiers, juridiques, techniques (due diligence) destinĂ©es Ă  permettre Ă  l’investisseur de prĂ©ciser sa premiĂšre apprĂ©ciation.

Suivent les négociations qui débouchent sur :

· le protocole d’investissement dĂ©finissant les modalitĂ©s d’entrĂ©e au capital de l’investisseur,

· la garantie d’actif et de passif attestant de l’exactitude des informations transmises,

· le pacte d’actionnaires dĂ©finissant les relations entre les diffĂ©rents actionnaires de l’entreprise.



Celui-ci pourra confĂ©rer des droits particuliers d’information et de communication Ă  l’investisseur comme, par exemple, un droit Ă  consultation prĂ©alable ou un droit particulier d’expertise.

Avant de communiquer de l’information, il appartient à l’entrepreneur de :

· rĂ©pertorier ses informations stratĂ©giques et anticiper les demandes d’informations an d’assurer la cohĂ©rence et la sincĂ©ritĂ© des rĂ©ponses,

· dĂ©signer un correspondant unique par lequel transitera toutes les demandes d’information,

· et surtout, imposer la signature d’un accord cadre de confidentialitĂ© qui pourra ĂȘtre assorti d’engagements de non sollicitation du personnel et de non concurrence. En pratique, il faut faire signer par l’acquĂ©reur Ă©ventuel un acte par lequel celui-ci et ses conseils s’engagent Ă  garder confidentielles et Ă  ne pas exploiter pour leur propre compte toutes les informations portĂ©es Ă  leur connaissance par l’entreprise.

Une rédaction par un professionnel du droit renforcera la sécurité juridique de ce document.

Au cours des investigations prĂ©alables, l’entreprise aura intĂ©rĂȘt Ă  encadrer et Ă  suivre leur dĂ©roulement en :

· regroupant dans un lieu unique ( data room) l’ensemble des documents communiquĂ©s pour la rĂ©alisation des vĂ©rifications,

· limitant cette pĂ©riode d’apprĂ©ciation afin qu’elle n’empiĂšte pas sur la phase de nĂ©gociation,

· avertissant le personnel de l’existence de la mission en cours,

· contrĂŽlant les possibilitĂ©s d’accĂšs au rĂ©seau informatique de l’entreprise (sĂ©curisation de l’intranet, connexions Wifi , etc.) et les moyens de copie introduits par les vĂ©rificateurs (tĂ©lĂ©phone, scanner, micro avec webcam, etc.),

· rencontrant rĂ©guliĂšrement les conseils de l’acquĂ©reur afi n d’apprĂ©cier la crĂ©dibilitĂ© du projet engagĂ© par l’investisseur potentiel.

Durant les nĂ©gociations, un investisseur rencontre l’équipe dirigeante afin d’apprĂ©cier, aprĂšs la phase analytique, des donnĂ©es plus subjectives (qualitĂ© du management, crĂ©dibilitĂ© de la stratĂ©gie, capacitĂ© d’innovation et de dĂ©veloppement, valeur et motivation des collaborateurs, etc.).

Au cours de ces Ă©changes, de nombreuses informations sont communiquĂ©es sur les objectifs des plans stratĂ©giques, les programmes de recherche-dĂ©veloppement, l’état des diffĂ©rentes nĂ©gociations avec les prospects, les modalitĂ©s de recrutement du personnel, etc. Il est donc prĂ©fĂ©rable de :

· identifier le niveau de précision des informations que vous et vos collaborateurs pourront divulguer,

· si nĂ©cessaire, faire signer Ă  vos collaborateurs un avenant Ă  leur contrat de travail, cadrant les informations qu’ils peuvent communiquer,

· assister vos collaborateurs lors de ces rencontres et lister les informations transmises.

 

Gilles Carrez soutient l'amendement destinĂ© Ă  abaisser la rĂ©duction sur l’impĂŽt sur la fortune (ISF) accordĂ©e pour les investissements dans le capital d’une PME

businessfinanceL’AssemblĂ©e nationale a adoptĂ© un amendement destinĂ© Ă  abaisser la rĂ©duction sur l’impĂŽt sur la fortune (ISF) accordĂ©e pour les investissements dans le capital d’une PME.

Si cet amendement est confirmé un contribuable pourra déduire 50% des sommes investies au lieu de 75% comme ce fut le cas depuis 2007 avec le dispositif "ISF PME" intégré dans la loi TEPA.

Gilles Carrez qui soutient cette baisse la justifie en indiquant que le taux de dĂ©duction actuel de 75 % "ne conduit pas Ă  des comportements d’investissements Ă©conomiquement rationnels. On a vu des investissements dans des caves Ă  vin”.

Il est vrai qu'il y a des abus; certains ont pu ainsi baisser leur niveau d'imposition non pas en investissement dans des entreprises, mais dans des projets peu risqués (programme d'installation de panneaux photovoltaïque...).

Mais classiquement on jette l'eau du bain avec le bébé...Car comme il y a des abus et bien corrigeons les...Ouvrons le dispositif qu'aux financements des entreprises de moins de 5 ans....en excluant certaines activités....

Encore une fois le financement des jeunes entreprises va en pĂątir....

 

Le 1er dialogue avec mon investisseur (Fiche 6)

businessfinance Dans la sĂ©rie "10 fiches conseils pour lever des fonds" nous avons eu une phase introductive avec "Les questions essentielles Ă  toute dĂ©marche de financement",la fiche Comment et quand me faire connaĂźtre ? puis la fiche 2: Signaler mon entreprise auprĂšs d’investisseurs potentiels, suivie de la fiche 3: Choisir les intervenants extĂ©rieurs Ă  mon entreprise ,la fiche 4: Rechercher mon investisseur potentiel, la fiche 5 "SĂ©lectionner son investisseur", enchainons maintenant sur la fiche 6 "Le 1er dialogue avec mon investisseur"


Une bonne comprĂ©hension des motivations et des attentes d’un investisseur est fondamentale pour bien cerner la façon dont il entend travailler avec les actionnaires principaux et l’équipe dirigeante.

1. Qu’est-ce qui vous intĂ©resse le plus dans notre secteur d’activitĂ© (type de produits et services,technologies spĂ©ciques, taille et croissance du marchĂ©, profils des clients, canaux de distribution, degrĂ© de concurrence, rentabilitĂ© attendue
) ?

2. Qu’est-ce qui vous intĂ©resse le plus dans notre entreprise (produits et services, technologies spĂ©ciques, portefeuille de clients, canaux de distribution, Ă©quipe humaine, partenariats spĂ©cifiques, croissance, rentabilité ) ?

3. Comment nous comparez-vous Ă  nos principaux concurrents (liste des concurrents, critĂšres utilisĂ©s pour nous comparer, opinion sur les points forts relatifs de chacun
) ?

4. Comment vous ĂȘtes vous documentĂ© sur nos principaux concurrents pour former votre opinion ? Comment vous ĂȘtes vous documentĂ© sur nous ? Êtes-vous prĂȘt Ă  signer un accord de confidentialitĂ© pour avoir accĂšs aux informations requises pour votre « due diligence » ?

5. Quelle expĂ©rience de travail avec des sociĂ©tĂ©s comme la nĂŽtre avez-vous ? Pouvez-vous nous citer des exemples spĂ©cfiques ? Parmi ceux-ci, lesquels vous ont apportĂ© le plus de satisfaction ? Pourquoi ? Que pouvez-vous dire sur les autres ?

6. Comment envisagez-vous votre participation Ă  notre aventure commune ?

· Quel niveau d’investissement envisagez-vous ? Sous quelle forme ?

· Quel est l’horizon de temps de cet investissement ?

· En retour de cet investissement, quelle participation attendez-vous dans les organes de gouvernance de l’entreprise ?

· Quelle mĂ©thodologie utilisez-vous pour valoriser notre entreprise ?

· Quelle rentabilitĂ© minimum attendez-vous de votre investissement ?

· Seriez-vous prĂȘt Ă  faire un investissement supplĂ©mentaire dans quelques mois / annĂ©es si nous voulions rĂ©aliser une acquisition ou accĂ©lĂ©rer la croissance interne ?

7. À quelle occasion avez-vous actuellement – ou avez-vous eu dans un passĂ© rĂ©cent – des contacts semblables avec l’un de mes concurrents ?

8. Si nous n’arrivons pas Ă  Ă©tablir un accord de participation satisfaisant pour tous les deux, avec lequel de ces concurrents essaierez-vous de « faire affaire » ?

9. Qu’est-ce qui vous intrigue le plus dans notre entreprise ? Quelles informations additionnelles aimeriez- vous recevoir ?

10. Parmi les entreprises citĂ©es au point 5 ci-dessus, quelles sont celles que nous pourrions contacter ?

Une bonne comprĂ©hension de l’expĂ©rience de l’investisseur et des rĂ©sultats obtenus dans d’autres cas permet de mieux comprendre l’apport respectif de chacun et la contribution que le nouvel investisseur pourra apporter au dĂ©veloppement de votre sociĂ©tĂ©. Il est donc nĂ©cessaire d’engager dĂšs le dĂ©but un dialogue ouvert et constructif.

 

SĂ©lectionner mon investisseur potentiel (Fiche 5)

businessfinance Dans la sĂ©rie "10 fiches conseils pour lever des fonds" nous avons eu une phase introductive avec "Les questions essentielles Ă  toute dĂ©marche de financement",la fiche Comment et quand me faire connaĂźtre ? puis la fiche 2: Signaler mon entreprise auprĂšs d’investisseurs potentiels, suivie de la fiche 3: Choisir les intervenants extĂ©rieurs Ă  mon entreprise ,la fiche 4: Rechercher mon investisseur potentiel et maintenant "SĂ©lectionner son investisseur"

Sélectionner son investisseur selon 4 objectifs différents:

1- Vous cherchez un investisseur pou un apport en fonds propres:

Vous devez rechercher un investisseur parmi les fonds d’investissement spĂ©cialisĂ©s dans le capital risque ou le capital dĂ©veloppement selon le stade de dĂ©veloppement de votre sociĂ©tĂ© (start-up ou sociĂ©tĂ© ayant au moins trois ans d’existence). Un investisseur issu de cet univers accepte d’ĂȘtre un actionnaire minoritaire en contrepartie de la mise en place de rĂšgles de gouvernance d’entreprise lui confĂ©rant, par exemple :

  • une reprĂ©sentation au sein du conseil d’administration ou du conseil de surveillance,
  • un droit de veto sur les dĂ©cisions stratĂ©giques (ouverture ultĂ©rieure du capital, politique d’endettement, opĂ©rations de fusion-acquisition, investissements significatifs
),
  • le droit de participer au processus de nomination / rĂ©vocation des cadres directement rattachĂ©s au PrĂ©sident,
  • le droit d’imposer une date de sortie de son investissement au-delĂ  d’une certaine pĂ©riode (qui peut aller jusqu’au droit de forcer une vente de la sociĂ©tĂ©).

2- Vous cherchez un investisseur pour un apport de fonds propres et une expertise industrielle ?

Votre choix pourra se porter vers :

  • des fonds d’investissement spĂ©cialisĂ©s sur votre secteur d’activitĂ© (vĂ©rifier la nature des sociĂ©tĂ©s figurant dans leurs portefeuilles d’investissement ou dans lesquelles ces fonds furent investis). Ils n’ont pas vocation Ă  rester investi dans votre capital au-delĂ  d’une pĂ©riode de 3 Ă  5 ans gĂ©nĂ©ralement et n’ont d’autre but que la recherche d’une plus-value maximisĂ©e.
  • des sociĂ©tĂ©s industrielles, qui en entrant au capital de votre entreprise auront un enjeu radicalement diffĂ©rent diffĂ©rents des fonds d’investissement. Elles considĂšreront cet investissement dans votre sociĂ©tĂ© comme une premiĂšre Ă©tape permettant d’ Ă©valuer les compĂ©tences techniques et d’apprĂ©cier les synergies et l’apport technologique dont pourraient bĂ©nĂ©ficier ses propres Ă©quipes.
    Elles chercheront à terme à contrÎler votre société en devenant le principal actionnaire.
  • Le Business Angel (BA) qui apporte des capitaux et des compĂ©tences dans la phase de dĂ©marrage ou d’amorçage des entreprises innovantes de croissance. GrĂące Ă  son expĂ©rience, l’entrepreneur bĂ©nĂ©ficie de son savoir faire et il l’accompagne, le soutient et lui ouvre son rĂ©seau personnel.
    Le montant qu’il investit se situe entre le « love money » et le montant minimal d’investissement d’un fond de capital risque. En outre, son horizon d’investissement est de 3 Ă  5 ans et sa sortie est gĂ©nĂ©ralement possible grĂące au rachat ou Ă  l’entrĂ©e en bourse de l’entreprise. Il recherche une plus value maximisĂ©e mais accorde beaucoup d’importance Ă  l’aventure entrepreneuriale.

3- Vous recherchez un apport de fonds propres et un nouveau débouché commercial chez votre investisseur

Votre recherche doit s’orienter vers des investisseurs industriels poursuivant une stratĂ©gie d’intĂ©gration en amont. Une prise de participation au capital de votre sociĂ©tĂ© pourra ĂȘtre le prĂ©lude Ă  l’acquisition du contrĂŽle de votre sociĂ©tĂ©, notamment si le chiffre d’affaires rĂ©alisĂ© par votre sociĂ©tĂ© avec cet investisseur reprĂ©sente Ă  terme une part importante et croissante des ventes, ou si les achats rĂ©alisĂ©s par cet investisseur auprĂšs de votre sociĂ©tĂ© deviennent stratĂ©giques pour lui (en termes de montant ou de technologie).

4- Un apport de fonds propres permettant de restructurer l’endettement de votre entreprise qui traverse une pĂ©riode de difficultĂ©s notamment financiĂšre ?

La nĂ©cessitĂ© de restructurer les capitaux permanents dont a besoin votre sociĂ©tĂ©, doit vous conduire Ă  rechercher trĂšs tĂŽt un accord avec vos crĂ©anciers, Ă©ventuellement dans le cadre de la procĂ©dure confidentielle du mandat ad hoc prĂ©vue par la loi. Les investisseurs susceptibles d’entrer au capital de votre sociĂ©tĂ© peuvent ĂȘtre :

  • certains crĂ©anciers qui accepteraient de convertir tout ou partie de leurs crĂ©ances en fonds propres,
  • des fonds d’investissement spĂ©cialisĂ©s dans le retournement d’entreprises en difficultĂ©s et dont la vocation est d’apporter les fonds propres permettant de restructurer le passif de votre entreprise afin de permettre le financement d’un plan de redressement. L’objectif d’un fonds de retournement est de rĂ©aliser une plus-value maximisĂ©e Ă  un horizon de 3 Ă  5 ans.
 

Rechercher mon investisseur potentiel (Fiche 4)

businessfinance Dans la sĂ©rie "10 fiches conseils pour lever des fonds" nous avons eu une phase introductive avec "Les questions essentielles Ă  toute dĂ©marche de financement",la fiche Comment et quand me faire connaĂźtre ? puis la fiche 2: Signaler mon entreprise auprĂšs d’investisseurs potentiels, suivie de la fiche 3: Choisir les intervenants extĂ©rieurs Ă  mon entreprise , nous poursuivons avec la fiche 4: Rechercher mon investisseur potentiel.

La recherche est une Ă©tape importante compte tenu de la multiplication des intermĂ©diaires et des sociĂ©tĂ©s de gestion. Beaucoup de sources d’informations sont disponibles et pas toujours fiables.

1. LES CRITÈRES QUI PRÉVALENT DANS LA SÉLECTION ?

· Accompagnement au pilotage stratĂ©gique ;

· Connaissance forte du mĂ©tier et du secteur et de l’expĂ©rience de l’investisseur ;

· La taille et la nature du fonds (fonds rĂ©gional, national, europĂ©en ou anglo-saxon
)

· Le secteur d’investissement du fonds (biologie, informatique...) et la nature de l’investissement en capital (risque, retournement...).

2. LES SOURCES D’INFORMATIONS DISPONIBLES ?

· Quelles sont les sources d’informations gĂ©nĂ©rales et librement consultables ? (AFIC, EVCA, BVCA, AFG, IFA1 et autres bases de donnĂ©es financiĂšres
)

· Quelles sont les sources d’informations propres Ă  mon secteur d’activitĂ© qui peuvent m’aider (clubs ou associations professionnelles ou d’anciens Ă©lĂšves
) ?

· Quels sont les points de vue du banquier, de l’avocat et de l’expert-comptable Ă  propos de tel investisseur ?

3. LES CRITÈRES DE SÉLECTION DES INVESTISSEURS POTENTIELS

· Quel est le « track record » de cet investisseur, c’est-Ă -dire son historique, son expĂ©rience, ses rĂ©sultats financiers et ses performances dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ©es ?

· Quels ont Ă©tĂ© le comportement et le degrĂ© d’implication de ces investisseurs dans le pilotage et l’accompagnement, au cours de leurs participations (investissement majoritaire, minoritaire, accompagnement stratĂ©gique, expertise sectorielle, durĂ©e de l’investissement
) ?

· Quels sont les investisseurs de mes concurrents ou de mes partenaires commerciaux ?

· Quel est le modĂšle de gouvernance retenu entre les investisseurs et ces parties (voir fiche n°8 Ă  venir) ?

· Le site internet de cet investisseur prĂ©sente-t-il ses activitĂ©s et son savoir-faire (Rapport annuel, documents de prĂ©sentation, la liste de leurs investissements, cas concrets d’investissement
) ?

· Quelles sont toutes les sources d’informations qui peuvent m’apporter des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse ?

4. LA ZONE D’INFLUENCE ET LE CHAMP D’ACTION DE CET INVESTISSEUR ?

· Le site internet de cet investisseur prĂ©sente-t-il une liste de ses investissements (sociĂ©tĂ©s, secteurs), ses activitĂ©s et son savoir-faire ?

· Quels est son rĂ©seau d’influence en France, en Europe et Ă  l’étranger et en quoi ce rĂ©seau peut-il apporter une plus-value Ă  un Ă©ventuel partenariat ?

· Comment identifier ces futurs interlocuteurs (nom, fonction, positionnement, hiérarchique, etc.)

 

FICHE 3 Choisir les intervenants extérieurs à mon entreprise

businessfinance Dans la sĂ©rie "10 fiches conseils pour lever des fonds" nous avons eu une phase introductive avec "Les questions essentielles Ă  toute dĂ©marche de financement", puis la fiche Comment et quand me faire connaĂźtre ? puis la fiche 2: Signaler mon entreprise auprĂšs d’investisseurs potentiels et voici la fiche 3: Choisir les intervenants extĂ©rieurs Ă  mon entreprise

Toute entreprise dispose d’experts et de conseils dans sa dĂ©marche de recherche de fonds. Que ce soit une sociĂ©tĂ© de conseils en investissement, un apporteur d’affaires ou un cabinet de relations publiques, les PME peuvent avoir recours Ă  des professionnels qui reprĂ©sentent ou font reprĂ©senter leurs intĂ©rĂȘts.

LES ACTEURS INCONTOURNABLES

1. L’expert comptable : il est l’interlocuteur permanent de l’entreprise.

2. L’avocat : acteur ponctuel, il est l’un des principaux maillons dans une opĂ©ration d’investissement.

3. La banque : selon la nature et le niveau d’investissement, le conseil bancaire appelle des compĂ©tences qui ne sont pas toujours dĂ©tenues dans la banque avec laquelle l’entreprise est liĂ©e. Les levĂ©es de fonds requiĂšrent une expertise que seuls les professionnels du « haut de bilan » peuvent possĂ©der.

LES ACTEURS SPÉCIALISÉS

Les intermédiaires

Ils jouent un rĂŽle de plus en plus important comme apporteur d’affaires. Toutefois, ces derniers peuvent, parfois, rendre plus diffi cile ou entraver le dialogue entre la sociĂ©tĂ© et l’investisseur ou ne pas rechercher l’intĂ©rĂȘt des parties contractantes. Plusieurs questions peuvent leur ĂȘtre soumises pour valider leur valeur ajoutĂ©e dans votre recherche de fonds.

· Quel est son niveau de connaissance des acteurs et de votre marchĂ© ?

· Quel est son niveau de compĂ©tence des montages financiers ? Par exemple, lequel paraĂźtrait le plus adaptĂ© Ă  la taille et Ă  l’ambition de l’entreprise ?

· Comment Ă©value-t-il le potentiel de croissance de votre entreprise ?

· Quelle stratĂ©gie de nĂ©gociation vous propose-t-il et comment entend-il la mettre en Ɠuvre ?

· Quelles sont ses rĂ©ussites ? (demande de mise en relation avec ses clients ou fournisseurs
)

À l’issue de ce questionnaire, la relation devra ĂȘtre formalisĂ©e par un mandat.

LES ACTEURS PUBLICS

Ils peuvent prendre diffĂ©rentes formes et ĂȘtre de bons conseils. Par exemple, ils peuvent aider Ă  valider la probitĂ© d’un investisseur ou d’interlocuteurs, confirmer quelle rĂ©glementation est en vigueur en matiĂšre d’exportation d’information sensibles ou stratĂ©giques.

· La chambre de commerce et de l’industrie (compĂ©tences technologiques),

· OSEO (compĂ©tences techniques et financiĂšres)


 

Signaler mon entreprise auprùs d’investisseurs potentiels (Fiche 2)

businessfinance Dans la sĂ©rie "10 fiches conseils pour lever des fonds" nous avons eu une phase introductive avec "Les questions essentielles Ă  toute dĂ©marche de financement", puis la fiche Comment et quand me faire connaĂźtre ? et voici maintenant la fiche 2: Signaler mon entreprise auprĂšs d’investisseurs potentiels

Les investisseurs en capitaux privĂ©s ou les industriels disposent chacun de mĂ©thodes pour identifier et suivre les entreprises avec lesquelles ils pourraient engager des nĂ©gociations. Une bonne connaissance de ces dispositifs vous Ă©vitera d’ĂȘtre Ă©cartĂ©.

1. DANS QUEL DISPOSITIF « PRIVÉ » MON ENTREPRISE PEUT-ELLE S’INSÉRER ?

· Le rĂ©seau des business angels ;

· Les rĂ©seaux d’incubateurs d’entreprise ;

· Le rĂ©seau des banques ;

· Les rĂ©seaux des fonds d’investissement.

2. DANS QUEL DISPOSITIF « PUBLIC » MON ENTREPRISE PEUT-ELLE S’INSÉRER ?

· Le dispositif France Investissement, rĂ©seau de fonds d’investissement, abondĂ©s conjointement par la Caisse des DĂ©pĂŽts et Consignations et des investisseurs privĂ©s ;

· Le rĂŽle de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) locale et rĂ©gionale ;

· Le rĂŽle des acteurs rĂ©gionaux et locaux (Les services des rĂ©gions, des Conseil GĂ©nĂ©raux
) ;

· Les initiatives du ministĂšre de l’économie et des finances et de sa direction gĂ©nĂ©rale des entreprises ou encore du ministĂšre de la dĂ©fense ;

· Les initiatives d’OSEO dans le financement et l’accompagnement des TPE/PME, en appui des politiques rĂ©gionales et nationales : Innovation, Financement, Garantie ;

3. QUELS SONT LES GISEMENTS D’INFORMATIONS PROFESSIONNELLES SUSCEPTIBLES DE ME SOUTENIR ?

· Les salons professionnels (formuler vos besoins, identifier les cibles, les informations Ă  collecter puis Ă  traiter et Ă  analyser dans un second temps
)

· Les revues propres Ă  votre secteur ou aux mĂ©tiers connexes afin d’annoncer un nouveau contrat, un partenariat, le recrutement d’un cadre dirigeant, le dĂ©veloppement d’une nouvelle technologie


· Les rencontres et ateliers menĂ©s par des investisseurs, des syndicats professionnels, des incubateurs/pĂ©piniĂšres d’entreprises


4. UTILISEZ-VOUS VOTRE SITE INTERNET COMME UN INSTRUMENT DE PROMOTION ?

· Disposez-vous d’outils de diffusion : lettre d’information Ă©lectronique, forums de discussion, club des utilisateurs de vos technologies


· Votre site prĂ©sente-t-il fidĂšlement l’image et le dynamisme de vos produits comme des valeurs de votre sociĂ©tĂ© ?

· L’adresse de votre site figuret-elle sur les pages d’autres sites internet ?

· Votre site est-il rĂ©fĂ©rencĂ© sur les principaux moteurs de recherche ?

 

FICHE 1 Comment et quand me faire connaĂźtre d'investisseurs financiers (capital risque, financement par un industriel...)

businessfinance Dans la série "10 fiches conseils pour lever des fonds" nous avons eu une phase introductive avec "Les questions essentielles à toute démarche de financement", voici maintenant la premiÚre fiche :FICHE 1 Comment et quand me faire connaßtre ?

Pour prĂ©server et faire fructifier les intĂ©rĂȘts de votre sociĂ©tĂ©, soyez vigilants. Ce qui tombe sous le sens, mĂ©rite, parfois, un questionnement plus rĂ©flĂ©chi. Voici quatre adages populaires que nous vous invitons Ă  « rĂ©Ă©valuer » pour que la discussion avec des investisseurs potentiels serve toujours au mieux les intĂ©rĂȘts de votre entreprise :

1. L’ARGENT N’A PAS D’ODEUR...

Tous les investisseurs, financiers ou industriels, ne se valent pas. Chaque investisseur aura sa stratĂ©gie propre : ĂȘtre majoritaire ou rester minoritaire, investir dans le long terme ou Ă  plus court terme, prendre des participations dans des entreprises d’un mĂȘme secteur ou diversifier ses intĂ©rĂȘts
 Le choix d’un investisseur ou d’un autre, acteur financier ou industriel, n’est pas sans consĂ©quence et l’origine des fonds non plus. A vous de savoir sĂ©lectionner l’investisseur qui sera le mieux adaptĂ© Ă  la nouvelle page que vous souhaitez Ă©crire pour votre entreprise.

2. MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS...

Entrer en relation avec des investisseurs devrait toujours ĂȘtre le rĂ©sultat d’une dĂ©marche volontaire et maĂźtrisĂ©e. Rechercher un investisseur lorsque l’on est en situation de faiblesse ne place jamais l’entreprise dans les conditions optimales d’un bon accord. Mieux vaut anticiper un besoin de financement car le temps de rĂ©action d’un fonds ou d’un industriel peut reprĂ©senter de nombreux mois, entre le premier contact avec l’entreprise et la dĂ©cision d’investir. Donnez-vous les moyens de vos ambitions en optant pour la solution de financement et la typologie d’investisseurs qui donneront le plus de chance Ă  votre projet dĂšs l’élaboration de votre plan de dĂ©veloppement (business plan). De mĂȘme pour le financement d’un nouveau produit, l’ouverture d’une nouvelle division ou la conquĂȘte de nouveaux marchĂ©s, l’anticipation des besoins de financement vous permettra de garder la maĂźtrise de votre dĂ©veloppement tout en rendant possible l’expansion de votre entreprise.

3. NE PAS SE FIER AUX APPARENCES...

Au-delĂ  de ces « fondamentaux », la valorisation de l’entreprise dĂ©pend de plus en plus de la perception qu’en ont ses publics. A ce titre, la qualitĂ© de votre communication jouera un rĂŽle dĂ©terminant. Comme vous faites appel Ă  des experts en matiĂšre financiĂšre et juridique, n’hĂ©sitez pas Ă  faire appel Ă des professionnels de la communication. Ils vous conseilleront dans votre stratĂ©gie de communication pour susciter l’intĂ©rĂȘt des investisseurs et vous accompagneront dans la rĂ©alisation de supports efficaces de prĂ©sentation de votre entreprise.

N’oubliez pas que toute prise de parole laisse une trace de maniùre durable et que vous n’avez pas deux fois l’occasion de faire une bonne premiùre impression.

4. « NO RISK, NO RETURN » (Pas d’opportunitĂ© sans risque)

Certes
 toutefois, efforcez-vous de bien identifier l’intention de l’investisseur et ses moyens financiers pour ne pas courir de risque inutile. Ne prenez pas de risque si l’opportunitĂ© ne se rĂ©vĂšle pas Ă  la hauteur de vos attentes.

5. LES PROMESSES N’ENGAGENT QUE CEUX QUI LES CROIENT

Avant d’opter pour une solution visant Ă  accroitre les capacitĂ©s financiĂšres de son entreprise, il est de la plus grande importance d’évaluer prĂ©cisĂ©ment la nature de son besoin. Pour une PME qui ouvre son capital, la Bourse n’est probablement pas, au moins dans un premier temps, la meilleure solution compte tenu de ses contraintes rĂ©glementaires.

Une introduction en Bourse prĂ©maturĂ©e peut ĂȘtre dangereuse en terme de coĂ»ts et de communication d’information. Un investisseur plus proche des prĂ©occupations de l’entreprise peut s’avĂšrer une solution prĂ©fĂ©rable.

 

LevĂ©e de fonds et maĂźtrise de l’information stratĂ©gique en 10 fiches conseil

businessfinanceAfin d'aider les entreprises dans leur dĂ©marche de levĂ©e de fonds, un service d'Ă©tat, le haut Responsable ChargĂ© de l’Intelligence Economique (HRIE) a mandatĂ© un groupe de travail composĂ© de professionnels de l’investissement appartenant au conseil stratĂ©gique de petites ou grandes entreprises, au capital-risque ou investissement, Ă  la communication financiĂšre, au retournement de sociĂ©tĂ©s en difficultĂ©s, Ă  la rĂ©glementation boursiĂšre ou Ă  l’expertise-comptable.

Ainsi ont été mobilisé: AFG (L'Association Française de la Gestion financiÚre ) , le Comité Richelieu, Syntec, France Angels, Paris Tech, AFIC (Association Française des Investisseurs en Capital) et Croissance plus.

Pour que s’installe un dialogue fructueux entre le chef d’entreprise en recherche de financement et les sociĂ©tĂ©s de capital investissement, il est dĂ©terminant que les entrepreneurs comprenne la logique particuliĂšre et se familiarise avec les codes des financiers.

Les dix fiches rĂ©flexes qui ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es visent Ă  permettre Ă  tout entrepreneur, quel que soit la taille ou le secteur d’activitĂ© de son entreprise, de poser les bonnes questions dĂšs lors qu’il souhait dĂ©velopper son entreprise avec le concours d’un investisseur.

Avant de vous prĂ©senter les fiches sur une dizaine de jours il convient tout d'abord de se poser :

"Les questions essentielles à toute démarche de financement" (cliquer ici)

 

Mimétisme et économie


Remi GuilletCet article a Ă©tĂ© Ă©crit par RĂ©mi GUILLET aujourd’hui retraitĂ©. IngĂ©nieur de l’Ecole Centrale Nantes (ex ENSM promotion 1966) il est aussi Docteur en MĂ©canique et EnergĂ©tique (UniversitĂ© H. PoincarĂ©-Nancy 1-2002) et diplĂŽmĂ© en Economie/Gestion (DEA UniversitĂ© Paris 13-2001).
Son activitĂ© professionnelle l’a amenĂ© Ă  travailler essentiellement en recherche appliquĂ©e dans le domaine de la combustion. Il s’est fait notamment connaĂźtre pour ses travaux sur la « combustion humide », recevant un Prix « Montgolfier » des Arts chimiques en 2002 (Prix dĂ©cernĂ© par la SociĂ©tĂ© d’Encouragement de l’Industrie Nationale).

Il a été en charge du secteur Energie/BTP au siÚge de OSEO entre 1995 et 1998



Les anthropologues et autres sociologues savent - et souvent depuis longtemps (Aristote l’avait dĂ©jĂ  observĂ© !) - que le mimĂ©tisme est Ă  la base des comportements animaux et plus particuliĂšrement des comportements humains


Ainsi le mimĂ©tisme est l’un des fondements de nos envies (1), envies de possĂ©der ce qu’un autre possĂšde
 et qui peut mĂȘme ĂȘtre « idolĂątrĂ© » par ce biais. A moins que le processus soit inverse avec une idolĂątrie qui induit le mimĂ©tisme ! L’élĂšve copie son maĂźtre en toute circonstance, en « bien » comme en « mal »  Des dĂ©rives peuvent alors naĂźtre d’envies et dĂ©sirs issus d’un mimĂ©tisme mal contrĂŽlĂ© comme aujourd’hui chez les plus jeunes avec la pratique du chantage et autres rackets.

Plus ou moins consciemment, les Ă©conomistes ont su profiter de cet atavisme humain pour l’utiliser comme axiome de dĂ©part Ă  des thĂ©ories productivistes dĂ©bouchant sur la manufacture Ă  grande Ă©chelle d’une « offre » pouvant ĂȘtre produite indĂ©finiment (et d’autant plus rentable !).

Pour plus d’efficacitĂ©, aller plus loin au service de ce type de « modĂšle Ă©conomique », les publicitaires ont alors compris qu’ils avaient un rĂŽle Ă  jouer
 s’appuyant sur la capacitĂ© des images Ă  focaliser, faire converger plus efficacement les aspirations de consommateurs (par ailleurs toujours convaincus de libertĂ© de choisir !) vers des produits, des « marques » uniques
 passer de la mĂ©ga Ă  la giga manufacture
 et ainsi faire de la Chine le premier « atelier du monde » au service de consommateurs victimes (plutĂŽt) consentantes.

Des stars du cinĂ©ma, des sportifs de haut niveau, ont alors vu leur popularitĂ© se construire autant Ă  partir de leur capacitĂ© Ă  faire converger les goĂ»ts consumĂ©ristes que par leur performance dans la pratique de leur art !

Ainsi le monde moderne s’est dĂ©veloppé  pour le plus grand « profit » de quelques heureux Ă©lus


Voici une prĂ©sentation sans doute inattendue de l’origine et de l’évolution de notre « sociĂ©tĂ© de consommation » aux performances boostĂ©es par la permissivitĂ© d’un libre Ă©change mondial, global, au service d’un capitalisme dĂ©bridĂ© et d’autant plus remarquables que des avancĂ©es technologiques majeures reposant notamment sur la manne Ă©nergĂ©tique fossile, le dĂ©veloppement de moyens de transports trĂšs efficaces, le dĂ©veloppement de l’outil informatique partout et pour tout - notamment de la robotique - et puis plus rĂ©cemment de la communication Ă©lectronique
 ont accompagnĂ© cette Ă©volution
 pour en venir Ă  une situation paroxysmique !

Aujourd’hui, la croissance est devenue nĂ©cessaire Ă  la survie dudit modĂšle Ă©conomique. Elle est recherchĂ©e Ă  « tout prix », car indispensable Ă  un paradigme qui, dĂ©sormais, ne « tient » debout qu’avec le soutien du crĂ©dit (donc l’endettement Ă  des niveaux toujours plus Ă©levĂ©s, jusqu’à mettre en cause la responsabilitĂ© de ceux qui s’y engagent, Ă  titre individuel comme au nom de la collectivitĂ©, acceptant d’hypothĂ©quer toujours plus lourdement leur avenir et celui de leurs concitoyens...

De plus, cette croissance (tant souhaitĂ©e !) suppose que des ressources naturelles soient toujours disponibles, sans limitation, alors qu’il y a bien longtemps que nous savons que l’aire de jeu et les stocks de « munitions » indispensables Ă  notre business sont des entitĂ©s finies !

Pour des raisons techniques la concentration de la production Ă  laquelle nous sommes arrivĂ©s induit des gaspillages spĂ©cifiques en tous genres de patrimoine naturel
 pour la fabrication et le transport de produits et autres denrĂ©es souvent invendus, inutilisĂ©s
 qui grossissent un peu plus l’impact de notre activitĂ© sur l’environnement.

Ainsi le hiatus Ă  (court ? moyen ? long ?) terme est devenu une Ă©vidence. Plus trivialement dit : « On est certain d’aller dans le mur ! ».

Il faut aussi rappeler les consĂ©quences sociales de ce modĂšle « mondialisĂ© » dans un contexte exempt de rĂ©gulation, mesurĂ©es Ă  l’aune de l’injustice, de l’iniquitĂ© entre pays, entre citoyens d’un mĂȘme pays.

Aujourd’hui la technologie a pris massivement le relais du travail humain dans les sociĂ©tĂ©s les plus avancĂ©es (au moins dans ses tĂąches les plus rĂ©pĂ©titives). La compĂ©tition internationale ne les oblige - t - elle pas Ă  toujours augmenter la productivitĂ© du travail ?... N’offrant plus aucune vraie perspective d’emplois pour tous et donc de rĂ©sorption du chĂŽmage de masse existant dĂ©sormais partout !

MalgrĂ© cela on continue Ă  tout attendre - sans douter de la valeur de l’argument profĂ©rĂ© - de la capacitĂ© de la croissance Ă  produire de l’emploi et rĂ©tablir des Ă©quilibres (enfin reconnus comme essentiels). Rappelons par exemple qu’il suffit que ladite croissance soit infĂ©rieure Ă  celle de la productivitĂ© du travail pour rendre caduque ce qui nous est constamment assĂ©nĂ© !

Hasard, nĂ©cessitĂ© ? Le monde pouvait-il devenir autre ?

S’il n’a pas su convaincre, car trop peu productif, on ne peut passer sous silence l’expĂ©rience d’un modĂšle socialiste qui n’a pas su laisser assez de place Ă  la libertĂ© individuelle, Ă  la libertĂ© d’entreprise
 du moins dans sa version XXiĂšme siĂšcle


Mais aujourd’hui il est plus pertinent de s’attarder sur une autre expĂ©rience du socialisme qui, cette fois-ci, pratique le mimĂ©tisme vis-Ă -vis des dĂ©fis de l’économie capitaliste occidentale.

Revenons donc sur le cas chinois qui est alors remarquable. Toujours officiellement socialiste, ce pays affiche une croissance atteignant souvent les deux chiffres depuis maintenant 15 ans (taux de croissance cumulĂ© entre 1990 et 2006 de 330% pour la Chine contre 35% pour la France sur la mĂȘme pĂ©riode)
 Et ce n’est (probablement) pas fini !

Quand le socialisme dĂ©cide de se mettre au service du capitalisme
 on ne tergiverse pas ! Ainsi le nouveau port de Shanghai (un Shanghai ne figurant pas dans la liste des 25 plus grands ports maritimes Ă  la fin du XXiĂšme siĂšcle) est devenu depuis 2005, et aprĂšs Ă  peine cinq ans de construction, le premier port du monde en terme de trafic


Aujourd’hui Ă©quivalent Ă  25 fois le port du Havre et plus de trois fois Rotterdam, premier port europĂ©en
 inondant la planĂšte de tout de ce produit la Chine, c’est-Ă -dire pratiquement tous les produits manufacturĂ©s
 Et l’ogre - pardon le Dragon - n’est pas repu si on sait les projets d’extension du premier port du monde et la vitesse d’exĂ©cution des travaux de gĂ©nie civil dans un pays qui ne connaĂźt pas « la pause » !

Nous attendrons davantage pour apprĂ©hender jusqu’à quel point la Chine saura judicieusement placer le curseur entre un socialisme stĂ©rile et un capitalisme dĂ©bridĂ©, prouver qu’elle est capable d’éviter les excĂšs des pratiques Ă©conomiques occidentales, trouver une voie pour un dĂ©veloppement Ă©quilibrĂ©, harmonieux, durable Ă  tout point de vue. (Des « frĂ©missements » indiqueraient que les salariĂ©s de ce pays pourraient contribuer Ă  trouver ce subtil Ă©quilibre !).

Mais dans le mĂȘme temps, le cas chinois (avec d’autres comparables du point de vue dĂ©mographique, croissance Ă©conomique, comme celui de l’Inde, du BrĂ©sil
 en attendant que d’autres se manifestent : le Mexique, l’IndonĂ©sie, l’Afrique
) nous interpelle quant au devenir d’une Europe bien hĂ©sitante, tĂątonnante
 pour ne pas dire en panne
avec des Etats endettĂ©s au point de menacer leur monnaie commune et l’ensemble de leur projet commun
 Une Europe pourtant condamnĂ©e Ă  affronter tous ces gĂ©ants venus d’ailleurs !

Ainsi, c’est donc le monde dans son ensemble qui, par mimĂ©tisme, rĂ©pondant d’instinct Ă  un mĂȘme dĂ©fi Ă©conomique, s’obstine Ă  aller, au galop, dans le « mur » !

Nous n’insisterons pas ici sur ce qu’en lieu et place d’une compĂ©tition mondiale au caractĂšre animalier, un objectif de meilleur partage de la croissance, du travail, des richesses produites
 pourrait induire de changement profond sur le devenir de l’humanitĂ© (2), ni non plus sur des expĂ©riences malheureuses comme celle faite en France et dans ce sens (du partage) avec les « 35 heures » au dĂ©but des annĂ©es 2000, mais Ă©voquerons une piste davantage psychologique comme prĂ©paration Ă  un changement gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ© comme inĂ©luctable
 vers d’autres perspectives socio-Ă©conomiques - espĂ©rons - le - plus enclines Ă  l’équitĂ©, la durabilité 

A titre anecdotique, l’actualitĂ© française nous amĂšne Ă  Ă©voquer ici le cĂŽtĂ© surrĂ©aliste du dĂ©bat national en cours Ă  propos des retraites et qui semble ignorer notre incapacitĂ© Ă  partager ce qu’il reste de travail, Ă  rĂ©sorber le chĂŽmage des jeunes, celui des seniors
 pour ne plus porter que sur l’aspect idĂ©ologique Ă  accepter ou Ă  refuser le recul au delĂ  de 60 ans de l’ñge du « retrait » ! Alors que l’avenir se chargera forcĂ©ment de rĂ©gler cet aspect du problĂšme


Si le mimĂ©tisme qui est Ă  la base du modĂšle Ă©conomique et unanimement enviĂ©, mĂšne Ă  une impasse, alors que reste-t-il comme perspectives ? Sur quel levier agir pour prĂ©parer un futur viable ?

De notre analyse il devient Ă©vident qu’une piste passe par une rĂ©flexion approfondie sur le vrai rĂŽle du mimĂ©tisme dans « l’affaire » et sur notre capacitĂ© Ă  s’en Ă©carter


Il s’agit donc d’analyser l’importance relative sur nos comportements consumĂ©ristes de l’innĂ© versus l’acquis
 Bien sĂ»r, nous n’aborderons pas ici cette analyse, mais indiquerons comme une Ă©vidence qu’une communication qui avilit le mimĂ©tisme, qui vante la diversitĂ© comme support de notre dĂ©sir d’exister, avec nos diffĂ©rences (aspiration existentielle de chacun) en lieu et place de l’envie de reproduire indĂ©finiment l’image d’une star, d’une idole, offre des perspectives de rupture avec nos pratiques comportementales en tant que consommateurs
 et ainsi offre des chances de retouches profondes Ă  l’organisation actuelle des production et distribution marchandes.

RedĂ©ployer l’activitĂ© artisanale

SimultanĂ©ment avec le sauvetage de la biodiversitĂ©, nous devons donc « travailler » collectivement (car nous sommes tous conscients du nĂ©cessaire rĂ© - Ă©quilibrage sociĂ©tal) Ă  une Ă©volution de nos choix consumĂ©ristes, soutenir la « diversitĂ© » comme nĂ©cessaire Ă  la satisfaction d’envies existentielles et ainsi favoriser un retour vers une activitĂ© Ă©conomique plus « humaine », moins productiviste et plus porteuse d’espoir pour tous.

Alors le retour vers plus d’artisanat, plus de production rĂ©gionale et locale, nous apparaĂźt comme une voie « naturelle » nous ramenant Ă  ces Ă©quilibres sociaux et sociĂ©taux aujourd’hui dĂ©truits, nous apparaĂźt comme un chemin menant Ă  un Ă©quilibre plus pertinent entre la capacitĂ© de production et la capacitĂ© de consommation, menant Ă  moins de gaspillage, offrant Ă©galement des perspectives vers plus d’équitĂ© dans l’accĂšs au travail, vers une meilleure rĂ©partition de ce que nous produisons de « valeurs ajoutĂ©es » (3)


Une production plus proche des consommateurs, c’est aussi des transports rĂ©duits, moins coĂ»teux en Ă©nergie
 Ce peut ĂȘtre moins d’intermĂ©diaires pĂ©nalisant souvent inutilement et excessivement les prix finaux. C’est une façon d’envisager de remplacer quantitĂ© par qualité  et d’offrir l’originalitĂ© revendiquĂ©e ici au nom de tous et en respect du caractĂšre unique de chacun.

Il ne s’agit plus de soutenir l’artisanat comme un folklore, une activitĂ© marginale, mais une modalitĂ© de production rĂ©inventĂ©e, revisitĂ©e, avec l’espoir qu’il soit une vraie contribution au retour Ă  des Ă©quilibres vitaux au plan social !



Toutefois, il ne s’agit pas non plus de renoncer Ă  tout ce qui a Ă©tĂ© inventĂ© pour permettre un large accĂšs Ă  des technologies, Ă  un confort qui amĂ©liorent indĂ©niablement les conditions de vie du plus grand nombre, mais de trouver le « juste milieu », d’éviter les excĂšs Ă  la faveur d’un productivisme ignorant les retombĂ©es sociales de ses choix. Il s’agit de trouver le bon Ă©quilibre entre pĂ©nurie et plĂ©thore de production. Il s’agit d’aborder globalement la question de l’équitĂ© et du partage


ConcrĂštement, il s’agit d’éviter que des classes moyennes relativement aisĂ©es continuent avec leur tendance actuelle Ă  se tourner de plus en plus vers le « discount ». Il s’agit de rompre avec une croissance reposant sur la course aux coĂ»ts et aux prix, toujours plus bas : une tendance collectivement suicidaire ! Si on oublie la problĂ©matique du « partage » des richesses, la France et d’autres pays occidentaux ont connu ce moment de « juste balance » au dĂ©but des annĂ©es 70


Un temps qu’il eĂ»t fallu « arrĂȘter » !

Vers plus de « sagesse » 


PlutĂŽt qu’envier massivement l’objet portĂ© par la publicitĂ©, incarnĂ© par telle ou telle star, objet venu de giga ateliers travaillant pour la planĂšte et donc d’abord caractĂ©risĂ© par la dĂ©mesure de sa « diffusion », aller vers l’objet rare qui reflĂšte un travail Ă  l’échelle « humaine », aller vers une approche de l’économie qui valorise Ă  la fois rĂ©alisateur et acquĂ©reur, producteur et consommateur.

PlutĂŽt que souscrire au toujours plus de consommation « irresponsable », oubliant les conditions de fabrication, accepter de payer ce que l’objet reprĂ©sente de savoir faire, d’heures passĂ©es, d’abnĂ©gation, voire de souffrance. Respecter l’objet pour ce qu’il reprĂ©sente pour soi-mĂȘme
 pour ce qu’il reprĂ©sente de patrimoine naturel utilisĂ©. Penser Ă  l’objet non plus comme un produit jetable, ni mĂȘme recyclable, mais comme un Ă©lĂ©ment destinĂ© Ă  devenir un prolongement de soi, ĂȘtre le reflet (pourquoi pas « durable » !) de la personnalitĂ© de chacun. Autant de critĂšres pour une « sage » pratique de l’économie !

Alors, si on adhĂšre Ă  cette « vision » de l’objet, de sa manufacture, de sa « consommation » - vision qui n’a rien de rĂ©trograde mais plutĂŽt nous rapproche davantage des sentiments et Ă©motions que sont sensĂ©es produire les Ɠuvres d’art - alors tout (re) devient possible !

Et, s’appuyant sur ce nouveau regard, la sagesse nous menant vers des changements d’échelle, avec un retour vers une approche plus humaniste de l’activitĂ© Ă©conomique, offrira alors aux « politiques » d’autres perspectives pour rĂ©soudre les problĂšmes sociaux, sociĂ©taux « insurmontables » auxquels ils sont aujourd’hui confrontĂ©s.

Certes rien n’est gagnĂ©, car cette « sagesse » risque d’ĂȘtre longtemps attendue des autres
 Admettant ses vertus, sa pratique suppose un autre Ă©veil Ă  la vie, un vĂ©ritable « rĂ©veil » des goĂ»ts et de la sensibilitĂ© de chacun, un autre « acquis » depuis la tendre enfance et l’école maternelle jusqu’à l’université  et plus tard encore
 pour contrarier les forces instinctives qui ont forgĂ© et entretiennent le modĂšle Ă©conomique que nous avons imaginĂ© et subissons !

Mais le changement comportemental passe aussi par plus de rapprochement, plus de formation au plus haut niveau, plus de travaux de fond Ă  l’intersection des sciences Ă©conomiques et des sciences sociales (aujourd’hui deux disciplines universitaires trop Ă©loignĂ©es l’une de l’autre)


Il passe aussi par un environnement publicitaire allant dans le mĂȘme sens, appuyant nos « dĂ©sirs de changement d’envies », donc par une communication davantage portĂ©e par la collectivitĂ©, donc par les pouvoirs publics, pour contrer l’avilissement des campagnes publicitaires (privĂ©es) traditionnelles


Au final, une volontĂ© politique - qu’on ne sent pas forcĂ©ment « poindre » - est donc essentielle pour favoriser le profond changement d’attitude nĂ©cessaire Ă  la prĂ©paration d’un nouveau paradigme Ă©conomique
 Alors et compte tenu de leur mission devenue aujourd’hui impossible Ă  rĂ©ussir, les « politiques » seront les premiers « bĂ©nĂ©ficiaires » de leur « investissement Ă©thique ». 


En attendant, ce message ne doit pas ĂȘtre reçue comme un « impossible rĂȘve » (4 ), mais montrer Ă  quel point le « changement » espĂ©rĂ© par certains (la plupart d’entre-nous !), rejetĂ© par d’autres, mais au bout du compte inĂ©luctable, devra toucher au plus profond de nos racines, de nos comportements, pour rĂ©pondre aux dĂ©fis d’aujourd’hui.

(1) Cf. les travaux de RenĂ© Girard sur le dĂ©sir mimĂ©tique
 (2) Voir l’article « Plaidoyer pour une autre croissance » par R. Guillet (sur ce site) (3) Voir Livre « Pour plus de solidaritĂ© entre le capital et le travail
 » par RĂ©mi Guillet (paru chez l’Harmattan : versions 2004 et 2009, ainsi que les articles associĂ©s du mĂȘme auteur, dont certains parus Ă©galement sur ce site) (4) Cf. « La quĂȘte » de J. Brel dans « L’homme de la Manche »

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General Motors Venture LLC

drapeau franceComme vous le savez l'activitĂ© de capital risqueur se dĂ©mocratise dans le sens oĂč de plus en plus d'acteurs hĂ©tĂ©roclites se lancent dans le financement des entreprises. Nous avons eu:

Et maintenant c'est le Groupe automobile General Motors qui crée la société de capital risque General Motors Venture LL pour identifier et financer des nouveaux programme de recherche et développement liés à la thématique transport. La force de frappe initiale sera de 110 Millions de dollars.

 

Cendres et autres syndromes récents de la fragilité du monde
 et de la précarité des individus

Remi GuilletCet article a Ă©tĂ© Ă©crit par RĂ©mi GUILLET aujourd’hui retraitĂ©. IngĂ©nieur de l’Ecole Centrale Nantes (ex ENSM promotion 1966) il est aussi Docteur en MĂ©canique et EnergĂ©tique (UniversitĂ© H. PoincarĂ©-Nancy 1-2002) et diplĂŽmĂ© en Economie/Gestion (DEA UniversitĂ© Paris 13-2001).
Son activitĂ© professionnelle l’a amenĂ© Ă  travailler essentiellement en recherche appliquĂ©e dans le domaine de la combustion. Il s’est fait notamment connaĂźtre pour ses travaux sur la « combustion humide », recevant un Prix « Montgolfier » des Arts chimiques en 2002 (Prix dĂ©cernĂ© par la SociĂ©tĂ© d’Encouragement de l’Industrie Nationale).

Il a été en charge du secteur Energie/BTP au siÚge de OSEO entre 1995 et 1998



Ce sont des cendres volcaniques qui ont fait rĂ©cemment vaciller le monde 
. Mais les politiques - ayant malgrĂ© tout gardĂ© un certain pouvoir dĂ©cisionnel pour manifester la plus grande prudence en bloquant au sol les aĂ©ronefs - se sont vus, au bout de quelques jours, dans l’obligation de « revoir leur copie » et de relĂącher la contrainte imposĂ©e par le trĂšs louable principe de prĂ©caution
 sous la pression d’acteurs Ă©conomiques agitant la perspective de trĂšs nombreuses faillites


Ainsi, beaucoup plus fines qu’un grain de sable, les cendres volcaniques islandaises (quelques microns !) allaient, courant avril, figer pendant une semaine la vie Ă©conomique internationale
 AprĂšs une accalmie, le phĂ©nomĂšne d’éruption et de rejet de laves et cendres a repris de la vigueur dĂ©but mai, puis mi-mai, menaçant Ă  nouveau le trafic aĂ©rien moyen et long courriers...

Mais ce syndrome nous donne surtout l’occasion de mĂ©diter sur la fragilitĂ© du modĂšle de dĂ©veloppement du monde que l’Occident a su inventer puis appliquer : un modĂšle de dĂ©veloppement que s’empressent d’imiter les pays Ă©mergents ou aspirant Ă  l’ĂȘtre !

Il n’est donc plus besoin d’attendre que les dĂ©gĂąts du rĂ©chauffement climatique s’amplifient (si cela est encore nĂ©cessaire pour Ă©veiller la conscience chez les plus sceptiques), pour prendre du recul sur cette « agitation » commerciale, ces Ă©changes intercontinentaux de tout et de rien, tout ce « bling-bling » technologique, pensĂ©s comme nĂ©cessairement « bons pour tous »  et qui seraient la manifestation la plus tangible de l’intelligence humaine, des aptitude et capacitĂ© « supĂ©rieures » de notre espĂšce !

Plus d’avions et ce monde s’écroule !

D’abord ce sont des voyageurs aux ailes coupĂ©es tout surpris d’ĂȘtre condamnĂ©s Ă  vivre, lĂ  oĂč ils sont « piĂ©gĂ©s », quelques jours de plus que programmĂ©s, et qui prennent subitement conscience d’un nouveau risque 
 qu’ils ont du mal Ă  assumer ! Risque qui, cumulĂ© avec d’autres plus connus ou Ă  venir pourraient un jour faire basculer les comportements vers davantage de sĂ©dentaritĂ©, vers des comportements plus enclins Ă  vivre les vertus de la proximité  (En vĂ©ritĂ©, un enjeu Ă©conomique trĂšs important, car le trafic « voyageurs » reprĂ©sente des centaines de milliards de km par passagers annuels et donc un business colossal !).

Durant la premiĂšre sĂ©quence des « perturbations cendrĂ©es », et pour la seule France, la perte a Ă©tĂ© estimĂ©e Ă  260 millions d’euros pour les compagnies aĂ©riennes et les voyagistes.

Puis c’est un fret tous azimuts soudainement interrompu qui trĂšs vite menace des filiĂšres industrielles devenues internationalement dĂ©pendantes (qu’il s’agisse de production de piĂšces dĂ©tachĂ©es low cost, de yaourts, de Jean’s
 autant de filiĂšres qui voient apparaĂźtre avec les cendres islandaises une nouvelle limitation Ă  la « pertinence » de stratĂ©gies assujetties Ă  la fiabilitĂ© du trafic aĂ©rien europĂ©en ou intercontinental.

A noter que si le fret aérien ne représente que 5 % du trafic marchandises en volume, en valeur, il pÚse à hauteur de 40 % du trafic mondial, selon D. Mirza, professeur d'économie et chercheur au Centre d'études prospectives et d'informations internationales


Et c’est le cri d’alarme d’entreprises du transport aĂ©rien qui annoncent leur faillite Ă  trĂšs court terme, ne pouvant accepter un « blocage au sol » supĂ©rieur ici Ă  3 jours, lĂ  Ă  un mois. Avec des sous traitants et sous traitants de sous traitants encore plus vulnĂ©rables
 et des milliards qui s’envolent (les seuls Ă  voler en la circonstance !). En fait des milliards qui ne changent plus de main, ne gĂ©nĂ©rant plus de valeur ajoutĂ©e, car encalminĂ©s comme peut l’ĂȘtre la marine Ă  voile au passage de certains pots au noir !

Alors les dĂ©cisions politiques Ă  la faveur de la prĂ©caution sont mises Ă  l’épreuve par des acteurs Ă©conomiques exerçant une pression de plus en plus forte sur des dĂ©cisions manquant d’antĂ©cĂ©dents et sans doute de justifications solides.

GrĂące Ă  Dieu, la satanĂ©e Ă©ruption islandaise a alors bien voulu s’apaiser puis se faire oublier
 permettant Ă  chacun de sauver la face... avant de reprendre, plus ou moins adoucie
 mais toujours perturbante pour le trafic aĂ©rien


Globalement, le secteur aĂ©rien a Ă©valuĂ© Ă  2,5 milliards d'euros les pertes subies pour la premiĂšre et plus forte perturbation « volcanique ». Mais d’autres estimations n’ont pas manquĂ© pour dire que ce qui est perdu ici est gagnĂ© lĂ  (pour les moyens courriers, moins d’avions c’est plus de trains et de trafic autoroutier !)


Et une Ă©conomie de proximitĂ© s’est rĂ©vĂ©lĂ©e prĂȘte Ă  relayer l’économie
« mondialisĂ©e » !

Un monde de plus en plus fragile !

Ainsi, des phĂ©nomĂšnes qui autrefois n’avaient de consĂ©quences que « rĂ©gionales » ont dans ce monde « globalisĂ© » des retentissements et de lourdes consĂ©quences Ă©conomiques au plan international et intercontinental


Pour une grande part, la fragilisation grandissante de l’économie est donc liĂ©e Ă  une mondialisation / globalisation des Ă©changes rendue rĂ©alisable grĂące Ă  des dĂ©veloppements technologiques qui ont permis de « fonctionner » suivant des thĂ©ories favorables Ă  un capitalisme dĂ©bridĂ©, attendant du libre Ă©change mondial des coĂ»ts toujours plus bas et des marges de profits toujours plus hautes, Ă  tous les niveaux et pour toutes les filiĂšres, depuis la matiĂšre premiĂšre jusqu’à la commercialisation des produits ou services finaux ( mais faisant toujours l’impasse sur la gĂ©nĂ©ration d’externalitĂ©s sociĂ©tales et environnementales pratiquement toujours nĂ©gatives
 sur le gaspillage du patrimoine naturel, en Ă©nergie notamment !).

Ainsi, aujourd’hui, une trĂšs grande majoritĂ© des pays dĂ©veloppĂ©s vit dans la dĂ©pendance et s’en trouve fragilisĂ©e
 Qui par un moteur d’avion nĂ©cessairement Ă  importer, car ici on ne construit plus que la carcasse des aĂ©ronefs (ce qui n’est dĂ©jĂ  pas si mal !), qui par des Ă©crans plats, car lĂ  on ne fabrique que les circuits imprimĂ©s, qui par des manches de balais car seule la paille de riz (synthĂ©tique !) est produite de façon rentable et compĂ©titive dans ce pays. Pour ĂȘtre plus explicite, on peut Ă©voquer les difficultĂ©s rencontrĂ©es par les industries des pays de l’ex-URSS au lendemain de l’éclatement du bloc soviĂ©tique, car industries trĂšs souvent brutalement fragilisĂ©es puisque devenues dĂ©pendantes de fournisseurs « Ă©trangers » avec des stratĂ©gies propres 


Dans d’autres cas, plus extrĂȘmes, des addictions technologiques sont nĂ©es, crĂ©ant des dĂ©pendances totales donc encore plus grandes envers des pays exportateurs. On pense par exemple Ă  l’agriculture, Ă  la tĂ©lĂ©phonie mobile qui, soit par sous capacitĂ© industrielle, soit par manque d’investissement dans les outils industriels nĂ©cessaires, soit par perte des savoir-faire et compĂ©tences humaines, soit par choix stratĂ©gique dĂ©libĂ©rĂ©, 
 conduisent les pays importateurs vers des dĂ©veloppements de pointe en mĂȘme temps qu’elles les fragilisent un peu plus


Dans ce texte, nous mettons l’accent sur la fragilitĂ© induite par un nuage de cendres volcaniques qui cloue au sol le transport aĂ©rien. Mais demain on pourra « reprendre la copie » et disserter sur la fragilitĂ© des communications Ă©lectroniques, la fragilitĂ© du dĂ©veloppement de l’informatique dĂ©matĂ©rialisĂ©e, dĂ©localisĂ©e, la fragilitĂ© du « Cloud Computing » (encore une affaire de nuage !) avec toutes les consĂ©quences potentielles sur les sĂ©curitĂ©s, civile, militaire, financiĂšre (un risque de plus pour cette derniĂšre !).

Le monde rĂ©el a dĂ©sormais son clone Ă©lectronique (informatique) dans tous les domaines. Les dĂ©cisions se prennent Ă  l’issue de travaux sur le clone. L’activitĂ© professionnelle se dĂ©veloppe souvent face Ă  un Ă©cran, singeant le jeu vidĂ©o (avec des risques spĂ©cifiques de confusion chez les individus eux-mĂȘmes fragiles). Mais les dĂ©cisions prises « impactent » sur le monde rĂ©el avec sa sensibilitĂ©, sa rĂ©activitĂ© propre
 que le clone n’a su avoir ! Et on peut attendre de tels protocoles qu’apparaissent de nouvelles sources de risques et de nouvelles dĂ©sillusions


Ainsi, on va de surprises en surprises, on voit poindre le chaos lĂ  oĂč on pensait avoir prĂ©vu (la science des probabilitĂ©s a ses limites !) On voit des fonds de pensions qui ruinent leurs souscripteurs plus qu’ils ne produisent la rente attendue ! Un phĂ©nomĂšne qui risque de s’accentuer avec la finance virtuelle qui, voyageant Ă  la vitesse de la lumiĂšre, accĂ©lĂšre dangereusement le rythme du jeu et le trafic de spĂ©culateurs de tout poil !

De leur cĂŽtĂ©, des professions bien rĂ©elles et « terre-Ă -terre », par exemple celles des producteurs de lait et autres agriculteurs, victimes de la globalisation d’échanges non rĂ©gulĂ©s, voient leurs ressources diminuer de façon catastrophique (par exemple et trĂšs rĂ©cemment de -20% en moyenne en France et en un an).

Faut-il pour autant passer sous silence les marĂ©es noires – catastrophes rĂ©currentes et bien rĂ©elles, elles aussi – qui fragilisent ou mĂȘme dĂ©truisent les Ă©cosystĂšmes et sont un des grands symboles du dĂ©veloppement technologique et de la croissance Ă©conomique de feu le XXiĂšme siĂšcle


Bien sĂ»r, pour exporter un TGV, un Airbus ici oĂč lĂ , il faut accepter toutes les infortunes de l’échange planĂ©taire
 Mais le faut-il « Ă  tout prix » ? Y compris lorsque le jeu de la concurrence est biaisĂ© ! Y compris lorsque pour vendre un train, il faut « livrer » le savoir- faire qui va avec
 Qui se souvient de l’époque « pompidolienne » (fin des annĂ©es 60, dĂ©but 70) oĂč on se gaussait de vendre aux pays dĂ©jĂ  Ă©mergents des usines « clĂ©s en main » ! « Si on ne le fait pas, d’autres le feront Ă  notre place » disait-on pour tout justificatif ! Sans doute vrai ! Et rien n’a vĂ©ritablement changĂ© mĂȘme si on sait le cĂŽtĂ© sombre de ce genre de business !

La précarité des individus accrue


La « nouvelle » prĂ©caritĂ© des individus est aussi trĂšs souvent la consĂ©quence inĂ©luctable de la fragilisation croissante de ce monde et de la globalisation des Ă©changes.

Si la prĂ©caritĂ© se voit de l’extĂ©rieur
 elle se vit « intĂ©rieurement » pour ĂȘtre d’abord une grande dĂ©tresse. A l’état potentiel ou de prĂ©mices, elle annihile les projets qui donnent un sens Ă  la vie


Certes, le monde occidental a mis en place des structures sociales sĂ©curisantes (assurances, sĂ©curitĂ© sociale obligatoire, mutuelles complĂ©mentaires 
) qui sont autant de protection contre la maladie, la vieillesse, les accidents de la vie. Mais, assez naturellement, ces structures ont peu Ă  peu relayĂ© et donc inhibĂ© l’instinct de solidaritĂ© (familial, clanique, communautaire, tribale
) qui existe encore dans les sociĂ©tĂ©s moins dĂ©veloppĂ©es.

Nous voulons dire que de façon ordinaire la pratique de la solidaritĂ© « coutumiĂšre » s’estompe avec le dĂ©veloppement de l’organisation des sociĂ©tĂ©s, une pratique qui disparaĂźt un peu plus quand le « chacun pour soi », le culte de la rĂ©ussite individuelle deviennent le paradigme encensĂ© par le corps social.

Or, dans le mĂȘme temps, l’accĂšs Ă  ces infrastructures chargĂ©es d’exercer la solidaritĂ© officielle, administrĂ©e, exige des prĂ©supposĂ©s qui font rĂ©fĂ©rence Ă  un statut social (papiers signifiant l’appartenance au pays ou officialisant un accueil dans les rĂšgles, domicile, emploi
) rendant lesdites infrastructures inaccessibles aux plus dĂ©munis, SDF et autres marginaux
 Pour les « exclus » ne restent alors plus que les mouvements associatifs auxquels nous rendrons ici un vif hommage.

Alors on doit rĂ©pĂ©ter que la prĂ©caritĂ© a trop souvent ses racines dans la mondialisation/globalisation des Ă©changes. Est-il nĂ©cessaire de prĂ©ciser combien, dans un monde d’échanges globalisĂ©s, les dĂ©fis de la rĂ©ussite Ă©conomique des entreprises, qui se mesure Ă  l’aune du profit, de la productivitĂ© du travail, sont responsables de prĂ©caritĂ©s individuelles, d’exclusions ? On sait aussi qu’aujourd’hui, la compĂ©tition internationale, la mondialisation des affaires, la croissance, sont Ă©litistes et que les chances d’emploi sont de plus en plus compromises pour les salariĂ©s les plus humbles.

Ensuite il y a la prĂ©caritĂ© entretenue, voire amplifiĂ©e, par la survie Ă  « crĂ©dit ». A cĂŽtĂ© des prĂ©caritĂ©s individuelles, on peut aussi penser aux Etats et Ă  leur dette qui, s’accroissant avec le temps, accroĂźt leur propre prĂ©caritĂ© ! Dans les deux cas, l’histoire montre qu’on ne peut s’endetter impunĂ©ment indĂ©finiment !

Ainsi le monde Ă©difiĂ© par deux siĂšcles d’aventures scientifiques, technologiques, philosophiques occidentales, monde gĂ©nĂ©ralement apprĂ©hendĂ© comme de plus en plus performant
 a-t-il Ă©tĂ© marquĂ© par un manque de plus en plus flagrant de sagesse, de partage
pour finalement se rĂ©vĂ©ler comme de plus en plus fragile et gĂ©nĂ©rateur de prĂ©caritĂ©.

Alors les pauvres de maintenant seraient-ils plus pauvres, plus heureux en Afrique qu’en Europe ? En Inde qu’au BrĂ©sil ? Nous n’aurons pas l’impudence de rĂ©pondre Ă  de telles questions qui recouvrent trop de souffrances dans tous les cas (2).

A coup sĂ»r, tous les pays, quel que soit leur degrĂ© de dĂ©veloppement, doivent rester avant tout prĂ©occupĂ©s de « l’harmonie » de leur dĂ©veloppement, sauf Ă  prendre de grands risques de « fracture sociale aggravĂ©e » et de voir sourdre de lourds dĂ©sordres sociaux.

Et rien ne peut justifier que la « machine » du dĂ©veloppement Ă©conomique mise en place soit ou devienne une « centrifugeuse » ou un « broyeur social ». Aux Ă©conomistes politiciens et autres politiciens Ă©conomistes d’y veiller !

Pour conclure, revenons sur les cendres islandaises pour y voir Ă©galement un symbole de « futurible » dĂ©sastreux
 si on ne sait rĂ©agir Ă  temps, en terme de partage de l’emploi, en terme de partage des richesses produites, en terme de respect de l’environnement et plus gĂ©nĂ©ralement en terme de respect du patrimoine naturel.

Mais ce nuage souligne aussi – aprĂšs d’autres observations mentionnĂ©es dans les articles que nous avons publiĂ©s sur ce site (3) - combien l’Occident aura de difficultĂ©s Ă  passer du modĂšle actuel Ă  un nouveau modĂšle de dĂ©veloppement qui sera d’abord et nĂ©cessairement une menace pour de nombreuses activitĂ©s Ă©conomiques bien en place, bien ancrĂ©es dans leurs habitudes, dans la certitude de leur indispensable « utilitĂ© » (On aura compris que les compagnies de transport aĂ©rien ne sont ici ni spĂ©cialement ni exclusivement visĂ©es !)


Alors (et au cas oĂč !)
 accordons Ă©galement notre confiance au PhĂ©nix qui, si on croĂźt la mythologie grecque, a su (et saura toujours ?) renaĂźtre de ses cendres 
 Reste Ă  trouver derriĂšre quoi, derriĂšre qui se cache aujourd’hui cet « oiseau rare » 

(1) Voir Livre « Pour plus de solidaritĂ© entre le capital et le travail
 » par RĂ©mi Guillet (paru chez l’Harmattan : versions 2004 et 2009, ainsi que les articles associĂ©s du mĂȘme auteur (dont certains parus Ă©galement sur ce site)

(2) C. Aznavour ne chante-t-il pas que « la misĂšre est plus facile Ă  vivre au soleil
 » !

(3) Voir par exemple l’article « Retour laconique sur
 Copenhague » (site cfo news)

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L'Ă©volution du capital risque

businessfinanceIl fut un temps non loin de nous, un peu plus de 7 ans, oĂč le rapport de force entre les entrepreneurs et les sociĂ©tĂ©s de capital risque Ă©tait plutĂŽt Ă  l’avantage des premiers.

La forme la plus spectaculaire Ă©tait ces fameuses soirĂ©es ou journĂ©es oĂč quelques crĂ©ateurs prĂ©sentaient leur projet en Ă©tant quasiment assurĂ©s d’avoir plusieurs propositions de financement pourvu que le business eu un rapport avec l’économie d’internet.

Depuis le balancier ne s’est pas rĂ©Ă©quilibrĂ© mais a rĂ©alisĂ© un 360° au profit des organismes de financement en haut de bilan. Ce faisant ces opĂ©rations de rencontre entre entrepreneurs et VC existent encore mais nettement moins et surtout avec beaucoup moins de frĂ©nĂ©sie.

Ce rapport de force inversĂ© rĂ©sulte du fait que dans la chaĂźne du financement de la crĂ©ation d’entreprises le parent pauvre est sans conteste le financement des dĂ©penses de faisabilitĂ© technologique et commerciale.

Cette Ă©tape est cruciale puisque l’entrepreneur cherche des fonds pour finaliser son produit, pour concevoir le prototype voire dĂ©poser un brevet.... et ce 1 Ă  2 ans avant de lancer vĂ©ritablement la phase de commercialisation et de production (dans le secteur de la santĂ©, du mĂ©dicament cela peut dĂ©passer les 7 annĂ©es avant d’ĂȘtre en mesure de commercialiser la solution).

Cette phase d’amorçage trĂšs risquĂ©e est peu apprĂ©ciĂ©e par les sociĂ©tĂ©s de capital investissement qui prĂ©fĂšrent financer des entreprises "matures" (capital dĂ©veloppement) ou des opĂ©rations de transmission (capital transmission).

Ce faisant combien y -a- t’il vĂ©ritablement de projets financĂ©s en phase d’amorçage ? 50,80,,... moins de 100 probablement. RapportĂ©e au nombre d’entrepreneurs en quĂȘte de financement, 500, 800 probablement plus de 1 000, la probabilitĂ© de rĂ©ussite est faible.

Concernant la phase de lancement commercial et de production (phase de capital risque), elle aussi est dĂ©laissĂ©e. MalgrĂ© les chiffres d'investissements annoncĂ©s, se cache une autre rĂ©alitĂ© :

  • beaucoup de financements dans cette phase ne concernent pas de nouvelles entreprises mais des re-financements. C’est-Ă -dire des sociĂ©tĂ©s qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© financĂ©es et qui bĂ©nĂ©ficient d’un second tour de table.
  • la phase de capital risque Ă  la française est particuliĂšre puisqu’elle ne correspond que peu avec la dĂ©finition qui en est donnĂ©e gĂ©nĂ©ralement. En effet la plupart des sociĂ©tĂ©s de capital risque, contrairement Ă  ce que l’on pourrait espĂ©rer, demande Ă  ce que l’entreprise dispose dĂ©jĂ  d’un volant de chiffre d’affaires, avec une rĂ©ponse classique : « nous ne sommes pas lĂ  pour permettre Ă  l’entreprise d’évangĂ©liser le marchĂ©, revenez nous voir lorsque vous aurez fait la preuve qu’il existe une clientĂšle ».


Les FCPI sont Ă©galement dans cette dĂ©marche avec une difficultĂ© supplĂ©mentaire : en dessous d’un besoin financier infĂ©rieur Ă  500 000 euros, pour la plupart, vous ne les intĂ©ressez pas.

Ce qui, vous en conviendrez, limite fortement le nombre d’entreprises potentiellement Ă©ligibles.

Donc il y a vĂ©ritablement un problĂšme qui ne peut trouver sa solution que dans une politique destinĂ©e Ă  augmenter l’offre de financement :

  • En stimulant le nombre de business angels : lĂ  encore les dispositifs fiscaux sont compliquĂ©s, peu lisibles et surtout peu incitatifs car la plupart des mesures sont plafonnĂ©es.

Le dispositif Madelin est loin d’avoir rĂ©volutionnĂ© le financement de la crĂ©ation d’entreprises. Sinon comment expliquer que la France dispose de 10 fois moins de business angels que la Grande Bretagne, comment expliquer qu’un pays comme le Japon oĂč il n’existait quasiment pas de business angels en 1 an a rĂ©ussi Ă  en comptabiliser plus de 3000 et ce n’est qu’un dĂ©but.

Mais au Japon un particulier qui investit dans une entreprise peut dĂ©duire la moitiĂ© du montant investi de ses impĂŽts qu’il devra payer au titre de ses plus-values. En France un couple mariĂ© pourra dĂ©duire au maximum 40 000 euros....

Il est vrai que la loi TEPA permettant de dĂ©duire du montant de l'ISF 75% des investissements rĂ©alisĂ©s va dans le bon sens nĂ©anmoins l'ISF moyen en France est de 6 700 euros... Sauf Ă  consi­dé­rer que les 565 000 contri­buables ISF vont tous finan­cer des start up et que dans le mĂȘme temps des dizaines de busi­ness angels vont finan­cer un seul projet
la solution miracle n'a pas encore Ă©tĂ© appliquĂ©e pour financer des projets entre 80 000 et 300 000 euros.

  • En stimulant les sociĂ©tĂ©s de capital investissement:

Visiblement sur les trois derniĂšres annĂ©es ont remarque que les sociĂ©tĂ©s de capital investissement n’ont pas de difficultĂ©s pour mobiliser des fonds auprĂšs de leurs souscripteurs.

Par contre il existe un goulot d’étranglement entre les flux d’entrĂ©es (les sommes collectĂ©es) et les flux de sorties (les investissements).

Ce faisant le financement des entreprises en phase de crĂ©ation ou de dĂ©veloppement pour les PME n’est pas limitĂ© par un manque d’argent.

Ce n’est pas un problùme d’offre de financement mais plutît un problùme de distribution, d’allocation des fonds.

Alors peut ĂȘtre que pour stimuler le sociĂ©tĂ©s de capital investissement faudrait il que ces structures gĂšrent pour le compte de l'Etat et des Conseil RĂ©gionaux des fonds publics destinĂ©s Ă  financer la phase d'amorçage avec en corolaire des exigences de rentabilitĂ© moins contraignantes.

Dans un souci de saine gestion, mais également de non gaspillage des fonds publics il semble opportun que ce soit des financiers professionnels et donc des capitaux risqueurs qui gÚrent ces fonds plutÎt qu'aux travers de nouvelles sociétés de capital risque 100% public.

S'il convient d'abaisser le niveau d'exigence et de rentabilité des sociétés de capital risque via la création d'un département "amorçage" il serait dangereux de supprimer toute référence à des notions de base qui sont:

  • au minimum la prĂ©servation du capital investi,
  • une rentabilitĂ© minimale recherchĂ©e.

Dans le cas inverse ces départements amorçages deviendraient des "monstres à subvention".... et là ma casquette de contribuable citoyen prendrait le dessus sur celle de Directeur de la PépiniÚre d'Entreprises de Narbonne.

 

IT @ngels un réseau de business angels et IT Capital un fonds de business angels

businessfinanceJ'insiste suffisamment sur blog et dans d'autres médias sur la faiblesse du financement de la phase d'amorçage en france pour ne pas "bouder mon plaisir" lorsque des opérations exemplaires sont menées pour répondre à cette problématique.

Aujourd'hui grùce au blog de Jean Michel Billaut je vous propose de faire plus amples connaissances avec des entrepreneurs, des chefs d'entreprises, des cadres qui ont décidé de financer la création d'entreprises via deux supports:

  • Tout d'abord un rĂ©seau de business angels: IT@ngels...

Cette association créée en octobre 2009 regroupe 45 business angels (ancien créateurs, patrons de PME, cadre...); leur mission consiste à faciliter la création ou la reprise de sociétés innovantes.

Ce club de Business Angels est spécialisé dans le domaine des télécommunications, de l'informatique et de l'internet.

IT @ngels est composĂ©e de personnalitĂ©s reconnues du secteur des tĂ©lĂ©communications, de l'informatique et de l'internet, soit en tant qu’entrepreneur, soit en tant que membre influent des grandes sociĂ©tĂ©s du secteur.

Les membres investissent ainsi dans des projets à fort potentiel de croissance et apportent leur aide à travers leur réseau de contacts et leur expérience.

Le ticket de financement varie entre 10 000 euros et 200 000 euros.

L'association est membre de France Angels

  • ...mais Ă©galement un fonds de financement: IT@Capital

Ce fonds alimenté directement par certains membres de IT@ngels. Le fonds finance l'amorçage pour des tickets proche de 50 000 euros.

Pourquoi avoir crée ce fonds?

Avec IT@ngels, des particuliers investissent directement dans des start up.

Avec IT@Capital, les particulier investissent dans un fonds qui lui mĂȘme financera des entreprises. Ce faisant avec le fonds les particuliers bĂ©nĂ©ficient de l'exonĂ©ration ISF dĂ» Ă  la loi TEPA mais Ă©galement ils limitent le risque de perte en capital dans la mesure ou OSEO apporte sa garantie.

Ainsi pour chaque investissement réalisé par le fonds, OSEO s'engage en cas de liquidation à rembourser une quote-part de l'investissement réalisé.

 

200 millions d'euros pour accompagner la création d'entreprises innovantes

Carte de la franceLe ministre de l’Industrie Christian Estrosi vient d'annoncer deux mesures qui devraient favoriser la crĂ©ation d’entreprises innovantes:

  • Tout d'abord la crĂ©ation d’un fonds qui sera consacrĂ© Ă  l’amorçage pour la crĂ©ation d’entreprises par les Ă©tudiants des universitĂ©s et des grandes Ă©coles.

Ce fonds dotĂ© de 100 millions d’euros prĂ©levĂ©s sur les sommes du grand emprunt devrait voir le jour avant cet Ă©tĂ©.

Ce qui interpelle c'est que ce fonds pourra Ă©galement investir dans des entreprises en phase de dĂ©veloppement. Ce faisant une nouvelle fois le capital dĂ©veloppement risque d'ĂȘtre privilĂ©giĂ© par rapport au capital amorçage...Restons positif et espĂ©rons que les investissements rĂ©alisĂ©s confirment les intentions affichĂ©es.

  • Un fond Ă©galement de 100 millions d'euros avec comme finalitĂ© d’accompagner les entreprises dans leur stratĂ©gie de dĂ©pĂŽts et de conservation de leurs brevets sera lancĂ© sous 3 mois.
 

Le rapport Retailleau une liste de propositions pour développer les PME-PMI

Carte de la franceLe Premier ministre a confiĂ© au sĂ©nateur Bruno RETAILLEAU une mission auprĂšs du ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi afin de conduire une rĂ©flexion sur les rĂ©ponses Ă  apporter aux problĂ©matiques que rencontrent tant les PME dans leur croissance que les ETI (Entreprises de Taille IntermĂ©diaire) dans leur dĂ©veloppement.

Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) une définition?

Ce groupe est constitué d'entreprises entre 250 et 5.000 salariés, ayant un chiffre d'affaires inférieur à 1,5 milliard d'euros et un total de bilan n'excédant pas 2 milliards.

Le faible nombre d'ETI, moins de 5 000, explique une partie de la faiblesse de l'économie Française.

Il y a en France deux fois moins d’ETI qu’en Allemagne ou qu’en Grande- Bretagne. De plus, leur nombre est stable dans notre pays, alors que dans d'autres pays, il est en augmentation.

La synthÚse du rapport indique les éléments suivants:

1- L'intĂ©rĂȘt des ETI pour la France

  • Les ETI sont performantes : malgrĂ© des effectifs rĂ©duits, elles ont un poids Ă©conomique non nĂ©gligeable, par exemple elles reprĂ©sentent 33 % de l’emploi industriel. En matiĂšre d’exportation elles gĂ©nĂšrent le tiers de notre chiffre d’affaires Ă  l’export ;
  • Les ETI incarnent un capitalisme vertueux, dont les principales caractĂ©ristiques sont :

- une vision de long terme plutĂŽt qu’un abandon aux intĂ©rĂȘts court-termistes,

- une prĂ©fĂ©rence pour l’investissement plutĂŽt que pour le dividende,

- des relations sociales apaisĂ©es et une culture d’entreprise forte ;

En rĂ©sumĂ© elles combinent donc taille critique nĂ©cessaire au dĂ©veloppement, notamment pour l’exportation et l’innovation, stabilitĂ© temporelle et Ă©chelle humaine.

2- Le diagnostic: pourquoi moins d'ETI en France ?

  • Les ETI cumulent les obstacles gĂ©nĂ©raux du modĂšle français (rĂ©glementation foisonnante et instable, charges fiscales et sociales, aversion au risque et mĂ©fiance Ă  l’endroit du succĂšs, marchĂ© du travail encore trop rigide) et des handicaps particuliers. Elles bĂ©nĂ©ficient moins des guichets publics que les PME et les grandes entreprises alors qu’elles supportent une charge fiscale et sociale plus lourde, comme le montre un rĂ©cent rapport du conseil des prĂ©lĂšvements obligatoires.

    Ainsi, aprĂšs prise en compte du crĂ©dit impĂŽt recherche, l’I.S. rĂ©el des grandes entreprises s’établit Ă  18 %, celui des ETI Ă  30 % ;
  • dans la dĂ©cision publique, les PME pĂšsent par leur nombre et les grandes entreprises par leur poids et leurs relations de proximitĂ© avec l’administration ;
  • les grandes entreprises veillent Ă  ne pas laisser prospĂ©rer des entreprises suffisamment fortes pour leur faire concurrence. Ainsi, le processus d’absorption par des groupes est intense. Les institutions financiĂšres sont concentrĂ©es en nombre et Ă  Paris, tandis que les ETI sont principalement provinciales.

3- Les préconisations

A.L’ETAT DOIT CONTRIBUER À LIBÉRER L’ÉNERGIE DES ENTREPRISES

TrĂšs rĂ©cemment, les prĂ©sidents des deux assemblĂ©es parlementaires se sont inquiĂ©tĂ©s de l’instabilitĂ© et de la complexitĂ© de la loi en France, « dont les dispositions sont sources d’insĂ©curitĂ©s et favorisent les contentieux ».

La mission propose trois mesures principales pour atteindre ce but :

  • La crĂ©ation d’un MĂ©diateur de l’entreprise

Sur le modĂšle de la Small Business Administration, garante de la dĂ©fense et de la promotion des entreprises dans la dĂ©cision publique, un MĂ©diateur de l’entreprise, AutoritĂ© administrative indĂ©pendante, serait nommĂ© par le PrĂ©sident de la RĂ©publique selon la procĂ©dure de l’article 13 de la Constitution. Il s’agirait d’une personnalitĂ© expĂ©rimentĂ©e du monde Ă©conomique. Ses missions seraient :

- de contribuer Ă  la maĂźtrise de la charge administrative,

- d’organiser le SBA Ă  la française, la dĂ©fense des intĂ©rĂȘts collectifs des entreprises vis-Ă -vis des administrations et dans le champ de la lĂ©gislation,

- de coordonner les différentes médiations (co-traitance, crédit interentreprises, achats publics).

- Il s’appuierait sur un rĂ©seau de dĂ©lĂ©guĂ©s territoriaux, qu’il dĂ©signerait.

  • La stabilisation du cadre lĂ©gislatif et fiscal, par deux outils:

- Les dispositions relatives aux entreprises n’auraient que deux dates d’effets dans l’annĂ©e, la premiĂšre valant avertissement, et la seconde application. Les entreprises pourraient mieux s’y prĂ©parer et l’administration serait tenue Ă  ces dates de publier une rĂ©capitulation des mesures concernant les entreprises avec leurs consĂ©quences procĂ©durales et leur calendrier, avant leur application Ă  l’échĂ©ance suivante.

- Pour fixer le paysage fiscal, « un contrat stabilitĂ© contre croissance » :cette expĂ©rimentation consisterait Ă  proposer aux entreprises de croissance la possibilitĂ© d’opter pour un contrat fiscal de 3 Ă  5 ans.

L’Etat s’engagerait Ă  fixer le paysage fiscal pour sĂ©curiser le parcours des entreprises qui prennent des risques pour croĂźtre.

B. LA CROISSANCE EST UNE PERFORMANCE COLLECTIVE

La France souffre d’un manque de coopĂ©ration entre les entreprises. La croissance est dĂ©sormais une performance collective comme le montrent les exemples allemands et italiens.

La sous-traitance dans notre pays est trop souvent marquĂ©e par une forme de maltraitance des grandes vis-Ă -vis des petites. Ce manque de coopĂ©ration est l’un des facteurs dĂ©terminants du faible effectif d’ETI en France. Sans les grandes entreprises et leurs commandes comme leur internationalisation, les PME peuvent plus difficilement devenir ETI.

Une meilleure rĂ©gulation de relations de co-traitance Ă  instituer doit faire Ă©voluer favorablement la dialectique entre rĂ©duction du coĂ»t des achats et dĂ©veloppement d’un Ă©cosystĂšme de fournisseurs. La mission fait plusieurs recommandations pour promouvoir une plus grande coopĂ©ration entre les entreprises :

  • « Une fondation pour la croissance partagĂ©e »:

Prolongeant l’initiative du ComitĂ© Richelieu avec le Pacte – PME, la mission souhaite favoriser la crĂ©ation « d’une fondation pour la croissance partagĂ©e ». Sa composition sera paritaire, PME – ETI et grandes entreprises. L’Etat lui apportera sa caution pour dĂ©velopper le partenariat entre les grandes entreprises et les autres, sur les champs prioritaires suivants : ressources humaines, mise en marchĂ© des innovations, relation de co-traitance, internationalisation
Le label accordĂ© par la fondation pourrait favoriser les commandes et concours publics.

  • Une rĂ©gulation active des relations de co-traitance:

L’approche par les bonnes pratiques et les codes de bonne conduite est valable mais limitĂ©e. La loi sur la sous-traitance date de 1975. Elle doit ĂȘtre modernisĂ©e et organiser une mĂ©diation. La rĂ©gulation des relations entre les entreprises entrera dans les missions du MĂ©diateur. Il animera les diffĂ©rents dispositifs de mĂ©diation et pourra disposer de DGCCRF, afin de saisir en dernier recours les juridictions. Les relations avec la grande distribution, le crĂ©dit inter entreprises et les dĂ©lais de paiement s’inscriront dans ce champ de compĂ©tences.

  • Un achat public responsable:

Si la rationalisation de l’achat public est justifiĂ©e, l’Etat doit se comporter en acheteur responsable en intĂ©grant pour ses commandes la dimension socio-Ă©conomique au mĂȘme titre que la soutenabilitĂ© environnementale ou l’insertion sociale. Sans modifier le code des marchĂ©s publics, des Ă©tudes d’impact sur les consĂ©quences par exemple des allotissements sur le tissu Ă©conomique devront ĂȘtre systĂ©matiquement conduites avant chaque appel d’offre significatif.

  • L’organisation des Ă©cosystĂšmes de coopĂ©ration

Les pĂŽles de compĂ©titivitĂ© ont montrĂ© que la croissance Ă©tait une affaire de coopĂ©ration tout autant que de compĂ©tition entre les acteurs. C’est aussi le cƓur du succĂšs allemand et italien, avec les Standorten et les Distritti.

La Datar sera chargĂ©e d’assurer en trois ans la couverture du territoire par les divers modes de coopĂ©ration entre les entreprises et avec leur environnement, pĂŽles, grappes, clusters
Ce travail se fera avec les collectivitĂ©s territoriales, les CCI et les filiĂšres.

 

Intel lance un fonds de capital risque

businessfinanceLe PDG d’Intel Paul Otellini annonce la crĂ©ation d'une sociĂ©tĂ© de capital investissement: Invest in America Alliance.

Ce fonds sera géré à la fois par INTEL et une vingtaine société de capital risque afin de favoriser le développement des entreprises américaines.

Invest in America Alliance comprendra 3,5 milliards de dollars de fonds.

Les critĂšres d'investissements:

  • entreprises amĂ©ricaines exclusivement,
  • filiĂšre TIC,
  • Biotech et nanotechnologies.
 

Incubateur HEC, Kima Ventures et Leechi.com

businessfinancePour ce premier billet de retour de vacance une question: Qu'elle est la relation entre l'incubateur HEC, la nouvelle sociĂ©tĂ© de capital risque KIMA VENTURE et la start up leechi.com ?

C'est simple: la société Leechi.com est accompagnée par l'Incubateur HEC et nouvellement financée par la récente société de capital investissement Kima Ventures.

Créé en 2010 par des entrepreneurs et pour des entrepreneurs dont Jérémie BERREBI fondateur de ZLIO , le fond d'investissement Kima Ventures est destiné à accompagner et financer par du capital d'amorçage (seed money) des entreprises innovantes partout dans le monde.

Kima Ventures favorise la croissance des start-up qu'elle accompagne de la maniĂšre la plus rapide:

  • en finançant le dĂ©but de leur dĂ©veloppement,
  • en mutualisant leurs ressources
  • en leur donnant accĂšs Ă  son rĂ©seau de partenaires et de relations partout dans le monde.

Partenaire des plus grands business angels et fonds d'investissements mondiaux, Kima Ventures investit en priorité dans des projets répondant à un besoin simple et ayant un modÚle économique simple.

L'objectif est d'entrer au capital et de participer au développement de 100 entreprises au cours des 2 premiÚres années d'existence de Kima Ventures.

Un des premeirs investissement concerne donc le site web web Leechi. com qui facilité l'achat de cadeaux en commun.

Comment ?

1- Vous avez un Ă©vĂ©nement Ă  fĂȘter, Ă  cĂ©lĂ©brer, Ă  organiser ? CrĂ©er gratuitement votre cagnotte personnalisĂ©e et devenez en l’organisateur.

2- Vous avez créé votre cagnotte, vous pouvez maintenant inviter vos amis à participer en déposant l'argent qu'ils souhaitent

3- Vous pouvez acheter ce que vous désirez sur les sites e-commerce partenaires (sans aucun frais) ou recevez un virement du montant de la cagnotte (commission de 4%).

4- Vous pouvez faire un geste en reversant une partie du montant de votre cagnotte Ă  une association partenaire de Leetchi.com.

Avec "Leetchi.com fini la galÚre des cadeaux à plusieurs !"; en effet plus d'avance d'argent à réaliser pour les copains qui remboursent beaucoup plus tard, plus de stress sur le choix du cadeau puisque des sites sont partenaires....

Afin de ne pas ĂȘtre accusĂ© de faire de la publicitĂ© dĂ©guisĂ©e (voir le billet: Faire de la publicitĂ© sans le dire...attention danger) notons que j'interviens au sein de l'Incubateur HEC dirigĂ© par Guilhem BERTHOLET et que j'ai pu Ă  cette occasion rencontrer CĂ©line Lazorthes la fondatrice du site Leechi. com.

 

Ruse de l'histoire en russie.....

RussieIl est loin le temps ou la Russie était fùchée avec le capitalisme et l'entrepreneuriat...deux preuves pour les septiques:

  • ROSNANO l'entreprise publique russe spĂ©cialisĂ©e dans les nanotechnologies va lancer un programme d'actions pour stimuler les business angels. Des incitations fiscales seront proposĂ©es.


  • L'enseignement de l'Ă©conomie et du business se dĂ©veloppe: en effet pendant 70 ans en russie il n'y avait aucun enseignement des affaires. Depuis quelques annĂ©es des initiatives Ă©mergent comme la crĂ©ation d'un campus lancĂ© par Ruben Vardanian, patron de la banque d'investissement Troika Dialog.

Ce campus de 300 milllions d'euros sur 25 hectares de terrain comprend:

  • des programmes de formation de type MBA sur 18 mois Ă  des jeunes cadres,
  • des stagiaires issus de diffĂ©rents pays: la premiĂšre promotion de 150 Ă  200 Ă©lĂšves avec un quart d'Ă©tudiants Ă©trangers en provenance des pays Ă©mergents, Chine, Inde et BrĂ©sil.
  • des cours en anglais pour les premiĂšres promotions puis en russe, chinois et espagnol.

Cette business school présente une approche pragmatique:

Les formations seront pensées afin de stimuler la création d'entreprises. D'ailleurs les stagiaires qui à l'issue de la formation voudront lancer leur affaires trouveront des financement de type capital risque.

Pour concevoir leur Business School les Russes se sont inspirés entre autre du modÚle américain et européen.

Le cursus coûte en moyenne 50 000 dollars mais avec la possibilité de mobiliser des aides afin que la sélection ne soit pas que financiÚre.

Notons qu'il existe d'autres MBA mais visiblement de moindre importance ; en effet compte tenu du dĂ©veloppement Ă©conomique du pays, la Russie a un besoin urgent de cadres disposant d'une forte culture en gestion des entreprises.

Ainsi Vlademir Poutine en septembre 2006 Ă©tait venu poser la premiĂšre pierre de cette Business-school russe.

La Skolkovo Moscow School of Management a pour objectif de concurrencer les Insead et autres Haward....

Pour financer cette école nos amis russes ont eu recours à une technique de financement employée depuis des lustres par nos amis américains... le parrainage. En effet 14 grosses fortunes ont versé au total 100 millions de dollars.

Si vous souhaitez poursuivre la lecture de sujets similaires, je vous propose les articles suivants:

 

Dur, dur
 d’ĂȘtre banquier !

Remi GuilletCet article a Ă©tĂ© Ă©crit par RĂ©mi GUILLET aujourd’hui retraitĂ©. IngĂ©nieur de l’Ecole Centrale Nantes (ex ENSM promotion 1966) il est aussi Docteur en MĂ©canique et EnergĂ©tique (UniversitĂ© H. PoincarĂ©-Nancy 1-2002) et diplĂŽmĂ© en Economie/Gestion (DEA UniversitĂ© Paris 13-2001).
Son activitĂ© professionnelle l’a amenĂ© Ă  travailler essentiellement en recherche appliquĂ©e dans le domaine de la combustion. Il s’est fait notamment connaĂźtre pour ses travaux sur la « combustion humide », recevant un Prix « Montgolfier » des Arts chimiques en 2002 (Prix dĂ©cernĂ© par la SociĂ©tĂ© d’Encouragement de l’Industrie Nationale).

Il a été en charge du secteur Energie/BTP au siÚge de OSEO entre 1995 et 1998



Les dĂ©bats sur l’actualitĂ© des banques et leur « redressement spectaculaire » tant il est rapide, sont remarquables de
 confusion : tohu-bohu souvent dignes de ce qu’on entend au cafĂ© du commerce, interpellant plus qu’ils n’expliquent mĂȘme Ă  ceux qui sont relativement instruits de la « chose Ă©conomique » 

Dans ce contexte, peut-ĂȘtre n’est-il pas inutile de rappeler trois temps forts qui ont marquĂ© l’histoire rĂ©cente des banques
 au service de l’économie !

D’abord le krach boursier de 1929 venu du dysfonctionnement ou de dĂ©rives dans l’allocation des crĂ©dits et dont les consĂ©quences dĂ©sastreuses auront Ă©tĂ© dĂ©terminantes pour la suite de l’histoire du XX Ăšme siĂšcle : 10 ans de rĂ©cession et de chĂŽmage massif
 qui ont menĂ© Ă  la deuxiĂšme guerre mondiale et tout ce qui a suivi.

Ensuite, Ă  partir des annĂ©es 60, la mise en place et le dĂ©veloppement intensif du crĂ©dit Ă  la consommation avec comme consĂ©quence la naissance de la sociĂ©tĂ© du mĂȘme nom
qui aura ruinĂ© en moins de 50 ans le patrimoine naturel de la planĂšte


Enfin, en 2006 / 2007, avec l’attribution abusive de crĂ©dits Ă  des consommateurs prĂ©caires ou en situation de ressources insuffisantes avĂ©rĂ©es, la crise dite des subprimes qui allait Ă©branler Ă  nouveau le monde de la finance et provoquer une nouvelle crise Ă©conomique majeure


PlutĂŽt triste bilan ! Et pourtant les banques (et autres organismes financiers) sont des « utilitĂ©s » de premiĂšre importance. Faut-il rappeler qu’aux XV Ăšme et XVI Ăšme siĂšcles ce sont elles qui ont permis au commerce de se dĂ©velopper en Ă©vitant des transports de fonds mal sĂ©curisĂ©s, ce sont elles qui ont permis le dĂ©veloppement du transport maritime, le dĂ©veloppement de la manufacture et de l’industrie puis, avec la mise en place de sociĂ©tĂ©s anonymes d’actionnaires, les grands chantiers des XIX Ăšme et XX Ăšme siĂšcles


Alors, il ne faut certainement pas jeter le bĂ©bĂ© - pardon !-
 le banquier avec l’eau du bain !

Le métier traditionnel de la banque



Faire le lien entre l’épargne et le crĂ©dit

A vrai dire l’échange direct de valeurs entre un emprunteur et un crĂ©ancier est possible et a toujours Ă©tĂ© pratiquĂ© 
 Cependant il suppose un lien de confiance absolue entre les deux protagonistes et en pratique concerne rarement de fortes sommes.

Apparues au XV Ăšme siĂšcle, d’abord en Italie, en Allemagne,
 les banques constituent un terrain neutre oĂč crĂ©anciers et emprunteurs n’ont pas Ă  se rencontrer ni Ă  se connaĂźtre, oĂč des crĂ©ances d’origine multiple peuvent ĂȘtre allouĂ©es Ă  un seul emprunteur, oĂč la confiance passe par la caution morale du banquier.

Il y a lĂ  la premiĂšre « utilitĂ© » de la banque : Faire la liaison entre l’épargne et le crĂ©dit.

Aujourd’hui, le crĂ©dit concerne aussi bien l’investissement, indispensable aux entreprises, que la consommation. A ce titre il est devenu indispensable aux mĂ©nages les moins nantis alors maintenus en permanence dans la situation de consommer plus que ne leur permet leur « avoir » disponible. Et le crĂ©dit est devenu un outil « doublement » nĂ©cessaire au fonctionnement de l’économie moderne !

Ainsi la responsabilitĂ© du banquier est-elle particuliĂšrement importante entre le « trop » et le « pas assez »  de crĂ©dit !

Mais si, comme dans toute activitĂ© Ă©conomique, le profit des banques est fonction des quantitĂ©s traitĂ©es, il est aussi fonction du « diffĂ©rentiel » pratiquĂ© entre les taux moyens de rĂ©munĂ©ration de l’argent Ă©pargnĂ©, et celui de l’argent prĂȘtĂ©. Plus ce diffĂ©rentiel est Ă©levĂ© et plus la banque gagne sur chaque opĂ©ration


Certes les banques sont soumises au rĂ©gime de la concurrence mais dans un contexte oĂč elles sont un passage obligĂ© pour des acteurs Ă©conomiques de plus en plus demandeurs de crĂ©dits (sauf ralentissements conjoncturels), notre propos est d’attirer l’attention sur les marges pratiquĂ©es en moyenne et sur le fait que la pratique d’abus ne peut que lĂ©ser l’ensemble du reste des circuits Ă©conomiques. Les banques ont donc, avec les quantitĂ©s de crĂ©dits allouĂ©s et leurs « marges », une responsabilitĂ© de premiĂšre importance


Par ailleurs, et pour appuyer notre propos, les banques doivent Ă©galement se soucier de l’inflation que le crĂ©dit peut engendrer via les intĂ©rĂȘts que l’emprunteur doit verser. En effet, du point de vue macro Ă©conomique, le « commerce du crĂ©dit » doit ĂȘtre source de croissance, Ă  la hauteur des intĂ©rĂȘts qu’il suscite. Plus la quantitĂ© de crĂ©dit allouĂ©e est grande et/ou le taux du prĂȘt Ă©levĂ©, plus la croissance doit l’ĂȘtre! En cas de croissance insuffisante, il y a inflation (1).

Aux banques et autres organismes de prĂȘt de tenir compte du risque d’inflation implicite Ă  l’allocation de crĂ©dit
 


Une nouvelle activité florissante



 Le trading

Au centre de leurs activitĂ©s nouvelles et trĂšs « productif » se trouve, depuis les annĂ©es 80 et particuliĂšrement florissant depuis la fin des annĂ©es 90 avec le dĂ©veloppement d’internet, l’activitĂ© boursiĂšre des banques : le trading et ses surenchĂšres ; une vĂ©ritable « machine Ă  bulles »  Ă  profits virtuels !

L’actualitĂ© a rĂ©cemment mis en lumiĂšre les dĂ©rives de comportement de certains agents de trading et plus rĂ©cemment encore celui de banques qui
 continuent Ă  provisionner des « bonus » pour « leurs traders » 

Alors la collectivitĂ©, au travers des pouvoirs publics, revendique l’encadrement de cette activitĂ© hautement spĂ©culative
 qui engage Ă  nouveau et au plus haut niveau la responsabilitĂ© des banques vis-Ă -vis de l’ensemble de la sociĂ©tĂ©.

Mais que veulent les banques au nom de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ? 


Nous avons dit tohu-bohu


Notre point de vue

Pour tenter d’expliquer ce redressement spectaculaire, revenons sur les raisons donnĂ©es au risque de « faillites bancaires » .

- Des subprimes titrisĂ©s : Mais alors, ce sont les Ă©pargnants (qui se sont vus octroyer ces titres, le plus souvent dans un package plus ou moins opaque, qui ont fait les frais des subprimes ! Et mon voisin, mon cousin
 possesseurs de tels titres devraient ĂȘtre, par prioritĂ©, devenus les propriĂ©taires - au moins partiellement - d’habitations construites au Colorado, en Floride
que leurs occupants, dans l’incapacitĂ© de payer leur « mensualitĂ©s » ont dĂ» quitter ! Et les banques n’ont pas Ă©tĂ© affectĂ©es par la crise des subprimes autant que cela a pu ĂȘtre laissĂ© entendre !

- Trop de games pour les traders : Ou bien les traders mettent en jeu des actions dĂ©tenues par les investisseurs privĂ©s ou bien ils mettent en jeu les fonds propres de la banque pour laquelle ils « travaillent »  Dans le premier cas, s’il y a enregistrement de plus-value, le « gain » en revient Ă  la banque, au trader et Ă  l’investisseur actionnaire. Donc tout va bien pour tous. S’il y a « perte », la banque peut le dĂ©plorer mais la perte affecte surtout l’investisseur actionnaire qui voit son capital fondre
 En revanche, s’il y a prise de risque du trader jouant avec les fonds propres de « sa » banque, c’est la banque qui perd en cas d’échec. Mais alors, il n’y a pas de raisons « statistiques » pour penser que des pertes colossales puissent affecter un grand nombre de banques simultanĂ©ment
 sauf s’il y a des imbrications entre elles
 mais lesquelles ?

Donc au final, reste une crise « psychologique »  une crise de confiance – comme cela a Ă©tĂ© souvent dit aprĂšs l’effondrement d’une banque « phare » amĂ©ricaine et l’affaire des subprimes - ou plus justement encore la crainte des pouvoirs publics (plus qu’un risque rigoureusement Ă©valuĂ©) de voir s’effondrer le systĂšme bancaire international !

Cold case or not ? That’s the question


Mais nous n’irons pas plus loin dans la tentative d’analyse des causes ou des raisons Ă  un redressement aussi rapide des banques
 Nous nous contenterons d’enregistrer ce dernier comme de bon augure !

Malheureusement, en attendant et de son cĂŽtĂ©, l’activitĂ© Ă©conomique rĂ©elle est bien en panne
 avec des perspectives qui restent moroses et un grand besoin - mĂȘme s’il n’est pas toujours manifestĂ© (le contexte de prĂ©caritĂ© de l’emploi induit une grande fĂ©brilitĂ© des demandes de crĂ©dits Ă  la consommation) - d’une intervention trĂšs volontariste de la finance pour favoriser la relance !

Les banques doivent donc par prioritĂ© en revenir Ă  leur premier mĂ©tier en soutien Ă  l’économie rĂ©elle, en accepter les risques en cette pĂ©riode de rĂ©cession (se rappeler des annĂ©es qui ont suivi le krach boursier de 1929).

Mais la rĂ©ussite d’une telle relance passe par des marges trĂšs imprĂ©gnĂ©es du contexte, des taux du prĂȘt de l’argent trĂšs bas, en harmonie avec les (mauvaises) perspectives de croissance rĂ©elle. Le dĂ©fi que doivent relever les banques relĂšve dĂ©sormais de l’intĂ©rĂȘt (sociĂ©tal) gĂ©nĂ©ral


Par ailleurs et par induction, le comportement des banques peut influencer celui des Ă©pargnants et investisseurs (marchĂ© du capital oblige), pouvant amener les actionnaires Ă  revoir leur exigences de rentabilitĂ© de leurs placements
 pour, au final, permettre des gouvernances d’entreprises plus enclines au maintien de l’emploi avant tout et ainsi Ă©viter, autant que faire se peut, le dĂ©veloppement d’un chĂŽmage dĂ©jĂ  dramatiquement Ă©levé 

De mĂȘme, le risque du trading doit (sĂ©rieusement) ĂȘtre encadrĂ©, activitĂ© Ă  revoir Ă  la baisse (d’autant plus qu’elle repose sur l’évaluation de valeurs, Ă  venir, avec le risque de produire des richesses virtuelles, Ă©phĂ©mĂšres, inflationnistes
).

Nous avons eu l’occasion de montrer ce que pouvait apporter la rĂ©percussion du coĂ»t du trading sur la rĂ©munĂ©ration des traders pour aller dans le sens souhaitĂ© (2).

InstallĂ©es souvent dans des immeubles de verre - symbole de fragilitĂ©- mais dans une mise en Ɠuvre qui n’autorise pas la transparence attendue de ce matĂ©riau, de leur « hauteur » dans les plus grands quartiers d’affaires du monde, les banques doivent assumer la grande responsabilitĂ© qui leur incombe dans la gestion de la crise en cours
 Mais en plus et en dĂ©passement Ă  cela, elles doivent Ă©galement prendre part Ă  la rĂ©flexion de fond et plus que jamais nĂ©cessaire Ă  propos des dĂ©fis sociĂ©taux de plus long terme


DĂ©cidĂ©ment, dur, dur d’ĂȘtre banquier !

(1) Petite dissertation sur l’inflation

(2) La fidélisation des actionnaires passe aussi par la rémunération des traders

Vous voulez poursuivre la lecture d'autres articles de Remi GUILLET, alors:

 

ASTER CAPITAL une société de capital risque créée par Alstom et Schneider Electric

businessfinanceAlstom et Schneider Electric viennent de s’associer pour lancer un nouveau fonds de capital risque destinĂ© au financement de jeunes sociĂ©tĂ©s innovantes dans les domaines de l’énergie et de l’environnement.

Le communiquĂ© de presse des deux groupes indique que la sociĂ©tĂ© de capital risque est dĂ©nommĂ©e Aster Capital. Ce fonds sera dotĂ© progressivement de 70 millions d’euros par Schneider Electric (Ă  hauteur de 40 millions d’euros) et Alstom (Ă  hauteur de 30 millions d’euros).

D’autres partenaires industriels pourront s’associer Ă  cette initiative afin de constituer le fonds europĂ©en de rĂ©fĂ©rence dans les domaines de l’énergie et de l’environnement.

Aster Capital bĂ©nĂ©ficie de l’expertise en capital risque acquise par l’équipe de Schneider Electric Ventures depuis 2000 avec son premier fonds de 50 millions d’euros qui a financĂ© plus de 20 sociĂ©tĂ©s en AmĂ©rique du Nord et en Europe (www.se-ventures.com). Cette Ă©quipe a Ă©tĂ© renforcĂ©e rĂ©cemment par deux experts en provenance d’Alstom.

Aster Capital (www.aster.com) a pour vocation de prendre des participations minoritaires dans des start-up innovantes en Europe, en AmĂ©rique du Nord et en Asie dont les technologies nouvelles seront sources d’évolutions majeures dans les domaines de l’énergie et de l’environnement.

En crĂ©ant Aster Capital, Alstom et Schneider Electric, qui occupent des positions de leaders mondiaux dans leurs activitĂ©s respectives, partagent des objectifs communs : contribuer au dĂ©veloppement de jeunes sociĂ©tĂ©s innovantes et mettre en place des coopĂ©rations et des partenariats pour leurs marchĂ©s.

Lien:Aster Capital

 

Thierry LHERMITTE acteur et business angel

Thierry lhermitteLorsque l'on lance un nouveau projet de création d'entreprise pour s'assurer de l'existence d'une demande l'idéal est d'avoir une aide indirecte d'institutions publiques qui par des décisions réglementaires vont créer ou stimuler le marché.

Ainsi Charles BEIGBEDER a profité de la libéralisation des placements financiers souhaitée par l'Europe pour lancer Self trade.

Puis toujours sous l'impulsion de l'Europe la France a du accepter la libĂ©ralisation de l'Ă©nergie et voici que le mĂȘme BEIGBEDER lance POWEO et investi personnellement 2 millions d'euros.

Et bien une nouvelle Ă©volution rĂ©glementaire va peut ĂȘtre bĂ©nĂ©ficier Ă  une autre personnalitĂ©...Thierry LHERMITTE, avec la loi HADOPI.

En effet l'adoption de la loi HADOPI va générer directement de nouveaux business.

Pour rappel la loi Hadopi doit permettre de lutter contre le tĂ©lĂ©chargement illĂ©gale d'Ɠuvres artistiques avec diffĂ©rentes opĂ©rations:

  • comme la mise en place de dispositifs permettant d'identifier les internautes qui s'adonnent aux tĂ©lĂ©chargements illĂ©gaux,
  • Suite Ă  cette identification, les internautes recevront un message d'avertissement,
  • En cas de rĂ©cidive, la justice sera saisie.

Pour rendre effective la loi HADOPI il faut donc ĂȘtre en mesure d'identifier les "coupables" et les informer des risques...Cela suppose des compĂ©tences techniques spĂ©cifiques pour surveiller la toile.... visiblement ce challenge serait pris en charge par la sociĂ©tĂ© Trident Media Guard (TMG).

CrĂ©Ă©e en 2002, TRIDENT MEDIA GUARD (TMG) a dĂ©marrĂ© son activitĂ© Ă  partir d’une solution technique logicielle dĂ©veloppĂ©e par les fondateurs pour contrer les tĂ©lĂ©chargements illĂ©gaux de fichiers musicaux sur les rĂ©seaux peer to peer (P2P).

La mission de l’entreprise est de fournir, de maniĂšre plus gĂ©nĂ©rale, aux maisons de disques et studios de cinĂ©mas un service de protection de leurs Ɠuvres Ă  partir de cette solution logicielle. AprĂšs avoir conquis l’industrie de la musique et de l’édition vidĂ©o, la sociĂ©tĂ© a dĂ©veloppĂ© une solution pour protĂ©ger les jeux vidĂ©os ainsi que les logiciels d’une maniĂšre plus gĂ©nĂ©rale. A ce jour, la sociĂ©tĂ© compte plusieurs dizaines de clients parmi les acteurs les plus prestigieux de l’édition musicale et cinĂ©matographique.

Comme l'indique pcinpact.com l'entreprise recevra par exemple de la part de la SACEM une dizaine de milliers de chansons à surveiller afin d'identifier ceux qui sont illégaux et surtout leurs hébergeurs....

Et savez-vous qui sont les partenaires financiers de cette entreprise ?

la socité de capital investissement Ouest Venture sur Rennes,

et donc Thierry LHERMITTE....

Découvrant la capacité de l'acteur à prendre des risques économiques on peut s'interroger sur les relations capitalistiques qu'il pourrait avoir avec le site People For Cinema.

Vous connaissez tous le concept de My Major Compagny oĂč comment tout Ă  chacun est en mesure de devenir producteur d'un chanteur en investissement sur le dĂ©veloppement de son premier album avec en contrepartie une quote part sur le chiffre d'affaires. People For Cinema propose la mĂȘme dĂ©marche mais en permettant aux internautes de devenir producteur de film de cinĂ©ma.

Ainsi Le Siffleur, film sortie en salle mercredi dernier avec comme acteur principal...Thierry LHERMITTE, a Ă©tĂ© financĂ© ( pour une infime partie) par 72 producteurs associĂ©s. Les mises officielles: entre 20 et 5 000 €.

Alors Thierry LHERMITTE Ă©galement actionnaire de l'Ă©diteur du site People For Cinema???

 

Les investissements de Marc SIMONCINI

simonciniAu-delà de PRESTIGIUM, Marc SIMONCINI a réalisé d'autres opérations financiÚres:

  • Winamax est une entreprise de jeux de poker en ligne. C'est Patrick Bruel qui est Ă  l'origine de l'idĂ©e et qui a contactĂ© SIMONCINI afin de profiter prochainement de la libĂ©ralisation des jeux en ligne en France.


Ainsi Winamax qui est basée sur Londres aura une déclinaison française dÚs que le législateur aura...légiféré....

  • CrĂ©ation de JAINA CAPITAL, un fonds de capital risque qui devrait pouvoir mobiliser 100 millions d'euros sur 2010. Ce fonds aura un panel d'intervention large avec un seul crĂ©do: accompagner des entreprises qui proposent une cĂ©sure par rapport aux offres du marchĂ©.

Une attention particuliÚre sera portée sur les TIC mais également la filiÚre environnement (biotechnologie, énergie renouvelable...)

Quelques investissements déjà réalisés via JAINA CAPITAL:

  • le marchĂ© de la tĂ©lĂ©phonie mobile en tant qu'opĂ©rateur virtuel. Courant 2010 des “offres mobiles innovantes et low cost” avec la sociĂ©tĂ© CoFiTel devraient ĂȘtre commercialisĂ©es.
  • le marchĂ© de la location d'Ă©quipement et de matĂ©riel entre particulier...sur le net bien Ă©videmment avec le site Zilok

J'avoue qu'avec ce billet il est probable que j'Ă©crire dans quelques mois "Je ne suis pas Marc Simoncini... le retour"

 

250 millions pour les start up françaises installées dans la Sillicon Valley

DollarsCrĂ©ateurs de start ups prochainement installĂ©es dans la Silicon Valley un nouveau fonds devrait ĂȘtre lancĂ© en 2010 avec 250 millions Ă  investir dans une trentaine de projets.

Les entrepreneurs français souhaitant connaßtre le business made in USA devront s'adresser à Jean-Louis Gassée ancien dirigeant d'Apple France.

Avec ce fonds il souhaite favoriser la croissance de start ups Françaises en les aidant à s'implanter et se développer en Californie.

Quelques informations sur Jean-Louis Gassée:

  • DĂ©but 1981 il lance Apple France,
  • En 1985 il dirige une activitĂ© stratĂ©gique au sein d'Apple en tant que Directeur "Recherche et DĂ©veloppement" puis PrĂ©sident de la division R/D, Production et marketing.
  • En 2000 il fonde la start up Be (Ă©diteur du systĂšme d'exploitation multimedia BeOS) qui sera revendu Ă  Palm.
  • Puis il se transforme en capital risqueur en intĂ©grant la sociĂ©tĂ© d'investissement ALLEGIS qui finance des projets informatiques, logiciels, mobiles et internets.
 

LA FIDÉLISATION DES ACTIONNAIRES PASSE AUSSI 
 PAR LA RÉMUNERATION DES TRADERS !

Remi GuilletCet article a Ă©tĂ© Ă©crit par RĂ©mi GUILLET aujourd’hui retraitĂ©. IngĂ©nieur de l’Ecole Centrale Nantes (ex ENSM promotion 1966) il est aussi Docteur en MĂ©canique et EnergĂ©tique (UniversitĂ© H. PoincarĂ©-Nancy 1-2002) et diplĂŽmĂ© en Economie/Gestion (DEA UniversitĂ© Paris 13-2001).
Son activitĂ© professionnelle l’a amenĂ© Ă  travailler essentiellement en recherche appliquĂ©e dans le domaine de la combustion. Il s’est fait notamment connaĂźtre pour ses travaux sur la « combustion humide », recevant un Prix « Montgolfier » des Arts chimiques en 2002 (Prix dĂ©cernĂ© par la SociĂ©tĂ© d’Encouragement de l’Industrie Nationale).

Il a été en charge du secteur Energie/BTP au siÚge de OSEO entre 1995 et 1998



Cet article fait suite Ă  des textes dĂ©jĂ  publiĂ©s sur ce site, oĂč la « fidĂ©lisation » des actionnaires Ă  leur(s) entreprise(s) apparaĂźt comme hautement souhaitable. Selon la proposition qui est faite pour y rĂ©pondre, cela passe par de nouvelles modalitĂ©s de rĂ©munĂ©rations des actionnaires et des salariĂ©s (1,2,3) rendant les partenaires externes et internes Ă  l’entreprise plus solidaires et plus enclins Ă  la confiance rĂ©ciproque et Ă  la coopĂ©ration


AprĂšs avoir rappelĂ© les principales raisons de cette quĂȘte de fidĂ©lisation, l’article revient sur ce sujet en Ă©tant plus explicite sur l’apport du « modĂšle », d’abord dans le cas des actionnaires et des salariĂ©s, puis va plus loin en appliquant le mĂȘme modĂšle au cas d’entreprises cotĂ©es en Bourse, pour montrer comment il va modifier le comportement des traders
 pour aller dans le sens dĂ©sirĂ©.

D’emblĂ©e, pour rassurer le lecteur nous lui dirons que nous avons limitĂ© les Ă©critures mathĂ©matiques mais avons cependant jugĂ© bon d’expliciter notre propos par des dĂ©veloppements numĂ©riques qui facilitent la comprĂ©hension du « mĂ©canisme » et en permettent une exploitation aisĂ©e sur des cas rĂ©els
 (Une façon de dire que les valeurs numĂ©riques qui apparaissent par la suite ne sont pas soucieuses de coller Ă  une quelconque rĂ©alitĂ©).

Pourquoi fidéliser les actionnaires aux entreprises ?

PossĂ©der une action dans une entreprise c’est possĂ©der une part de son actif. Ce qui signifie avoir un droit sur les bĂ©nĂ©fices engendrĂ©s par son activitĂ©. On parle de droit Ă  une part des dividendes quand l’entreprise affiche du profit. Mais c’est aussi accepter de ne rien recevoir lorsqu’il y a dĂ©ficit ou encore quand les responsables prĂ©fĂšrent investir davantage...

A cĂŽtĂ© des dividendes qu’elle peut rapporter, l’action a une valeur vĂ©nale qui Ă©volue avec la « santĂ© » de l’entreprise et lorsque l’entreprise enregistre des pertes, ces derniĂšres se rĂ©percutent (et souvent par anticipation !) sur la valeur vĂ©nale de chaque action. A l’inverse l’action « monte » lorsque le profit est au rendez-vous !

L’actionnaire a donc deux bonnes raisons de se flatter d’ĂȘtre dĂ©tenteur d’actions dans une entreprise qui fait du profit
 beaucoup de profit !...N’hĂ©sitant pas Ă  changer le placement de son capital s’il estime pouvoir le valoriser davantage.

Dans un contexte de concurrence mondiale, de course aux profits, l’entreprise est amenĂ©e Ă  rĂ©duire constamment ses charges, Ă  faire appel Ă  toujours plus de robots, Ă  l’innovation indispensable Ă  sa pĂ©rennitĂ©, ayant besoin de toujours plus de capitaux, ayant de plus en plus recours aux actionnaires
 pour finalement ĂȘtre de plus en plus tributaire des exigences de rentabilitĂ© du capital
 et soumise Ă  une « gouvernance externe » 

Lorsqu’il s’agit d’entreprises cotĂ©es en Bourse, l’activitĂ© de « trading » - nouveau business bancaire particuliĂšrement florissant - l’arrivĂ©e des fonds de pension et autres sociĂ©tĂ©s de placements, concourent pour exacerber plus encore les exigences « capitalistiques » des actionnaires, induisant des stratĂ©gies de court ou trĂšs court terme qui se rĂ©percutent de plein fouet sur la gestion et le « climat » rĂ©gnant dans des entreprises par ailleurs soumises Ă  une concurrence internationale de plus en plus vive et souvent dĂ©loyale


Les principales raisons de la « fidĂ©lisation » 

Car en effet, fidĂ©liser les actionnaires Ă  leur(s) entreprise(s) », c’est :

  • Permettre le dĂ©veloppement de stratĂ©gies de moyen et long terme
  • Donner plus de chance Ă  une entreprise de passer un cap difficile
  • Donner plus de chances d’aboutissement Ă  la R&D et autres dĂ©veloppements innovants (4)
  • Donner de nouvelles chances au pays face au dĂ©fi de la « mondialisation »

C’est aussi,

  • Assurer ou renforcer le maintien de la cohĂ©sion sociale grĂące Ă  plus de solidaritĂ© entre des partenaires externes (actionnaires) et internes (salariĂ©s)
  • Aller dans le sens de l’investissement dans « l’humain » (on sait que ce type d’investissement s’accorde mal avec les stratĂ©gies de court terme)
  • Compenser en partie les dĂ©rives comportementales pouvant apparaĂźtre avec l’usage des « stocks-options »
  • Favoriser la pĂ©rennitĂ© de structures essentielles du point de vue sociĂ©tal, car structures porteuses de nombreuses « externalitĂ©s » (2)

Un mĂȘme modĂšle, deux usages pour fidĂ©liser les actionnaires


Fidélisation des actionnaires via les modalités de rémunération du capital

Selon ce « nouveau modĂšle de rĂ©munĂ©ration », la valeur ajoutĂ©e nette produite VA (investissements et taxes dĂ©duits) est rĂ©partie entre actionnaires et salariĂ©s de maniĂšre Ă  ce que chacun des acteurs puissent avoir une vision positive de la masse salariale et des profits. Ainsi les intĂ©rĂȘts de tous vont converger pour souhaiter une masse salariale et des profits les plus Ă©levĂ©s possibles


Et une nouvelle comptabilitĂ© apparaĂźt avec une nouvelle distribution des bĂ©nĂ©fices et une nouvelle attribution des charges fixes (prĂ©dĂ©terminĂ©es) qui solidarise les partenaires : les actionnaires voient leur rĂ©munĂ©ration faite des (nouveaux) dividendes auxquels s’ajoute une prime de fidĂ©litĂ© Ă  l’entreprise indexĂ©e sur la (nouvelle) masse salariale, tandis que les salariĂ©s voient leur rĂ©munĂ©ration faite de la (nouvelle) masse salariale Ă  laquelle s’ajoute une participation aux profits indexĂ©e sur les (nouveaux) dividendes


Cette « solidaritĂ© » fait l’objet de nĂ©gociations entre les partenaires externes et internes portant sur le rapport (ratio) entre la rĂ©munĂ©ration des uns et celle des autres : un ratio « Ă©quitable » 


Appelant :

Ra, la rémunération des actionnaires,

Rs, la rémunération des salariés,

D, les (nouveaux) dividendes (tels que initialement décidés),

S, la (nouvelle) masse salariale (telle que initialement décidée),

α, la valeur du coefficient d’indexation sur la masse salariale de la prime de fidĂ©litĂ© destinĂ©e aux actionnaires,

ÎČ, la valeur du coefficient d’indexation sur les dividendes de la participation aux profits destinĂ©e aux salariĂ©s,

Alors,

Ra = D + α x S

Rs = ÎČ x D + S

Les charges fixes (prédéterminées) sont F = S x (1 + α)

Les bĂ©nĂ©fices B = D x (1 + ÎČ)

La valeur ajoutée VA = Ra + Rs = F + B

Et on a choisi d’écrire le ratio des rĂ©munĂ©rations km = Ra/Rs

On montre (1) que si α = km et ÎČ = 1 / km (soit α x ÎČ = 1), l’équitĂ© nĂ©gociĂ©e est pĂ©rennisĂ©e, le modĂšle est idĂ©al du point de vue de la coopĂ©ration entre les acteurs : on aura toujours Ra/Rs = km, quelles que soient les valeurs que peuvent et pourront prendre D et S.

On montre aussi (1) que si D/S = km et ÎČ = α /( km)2 (avec α quelconque), on respecte l’équitĂ© dite « initiale » qui correspond au respect de Ra/Rs = km au moment de la mise en application du nouveau modĂšle.

Bien sûr, plus α est proche de km , plus on est proche du modÚle idéal...

Si selon le systĂšme de rĂ©munĂ©ration traditionnel, dĂšs qu’il y a « pertes » (bĂ©nĂ©fices nĂ©gatifs) il y a disparition de la rĂ©munĂ©ration des actionnaires (avec rĂ©percussion sur la valeur vĂ©nale des actions), avec ce nouveau modĂšle, il y a « retard » Ă  l’enregistrement de « manque Ă  gagner » chez les actionnaires puisque l’entreprise, bien qu’affichant des dĂ©ficits, peut continuer (du moins temporairement) Ă  verser ses charges fixes
 des charges fixes maintenant rĂ©parties entre les salariĂ©s et les actionnaires (selon les modalitĂ©s nĂ©gociĂ©es).

Dans le cadre de cet article, nous limiterons nos dĂ©veloppements numĂ©riques au calcul de ce « retard » 

Exemple :

(On rappelle que les valeurs numĂ©riques qui suivent sont lĂ  Ă  fin d’illustration, sans souci de coller Ă  une quelconque rĂ©alité )

On supposera alors que la situation a été jugée équitable avec Ra / Rs = km = 0,1

Cas n° 1 : On a optĂ© pour le modĂšle idĂ©al (α = km et ÎČ = 1 / km)


Ainsi α = km = 0,1 et ÎČ = 1 / km = 10

Et,  Ra = D + 0,1 x S
       Rs = 10 x D + S

(Il est aisé pour le lecteur de vérifier que le ratio Ra/Rs sera bien toujours égal à 0,1 quelles que soient les valeurs prises par D et de S)

Ainsi, la rĂ©munĂ©ration des actionnaires contient un « talon sĂ©curisĂ© » S = 0,1 x S. Ce qui signifie qu’en cas de dĂ©ficit (bĂ©nĂ©fices ou/et dividendes devenus nĂ©gatifs), aussi longtemps que ces dividendes auront une valeur supĂ©rieurs Ă  - 0,1 x S, les actionnaires auront une rĂ©munĂ©ration.

Puisque dans le cas du modĂšle idĂ©al l’équitĂ© telle que nĂ©gociĂ©e est toujours respectĂ©e quelles que soient les valeurs prises par D et S, nous ne ferons pas ici d’hypothĂšse sur celle de D. En revanche, pour aller plus loin dans l’apprĂ©ciation du mĂ©canisme, nous supposerons que la masse salariale retenue est S = 10. Alors le talon sĂ©curisĂ© est 0,1 x 10 = 1 et les actionnaires reçoivent une rĂ©munĂ©ration aussi longtemps que D (mĂȘme nĂ©gatif) est supĂ©rieur Ă  -1.

Alors on notera qu’au moment oĂč D = -1, les pertes B sont D x (1 + ÎČ) = - 1 x 11 = - 11 !

Autrement dit, lorsque D = -1, les charges fixes Ă©tant F = S x (1 + α) = 11 n’ont plus aucune chance d’ĂȘtre honorĂ©es (mĂȘme partiellement !) et auront nĂ©cessairement engendrĂ© un dĂ©pĂŽt de bilan prĂ©alable. Donc, pratiquement cette configuration ultime ne sera jamais atteinte


Certes, la situation de dĂ©ficit ne peut ĂȘtre que passagĂšre, les actionnaires ne pourront supporter longtemps une configuration dĂ©ficitaire, mais on aura compris qu’ils auront une rĂ©munĂ©ration « jusqu’au bout », et seront donc « fidĂ©lisĂ©s » autant que faire se peut !

Cas n° 2 : On a optĂ© pour un modĂšle intermĂ©diaire mais assurant l’équitĂ© initiale : alors on sait que le rapport des valeurs D/S doit ĂȘtre Ă©gal Ă  km, (ce qui veut dire que si au moment de la mise en place du modĂšle S est imposĂ©, D l’est Ă©galement
 et rĂ©ciproquement !) et que α peut ĂȘtre quelconque mais avec une valeur ÎČ qui vĂ©rifie ÎČ = α / (km)2 .

Nous supposerons toujours que km = 0,1 alors que maintenant la valeur de α = 0,05 (donc ÎČ = 0,05 /(0,1)2 = 5)

Puisque la valeur de S est toujours 10, les dividendes pourront alors aller jusqu’à D = – 0,05 x S = - 0, 5 en correspondance avec des pertes pouvant aller jusqu’à - 0,5 x (1 + 5) = - 3, avant que les actionnaires n’aient plus de rĂ©munĂ©ration. (Bien qu’inutile Ă  notre propos, on peut prĂ©ciser que dans ce cas on a nĂ©cessairement « initialement » : D = 1 ; Ra = 1,5; Rs = 15; F = 10,5 ; B = 6 et VA = 16,5....).

De mĂȘme avec α = 0,025 (donc ÎČ = 0,025 /( 0,1)2 = 2,5) on aurait des pertes pouvant aller jusqu’à – 0,025 x S x (1 + 2,5) = - 0, 875, avant que les actionnaires n’aient plus de rĂ©munĂ©ration.

Ainsi on aura compris pourquoi, avec ce modĂšle de rĂ©munĂ©ration, les actionnaires, plus tardivement affectĂ©s par les dĂ©ficits de l’entreprise, seront plus enclins Ă  lui ĂȘtre fidĂšles
 et lui laisser plus de marges de manƓuvre !

A l’inverse, quand il y a bĂ©nĂ©fices, il est conforme au mĂ©canisme du modĂšle que les salariĂ©s en recueillent une part, Ă©quitable, conforme aux termes de la nĂ©gociation, mais les actionnaires ne sont pas nĂ©cessairement frustrĂ©s pour autant quand on sait la rĂ©percussion que peut avoir une participation significative aux rĂ©sultats sur la motivation et l’engagement de tous les acteurs internes Ă  l’entreprise.

Fidélisation des actionnaires via les modalités de rémunération des traders

Introduire de la « viscositĂ© », freiner les ardeurs des traders, peuvent ĂȘtre souhaitĂ©s au moins par les actionnaires qui estiment que des « manques Ă  gagner » peuvent ĂȘtre engendrĂ©s par des opĂ©rations trop frĂ©quentes sur leur capital, que des risques trop grands ne correspondent pas Ă  leur « Ă©thique » ou plus simplement ont le souci d’ĂȘtre davantage en phase avec l’économie rĂ©elle
Que de spĂ©culation
 point trop n’en faut !

Alors nous allons utiliser Ă  nouveau le « modĂšle idĂ©al » de rĂ©munĂ©ration prĂ©cĂ©dent pour l’appliquer aux rĂ©munĂ©rations d’un « jeu » Ă  trois partenaires : l’actionnaire, la banque, le trader




A l’instar du « jeu Ă  deux », le « jeu Ă  trois » fait apparaĂźtre des rĂ©munĂ©rations composĂ©es de trois Ă©lĂ©ments (1,5).

Ainsi, chaque rĂ©munĂ©ration est Ă©tablie Ă  partir de l’élĂ©ment de rĂ©munĂ©ration spĂ©cifique Ă  l’acteur considĂ©rĂ© auquel s’ajoutent deux autres Ă©lĂ©ments indexĂ©s sur les deux autres Ă©lĂ©ments spĂ©cifiques aux deux autres acteurs (ces Ă©lĂ©ments auront des valeurs nĂ©gatives quand il s’agit de « coĂ»ts »)


Nous appellerons,

A, la composante spĂ©cifique Ă  l’actionnaire, une valeur estimĂ©e par lui, qui peut ĂȘtre nulle ou nĂ©gative (nĂ©gative quand il estime qu’un transfert de son capital commence par lui « coĂ»ter »)

B, la composante spécifique de la banque qui représente le coût de son activité de trading (B a donc a priori une valeur toujours négative)

T, la plus value spécifique revenant au trader (mais pas sa rémunération !), par nature variable


Et les rĂ©munĂ©rations sont Ra pour l’actionnaire, Rb pour la banque et Rt pour le trader, avec :

Ra = A + kma/b x B + kma/t x T

Rb = kmb/a x A + B + kmb/t x T

Rt = kmt/a x A + kmt/b x B + T

kma/b est le rapport (nĂ©gociĂ©) de la rĂ©munĂ©ration de l’actionnaire sur celle de la banque ( = Ra/Rb, et kmb/a en est l’inverse),

kmb/t est le rapport (nĂ©gociĂ©) de la rĂ©munĂ©ration de la banque sur celle du trader ( = Rb/Rt, et kmt/b en est l’inverse),

kmt/a est le rapport (nĂ©gociĂ©) de la rĂ©munĂ©ration du trader sur celle de l’actionnaire ( = Rt/Ra , et kma/t en est l’inverse).

(A noter que le produit des valeurs kma/b x kmb/a x kmt/a = (Ra / Rb) x (Rb / Rt) x (Rt/ Ra) est nécessairement égal à 1)

A x (1 + kmb/a + kmt/a ) reprĂ©sente l’évaluation par l’actionnaire du coĂ»t de l’opĂ©ration de transfert (CDT),

B x (kma/b + 1 + kmt/b) reprĂ©sente le coĂ»t de l’opĂ©ration (COP) Ă©valuĂ© par la banque,

T x (kma/t + kmb/t + 1) reprĂ©sente la plus value brute de l’opĂ©ration (PVB).

Ra + Rb + Rt reprĂ©sente la plus value nette de l’opĂ©ration ( = PVN).

Ainsi, le trader voit se rĂ©percuter sur sa rĂ©munĂ©ration une partie des « coĂ»ts » de l’opĂ©ration qu’il commet
 Il n’est donc plus assurĂ© d’ĂȘtre toujours (personnellement) « gagnant » !

Exemple :

(Comme dans l’exercice prĂ©cĂ©dent, les valeurs numĂ©riques qui suivent sont lĂ  Ă  fin d’illustration sans souci de coller Ă  une quelconque rĂ©alité )

On suppose que les rapports des rémunérations (négociés deux à deux) sont, entre actionnaire et banque kma/b = 0,8 (donc kmb/a = 1,25) , entre banque et trader kmb/t = 10 (donc kmt/b = 0,1), entre trader et actionnaire kmt/a = 0,125 (donc kma/t = 8)
et on rappelle que, puisque le modÚle est idéal, ces ratios seront toujours conservés quelles que soient les valeurs prises par A, B, T (on laisse le soin de la vérification aux lecteurs !)


Ainsi,

Ra = A + 0,8 x B + 8 x T

Rb = 1,25 x A + B + 10 x T

Rt = 0,125 x A + 0,1 x B + T

Nous nous intĂ©resserons plus particuliĂšrement Ă  la rĂ©munĂ©ration du trader pour noter que la valeur Rt devient nulle puis nĂ©gative Ă  partir de T = 0,125 x A + 0,1 x B (bien sĂ»r, il en va de mĂȘme pour Ra et Rb lorsque T a cette valeur : l’équitĂ© est donc ici aussi vĂ©rifiĂ©e !).

Cas n° 1 : l’actionnaire considĂšre que ses coĂ»ts induits sont nuls : (CDT= 0)

Donc, cÎté actionnaire, A x (1 + 1,25 + 0,125) = 0, et A = 0

De son cĂŽtĂ©, la banque estime le coĂ»t de l’opĂ©ration Ă  - 9,5 = (COP) = B x (0,8 + 1 + 0,1) = 1,9 x B ; soit B = - 5 pour elle-mĂȘme tandis qu’elle rĂ©percute - 4 sur l’actionnaire et - 0,5 sur le trader.

Imaginons que la plus value brute (PVB) s’élĂšve Ă  22,8


Alors (PVB) = 22,8 = T x (8+ 10+1) ; soit T = 1,2

On peut aisĂ©ment Ă©tablir que Ra = 5,6 ; Rb = 7 ; Rt = 0,7 (le lecteur pourra vĂ©rifier que les rapports entre ces rĂ©munĂ©rations correspondent bien aux valeurs nĂ©gociĂ©es)

Et la plus value nette est (PVN) = (PVB) + CDT) + (COP) = Ra + Rb + Rt = 13,3

ConsidĂ©rant le moment oĂč le trader commence Ă  perdre de l’argent, soit le moment oĂč Rt = 0 = kmt/a x A + kmt/b x B + T, on trouvera T = - kmt/b x B = 0,5
 ce qui correspond Ă  une plus value brute (PVB) de 9,5.

Et le trader sera forcĂ©ment attentif Ă  cette valeur de (PVB) qui concerne tout le monde et lui en particulier 
 en en faisant un « repĂšre » pour apprĂ©hender les risques qu’il prend
 puisqu’il perd lui-mĂȘme de l’argent en deçà de ce seuil de plus value brute !

Cas n° 2 : l’actionnaire prend en compte des pertes induites (conscient par exemple des avantages qu’il va perdre puisqu’il avait des actions dans une entreprise qui mettait en pratique des modalitĂ©s « fidĂ©lisantes » telles celles que nous avons rappelĂ©es ou parce que son contrat avec la banque fait apparaĂźtre des frais de « dossier » jugĂ©s lourds 
). Ainsi, il Ă©value ses pertes ou manque Ă  gagner (CDT) Ă  A x (1 + 1,25 + 0,125) = - 4,75 ; soit A = -2 qu’il s’attribue et dont il a nĂ©gociĂ© avec la banque et le trader la rĂ©percussion (- 2,5 iront vers la banque et - 0,25 vers le trader).

De son cĂŽtĂ© la banque retient toujours 9,5 comme coĂ»t de l’opĂ©ration (COP), soit B = - 5 pour elle-mĂȘme et rĂ©percute - 4 sur l’actionnaire et - 0,5 sur le trader


Supposons que l’opĂ©ration ait toujours engendrĂ© une plus value brute (PVB) de 22,8


Alors T est toujours 22,8 / (8+ 10+1) = 1,2

On Ă©tablit que Ra = 3,6 ; Rb = 4,5; Rt = 0,45

Et que la plus value nette (PVN) est Ra + Rb + Rt = 8,55

ConsidĂ©rant Ă  nouveau le moment oĂč le trader commence Ă  perdre de l’argent, soit le moment oĂč Rt = 0 = kmt/a x A + kmt/b x B + T, on trouve ici T = - kmt/b x B = 0,75
 qui correspond Ă  une plus value brute (PVB) de 14,25.

Comme prĂ©cĂ©demment, le trader sera forcĂ©ment attentif Ă  cette valeur « repĂšre » (PVB) qui, avec le regard d’un actionnaire devenu plus attentif au jeu de la Bourse, a augmentĂ© par rapport au cas n° 1 


En rĂ©sumĂ©, si selon une rĂ©munĂ©ration traditionnelle le trader ne perd jamais, avec ce modĂšle de rĂ©munĂ©ration, les choses changent, affectant nĂ©cessairement son comportement de partenaire rationnel 
 alors concernĂ© par des « malus » (qui, s’il est salariĂ©, vont amputer son salaire !) dĂšs que les plus values, bien qu’existantes, sont insuffisantes !

Au bout du compte, si le trader joue sans compter, il s’expose Ă  de frĂ©quentes pertes personnelles... Si le trader est enclin aux « gros risques », il s’expose Ă  la fois Ă  de grosses plus values ou de grosses pertes, mais par rapport Ă  une rĂ©munĂ©ration traditionnelle, en cas de « gain » sa rĂ©munĂ©ration est minorĂ©e par le report d’une partie des coĂ»ts de l’opĂ©ration, s’il s’agit de « pertes », elles lui sont partiellement rĂ©percutĂ©es ... le tout contribuant Ă  le rendre plus hĂ©sitant !

On aura compris qu’il suffit que la banque reporte une partie du coĂ»t du trading sur le trader pour « encadrer » le comportement de ce dernier ! À elle de tenir compte de la personnalitĂ© de chacun de ses traders ! Plus le trader est naturellement enclin au risque plus la banque devra rĂ©percuter sur lui un coĂ»t Ă©levĂ© 
 Si l’actionnaire manifeste sa rĂ©ticence aux excĂšs de « jeu » par l’estimation d’un coĂ»t de transaction, alors le mĂ©canisme est encore plus d’efficace
 pour freiner les Ă©lans du trader et de facto fidĂ©liser les actionnaires Ă  leur(s) engagement(s) ante.

Ainsi nous venons de prĂ©senter deux applications d’un mĂȘme modĂšle de rĂ©munĂ©rations qui, appliquĂ©s par deux fois, d’abord Ă  la rĂ©munĂ©ration des actionnaires puis Ă  celle des traders, solidarise les acteurs impliquĂ©s dans un mĂȘme « jeu » et plus particuliĂšrement fidĂ©lise davantage les actionnaires Ă  leur(s) entreprise(s)
 pour finalement (peut-ĂȘtre !) changer les perspectives Ă©conomiques d’un grand nombre d’entre - elles


De nombreuses autres applications de ce modĂšle de rĂ©tributions sont envisageables pour que des partenaires passent d’un climat de dĂ©fiance Ă  celui de confiance et de coopĂ©ration (5).

(1) Voir Livre « Pour plus de solidaritĂ© entre le capital et le travail ou de nouvelles chances pour l’emploi » ed l’Harmattan (2004) et e-book pour la version 2009 par R. Guillet

(2) Voir l’article « Faut-il sauver les entreprises et leurs emplois Ă  « tout prix »? » par R. Guillet

(3) Voir l’article « Pour une gouvernance d’entreprise revisitĂ©e fondĂ©e sur le resserrement des liens entre actionnaires et salariĂ©s » par R. Guillet

(4) Voir l’article « R et D : Investir dans la recherche ne suffit pas ! » par R. Guillet

(5) Voir l’article « Une proposition de rĂ©munĂ©ration des dirigeants d’entreprise Ă©quitable
 » par R. Guillet

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Création de fonds de co-investissement : Les Régions innovent pour favoriser les PME d'avenir

DollarsLes RĂ©gions ont souhaitĂ© mettre en place un nouvel outil pour aider les PME de leurs territoires Ă  se dĂ©velopper. Avec ce fonds de co_investissements, les RĂ©gions vont pouvoir aider les entreprises Ă  dĂ©passer les blocages du systĂšme financier classique, structurellement dĂ©favorable au financement des jeunes entreprises innovantes ou des sociĂ©tĂ©s de l’économie sociale et solidaire. Il s'agit de crĂ©er des outils financiers permettant aux entreprises de renforcer leurs capitaux aux stades les plus risquĂ©s de leur dĂ©veloppement.

Le fonds de co-investissement disposera d’un capital Ă  100% public (RĂ©gion/ FEDER). Son but est de faire « effet de levier » en sĂ©lectionnant des fonds privĂ©s, sur des critĂšres dĂ©ontologiques, pour co-investir dans des PME reprĂ©sentatives des secteurs des pĂŽles de compĂ©titivitĂ©, et plus largement liĂ©s au dĂ©veloppement durable et des technologies de l'information et des communications.

La mise en place de ces fonds est le résultat de négociations des Régions et notamment de l'Aquitaine, pionniÚre sur ce sujet, qui, au nom des régions françaises, a obtenu en accord avec la Diact, la Caisse des DépÎts et Consignations, le ministÚre des finances et la Commission européenne, une adaptation de la législation européenne qui réponde aux besoins des entreprises.

En Languedoc Roussillon "la porte d'entrée" reste la Caisse des DépÎts et Consignation.

 

Un sondage auprÚs des entreprises innovantes organisé par le Comité Richelieu

ComitĂ© RichelieuLe ComitĂ© Richelieu, association française des PME innovantes, a interrogĂ© 1800 PME innovantes (profil : 55 employĂ©s, CA 6 M€ dont 32 % Ă  l’export) sur leur situation actuelle et leurs attentes, en particulier dans le cadre du projet de grand emprunt. Le sondage, ouvert 36 heures les 24 et 25 septembre 2009, a donnĂ© lieu Ă  392 rĂ©ponses.

Attention : les citations en italique n’engagent pas le ComitĂ© Richelieu.

Avez-vous rencontré des difficultés financiÚres pendant la crise ?

57 % OUI, 43 % NON

La crise exacerbe les relations des PME innovantes avec les banques :

Nous avons reçu des refus de prĂȘt de banques, sans motivation alors que nous avions une couverture plus que satisfaisante.

DĂšs que la crise est apparue ma banque m’a lĂąchĂ© alors que des clients commençaient Ă  me demander de plus en plus.

Ma banque m'a juste informé que bien que j'étais considéré comme un trÚs bon client, mon autorisation de découvert serait réduite et qu'il me fallait étudier une solution d'affacturage qu'ils se faisaient une joie de m'adresser


Mais la problématique sous-jacente dépasse le strict cadre de la crise actuelle :

Les problĂšmes rencontrĂ©s avec les banques ne sont pas spĂ©cifiques Ă  la crise mais au financement de l'innovation et plus particuliĂšrement de la R&D. Les banques en effet affirment qu'elles « n’ont pas de produit pour financer de l'immatĂ©riel », rĂ©ponse invoquĂ©e nonobstant l'accord de garantie d'OsĂ©o, de la rĂ©gion et de la garantie personnelle qui complĂšte les garanties du prĂȘt Ă  plus de 120%.

Impossible pour une PME innovante pas encore bénéficiaire d'obtenir un financement de la part d'une banque française.

Nous sommes confrontĂ©s Ă  la frilositĂ© des banques qui ont des critĂšres d'analyse trop stricts et n'en sortent pas. Nous avons des fonds propres nĂ©gatifs et c'est rĂ©dhibitoire pour ĂȘtre accompagnĂ© par une banque.

1) Avec les banques il est trÚs difficile d'obtenir une ligne de trésorerie en rapport direct avec l'activité. Globalement la ligne de trésorerie n'a pas bougé en 8 ans malgré une multiplication du CA par 4.

2) Il est également difficile d'obtenir un écrit concernant le montant du crédit accordé accepté par la banque.

3) Enfin pour l'obtention du crédit il faut signer des documents manuscrits avec un tas clauses qui me rendent personnellement responsable à vie.

D’aprĂšs les PME, le problĂšme central provient de ce qui est perçu comme une incapacitĂ© des banques Ă  prendre des risques :

Les banques, d'une façon générale, répugnent à prendre des risques dans l'industrie. Elles savent pourtant en prendre dans la finance.

Pour ce qui concerne un éditeur de logiciel je peux vous dire que les banques ne savent toujours pas lire un bilan aux normes IFRS IAS 38 et que l'immatériel est aussi virtuel qu'un courant d'air. Elles utilisent OSEO pour réduire leur risque mais elles ne prennent aucun risque.

Reproches qui nous sont faits : endettement dĂ©passant les fonds propres, alors que notre sociĂ©tĂ© est en constante progression en termes de CA.

Elles exigent donc des résultats et un niveau de fonds propres, souvent incompatibles avec la nature spécifique des PME innovantes :

Il y a une grande difficulté de l'environnement financier à comprendre que l'innovation ne génÚre pas immédiatement du chiffre d'affaire.

Comme toutes les jeunes entreprises innovantes, nous dépensons beaucoup d'argent en R&D, propriété intellectuelle, droits d'auteurs, développement informatique, et bien sûr, nous ne sommes pas des entreprises rentables à court terme. Il est indispensable de mieux soutenir ces entreprises, qui créent la richesse de demain.

Le manque de fonds propres est sans cesse un frein vis à vis des banques et de l'administration française. Il faut en finir avec cette approche totalement archaïque de l'innovation.

Que les banquiers cessent enfin de jouer Ă  faire de l'arithmĂ©tique avec les bilans passĂ©s sans faire l'effort (ou se donner les capacitĂ©s ?) d'apprĂ©hender le potentiel des projets. Qu'ils s'engagent davantage sur les hauts de bilan, Ă©ventuellement par des prĂȘts participatifs Qu'ils remplacent leurs dĂ©cideurs ne regardant que dans leur rĂ©troviseur par de vrais entrepreneurs dotĂ©s de vision et capables de se projeter dans l'avenir sur les projets soumis.

Cette situation dĂ©passe le strict cadre des relations avec les banques et s’étend Ă©galement aux aides publiques Ă  l’innovation ou Ă  l’exportation :

Nous demandons une meilleure aide Ă  l'export, sous forme de prĂȘts Ă  l'export accordĂ©s plus facilement que ce que fait OsĂ©o qui ne prĂȘte qu'Ă  des sociĂ©tĂ©s *trĂšs* rentables depuis *trĂšs* longtemps.

Il faut lever la condition de fonds propres pour les PME souhaitant bénéficier des aides OSEO ou des pÎles. Les PME dites innovantes ont souvent à financer un programme de R&D avant d'obtenir des résultats commerciaux, et cette condition de fonds propres est un obstacle à la conduite des ces programmes, pour celles qui n'ont pas levé (ou peu) d'argent.

Dans ce contexte, les réponses déjà mises en place par les pouvoirs publics ne semblent pas suffisantes :

Si vous avez rencontré des difficultés financiÚres, avez-vous utilisé les services du médiateur ?

13 % OUI, 87 % NON

Si vous avez utilisĂ© les services du mĂ©diateur, en ĂȘtes-vous satisfait ?

46 % OUI, 54 % NON

Quand une banque ne veut pas prĂȘter elle ne le fait pas peu importe l'intervenant.

Le médiateur, malgré sa bonne volonté, n'a pas les moyens juridiques d'imposer aux banques une modification de leur comportement.

Pas de solutions apportées. Bon contact, mais finalement aide plus psychologique qu'autre chose.

Les banques sont maintenant organisĂ©es pour rĂ©pondre et mener en bateau le mĂ©diateur. Elles ont dĂ©correlĂ© l'opĂ©rationnel (les gens de terrains qui sont quand mĂȘme proches de l'entreprise) de ceux qui analysent les risques et discutent avec le mĂ©diateur (sans mĂȘme connaĂźtre la sociĂ©tĂ©).

Si vous avez rencontrĂ© des difficultĂ©s financiĂšres, votre banque vous a-t-elle proposĂ© les services d’OSEO ?

34 % OUI, 66 % NON

Si oui, en ĂȘtes-vous satisfait ?

48 % OUI, 52 % NON

Selon les PME, OSEO applique aujourd’hui les mĂȘmes rĂšgles que les banques :

MĂȘme principe que les banques, si vous n'avez pas assez de fonds propres on ne vous aide pas.

On utilise dĂ©jĂ  OSEO au maximum des possibilitĂ©s (1 € d'endettement OSEO pour 1 € de fonds propres).

''Les critĂšres de fonds propres sont rigoureusement identiques pour les banques et Oseo.''

De plus, comme pour le mĂ©diateur, certaines PME souhaiteraient que l’impact d’OSEO sur le fonctionnement des banques puisse ĂȘtre encore plus important :

Cautions personnelles de toutes les façons mĂȘme via OSEO.

Garantie Oséo de rang insuffisant pour prendre le risque de monter un dossier par la banque.

Les banques ne financent pas l'innovation mĂȘme lorsque la garantie OsĂ©o est acquise.

Longueur d'instruction et le banquier utilise cette possibilité pour se couvrir. Cela lui permet de ne prendre aucun engagement (sachant bien que le risque n'est pas le métier du banquier mais la gestion de la trésorerie, oui).

Enfin, plusieurs PME rĂ©agissent sur le coĂ»t des interventions d’OSEO :

Nous avons Ă©tĂ© satisfait de la rĂ©activitĂ© d'OSEO, de leur garantie ayant facilitĂ© le prĂȘt bancaire mais les services d'OSEO sont trĂšs coĂ»teux.

OSEO malgrĂ© une approche trĂšs commerciale reste cher par rapport aux prĂȘts proposĂ©s par nos banques en direct.

Que pensez-vous des prĂȘts participatifs ?

60 % intéressants, 10 % pas intéressants, 30 % ne sait pas

Il faut absolument augmenter les quasi fonds propres et fonds propres. En période de crise ce type d'outil à le mérite de découpler réels besoins de fonds propres des aspects spéculatifs liés à la valorisation d'une société au temps de crise.

Equivalent d'une dette mezzanine assimilable Ă  des fonds propres : toujours trĂšs intĂ©ressant, cela Ă©vite la dilution des fondateurs !

Le prĂȘt participatif est trĂšs intĂ©ressant et compte en quasi-fond-propre, en plus d'un cautionnement Ă  100%. C'est un outil trĂšs efficace, dont l'usage devrait encore davantage se dĂ©velopper.

Le prĂȘt participatif semble ĂȘtre une alternative Ă  une levĂ©e de fonds (forcĂ©ment dilutive). Il faut bien sĂ»r que ce prĂȘt soit d'un montant significatif, sinon cela n'a pas de sens (si c'est juste pour pallier Ă  un bref trou d'air de trĂ©sorerie, un prĂȘt classique suffit).

Nous nous sommes intĂ©ressĂ©s Ă  ce type de prĂȘt depuis la tentative avortĂ©e de l'ANVAR, Ă  l'Ă©poque, puis Ă  celle de la BCE qui n'a pas vu le jour. Nous pensons que c'est un excellent levier pour stimuler l'Innovation et la Recherche ainsi que de permettre aux PME de dĂ©velopper des projets "ambitieux". Notre suggestion est qu'il soit pris en compte dans la dĂ©cision du financeur autant les critĂšres financiers que l'innovation et le contenu qualitatif du projet. Ceci afin de ne pas exclure d'emblĂ©e les entreprises dont les fonds propres sont limitĂ©es.

Cela parait extrĂȘmement intĂ©ressant sous rĂ©serve d'organiser la distribution de tels produits pour Ă©viter le mĂȘme blocage. Il conviendrait donc d'obliger les banques Ă  distribuer une quote part du produit ci-dessus en pourcentage des produits distribuĂ©s sous peine de sanctions qui leur rendrait la rĂ©sistance Ă  la mesure plus coĂ»teuse...

Enfin, les PME interrogées ont été nombreuses à souhaiter mentionner la dimension clé de leur relation avec leurs clients :

Besoin de plus de travail donc de commande il n'a pas que la finance, votre questionnaire ne parle que de finance On veut de l'activité pas des sous Les PME veulent sous forme de commandes une part trÚs significative de ce grand emprunt (exemple le small act américain quoiqu'en pense Barroso).

Ce n'est pas de l'argent que l'on souhaite, c'est du chiffre d'affaire avec des résultats net positif !!

Nous revenons toujours Ă  la mĂȘme chose: proposer des mesures incitatives pour garantir un minimum de commandes sur les grands projets aux PME compĂ©titives pour leur permettre d'avoir de bonnes rĂ©fĂ©rences nationales et de dĂ©velopper de nouveaux produits/services acceptĂ©s et approuvĂ©s par le marchĂ©.

Ce dont on a besoin c'est de CA, avec un vrai Small Business Act. C'est l'attente essentielle vis à vis du gouvernement et du pacte PME. L'article 26 de la loi de modernisation va dans le bon sens, mais il n'est pas suffisant pour éliminer l'inertie et l'irresponsabilité dans les services archi-conservateurs que sont les achats publics et les DSI.

Ce sujet sera abordé prochainement par le Comité Richelieu, avec la présentation du bilan des trois premiÚres années du Pacte PME.

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Le plan PME dévolé par Nicolas SARKOZY

Carte de la francePlusieurs annonces:

Un plan de deux milliards d’euros pour consolider les fonds propres et encourager l’investissement des PME:

  • Un milliard d’euros sous la forme de prĂȘts participatifs gĂ©rĂ© par OSEO appelĂ© « contrat de dĂ©veloppement participatif ».

Ce prĂȘt d'une durĂ©e entre 5 et 7 ans, sans garantie, avec un remboursement diffĂ©rĂ©. Cette instrument de financement est destinĂ© aux PME qui ont besoin de renforcer leur haut de bilan par un apport de fonds propres ou de quasi fonds propres.

Les entreprises pourront y accĂ©der en s’adressant Ă  leur banque ou directement Ă  OSEO.

  • Le Fonds StratĂ©gique d’Investissement (FSI) pour un milliard d’euros

- Pour les PME les plus fragilisĂ©es par la crise, le FSI abondera Ă  hauteur de 100 millions d’euros un nouveau fonds de consolidation des entreprises.

- Pour les entreprises Ă  fort potentiel de croissance, le FSI rĂ©servera une ligne d’investissement direct de 300 millions d’euros.

- Le FSI injectera, par ailleurs, 300 millions d’euros dans les fonds rĂ©gionaux de capital risque et consacrera 300 autres millions au financement de quasi fonds propres sous forme d’obligations convertibles.

 

Siparex

businessfinanceLa société de capital risque Siparex a levé 150 millions d'euros afin de poursuivre ses investissements auprÚs d'entreprises en développement, mais également en aidant à la transmission de sociétés.

L'objectif est de financer de société de taille conséquente avec des valorisation proche de 150 Millions d'euros pour des tickets moyen de 10 millions d'euros.

Ces fonds seront investis à partir des différentes agences du groupe: Lyon, Lille, Nantes, Paris, Milan et Madrid Madrid.

Un exemple d'investissement réalisé:

La société JALMAT:

Une PME performante... au service des entreprises de BTP.

Son mĂ©tier : la mise Ă  disposition, aprĂšs Ă©tudes de leurs projets, de matĂ©riels d’étaiement, de coffrage et de sĂ©curitĂ© collective...notre spĂ©cialitĂ© : la location de matĂ©riels...

  • 250 collaborateurs.
  • Plus de 18 000 Tonnes de matĂ©riel.
  • Une implantation nationale de proximitĂ© avec nos clients : 7 agences avec parcs Ă©quipĂ©s pour lÂŽentretien et la rĂ©paration du matĂ©riel (87 000 mÂČ).
  • Une usine de fabrication, des partenaires industriels internationaux.
  • Des Ă©quipes de monteurs hautement qualifiĂ©s.
  • Le rachat et le nĂ©goce de matĂ©riel dÂŽoccasion.
  • Une entitĂ© dĂ©diĂ©e au DĂ©veloppement International.
 

Faut-il sauver les entreprises et leurs emplois à tout « prix » ?

Remi GuilletCet article a Ă©tĂ© Ă©crit par RĂ©mi GUILLET aujourd’hui retraitĂ©. IngĂ©nieur de l’Ecole Centrale Nantes (ex ENSM promotion 1966) il est aussi Docteur en MĂ©canique et EnergĂ©tique (UniversitĂ© H. PoincarĂ©-Nancy 1-2002) et diplĂŽmĂ© en Economie/Gestion (DEA UniversitĂ© Paris 13-2001).
Son activitĂ© professionnelle l’a amenĂ© Ă  travailler essentiellement en recherche appliquĂ©e dans le domaine de la combustion. Il s’est fait notamment connaĂźtre pour ses travaux sur la « combustion humide », recevant un Prix « Montgolfier » des Arts chimiques en 2002 (Prix dĂ©cernĂ© par la SociĂ©tĂ© d’Encouragement de l’Industrie Nationale).

Il a été en charge du secteur Energie/BTP au siÚge de OSEO entre 1995 et 1998



Dans le livre « Pour plus de solidaritĂ© entre le travail et le capital ou de nouvelles chances pour l’emploi
 » que je publiais en 2004 chez l’Harmattan, Dominique TaddĂ©i qui me faisait l’honneur d’en Ă©crire la prĂ©face s’interrogeait sur le rĂŽle prioritaire que pouvait avoir l’entreprise dans un projet de rĂ©forme visant plus d’équitĂ© dans le partage des richesses


A peine cinq ans plus tard, une crise majeure devait Ă©branler l’édifice Ă©conomique mondial faisant aujourd’hui mieux apparaĂźtre que l’entreprise est une sinon la clĂ© de voĂ»te de l’édifice socio-Ă©conomique nĂ© avec l’ùre industrielle dans nos sociĂ©tĂ©s occidentales.

Et pourtant, si on demandait au monde des Ă©conomistes s’il faut sauver les entreprises Ă  tout prix, ils rĂ©pondraient en grande majoritĂ© « non » tandis qu’à l’opposĂ© les citoyens pensant davantage aux emplois et Ă  ce que ces derniers reprĂ©sentent pour eux, rĂ©pondraient tout aussi majoritairement « oui » 

Pourquoi cette dichotomie?

En effet, du point de vue global, mondial et strictement Ă©conomique oĂč toutes les considĂ©rations sociales, sociĂ©tales, Ă©cologiques et autres gestions des ressources naturelles les plus rares sont Ă©cartĂ©es, la thĂ©orie Ă©conomique libĂ©rale, rĂ©fĂ©rence dĂ©sormais quasi unique, qui fait confiance absolue au libre Ă©change, au marchĂ©, au jeu de la Bourse malgrĂ© ses dĂ©rives spĂ©culatives et inflationnistes, ne peut que rĂ©pondre « non » Ă  la question posĂ©e, considĂ©rant la rĂ©munĂ©ration du travail comme une « charge » du point de vue du rĂ©sultat Ă©conomique, considĂ©rant une entreprise en tant que telle, plus comme une anecdote qu’un Ă©lĂ©ment vital constitutif d’une matrice gĂ©nĂ©ratrice de nouvelles richesses.

Mais du point de vue des Etats, l’analyse Ă©conomique seule ne suffit plus: les choses se compliquent! En effet, le libre Ă©change, la mondialisation, favorisent le dĂ©placement des capitaux Ă  la vitesse de la lumiĂšre (aujourd’hui virtuels et numĂ©riques, demandant moins d’un sixiĂšme de seconde pour aller d’un point de la planĂšte et ses antipodes, ce n’est pas une mĂ©taphore!), la dĂ©localisation de la production vers la main d’Ɠuvre Ă  bas coĂ»t, mettent en pĂ©ril les Ă©conomies nationales, les balances commerciales extĂ©rieures, les cohĂ©sions sociales.

Des points de vue rĂ©gionaux et locaux on retrouve les mĂȘmes prĂ©occupations Ă  l’échelle de populations socialement plus affectivement liĂ©es, dĂ©pendantes voire solidaires entre-elles.

A propos de « dĂ©pendances » et de « commerce extĂ©rieur, il n’est pas inutile de rappeler la nomenclature de la comptabilitĂ© nationale qui, s’inspirant de ce qu’a vĂ©cu chronologiquement l’espĂšce humaine, introduit implicitement une forme de hiĂ©rarchie dans l’activitĂ© « Ă©conomique », distinguant un « noyau dur»: d’abord le secteur primaire (agriculture, pĂȘche, activitĂ©s miniĂšres et forestiĂšres
.) puis le secteur secondaire (les industries de transformation) enfin les activitĂ©s d’accompagnement que regroupe le secteur tertiaire (commerce, finances, transport, santĂ©, Ă©ducation, administration, sĂ©curitĂ© et autres services Ă  la collectivité ). Aujourd’hui, aprĂšs le secteur primaire qui reste « crucial » au niveau des États, ce sont les activitĂ©s de transformations qui assurent le plus de crĂ©ation de valeurs ajoutĂ©es « rĂ©elles », les plus exportables, donc les plus utiles du point de vue du commerce extĂ©rieur


Ainsi, dans le monde moderne, technologique, la rĂ©alitĂ© veut que les entreprises industrielles soient des structures essentielles ayant un rĂŽle primordial pour la « bonne santĂ© » Ă©conomique des pays. Ce sont elles qui rassemblent les moyens, le savoir faire, les hommes et femmes capables de valoriser les rĂ©sultats de la recherche en produisant des biens et services nouveaux, espĂ©rĂ©s ou apportant un « mieux-ĂȘtre » dont la mise sur le marchĂ© gĂ©nĂšre une « valeur ajoutĂ©e » rĂ©elle, incontestĂ©e.



Mais l’entreprise ne reprĂ©sente pas que cela : elle est un des Ă©lĂ©ments les plus structurants du point de vue sociĂ©tal.

Pour les citoyens l’entreprise a une utilitĂ© « sociĂ©tale ». Ceci est une Ă©vidence pour la population salariĂ©e. Cela l’est Ă©galement pour le reste de la population qui trouve souvent sa propre utilitĂ©, ses ressources, dans l’existence d’entreprises locales avec les emplois qu’elles engendrent.

Pour la plupart des citoyens, l’emploi, avec une dose de sĂ©curisation minimale, signifie aussi « confiance en l’avenir », crĂ©e un contexte favorable aux projets individuels et familiaux de tous ordres, allant du dĂ©sir d’enfants Ă  celui de devenir « propriĂ©taire »  Plus gĂ©nĂ©ralement c’est faire appel aux crĂ©dits bancaires
 Si ceux-ci sont devenus indispensables au dynamisme de l’économie moderne, aujourd’hui, non seulement les banques sont frileuses en matiĂšre d’allocation de crĂ©dits -crise des « subprimes » oblige- mais de leur cĂŽtĂ© les demandes ont beaucoup chutĂ©!

Dans un prĂ©cĂ©dent article nous Ă©crivions « Si le crĂ©dit est une condition nĂ©cessaire Ă  la croissance, il n’est disponible que dans un contexte de confiance
 ». Nous aurions collĂ© davantage Ă  la rĂ©alitĂ© d’aujourd’hui avec : « Si le crĂ©dit est une condition nĂ©cessaire Ă  la croissance, il n’est disponible et sollicitĂ© que dans un contexte de confiance
 ». Selon l’association française des sociĂ©tĂ©s financiĂšres : « Les crĂ©dits Ă  la consommation connaissent un net recul depuis un an
. les prĂȘts personnels ont chutĂ© de plus de 29 %. En juillet 2009, le nombre de crĂ©dits Ă  la consommation dĂ©livrĂ© par les Ă©tablissements spĂ©cialisĂ©s bancaires a reculĂ© de plus de 18 % par rapport Ă  juillet 2008... Ce sont surtout les prĂȘts personnels qui se sont effondrĂ©s en enregistrant une baisse de presque 30 %. Les crĂ©dits renouvelables et le financement de voitures ont baissĂ© respectivement de plus de 15 et 12 % ».

Par ailleurs, l’entreprise est le support Ă  de trĂšs nombreuses externalitĂ©s: associations touchant aussi bien la culture, les sports, les services sociaux
, suivi mĂ©dical (dans le cadre de la mĂ©decine du travail), crĂšches d’entreprises, loisirs de tous depuis les plus jeunes jusqu’aux seniors les plus confirmĂ©s qu’elles soutiennent ou mĂȘme organisent


Ainsi, compte tenu de ce que reprĂ©sentent les entreprises pour les salariĂ©s mais aussi pour les populations environnantes, qu’on se place du point de vue privĂ©, collectif, sociĂ©tal, l’utilitĂ© d’une entreprise Ă©tablie est une Ă©vidence et son maintien hautement souhaitable.

N’a-t-on jamais Ă©tudiĂ© le coĂ»t sociĂ©tal, Ă©cologique de toutes ces « structures » de bĂ©ton et d’acier abandonnĂ©es crĂ©ant de vĂ©ritables friches industrielles ? Ont-elles Ă©tĂ© amorties ? Si non: quel gĂąchis Ă©conomique et Ă©cologique! Si oui: quel gĂąchis sociĂ©tal!

Revenons, stricto sensu, à la question que soulÚve le titre de cet article, pour retenir de cette réflexion que:

  • les entreprises sont indispensables au bon fonctionnement de la sociĂ©tĂ© occidentale moderne,
  • le nombre de salariĂ©s ne doit plus ĂȘtre la premiĂšre variable d’ajustement des entreprises et la productivitĂ© du travail ne doit plus ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un indicateur essentiel de la « bonne gestion » d’une entreprise.

Bien sĂ»r, nous n’oublions pas ici la nĂ©cessitĂ© de plus de solidaritĂ© entre tous les acteurs de l’entreprise, d’un autre partage des risques et profits
 sur lesquels nous avons dĂ©jĂ  publiĂ© (1) ni l’espoir que l’Etat puisse favoriser une autre lecture de la bonne gestion de l’entreprise.

Quelques pistes 


Dans un contexte de crise majeure, notre propos se doit d’avancer quelques pistes nouvelles pour consolider la structure entrepreneuriale


Introduction d’une « flexisĂ©curitĂ© interne » Ă  l’entreprise

Le terme de « flexisĂ©curitĂ© » est le plus souvent associĂ© Ă  des modĂšles nordiques, notamment danois, qui externalisent vers la collectivitĂ© les consĂ©quences de « mises Ă  pied »  par des prises en charge individuelles des cas de licenciements via allocation, formation, assistance en direction d’autres emplois 
 Une solution qui a priori est trĂšs coĂ»teuse pour la collectivitĂ© et qui devient incertaine quand la crise touche l’ensemble des secteurs!

Notre proposition de « flexisĂ©curitĂ© interne » (Ă  l’entreprise) est autre. Nous en rappellerons ici briĂšvement le principe que nous avons eu l’occasion de prĂ©senter dans de prĂ©cĂ©dents articles (2) et qui passe par de nouvelles modalitĂ©s de rĂ©munĂ©rations des acteurs internes (salariĂ©s) et externes (actionnaires)


Selon notre « modĂšle », les rĂ©munĂ©rations des salariĂ©s ainsi que celle des dĂ©tenteurs du capital (actionnaires) sont faites de deux composantes, s’appuyant sur les deux mĂȘmes Ă©lĂ©ments constitutifs de la valeur ajoutĂ©e nette (taxes et investissements dĂ©duits) que sont la masse salariale et les dividendes. Ainsi d’un cĂŽtĂ© la rĂ©munĂ©ration des salariĂ©s est la somme de la masse salariale - c’est toujours la composante prĂ©dĂ©terminĂ©e, connue a priori de la rĂ©munĂ©ration - et d’une participation aux rĂ©sultats significative indexĂ©e sur les dividendes qui en est la part variable, flexible. De l’autre cĂŽtĂ©, la rĂ©munĂ©ration des actionnaires ou autres dĂ©tenteurs de capitaux est la somme des dividendes, fonction des rĂ©sultats de l’entreprise et d’une prime dite « prime de fidĂ©litĂ© » Ă  l’entreprise indexĂ©e sur la masse salariale donc stable prĂ©dĂ©terminĂ©e comme l’est la masse salariale.

La « hauteur » des parts indexĂ©es est l’objet de nĂ©gociations entre des partenaires internes et externes devenus avec ces nouvelles modalitĂ©s de rĂ©munĂ©rations beaucoup plus enclins Ă  coopĂ©rer, car partageant dĂ©sormais des vues positives de la hauteur de la masse salariale et de celle des profits.

Toutes choses Ă©gales par ailleurs, plus l’indexation est Ă©levĂ©e plus la part flexible de la rĂ©munĂ©ration des salariĂ©s est Ă©levĂ©e
 et plus la prime de fidĂ©litĂ© est Ă©levĂ©e dans la rĂ©munĂ©ration des actionnaires. (Nous reviendrons dans un prochain article sur les avantages de la fidĂ©lisation des actionnaires).

Aujourd’hui l’intĂ©rĂȘt Ă  souligner de ces modalitĂ©s de rĂ©munĂ©rations est qu’elles peuvent permettre Ă  une entreprise de passer un cap difficile (3) grĂące Ă  un choix judicieux du « niveau de la flexibilitĂ© » nĂ©gociĂ©.

Des tontines d’entreprises ou autres rĂ©seaux de solidaritĂ© inter - entreprises.

Les « tontines » sont des systĂšmes d’investissements inventĂ©s par le banquier italien Tonti et appliquĂ©s une premiĂšre fois en France au XVIIĂšme siĂšcle
 Les tontines ont pris diverses formes selon les rĂ©gions du monde et les pĂ©riodes mais elles ont en commun de rassembler des individus souscripteurs qui partagent les « bĂ©nĂ©fices » du systĂšme jusqu'au dernier survivant.

Les tontines revivent aujourd'hui comme un systĂšme d’entraide lĂ  oĂč les banques refusent d'intervenir. Des groupes d'amis, voisins ou collĂšgues peuvent se constituer afin de proposer, sur la base de la confiance, des aides Ă  chacun des membres. Les cotisations des membres et les remboursements permettent de financer les projets Ă  venir. Ce systĂšme repose sur, et entretient de vraies relations sociales.

Ce concept, crĂ©ateur de liens, porteur de solidaritĂ© « Ă  la vie Ă  la mort » entre individus, nous semble potentiellement porteur de solidaritĂ© inter - entreprises, du moins dans le cas de TPE-PME-PMI


On peut mĂȘme penser que des rĂ©seaux de solidaritĂ© (nationale ?) ainsi constituĂ©s sur la base de liens de confiance prĂ©alablement Ă©tablis via les tontines peuvent constituer un terreau favorable Ă  des rapprochements dĂ©bouchant sur des regroupements donnant naissance Ă  des PME / PMI de plus grandes tailles et donc plus aptes Ă  opĂ©rer sur le marchĂ© international, moins vulnĂ©rables si elles regroupent des activitĂ©s plus diversifiĂ©es que dans chacune d’elles prise sĂ©parĂ©ment


l’Etat au timon re-distributeur via les entreprises

PlutĂŽt qu’indemniser les chĂŽmeurs, l’Etat peut envisager d’aider les entreprises Ă  maintenir l’emploi par une allocation destinĂ©e aux salariĂ©s de l’entreprise en difficultĂ© et prenant la forme d’une ressource exceptionnelle et temporaire compensatrice d’une baisse d’activité 



Nous avons conscience que de telles dispositions seraient d’abord Ă  nĂ©gocier avec les instances responsables du bon respect des rĂšgles de la concurrence et du libre Ă©change voulues par l’économie de marchĂ©. Mais rien n’est inscrit dans le marbre et le contexte Ă©conomique et social mondial se prĂȘte Ă  l’acceptation d’importantes « retouches » des rĂšgles du jeu capitaliste


Ainsi l’allocation transitant par l’entreprise couvrirait deux objectifs : d’une pierre deux coups ! l’Etat venant simultanĂ©ment au secours de l’entreprise et de ses salariĂ©s !

Le chemin en serait-il pris? Ouvrant la voie, voici une actualitĂ© du 19 janvier 2009 oĂč on pouvait lire:



« La Commission europĂ©enne vient tout juste d'autoriser la France Ă  mettre en oeuvre les mesures d'aides aux entreprises, prĂ©vues dans son plan de relance, destinĂ©es Ă  les aider Ă  surmonter la crise Ă©conomique
. ». Soulignant que cette mesure qui permet aux pouvoirs publics, aux collectivitĂ©s territoriales et Ă  certains organismes publics d'accorder, sur les deux annĂ©es 2009 et 2010, des aides allant jusqu'Ă  500.000 euros aux entreprises mises en difficultĂ© par la crise Ă©conomique actuelle ou qui rencontrent des problĂšmes de financement en raison du resserrement du crĂ©dit, constituera inĂ©vitablement une bouffĂ©e d'oxygĂšne pour ces entreprises affectĂ©es par la conjoncture, la Commissaire se fĂ©licite que la France, comme l'Allemagne et le Portugal fassent usage du nouvel encadrement proposĂ© par la Commission, ajoutant que les mesures prises ne donneront pas lieu Ă  des distorsions de concurrence disproportionnĂ©es
 »

Mais l’Etat re-distributeur via les entreprises peut aussi, et en cohĂ©rence avec l’allocation compensatrice de la baisse d’activitĂ©, ĂȘtre incitateur pour que le temps libĂ©rĂ© soit consacrĂ© Ă  la formation continue en interne, cette formation pouvant avantageusement diversifier les aptitudes et qualification de chacun des salariĂ©s: une vraie nouvelle culture d’entreprise Ă  promouvoir avec le soutien de tous les acteurs internes et externes 




Une taxation assouplie ou « flottante »

Nous avons dĂ©jĂ  eu l’occasion de plaider pour des taxes indexĂ©es sur la valeur ajoutĂ©e(1), une modalitĂ© de taxation qui nous semble ĂȘtre la plus Ă©quitable car mieux rĂ©partie entre la rĂ©munĂ©ration du travail et celle du capital.

Mais la crise qui touche l’économie constitue un contexte ou il y a uniformitĂ© dans les dĂ©fis Ă  relever et donc est une aubaine pour certains changements allant plus loin via les taxes pour soutenir les entreprises et l’emploi salariĂ©. Ainsi ce n’est pas rĂȘver d’imaginer que les taxes deviennent un vrai levier extra muros d’aide aux entreprises et Ă  la gestion de l’emploi. Plus particuliĂšrement, on Ă©voquera l’idĂ©e que toutes taxes et bien sĂ»r celles sur les salaires soient « flottantes », allĂ©gĂ©es temporairement en cas de grandes difficultĂ©s des entreprises.

En cas ultime d’entreprise sans repreneur, l’Etat pourrait aussi envisager d’intervenir pour favoriser l’émergence de SociĂ©tĂ©s CoopĂ©ratives de production (SCOP) via des dĂ©taxations de circonstances...

Des mesures dissuasives au licenciement abusif et d’encouragement à l’emploi

Reste le cas des entreprises en bonne santé économique et qui malgré cela licencient


Alors éviter les abus pourrait passer par des pénalités dissuasives, à la hauteur de la diminution de masse salariale résultant des licenciements envisagés et au moins égale à ce que coûterait à la collectivité les indemnités de chÎmage dues aux licenciements prévus, cela sur une période à négocier mais en rapport avec la durée moyenne du chÎmage individuel.

A l’opposĂ© et pour encourager l’emploi (en contrat Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e), des aides Ă  hauteur des indemnitĂ©s de chĂŽmage et pour une pĂ©riode Ă©galement fonction de la durĂ©e moyenne de recherche d’emploi seraient des pistes Ă  explorer.

On observera que si la premiĂšre proposition semble favorable aux dĂ©localisations et peu attirante Ă  l’implantation de sociĂ©tĂ©s Ă©trangĂšres, elle est compensĂ©e par l’effet inverse de la deuxiĂšme mesure.

Au bout du compte, si globalement les dispositions prises par la loi de modernisation de l’économie (Journal Officiel du 5 aoĂ»t 2008) ne nous Ă©loignent pas des objectifs de maintien voire de renforcement du tissu entrepreneurial, d’autres mesures sont nĂ©cessaires pour aller plus loin, particuliĂšrement quand il s’agit d’entreprises des secteurs primaires et secondaires.

Cependant il reviendra toujours aux entreprises de « remplir le carnet de commandes » et notamment au management de dĂ©finir les meilleures stratĂ©gies permettant de maintenir ou de se redresser au plus vite l’entreprise en difficultĂ©s, ou mieux, de savoir anticiper une diversification d’activitĂ©s voire une rĂ©orientation devenue indispensable. A titre d’exemple: faut-il toujours autant attendre de l’industrie automobile? Alors, la formation continue interne dont nous avons parlĂ© peut devenir un atout majeur pour la pĂ©rennitĂ© d‘une entreprise.

Nous conclurons en Ă©voquant le rapport de la commission « Stieglitz » concernant la rĂ©vision du PIB, pour relever que le « mieux-ĂȘtre », voire le « bien-ĂȘtre » a pour prĂ©alable une bonne insertion des populations actives
. Pour tout ce qu’il reprĂ©sente du point de vue aussi bien privĂ© que collectif cette insertion passe d’abord par l’emploi, donc le plus souvent par les entreprises


A nous de prendre en compte l’activitĂ© humaine mesurĂ©e en terme d’emploi comme indicateur de progrĂšs social, de bon Ă©quilibre sociĂ©tal et de croissance harmonieuse
en vue d’un tout « nouveau PIB ».

Pour donner une note humoristique au propos, on dira qu’il est temps de rĂ© - interprĂ©ter les paroles que chantait H. Salvador : « Le travail, c’est la santé .»!

(1) Voir aux Ă©ditions l’Harmattan les publications de R. Guillet (2) Voir plus particuliĂšrement l’article « FlexisĂ©curitĂ©: une autre voie » par R. Guillet (3) Voir plus particuliĂšrement l’article « Un modĂšle de rĂ©munĂ©ration solidaire et Ă©quitable comme alternative Ă  la faillite de l’entreprise » par R. Guillet

Annexe: L’évolution du taux de chĂŽmage en France depuis 1968*


  • Il s'agit de donnĂ©es Insee qui comptabilise le chĂŽmage au sens BIT (Bureau International du Travail. Ce taux exprime le nombre les « chĂŽmeurs par rapport Ă  la « population active ». (Graphe vu sur le site « france-inflation com »). AprĂšs une baisse continue depuis 2006, le chĂŽmage est reparti Ă  la hausse depuis fin 2008 et atteignait Ă  la fin du deuxiĂšme trimestre 2009 le niveau qui avait Ă©tĂ© atteint dĂ©but 2006.(Source : Insee). On observe que le chĂŽmage des jeunes est Ă  un niveau particuliĂšrement Ă©levé avec des prĂ©visions globalement peu rassurantes pour 2010.

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ENERGIE ET CROISSANCE : UNE BRÈVE SYNTHÈSE !

Remi GuilletCet article a Ă©tĂ© Ă©crit par RĂ©mi GUILLET aujourd’hui retraitĂ©. IngĂ©nieur de l’Ecole Centrale Nantes (ex ENSM promotion 1966) il est aussi Docteur en MĂ©canique et EnergĂ©tique (UniversitĂ© H. PoincarĂ©-Nancy 1-2002) et diplĂŽmĂ© en Economie/Gestion (DEA UniversitĂ© Paris 13-2001).
Son activitĂ© professionnelle l’a amenĂ© Ă  travailler essentiellement en recherche appliquĂ©e dans le domaine de la combustion. Il s’est fait notamment connaĂźtre pour ses travaux sur la « combustion humide », recevant un Prix « Montgolfier » des Arts chimiques en 2002 (Prix dĂ©cernĂ© par la SociĂ©tĂ© d’Encouragement de l’Industrie Nationale).

Il a été en charge du secteur Energie/BTP au siÚge de OSEO entre 1995 et 1998



Quand on parle d’énergie au niveau mondial on parle essentiellement des Ă©nergies fossiles, les autres formes d’énergie primaire restant aujourd’hui encore anecdotiques (moins de 5% !).

Avec la pratique du feu, l’énergie fossile s’est imposĂ©e aux hommes comme une Ă©vidence, d’abord sous forme solide (le charbon), puis liquide (le pĂ©trole) enfin sous forme gazeuse (le gaz naturel). Sa prĂ©sence un peu partout sur la planĂšte, son apparente « abondance », sa relative facilitĂ© d’utilisation, auront fait de l’énergie fossile le fondement de la croissance Ă©conomique du XIXĂšme et surtout de celle, extraordinaire, qu’aura connue la deuxiĂšme moitiĂ© du XXĂšme siĂšcle.

Et la volontĂ© d’optimiser l’utilisation de chacune de ces « formes » (phases diraient les physiciens) aura engendrĂ© des innovations et autres avancĂ©es technologiques souvent gĂ©niales (machine Ă  vapeur, moteurs thermiques
) dont certaines auront Ă©tĂ© boostĂ©es par les conflits majeurs qu’a connus le XXĂšme siĂšcle


La place des Ă©nergies fossiles dans le monde entre 1980 et 2005 : 96%

A fin d’évaluation de ces pourcentages en grandeurs Ă©nergĂ©tiques, on notera que l’ensemble de la consommation mondiale d’énergie (hors bois) a Ă©tĂ© estimĂ©e Ă  10 giga tonnes Ă©quivalent pĂ©trole (Gtep) en l’an 2000.

Mais le premier objet de cet article est de souligner la quasi parfaite corrĂ©lation entre la croissance (du PIB), la consommation d’énergie (donc essentiellement d’énergie fossile) et les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre (GES) : ce que montre la figure qui suit ( du moins pour les pays de l’OCDE)
 afin d’en dĂ©duire quelque enseignement pour les annĂ©es Ă  venir.

On pourra également repérer sur cette figure les diminutions temporaires des trois indicateurs à la suite des 3 chocs pétroliers (1973, 1979, 2000)


Enfin on pourra aussi y noter que pour un point supplémentaire de croissance économique, on consomme environ 0,5 point en plus en énergie primaire, tandis que les émissions de gaz à effet de serre (CO2, eau, N0x, méthane
) augmentent de 0,3 point.

Pour les lecteurs souhaitant apprécier la corrélation, il leur suffit de reporter, sur deux axes -par exemple le PIB en abscisse et GES, énergie consommée, en ordonnée, les trois points concernant chaque année, pour voir apparaßtre deux ensembles de points quasiment parfaitement alignés (voire un seul alignement si on choisit les échelles à cette fin).

Ces corrĂ©lations Ă©tant observĂ©es, il suffit donc de s’intĂ©resser Ă  l’évolution d’une seule de ces donnĂ©es pour connaĂźtre celle de toutes. Alors, nous avons choisi de mettre l’accent sur le versant noir de l’extraordinaire dĂ©veloppement Ă©conomique que nous venons de connaĂźtre en suivant sur une plus longue pĂ©riode l’évolution de la teneur de l’atmosphĂšre en GES ou plus exactement et par commoditĂ© mĂ©trologique celle du CO2 atmosphĂ©rique, indicateur habituel des GES (on estime que le seul CO2 est responsable de 55% Ă  60% de l'effet de serre dĂ» Ă  l'activitĂ© humaine)


Alors la figure ci-dessous fait clairement apparaĂźtre le passage d’une croissance linĂ©aire Ă  une croissance d’allure exponentielle Ă  la fin des annĂ©es 50 !



Une anecdote pour dire que les annĂ©es 80 devaient nous donner l’occasion de confĂ©rences sur les techniques d’utilisation des hydrocarbures les plus performantes mais aussi sur le « devenir du secteur pĂ©trolier» devant un public anxieux de la ressource aprĂšs les deux premiers « chocs »  tenant des propos jugĂ©s « incongrus » par la plupart des auditeurs lorsque nous soulignions que la crise de la ressource pĂ©troliĂšre serait devancĂ©e par la crise environnementale provoquĂ©e par l’utilisation intensive des combustibles fossiles ( il suffisait de comparer la dynamique d’évolution des Ă©missions de CO2 avec ce qu’elles Ă©taient au moment oĂč la teneur atmosphĂ©rique pouvait ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme stabilisĂ©e
 pour avoir une idĂ©e de ce qu’il allait advenir !)
 Mais l‘attention de l’auditoire Ă©tait le plus souvent ailleurs!

L’utilisation des Ă©nergies fossiles dans le monde


Un examen plus attentif nous enseigne qu’en rĂ©alitĂ© environ 95% de la matiĂšre « Ă©nergĂ©tique » fossile est transformĂ©e en Ă©nergie, le reste ayant Ă©galement un rĂŽle trĂšs important sur la croissance et le dĂ©veloppement Ă©conomique car Ă  la base d’une industrie de transformation « pĂ©trochimique » aux multiples faciĂšs et souvent Ă  forte valeur ajoutĂ©e : plasturgie, composites et autres dĂ©rivĂ©s de la polymĂ©risation du naphta extrait du pĂ©trole
 allant jusqu’aux goudrons ultimes pour nos routes. Ainsi, une personne nĂ©e aprĂšs 1980 a vĂ©cu quasiment exclusivement dans un environnement domestique fait de plastique sous toutes ses formes !

Mais parmi les diffĂ©rentes formes prises par l’énergie fossile, le pĂ©trole est indĂ©niablement la forme la plus recherchĂ©e encore aujourd’hui, pour sa forme liquide, sa stabilitĂ© dans les conditions atmosphĂ©riques normales de pression et de tempĂ©rature, pour sa densitĂ© Ă©nergĂ©tique (Ă©nergie par unitĂ© de volume et de poids), la « stockabilitĂ© » ou capacitĂ© Ă  ĂȘtre embarquĂ©s des carburants qu’on en extrait. Le pĂ©trole est par excellence l’énergie des transports terrestres, maritimes et plus encore aĂ©riens, couvrant Ă  hauteur de 95% les besoins en Ă©nergie du transport mondial ! (Ce qui correspond Ă©galement Ă  52% de la consommation totale de pĂ©trole et Ă  23% de la consommation Ă©nergĂ©tique totale mondiale).

Pour appuyer notre propos et l’importance stratĂ©gique du pĂ©trole, on rappellera que, jusqu’au milieu des annĂ©es 50, trouver un gisement de gaz naturel en lieu et place du pĂ©trole recherchĂ© Ă©tait une malĂ©diction
 et il n’y avait plus qu’à brĂ»ler le gaz maudit Ă  la torchĂšre ! (La France a Ă©tĂ© le premier pays d’Europe Ă  valoriser le gaz naturel avec le gisement de Lacq dont l’exploitation a commencĂ© Ă  cette Ă©poque)

Les usages du pĂ©trole dans le monde (selon donnĂ©es 1999 de l’observatoire de l’énergie)

Transport terrestre 41%

Industrie 16%

Production électricité et Raffinage 15%

RĂ©sidentiel Tertiaire 9%

Transport aérien 6%

Transport maritime 5%

Application non énergétique Agriculture 3%

L’état des rĂ©serves d’énergie fossile


L’énergie fossile consommĂ©e ne se renouvelle pas (du moins Ă  notre Ă©chelle de temps), il s’agit d’un stock, Ă  considĂ©rer comme une aubaine offerte par la nature
 Un stock oĂč on a puisĂ© (et on continue de le faire !) sans compter ! Et puisque tout rĂ©servoir a un fond, ce stock s’épuise et certains aujourd’hui sont devenus anxieux de connaĂźtre le moment oĂč le puits va se tarir, le moment oĂč l’exploitation de la manne va amorcer son dĂ©clin, le moment du peak - oil. En fait, si la question fait dĂ©bat entre experts, tous pensent que les enfants qui naissent aujourd’hui vivront, Ă  l’ñge adulte, ce moment
 puis la pĂ©nurie et tout ce que cela pourra induire de tensions de diffĂ©rentes natures et notamment gĂ©opolitiques
 Donc fondamentalement, le peak-oil dans 15 ans ou 30 ans ne change rien au problĂšme, ni pour notre gĂ©nĂ©ration, ni pour les suivantes !

Mais, selon notre point de vue, et peut-ĂȘtre heureusement, la contrainte Ă©cologique doit raisonnablement nous obliger Ă  des « changements de cap » qui affecteront en particulier notre engouement pour le pĂ©trole bien avant le peak – oil
 (ou autre peak-gas et peak-coal annoncĂ©s pour plus tard)

Quelques indications sur les stocks et leur possible Ă©volution (indications recueillies sur le site Manicore-Jancovici)
.

Le « haut » de la fourchette des rĂ©serves mondiales ultimes de combustibles fossiles reprĂ©sentait, fin 2005, de l'ordre de 4 000 Gtep (4 000 milliards de tonnes Ă©quivalent-pĂ©trole), rĂ©partis comme suit :

  • A peu prĂšs 800 de Gtep de rĂ©serves « prouvĂ©es »,




  • soit environ 9 Gtep d’énergie fossile par an


**par exemple schistes bitumineux et autres bitumes naturels

  • On pouvait y ajouter 3 000 Gtep de rĂ©serves dites « additionnelles » : ces rĂ©serves se composent de la fraction extractible de tous les hydrocarbures contenus dans des rĂ©servoirs Ă  confirmer (Ă  « dĂ©couvrir »), ainsi que dans les rĂ©servoirs dĂ©jĂ  dĂ©couverts et qui seront mis en exploitation quand la technique aura progressĂ©...)

A propos des autres sources Ă©nergĂ©tiques, aujourd’hui 4% du total
 (demain la couverture de la quasi-totalitĂ© de nos besoins Ă©nergĂ©tiques !)

L’électricitĂ© nuclĂ©aire


On parle rarement des rĂ©serves d’uranium : 100 ans ou 
 1000 ans ?

Selon la SociĂ©tĂ© Française de l’Energie NuclĂ©aire : « â€Š utilisĂ©e dans les rĂ©acteurs actuels, la ressource uranium est, Ă  l'instar de la ressource pĂ©troliĂšre telle qu'elle est apprĂ©ciĂ©e aujourd'hui, Ă  l'Ă©chelle du siĂšcle. Par contre, grĂące aux rĂ©acteurs Ă  neutrons rapides, elle pourrait couvrir nos besoins Ă  l'Ă©chelle de plusieurs millĂ©naires
 ».

Quid des « renouvelables »

Hormis la production d’eau chaude rĂ©sidentielle et le chauffage de locaux (via les panneaux solaires, les pompes Ă  chaleur, la gĂ©othermie
), les Ă©nergies renouvelables sont principalement destinĂ©es Ă  produire de l’électricité  une Ă©lectricitĂ© souvent coĂ»teuse !

/ val. bas. de la bF = par rapport Ă  la valeur la plus basse des « bas de fourchettes » /val. bas. de la hF = par rapport Ă  la valeur la plus basse des « hauts de fourchettes » Les fourchettes souvent trĂšs ouvertes s’expliquent par la variĂ©tĂ© des sites, des coĂ»ts des infrastructures (rĂ©alisation et exploitation). - L’hydraulique

Les meilleurs sites pour l’hydraulique traditionnelle (barrages) sont aujourd’hui exploitĂ©s. Parmi les grandes inconnues d’aujourd’hui, on Ă©voquera l’incertitude sur les Ă©volutions climatiques et leurs consĂ©quences sur l’hydrologie, la capacitĂ© Ă  obtenir l’acceptation (dĂ©mocratique) de la destruction de nouveaux sites naturels Ă  cette fin !

Restent alors le micro hydraulique ou le turbinage au fil de l’eau


  • Le photovoltaĂŻque

Cette technique de production d’électricitĂ© est de 12 Ă  36 fois plus cher que l’hydraulique traditionnel ou le nuclĂ©aire. Elle nĂ©cessite une grande emprise au sol. Son application pose le problĂšme du stockage de l’électricité 

Alors, de grands espoirs s’appuient sur la technologie des batteries au lithium. Par le biais des batteries, voiture Ă©lectrique et photovoltaĂŻque ont donc des destins liĂ©s
 avec les mĂȘmes tensions Ă  propos de l’approvisionnement en lithium (en quantitĂ© limitĂ©e et mal rĂ©partie : Bolivie, Tibet
).

  • L’éolien et « l’hydraulien »

Dans ce cas, la production d’électricitĂ© est de 2,5 Ă  3,7 fois plus cher que l’électricitĂ© hydraulique ou nuclĂ©aire. Par ailleurs, on commence Ă  apprĂ©hender les nuisances acoustiques des Ă©oliennes terrestres. Dans le cas de la technologie immergĂ©e des hydrauliennes, il est trĂšs probable que les Ă©cosystĂšmes marins locaux seront perturbĂ©s.

Donc deux technologies à suivre


  • La biomasse

MĂȘme si le bois n’est pas la seule ressource « biomasse », les arbres et autres forĂȘts reprĂ©sentent un double enjeu. Source d’énergie (et de matĂ©riaux de construction), ils constituent aussi « le puits carbone terrestre », aprĂšs les ocĂ©ans*. Alors il est important de se rappeler qu’un arbre adulte abattu ne sera remplacĂ© du point de vue de sa capacitĂ© de photosynthĂšse et donc d’absorption de CO2 qu’aprĂšs plusieurs dĂ©cennies. Et cette remarque prend la plus grande importance quand on nous dit que nous n’avons plus que 15 ans pour rĂ©agir et ainsi limiter le rĂ©chauffement climatique Ă  quelques degrĂ©s (on n’est peu prĂ©cis sur le nombre !).

Alors, ĂȘtre raisonnable ne supposerait-il pas que, dĂšs aujourd’hui, il y ait un moratoire mondial d’au moins 15 ans sur la dĂ©forestation ?

* Bien que leur rĂ©chauffement contrarie cette augmentation, les ocĂ©ans voient leur aciditĂ© augmenter avec la teneur atmosphĂ©rique en CO2 induisant un risque important pour le dĂ©veloppement du plancton et in fine sur l’ensemble de la chaĂźne du vivant.

  • Les biocarburants

Les biocarburants sont Ă©galement coĂ»teux Ă  produire. Pour les lancer (les rendre compĂ©titifs), de nombreux Etats sont prĂȘts Ă  les dĂ©taxer (voir plus loin le dĂ©veloppement sur les taxes, alors on aura une idĂ©e du coĂ»t moyen de leur production !). Par ailleurs, et pour certaines rĂ©gions du monde et certaines « filiĂšres », le bilan carbone de « l’opĂ©ration biocarburant » est trĂšs controversĂ© ! Mais l’actualitĂ© rĂ©currente sur ce thĂšme nous rappelle l’enjeu le plus fondamental du biocarburant : avec lui et aprĂšs le « Boire ou Conduire » l’heure est venue au « Manger ou Conduire ! ».

En rĂ©alitĂ©, pour son application comme carburant, la filiĂšre de substitution au pĂ©trole reste Ă  trouver. Ainsi, on se tourne maintenant vers les (micro) algues
 et « l’algocarburant » inaugure (dĂ©jĂ  !) la troisiĂšme gĂ©nĂ©ration de biocarburant
 Il y a lĂ  un enjeu stratĂ©gique de la plus haute importance.

  • Autres « futuribles » : les hydrates de mĂ©thane


Les hydrates de mĂ©thane sont moins mĂ©diatisĂ©s. Cependant, dĂ©jĂ  vers l’an 2000 on s’entendait dire Ă  l’Institut Californien d’OcĂ©anographie Scripps (La Jolla) qu’il y avait 3000 ans de rĂ©serves d’hydrates de mĂ©thane dans les grandes profondeurs sous - marines (il s’agit de 6 Ă  7 molĂ©cules d’eau qui, dans les conditions de tempĂ©rature et de pression rĂ©gnantes, piĂšgent une molĂ©cules de mĂ©thane).

Cette information se retrouve aujourd’hui par exemple sur le site « mĂ©diathĂšque de la mer » :

« â€ŠSur notre planĂšte, les fonds marins et pergĂ©lisols contiendraient quelque 10 000 milliards de tonnes d'hydrates de mĂ©thane, soit deux fois les rĂ©serves de pĂ©trole, gaz naturel et charbon confondus. Comme ces rĂ©serves sont dispersĂ©es dans les sĂ©diments, elles ne peuvent pas ĂȘtre extraites par forage conventionnel, et des techniques d'exploitation et d'acheminement doivent ĂȘtre dĂ©veloppĂ©es. On estime que la quantitĂ© de cette ressource dans la mer autour du seul Japon Ă©quivaut Ă  100 annĂ©es de consommation nationale de gaz naturel 
 ».

Alors, nous ajouterons : Pourquoi ne pas imaginer, plutĂŽt qu’ « extraire », « consommer » ces hydrates de mĂ©thane, in situ, par des robots produisant de l’électricitĂ© sur place tandis que l’O2 serait Ă©galement prĂ©levĂ© sur place Ă©ventuellement depuis l’atmosphĂšre, le CO2 rejetĂ© aux mĂȘmes profondeurs dissous par l’eau de mer puis retransformĂ© par photosynthĂšse par la flore aquatique
 ayant ainsi peu de chance de rejoindre l’atmosphĂšre !

Les taxes sur les carburants

Traditionnellement, le business des carburants constitue une aubaine pour les gouvernements qui y trouvent une importante recette budgĂ©taire et un levier stratĂ©gique leur permettant de soutenir ou au contraire de contraindre davantage telle ou telle activité 

Les exceptions !

Mais pendant ce temps on en est toujours Ă  la convention de Chicago qui aprĂšs la seconde guerre mondiale et afin de dĂ©velopper le transport aĂ©rien a interdit la taxation du kĂ©rosĂšne (disposition Ă  mĂ©diter quand on connaĂźt la consommation des aĂ©ronefs par kg transportĂ© : 10 fois plus que le train !) D’autres secteurs d’activitĂ©s sont Ă©galement concernĂ©s par des dĂ©taxes, conjoncturelles, partielles etc
 C’est par exemple le cas de la pĂȘche, de l’agriculture, des taxis
.

Il est aussi fait appel Ă  la dĂ©taxe pour lancer le dĂ©veloppement de telle ou telle filiĂšre de production de substituts au pĂ©trole : huile vĂ©gĂ©tale, Ă©thanol


L’enjeu de la taxe « carbone »

La taxe carbone (ou taxe CO2) est, dans son concept, et avec d’autres « Ă©cotaxes », une taxe destinĂ©e Ă  couvrir les frais induits par les nuisances du CO2 et, dans le mĂȘme temps, Ă  favoriser les options pour les Ă©nergies alternatives renouvelables.

Ainsi, la dĂ©cision de mettre en Ɠuvre la taxe carbone devient aujourd’hui un enjeu planĂ©taire dans la mesure oĂč elle peut avoir un impact sur l’évolution de l’effet de serre dont on constate que l’ensemble des consĂ©quences, s’appuyant les unes sur les autres, engendre un dĂ©rĂšglement climatique qui s’accĂ©lĂšre (dĂ©passant de beaucoup les prĂ©visions les plus pessimistes faites il y moins de 10 ans !).

Pour le transport terrestre, on comprendra que la taxe carbone pourrait ĂȘtre « rĂ©coltĂ©e » aux diffĂ©rents passages douaniers et ainsi servir de rĂ©gulateur aux Ă©changes internationaux, donc au bout du compte, pourrait avoir un double impact : direct, Ă©cologique –sa premiĂšre raison d’ĂȘtre- mais aussi social, avec ses rĂ©percussions indirectes sur les dĂ©localisations et autres transports de marchandises


Croissance et Ă©nergie : l’aspect dynamique

L’évaluation des annĂ©es de consommation « restantes » vue plus haut a Ă©tĂ© faite sur la base de la consommation 2005. Mais nous ne pouvons ignorer plus longtemps l’émergence de nouvelles puissances Ă©conomiques (Chine, Inde, BrĂ©sil
), avec une croissance Ă  deux chiffres depuis une dizaine d’annĂ©es pour ce qui concerne la Chine (mĂȘme si aujourd’hui la conjoncture touche ce pays comme les autres, ses vellĂ©itĂ©s sont intactes !).

Au dessus : l'augmentation de la consommation de pĂ©trole dans diffĂ©rentes rĂ©gions du monde entre 1965 et 2003 (source: bp).

Au dessous : on observe que la consommation de pĂ©trole de la Chine a Ă©tĂ© multipliĂ©e par 11 en 38 ans ! (source : bp).

Et maintenant
 qu’allons-nous faire ?

Bien sĂ»r, vouloir faire mieux, inscrire notre dĂ©marche individuelle et collective dans le sens de ce que nous croyons ĂȘtre notre « mieux-ĂȘtre » perdurera : c’est un dĂ©fi spĂ©cifique Ă  l’intelligence, Ă  la nature humaine !

Mais ne plus appuyer nos choix stratĂ©giques sur l’existence de la manne des Ă©nergies fossiles gracieusement offerte par Dame Nature est devenu un impĂ©ratif environnemental
 qui nous contraint, dĂšs aujourd’hui, Ă  aller vers un autre modĂšle de dĂ©veloppement (1).

Probablement contraint par les circonstances plus que par choix dĂ©libĂ©rĂ© nous devrons de plus en plus produire l’énergie dont nous aurons besoin pour relever nos dĂ©fis ou plus prĂ©cisĂ©ment nous devrons investir, construire, exploiter des infrastructures ayant Ă  produire une Ă©nergie rĂ©putĂ©e « propre »  en lieu et place d’une Ă©nergie prĂ©existante, longtemps offerte
 et Ă  profusion.

Mais cette « conversion » ne sera pas gratuite au sens Ă©conomique : une nouvelle « charge » figurera au bilan de nos activitĂ©s
 Pour les adeptes du profit, celui-ci sera -toutes choses Ă©gales par ailleurs- amoindri d’autant, la production de richesses capitalistiques rĂ©duite d’autant
 En toute probabilitĂ©, cette conversion sera d’autant moins facile Ă  accepter qu’elle engendrera une croissance apprĂ©ciĂ©e comme (trĂšs ?) modĂ©rĂ©e par rapport Ă  ce qui a Ă©tĂ© observĂ© Ă  la fin du siĂšcle passĂ©.

Ce faisant, des interrogations nouvelles quant au rĂ©el intĂ©rĂȘt d’échanges mondialisĂ©s Ă  propos de tout (par exemple Ă  propos du yaourt qui parcourt 9000 kms avant d’arriver dans notre assiette !) vont apparaĂźtre !

Cette conversion aura cependant son versant ensoleillĂ© : compte tenu de ce que vont devenir les coĂ»ts du transport, beaucoup moins de dĂ©localisation seront Ă  craindre, les vertus de proximitĂ© entre production et consommation seront redorĂ©es ! « Manufacturer » une part importante de l’énergie dont nous aurons besoin devrait (normalement) constituer un nouveau et bienvenu gisement d’emplois !

Au final, la question qui nous semble aujourd’hui ĂȘtre la plus pertinente concerne les modalitĂ©s du « passage » du modĂšle actuel au modĂšle suivant
 Ce dernier devant intĂ©grer la raretĂ© lĂ  oĂč il y avait abondance, donc beaucoup plus Ă©conome, en eau, en Ă©nergie
, devant engendrer et rĂ©pondre Ă  des dĂ©fis radicalement nouveaux. Ce ne sera pas le fait de couper l’eau la durĂ©e du brossage des dents, l’extinction de tous les feux 
 quand on dort ! qui suffiront : si c’est mieux que rien, nous craignons que ces « petits gestes » nous donnent bonne conscience et en cela l’endorme !

Les discours politiques nous enjoignent de rejoindre le business du « dĂ©veloppement durable »  Mais il s’agit d’un business comme un autre dans la mesure oĂč on y adjoint le mĂȘme dĂ©fi de rentabilitĂ©, de profitabilitĂ©, avec les mĂȘmes difficultĂ©s Ă  rĂ©ussir
 dans un contexte de mondialisation, de dĂ©localisation, d’iniquitĂ© (que penser de panneaux solaires made in China et installĂ©s en Provence ?)


Plus gĂ©nĂ©ralement, les discours officiels sur le «changement climatique » restent plutĂŽt rassurants (peuvent-ils ĂȘtre autres ?) Nous aurions encore 15 ans pour rĂ©agir dit-on ! Mais cela fait dĂ©jĂ  au moins 10 ans qu’on le dit : c’est comme l’horizon qui avance comme nous marchons ! Alors, faut-il attendre encore 15 ans pour envisager quelque changement d’importance !

Non ! Il faut prendre le problĂšme Ă  bras le corps 
 et partout, dĂšs aujourd’hui ! Donc trouver une formulation ou un encadrement aux enjeux Ă©conomiques pour que le monde s’inscrive « naturellement » dans « l’aprĂšs pĂ©trole ». Pour ĂȘtre plus explicite, nous allons changer notre propre formulation pour dĂ©clarer qu’il nous faut dĂ©sormais remplacer le « dĂ©fi Ă©conomique traditionnel » par un « dĂ©fi sociĂ©tal », marquant ainsi notre volontĂ© d’aller vers un modĂšle de dĂ©veloppement plus humaniste, plus Ă©quitable, visant un meilleur partage dans l’espace et dans le temps, au sein d’une mĂȘme gĂ©nĂ©ration, avec les gĂ©nĂ©rations suivantes, marquant notre volontĂ© de respecter le patrimoine naturel
 Cela, redisons-le, dĂšs maintenant ! Alors on ne peut que se tourner vers les responsables politiques
 qui doivent intervenir avec beaucoup de dĂ©termination, et ensemble, pour « changer le cap » dans l’urgence. La crise peut les y aider !

Si on rĂ©agit vite, on aura Ă©vitĂ© le pire des chaos environnementaux, on aura eu la sagesse d’en garder un peu de cette manne d’énergie fossile pour les gĂ©nĂ©rations qui suivront
 Et ce sera bien pour elles, car nous devons savoir que pour certains usages, l’énergie fossile et plus particuliĂšrement le pĂ©trole n’auront pratiquement pas de substituts Ă©conomiquement viables pendant encore trĂšs longtemps !

Alors, aprĂšs la question que posait G. BĂ©caud (le titre de ce dernier dĂ©veloppement), on pourra mĂ©diter sur diverses interprĂ©tations du texte de G. Brassens quand il chantait « Mourons pour des idĂ©es, d'accord, mais de mort lente / D’accord, mais de mort lente ! »

Puisque notre propos voulait ĂȘtre une « brĂšve synthĂšse », alors on retiendra de ce texte – plus long qu’initialement pensĂ© ! - qu’avec la matiĂšre Ă©nergĂ©tique fossile nous avons eu le meilleur, mais Ă  vouloir trop jouer avec le feu
 nous avons prĂ©parĂ© le pire ! A nous de jouer diffĂ©remment, dĂšs maintenant et dans l’urgence, pour montrer notre capacitĂ© Ă  mieux maĂźtriser la suite de notre saga avec l’énergie.

(1) On pourra consulter l’article de RĂ©mi Guillet « Plaidoyer pour une autre croissance » sur le site des Ă©ditions l’Harmattan

Vous voulez poursuivre la lecture d'autres articles de Remi GUILLET, alors:

 

Cleantech Venture Day : développez votre entreprise aux Etats-Unis

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Source de l'information: http://www.oseo.fr

 

R & D : INVESTIR DANS LA RECHERCHE NE SUFFIT PAS !

Remi GuilletCet article a Ă©tĂ© Ă©crit par RĂ©mi GUILLET aujourd’hui retraitĂ©. IngĂ©nieur de l’Ecole Centrale Nantes (ex ENSM promotion 1966) il est aussi Docteur en MĂ©canique et EnergĂ©tique (UniversitĂ© H. PoincarĂ©-Nancy 1-2002) et diplĂŽmĂ© en Economie/Gestion (DEA UniversitĂ© Paris 13-2001).
Son activitĂ© professionnelle l’a amenĂ© Ă  travailler essentiellement en recherche appliquĂ©e dans le domaine de la combustion. Il s’est fait notamment connaĂźtre pour ses travaux sur la « combustion humide », recevant un Prix « Montgolfier » des Arts chimiques en 2002 (Prix dĂ©cernĂ© par la SociĂ©tĂ© d’Encouragement de l’Industrie Nationale).

Il a été en charge du secteur Energie/BTP au siÚge de OSEO entre 1995 et 1998



La consultation publique lancĂ©e par trois ministres Ă  propos de « l’internet du futur » nous incite Ă  Ă©largir le dĂ©bat sur la R & D
 dont on attend tant (et probablement trop !) pour relancer, dans l’urgence, notre activitĂ© Ă©conomique, la compĂ©titivitĂ© de nos entreprises, la croissance de notre PIB
 rĂ©soudre nos multiples problĂšmes sociĂ©taux !

Economiste autrichien de la premiĂšre moitiĂ© du XXĂšme siĂšcle, J. Schumpeter est connu comme le thĂ©oricien de l’innovation
 Nous retiendrons ici qu’il a su mettre l’accent sur le rĂŽle dĂ©terminant de l’entrepreneur qui sait innover dans la mise en Ɠuvre de moyens (prĂ©- existants)


En cela il a soulignĂ© que les travaux d’innovation trouvent leur raison d’ĂȘtre dans leur aboutissement Ă©conomique, leur « intĂ©rĂȘt » se mesurant Ă  l’aune des profits que rĂ©alise in fine l’entreprise. Sans profits, point de salut ! C’est grĂące Ă  ces profits que l’entreprise trouve un « Ă©quilibre dynamique » qui lui est nĂ©cessaire pour rĂ©cupĂ©rer un investissement prĂ©alable, pour investir Ă  nouveau
 Plus clairement, le dynamisme entretenu, nĂ©cessaire Ă  la pĂ©rennitĂ© de l’entreprise, vient du profit que lui procure l’innovation, une innovation qui la maintient en position concurrentielle favorable en cas de dĂ©veloppement « incrĂ©mental » voire en position de monopole temporaire dans le cas d’innovation en « rupture ».

Aujourd’hui le vocabulaire d’innovation existe toujours mais il est supplantĂ© dans le rĂ©pertoire officiel par le sigle « R&D » (Recherche et DĂ©veloppement). Alors, on retiendra que pour Schumpeter le « D » est essentiel, sans le D, point de salut pour le « R » 

La théorie de Schumpeter est connue partout dans le monde. Ainsi dans le monde entier le concept R&D se décline
 Mais que recouvre-t-il précisément ?

Du point de vue sĂ©mantique, on s’efforce souvent de diffĂ©rencier la recherche de base ou fondamentale, de la recherche appliquĂ©e, du dĂ©veloppement technologique expĂ©rimental, du dĂ©veloppement industriel. Mais chaque pays a son propre dĂ©coupage entre ces modules
 et si des controverses (sans doute bien peu utiles !) peuvent en naĂźtre, nous retiendrons avec Schumpeter que, du point de vue Ă©conomique, seul compte le succĂšs de la phase finale de la « R&D ».

Par rapport aux siĂšcles prĂ©cĂ©dent oĂč « Chercher » Ă©tait une « Passion », « DĂ©couvrir » une « GrĂące», l’application industrielle un enjeu que le temps se chargeait de confier Ă  d’autres, aujourd’hui, « chercher » est devenu un mĂ©tier, « trouver » est un bonus et le dĂ©veloppement de l’application industrielle de la R&D un enjeu Ă©conomique majeur, essentiel Ă  la survie de l’entreprise


Cette rĂ©ussite Ă©conomique tant espĂ©rĂ©e ne va pourtant pas de soi ! Partant des rĂ©sultats et recommandations issues des travaux de recherche, aprĂšs avoir surmontĂ© les difficultĂ©s qui ne manquent pas d’apparaĂźtre aux diffĂ©rents stades du dĂ©veloppement technologique d’un produit (maquette, prototype, pilote
), il faut que le nouveau produit se prĂ©sente au « bon » moment sur le marchĂ© ! Ainsi le succĂšs commercial devient dĂ©pendant de circonstances externes 
d’un facteur chance.

En rĂ©sumĂ©, la R&D est un investissement Ă  haut risque pour l’ensemble des acteurs concernĂ©s.

Le cas français:

Nous faisons partie des pays puristes de la sĂ©mantique
 L’activitĂ© noble concernerait exclusivement le R, l’activitĂ© industrielle, entrepreneuriale, Ă©tant quant Ă  elle une affaire de D, une affaire d’argent, soit deux activitĂ©s dĂ©limitant deux « mondes » distants, mĂ©fiants l’un envers l’autre, peu enclins Ă  l’estime rĂ©ciproque, donc peu enclins au dialogue, aux visions communes et autres rapprochements


  • Ainsi va le monde de la recherche fondamentale (des questions rĂ©currentes se posent alors Ă  propos de la mission de notre CNRS, de l’évaluation de ses performances) avec, de surcroĂźt, un cloisonnement Ă©tanche entre domaines scientifiques, entravant souvent l’approche transverse pourtant nĂ©cessaire au traitement des problĂšmes d’aujourd’hui (environnement
).
  • Ainsi va le monde universitaire, prĂ©fĂ©rant garder une totale libertĂ© d’initiative en matiĂšre de programme plutĂŽt que s’enquĂ©rir des besoins ou de l’avis du monde de l’industrie.
  • Ainsi va le monde industriel, avec ses problĂšmes de survie, ses stratĂ©gies de court terme pour parer aux exigences les plus coercitives
 de rentabilitĂ© immĂ©diate.

Comparatif R&D dans le monde


DonnĂ©es R&D 2006 pour l’OCDE (origine MinistĂšre de l’Ens. Sup. et de la Recherche)


Ret D


Quelques commentaires sur ces données


Rapportée au PIB, la France vient en 4Úme position aprÚs la SuÚde, le Japon, les Etats- Unis, avec 70% du pourcentage suédois.

En financement ($ PPA), la France vient en 3Úme position aprÚs les Etas-Unis, le Japon, avec 12% de la dépense des Etats-Unis.

En nombre d’agents, la France est en 4ùme position aprùs le Japon et l’Allemagne, avec 15% des moyens en hommes des Etats-Unis.

Globalement, l’Europe consacre 1,79% de son PIB contre 2,62 pour les Etats-Unis (soit 70% des moyens mis par les Etats-Unis). Mais dans ce comparatif avec les Etats-Unis, il faudrait aussi tenir compte des problĂšmes de coordination spĂ©cifiques Ă  la communautĂ© europĂ©enne !

Sur l’ensemble des critĂšres, c’est le Japon qui apparaĂźt comme le mieux placĂ© (il l’était Ă©galement au milieu des annĂ©es 80, moment oĂč nous avions participĂ© Ă  une mission sur ce thĂšme dans ce pays qui Ă©tait alors la rĂ©fĂ©rence Ă©conomique et sociale du monde entier – voir par exemple «Le miracle japonais » de L. Wegnez)
 Cependant, la France avec sa 4Ăšme place occupe une position honorable (bien que la plus mauvaise, diraient les sportifs !).

Mais on doit Ă©galement s’intĂ©resser Ă  la rĂ©partition du financement de la R&D, entre les entreprises et l’Etat (la R&D a Ă©galement d’autres sources de financement : dons, financements d’origine Ă©trangĂšres
 qui complĂštent les pourcentages affichĂ©s dans le tableau).

Alors on observe que le Japon se distingue Ă  nouveau par un financement des entreprises atteignant 70%, la France Ă©tant seulement en 12Ăšme position, avec 52%. A l’opposĂ©, c’est l’Etat portugais qui est le plus interventionniste avec un apport de 55%, la France Ă©tant en 5Ăšme place avec 38%. Il y a lĂ  des donnĂ©es Ă  mĂ©diter quand on sait les difficultĂ©s Ă  faire bĂ©nĂ©ficier les entreprises des moyens mis par l’Etat dans la recherche publique !

Mais, si la R&D Ă©tait une activitĂ© stratĂ©gique dans les annĂ©es 80, aujourd’hui la R&D est une activitĂ© qui se sous-traite, qui se dĂ©localise
comme le reste! Et l’internationalisation des activitĂ©s de R&D prend de plus en plus d’importance. Il devient alors de plus en plus difficile de donner un contenu prĂ©cis Ă  la notion « d’effort national de R&D ».

Ainsi, de nouvelles questions sont soulevĂ©es, parmi elles: Quels liens existent encore entre l’activitĂ© de recherche, les transferts de technologie, la propriĂ©tĂ© industrielle ? Comment se rĂ©partit la valeur ajoutĂ©e entre ces activitĂ©s ? Quels bĂ©nĂ©fices pour les pays ? Que sont les risques ?

Ayant passer l’essentiel de notre vie professionnelle comme acteur de la recherche appliquĂ©e et avec quelques annĂ©es passĂ©es Ă  l’ANVAR (aujourd’hui OsĂ©o), Agence Nationale pour la valorisation de la recherche et le soutien des PME/PMI, qu’on nous pardonne quelques commentaires issus de cette « expĂ©rience personnelle »  Ils concerneront la propriĂ©tĂ© industrielle, la synergie universitĂ©/entreprise et la R&D face Ă  la crise sociĂ©tale actuelle.

A propos de la protection de la propriété industrielle


Si le nombre de brevets est un indicateur traditionnel de la bonne santĂ© de la R&D, le recours au brevet (et assimilĂ©s) pour protĂ©ger un concept ou une rĂ©alisation technologique n’est pas toujours la meilleure solution


En effet, s’il s’agit d’une stratĂ©gie strictement « dĂ©fensive » (pas de vellĂ©itĂ© de dĂ©veloppement de la part de l’inventeur, mais volontĂ© d’éviter qu’un concurrent s’empare du concept), alors penser que les « contournements » sont souvent aisĂ©s et tenir compte de ce que serait le coĂ»t de la dĂ©fense du brevet devant les tribunaux
 cela aprĂšs des coĂ»ts de dĂ©pĂŽt et d’entretien de brevet Ă©levĂ©s : le coĂ»t d’un brevet europĂ©en est de l’ordre de 30 000 €, l’annuitĂ© en reprĂ©sentant 28%, contre 10000 € pour le brevet japonais ou le brevet amĂ©ricain


S’il s’agit d’un brevet « offensif » marquant la volontĂ© de bĂ©nĂ©ficier de l’avance technologique et du monopole Ă  venir, alors penser Ă  nouveau qu’un brevet peut souvent se contourner, qu’il s’agit d’une protection temporaire. Et au bout du compte, la meilleure protection peut ĂȘtre la dynamique du dĂ©veloppement. Faire vite et afficher cela comme leitmotiv
 Et les concurrents ne vous rattraperont jamais
 Donc plus besoin du brevet
 qui fige !

A propos de la synergie universités / entreprises


Par comparaison avec de nombreux pays, il y a lĂ  probablement le talon d’Achille français !

Si la situation est connue, commentĂ©e, faisant l’objet de recommandations, de tentatives de remĂšdes, peu de changement depuis 50 ans
du moins dans le secteur des activitĂ©s traditionnelles !

Dans le secteur des nouvelles technologies, on a pu assister Ă  la crĂ©ation de pĂŽles technologiques qui sont lĂ  pour favoriser les synergies. Mais avec les nouvelles technologies l’enjeu prend gĂ©nĂ©ralement une dimension internationale
 et la question devient incontournable : l’Europe est-elle prĂȘte Ă  renforcer sa coopĂ©ration, ses Ă©changes intra-muros en matiĂšre de R&D, pour favoriser la mis en place d’une politique industrielle commune et ĂȘtre mieux Ă  mĂȘme de faire face au reste du monde
 aux pays Ă©mergents avec leur Ă©norme potentiel en « cerveaux » ?

Formaliser des temps forts amenant les universitĂ©s et les entreprises Ă  se rencontrer rĂ©guliĂšrement (par exemple en milieu d’annĂ©e universitaire afin de prĂ©parer l’annĂ©e suivante), encourager le montage de projets en coopĂ©ration universitĂ©/entreprise grĂące Ă  des mesures incitatives dont l’intĂ©rĂȘt partagĂ© par les deux partis pourrait prendre la forme d’un soutien financier systĂ©matique de la part des pouvoirs publics en cas d’établissement d’un contrat (1) seront nos deux suggestions.

Alors «l’internet du futur» ne devrait-il pas favoriser ce rapprochement, c’est-Ă -dire formaliser la connexion entre universitĂ©s et partenaires industriels, sĂ©curiser les Ă©changes d’information entre les deux mondes ? Ce sera lĂ  notre contribution Ă  la consultation publique en cours.

A propos des attendus de la R&D dans un contexte de crise sociétale


Il est donc lĂ©gitime de faire appel Ă  l’innovation, Ă  la R&D, comme une nĂ©cessitĂ© absolue pour sortir de la crise, pour « rebondir »  Mais ce qui est nĂ©cessaire est rarement suffisant !

En effet, quand l’innovation ou la R&D sont pertinentes, rĂ©ussies, elles le sont pour une entreprise, mais alors la rĂ©ussite peut-ĂȘtre multinationale (Quid en cas de coopĂ©ration ou en cas d’entreprise de la mĂȘme dimension ?)


Plus une innovation est en « rupture » plus elle est dĂ©stabilisante pour tout le secteur Ă©conomique oĂč elle s’ancre
 L’innovation peut aussi porter sur l’organisation des moyens comme le dit si bien Schumpeter, donc concerner la productivitĂ© du travail, la rentabilitĂ© du capital
 donc finalement ĂȘtre peu favorable Ă  l’emploi !

Ce qui est bien du point de vue « micro » Ă©conomique ne l’est pas forcĂ©ment du point de vue « macro ». Il est mĂȘme plus frĂ©quent de trouver des conflits d’intĂ©rĂȘts entre les deux approches ! Alors qu’en est-il rĂ©ellement du bĂ©nĂ©fice sociĂ©tal de la R&D ?

Et la crise actuelle est une crise sociétale
planétaire !

Ainsi, ĂȘtre davantage en phase avec l’ensemble des prĂ©occupations actuelles qui dĂ©passent le seul critĂšre de rĂ©ussite Ă©conomique nous oblige Ă  aller au-delĂ  des vues de Schumpeter pour retenir que seul compte le rĂ©sultat « sociĂ©tal » final, incluant l’ensemble des retombĂ©es Ă©conomiques, sociales, environnementales, Ă©cologiques de la R&D, avec pour les plus audacieux
 le souci d’en Ă©tablir le bilan planĂ©taire.

Aussi, d’autres dĂ©fis, plus altruistes, plus empreints de sagesse, d’humanisme, de visions globales, de prĂ©occupations de long terme, doivent maintenant ĂȘtre explicitĂ©s (2) pour devenir des dĂ©terminants essentiels des orientations de la R&D
 et de sa rĂ©ussite.

(1) Contrat répondant à des critÚres à préciser mais incluant un objectif de développement industriel.

A ce propos, nous remercions J. Lombart, conseiller technologique rĂ©gional qui a Ă©tĂ© l’un des pionniers du rĂ©seau RDT de nous avoir communiquĂ© les informations qui suivent :

« Entre 1990 et 1996, Ă  l'initiative du MinistĂšre chargĂ© de la Recherche et de l'Industrie, les 22 rĂ©gions françaises ont mis en place un RĂ©seau de DĂ©veloppement Technologique (RDT) chargĂ© d'identifier les besoins technologiques des PME/PMI. Dans ce cadre, diffĂ©rents outils financiers ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©s dont le plus efficace est probablement toujours la Prestation Technologique RĂ©seau (PTR). Cette «premiĂšre aide», plafonnĂ©e Ă  5000 voire 10000 € selon le cas, permet de financer le recours Ă  des intervenants extĂ©rieurs, universitaires ou privĂ©s, pour rĂ©aliser diverses prestations de type soutiens thĂ©oriques, essais, mises au point, brevets
 Plus d'un quart des PTR dĂ©bouche sur d’autres financements souvent plus importants, provenant de OsĂ©o-Anvar, des DRIRE rĂ©gionales ou encore de l’ANRT pour les doctorants, prenant alors la forme de conventions industrielles de formation par la recherche (Cifre), tandis que des conventions « Cortechs » gĂ©rĂ©s par l’Anvar, existent pour les techniciens supĂ©rieurs
 Jacques Lombart »

Aujourd’hui les PME peuvent Ă©galement consulter le RDT et ses conseillers technologiques rĂ©gionaux via le service « TechnĂ©o », service coordonnĂ© par OsĂ©o-Anvar qui rĂ©fĂ©rencie les compĂ©tences des Ă©quipes Ă  mĂȘme de venir en appui aux projets innovants des entreprises : organismes publics et parapublics dĂ©diĂ©s Ă  la recherche et Ă  la technologie ainsi que les sociĂ©tĂ©s privĂ©es spĂ©cialisĂ©es (Structures de Recherches Contractuelles, sociĂ©tĂ©s agrĂ©Ă©es, CrĂ©dit d'ImpĂŽt Recherche
)

(2) Nous avons dĂ©jĂ  publiĂ© quelques articles sur la « solidaritĂ© », le « partage », « l’équitĂ© »  (notamment sur ce site)

Vous voulez poursuivre la lecture d'autres articles de Remi GUILLET, alors:

 

EDF va emprunter 1 milliard auprÚs des Français: mauvaise nouvelle pour nos start ups

businessfinanceEDF sur les années à venir affiche un plan d'investissement conséquent:

  • construire une dizaine de rĂ©acteurs de 3Ăšme gĂ©nĂ©ration (EPR): si l'on prend comme comparaison celui de Flamanville Ă  chaque fois le groupe investira 3,9 milliards d'euros.
  • continuer la politique de croissance externe par l'achat de sociĂ©tĂ©s concurrentes ou ayant une activitĂ© complĂ©mentaires. La derniĂšre acquisition fut avec la sociĂ©tĂ© d'Ă©nergie BRITISH ENERGY et lĂ  aussi la facture fut lourde avec plus de 13 milliards investis.
  • poursuivre la rĂ©novation du rĂ©seau Ă©lectrique...

Ce faisant pour financer ce programme ambitieux EDF va lancer mi juin un emprunt d'environ 1 milliard d'euros exclusivement auprĂšs des particuliers.

Le taux proposé sera attractif à 4,5% à comparer au 1,75% du fameux livret A.

Notons que cela fait depuis plus de 15 ans que ce type d'opération n'avait pas été lancé.

On entend ici ou là qu'EDF réalise cette opération pour limiter son endettement.... il faudrait que l'on nous explique comment une entreprise peut limiter son endettement en lançant un nouvel emprunt ?

Visiblement si EDF emprunte auprĂšs du public c'est pour rembourser par anticipation la dette contractĂ©e auprĂšs des banques. Sachant que le taux d'intĂ©rĂȘt des banques doit ĂȘtre supĂ©rieur Ă  celui proposĂ© aux particuliers.

Ainsi cette opération ne devrait pas abaisser le niveau d'endettement mais abaisser le coût de l'endettement.

Alors pourquoi cette opération est une mauvaise nouvelle pour nos entrepreneurs? en effet EDF n'est en rien responsable de la difficulté qu'ont nos start ups à mobiliser des financements pour se lancer et se développer.

Le problĂšme rĂ©side dans la captation de l'Ă©pargne: 1 milliard d'euros de financement Ă  EDF ce n'est peut ĂȘtre pas 1 milliard d'euros qui serait aller Ă  nos jeunes pousses mais probablement plusieurs millions via diffĂ©rents vĂ©hicules ( FCPI, FIP, investissement direct en tant que business angel...)

Cet exemple montre qu'indirectement dans la recherche de financement nos entreprises ont une double concurrence redoutable:

  • celle de notre administration qui finance son dĂ©ficit par de l'emprunt et donc capte de l'Ă©pargne de Français ( qu'il s'agisse de particuliers ou d'institutionnels),
  • et maintenant celle de grands groupes, car plusieurs analystes considĂšrent qu'EDF vient d'ouvrir la voie et que d'autres vont bientĂŽt suivre...

En résumer pour qu'une entreprise lÚve des fonds auprÚs des particuliers il faut que:

  • le projet soit crĂ©dible: le business plan et la relation Ă©quipe/projet doivent ĂȘtre au rendez vous. Ce faisant le financier/particulier va analyser le projet en valeur absolue
  • que le projet d'entreprise en question soit supĂ©rieur en terme de crĂ©dibilitĂ© et de rĂ©munĂ©ration Ă  ceux proposĂ©s par des business concurrents.
    Ce faisant le financier/particulier va analyser le projet en valeur relative, par comparaison Ă  d'autres.
  • que le projet de l'entreprise prĂ©sente une rĂ©munĂ©ration nettement supĂ©rieure Ă  ce que propose l'Etat et maintenant les grands groupes.

Si, si chers entrepreneurs gardez le moral, vous allez y arriver..il suffit juste d'oublier ce billet.....

Si vous souhaitez poursuivre la lecture de sujets similaires, je vous propose les articles suivants:

 

PLAIDOYER POUR UNE AUTRE CROISSANCE


Remi GuilletCet article a Ă©tĂ© Ă©crit par RĂ©mi GUILLET aujourd’hui retraitĂ©. IngĂ©nieur de l’Ecole Centrale Nantes (ex ENSM promotion 1966) il est aussi Docteur en MĂ©canique et EnergĂ©tique (UniversitĂ© H. PoincarĂ©-Nancy 1-2002) et diplĂŽmĂ© en Economie/Gestion (DEA UniversitĂ© Paris 13-2001).

''Son activitĂ© professionnelle l’a amenĂ© Ă  travailler essentiellement en recherche appliquĂ©e dans le domaine de la combustion. Il s’est fait notamment connaĂźtre pour ses travaux sur la « combustion humide », recevant un Prix « Montgolfier » des Arts chimiques en 2002 (Prix dĂ©cernĂ© par la SociĂ©tĂ© d’Encouragement de l’Industrie Nationale).
Il a été en charge du secteur Energie/BTP au siÚge de OSEO entre 1995 et 1998
''

La devise « Plus vite, plus haut, plus fort » attribuĂ©e Ă  Pierre de Coubertin (en rĂ©alitĂ© due au pĂšre Didon Ă  la fin du 19Ăšme siĂšcle) et communĂ©ment associĂ©e aux jeux olympiques modernes n’aura pas marquĂ© que les esprits sportifs. Pour preuve, les nombreuses rĂ©ussites technologiques qui s’y rapportent, dans le domaine des transports terrestres et aĂ©riens, du spatial, dans le domaine de la construction navale, du bĂątiment
 Plus fort pouvant se dĂ©cliner de mille maniĂšres, on pourra alors faire allusion au domaine du micro, puis du nano, en informatique, dans le domaine mĂ©dical


Mais ce toujours « Plus » qui restera une marque indĂ©lĂ©bile du 20Ăšme siĂšcle a souvent montrĂ© son versant sombre: accumulation de capital et consumĂ©risme outranciers de riches de plus en plus riches Ă  cĂŽtĂ© de pauvres de plus en plus pauvres, qu’il s’agisse des pays ou des individus, gaspillage de notre patrimoine planĂ©taire, impact dĂ©sastreux de nos activitĂ©s sur l’environnement
 Crise du partage, de la solidaritĂ© « spatio-temporelle », constatĂ©e ou prĂ©visible
 Que laisserons-nous Ă  la jeune gĂ©nĂ©ration et aux suivantes?

Quant au milieu sportif, il doit désormais vivre avec la gangrÚne du dopage, laissant planer le doute sur chaque exploit inattendu!

En vĂ©ritĂ©, au plan Ă©conomique, le 20Ăšme siĂšcle aura rĂ©pondu Ă  une quĂȘte vertigineuse qui dĂ©bouche aujourd’hui sur une crise Ă©conomique, sociale, Ă©cologique (dimension la plus irrĂ©versible) majeure, consĂ©quence d’abus en tous genres, se traduisant par un tissu Ă©conomique et social qui se dĂ©lite, un chĂŽmage massif, une jeunesse dĂ©sabusĂ©e
.

Certes, l’homme a besoin de rĂȘve et de vertige, mais sans vouloir nous attarder sur cette nĂ©cessitĂ© psychologique, interrogeons-nous sur la nĂ©cessitĂ© d’assouvir tous nos rĂȘves
 dans leur dĂ©mesure! Pensons au Don Quichotte de CervantĂšs et Ă  sa « QuĂȘte (1) », qui sublime le rĂȘve en acceptant son inaccessibilitĂ©!

La crise aux multiples faciĂšs que nous subissons nous somme de prendre du recul par rapport aux dĂ©fis qui auront animĂ© le 20Ăšme siĂšcle 
 et d’en inventer de nouveaux, plus empreints d’humanisme et plus respectueux de notre unique espace vital: la Terre! 


Une croissance solidaire et Ă©quitable


Quelques piÚges sémantiques


Tout d’abord, nous avons conscience que l’association des termes « croissance » et « Ă©quitable » fait penser inĂ©vitablement au « commerce Ă©quitable » qui est un concept dĂ©sormais connu. Ce concept sera cependant connexe Ă  ce texte (si ce n’est le rappel que le commerce Ă©quitable est un Ă©pisode de la lutte existentielle mais inĂ©quitable entre un « pot de terre » -les petits producteurs
et pas uniquement ceux du « Sud », qui auraient besoin que l’avenir leur procure une armure – et un « pot de fer » -les mastodontes de la distribution- chacun Ă©tant par ailleurs concernĂ© par la problĂ©matique de « nouvelle croissance » dont il est question ici).

Ensuite nous regretterons que le dĂ©fi de « dĂ©veloppement durable », qui s’inscrit parmi les rĂ©ponses aux problĂ©matiques environnementales et rarĂ©faction des ressources, qualifiant dĂ©sormais le moindre projet, soit en passe de devenir un slogan. Abusivement employĂ©e, l’expression semble dĂ©jĂ  galvaudĂ©e. En tous cas, nĂ©e pendant une pĂ©riode de dĂ©fi mercantile et consumĂ©riste, elle peut mener Ă  une certaine confusion et nous en sommes devenu mĂ©fiant.

A ce propos, on pourra noter qu’avec la crise actuelle le discours Ă©cologiste et le soutien au dĂ©veloppement durable semblent passĂ©s au second plan : un signe Ă  mĂ©diter!

Ainsi, pourquoi encore et toujours fonder notre dĂ©veloppement, nos espoirs d’accomplissement collectif et individuel sur la production de toujours plus de richesses marchandes, nous rĂ©fĂ©rant Ă  la seule croissance (de PIB): hypocrisie pour les uns, puĂ©rilitĂ© pour d’autres, acceptation de notre impuissance Ă  changer le monde pour une derniĂšre catĂ©gorie?

Il semble bien que sortir de la crise par le haut, Ă©viter l’effet culbuto pour en revenir Ă  la situation antĂ©rieure, impliquent une autre approche, une rĂ©flexion Ă©largie, plus transverse au domaine Ă©conomique et au domaine social, une approche plus soucieuse d’environnement, avec le dĂ©fi d’un meilleur partage, de plus d’équitĂ© et de solidaritĂ© dans l’espace, entre les pays et les individus, dans le temps, entre les gĂ©nĂ©rations.

Si toutes les idĂ©es, d’oĂč qu’elles viennent, doivent ĂȘtre accueillies et dĂ©battues, l’approche scientifique restant la rĂ©fĂ©rence, la dimension Ă©cologique de la crise, sa transversalitĂ©, nous incitent Ă  nous interroger sur les inconvĂ©nients d’une organisation universitaire sectorisĂ©e, avec un cloisonnement Ă©tanche entre les disciplines, Ă©conomiques, sociales
et les autres, alors que le rapprochement, la confrontation des idĂ©es sont devenues essentielles.

Ainsi, les sciences Ă©conomiques Ă©tant souvent des sciences Ă©conomĂ©triques, statistiques portant sur l’existant ou l’ayant existĂ©, concernant des indicateurs qui gĂ©nĂ©ralement ignorent les consĂ©quences sociales de tel ou tel choix Ă©conomique (penser par exemple au dilemme profits/emplois) laissent-elles encore quelque chance Ă  la crĂ©ativitĂ©, Ă  une innovation radicale, en rupture avec le « modĂšle Ă©conomique » existant?

Quant aux sciences sociales, ne sont-elles pas gagnantes quand elles se rapprochent des autres sciences Ă  commencer par les sciences Ă©conomiques? Au final, bien trop peu de travaux scientifiques transversaux semblent aujourd’hui au service de la prĂ©occupation Ă©cologique, de l’approche socio – Ă©conomique, pouvant servir de tremplin Ă  une approche Ă©largie de l’économie, Ă  une « autre croissance ».

Ce plaidoyer nous donne cependant l’opportunitĂ© d’apporter notre contribution au dĂ©bat qui ne manquera pas de s’instaurer
 pour un changement de cap, voulu ou contraint, mais devenu indispensable (mĂȘme s’il apparaĂźt encore trĂšs peu probable pour le plus grand nombre!).


 Dans l’entreprise

L’entreprise Ă©tant une des organisations les plus naturellement destinĂ©es Ă  la production de richesses, nous Ă©voquerons nos propres rĂ©flexions Ă  propos d’un « autre partage » de la valeur ajoutĂ©e produite par l’entreprise, entre les salariĂ©s et ceux qui apportent le capital (voir le livre « Pour plus de solidaritĂ© entre le capital et le travail ou de nouvelles chances pour l’emploi » et les articles associĂ©s sur le site des Ă©ditions l’Harmattan (2) ).

EquitĂ© et solidaritĂ© se traduisent alors par de nouvelles modalitĂ©s de rĂ©munĂ©ration pour les acteurs internes (salariĂ©s, managers
) et les acteurs externes (les actionnaires). Des modalitĂ©s de rĂ©munĂ©ration « hybrides » qui positivent aux yeux de tous la hauteur de la masse salariale et celle des profits, en mĂȘme temps qu’elles induisent de la flexibilitĂ© dans la rĂ©munĂ©ration des salariĂ©s (Ă  l’image de la pratique française de la prime de participation aux rĂ©sultats) et de la sĂ©curitĂ© dans la rĂ©munĂ©ration des actionnaires (grĂące Ă  une part de leur rĂ©munĂ©ration sĂ©curisĂ©e car indexĂ©e sur la masse salariale) et visant Ă  les fidĂ©liser Ă  l’entreprise. Des dispositions dont la mise en pratique donne lieu Ă  des nĂ©gociations dĂ©bouchant sur une rĂ©partition de la valeur ajoutĂ©e et du risque jugĂ©e par tous les acteurs comme Ă©tant la plus Ă©quitable
 et permettant Ă©galement de mettre en pratique leur solidaritĂ©, notamment en cas de difficultĂ©s (voir par exemple l’article « Un modĂšle de rĂ©munĂ©ration solidaire et Ă©quitable comme alternative Ă  la faillite de l’entreprise »).

Avec ce modĂšle on ne peut plus confondre « rĂ©munĂ©ration » et « salaire », ce dernier n’étant que la composante prĂ©dĂ©terminĂ©e de la rĂ©munĂ©ration. Afin d’apprĂ©hender au mieux ce qu’apporte sa mise en place, il faut aussi prĂ©ciser qu’elle peut ĂȘtre une opportunitĂ© pour augmenter la rĂ©munĂ©ration des salariĂ©s (les nĂ©gociations en dĂ©cident)
 tandis que l’introduction de la part flexible permettra ensuite d’ajuster les rĂ©munĂ©rations en fonction des rĂ©sultats rĂ©els futurs de l’entreprise


Dans le mĂȘme temps et dans la plupart des cas, cette flexibilitĂ© va se traduire par une diminution des charges salariales et des charges sociales qui sont indexĂ©es sur les premiĂšres, amenant du mĂȘme coup les entreprises Ă  ĂȘtre plus compĂ©titives
et plus enclines Ă  l’embauche de salariĂ©s.

Par ailleurs, on stigmatise dĂ©sormais et Ă  juste titre la disparitĂ© des rĂ©munĂ©rations entre dirigeants et salariĂ©s et mĂȘme entre diverses catĂ©gories de salariĂ©s d’une mĂȘme entreprise : un « Ă©ventail » des salaires qui s’est abusivement ouvert depuis quelques dĂ©cennies, arguant l’existence d’un marchĂ© international de patrons de haut niveau. Il semble bien qu’avec la crise, parachutes dorĂ©s et autres rĂ©tributions excessives soient des situations d’iniquitĂ© devenues inacceptables et fort justement
 revisitĂ©es. Notre point de vue a Ă©tĂ© exprimĂ© dans l’article intitulĂ© « A propos de la rĂ©munĂ©ration des dirigeants: une proposition Ă©quitable » oĂč il est montrĂ© comment le modĂšle de partage rappelĂ© au dessus peut ĂȘtre Ă©tendu au management.

Mais la solidaritĂ© doit aussi concerner la dimension temporelle, les gĂ©nĂ©rations, le monde des actifs et celui des retraitĂ©s. MĂȘme si, en France, les « 35 heures » ont plutĂŽt « plombĂ© » les discussions sur ce sujet, le partage du travail entre les jeunes et les moins jeunes est devenu un problĂšme sociĂ©tal qui doit ĂȘtre considĂ©rĂ© comme touchant Ă  l’intĂ©gritĂ© d’une nation. PlutĂŽt qu’aider Ă  la fermeture d’une entreprise, il est hautement prĂ©fĂ©rable, des points de vue micro et macro Ă©conomiques, de la sauver avec (tous) ses acteurs en partageant le travail et la valeur ajoutĂ©e
qui restent! (A nouveau, on fera rĂ©fĂ©rence Ă  l’article proposant « â€Šune alternative Ă  la faillite
 »). Pour les retraites, une indexation au moins partielle sur le PIB n’irait-elle pas, elle aussi, dans le sens de plus d’équitĂ© et de solidaritĂ© avec les actifs ? Autant de propositions Ă  mĂ©diter par les instances politiques.


 En rĂ©ponse Ă  l’iniquitĂ© de la mondialisation des Ă©changes

GĂ©nĂ©ralisĂ©, les nouvelles modalitĂ©s de rĂ©munĂ©ration dans l’entreprise que nous proposons deviennent aussi une piste pour plus d’équitĂ© dans les Ă©changes internationaux....

En effet, nous l’avons rappelĂ© plus haut, la mise en place du nouveau modĂšle va rendre les entreprises de l’Europe Occidentale plus compĂ©titives
 face Ă  leurs concurrentes des pays de l’Europe de l’Est, face aux pays Ă©mergents. En cela, ce modĂšle est une vraie piste pour contrer Ă  la fois les attraits de la dĂ©localisation et la concurrence inĂ©quitable des pays Ă©mergents.

AppliquĂ© aux pays Ă©mergents affichant une forte croissance, acceptant donc le principe d’une rĂ©partition nĂ©gociĂ©e de la valeur ajoutĂ©e (comme le veut le protocole d’application du modĂšle prĂ©conisĂ©), aboutira Ă  plus ou moins court terme Ă  plus de rĂ©munĂ©ration pour le travail
 avec, dans le mĂȘme temps, la pression d’une concurrence des pays occidentaux re-dynamisĂ©e. Alors le mouvement pourra se « consolider », les pays Ă©mergents devant davantage Ă©couler leur production vers leur population devront nĂ©cessairement octroyer davantage de moyens Ă  leurs salariĂ©s - consommateurs locaux. En fait, il y a lĂ , perspective de nouveaux Ă©quilibres dans les Ă©changes internationaux, Ă©quilibres plus « mĂ©dians »  par comparaison avec le dĂ©sĂ©quilibre vers le « plancher » engendrĂ© par le dumping social.

On peut aussi prĂ©voir que cette tendance Ă  plus de production - consommation locale sera accentuĂ©e par une forte augmentation des coĂ»ts du transport liĂ©e Ă  une forte augmentation du prix des hydrocarbures devenus plus rares et plus recherchĂ©s (sans rĂ©els substituts quand il s’agit d’énergie pour le transport aĂ©rien, voire terrestre, le cas du chemin de fer Ă©tant mis Ă  part) 
sans oublier ce que deviendront les taxes sur les carburants dans un tel contexte!

Un peu d’histoire Ă  propos des taxes sur les carburants aĂ©riens mĂ©rite d’ĂȘtre rappelĂ©e


Pour dĂ©velopper l’industrie aĂ©ronautique et le transport aĂ©rien au lendemain de la 2Ăšme guerre mondiale, la convention dite de Chicago a interdit la taxation du kĂ©rosĂšne
 Et cette convention est toujours appliquĂ©e
 A l’opposĂ© des recommandations de la rĂ©cente mission chargĂ©e de la relance de la croissance (en France) qui prĂ©conisait le dĂ©veloppement du low-cost aĂ©rien et donc ne pouvaient envisager la remise en cause de ladite convention de Chicago, une recommandation opposĂ©e mĂ©rite d’ĂȘtre prĂ©sentĂ©e ici, se justifiant par deux arguments.

D’abord simplement pour raison de contribution comparativement trĂšs Ă©levĂ©e Ă  l’épuisement inĂ©luctable de la ressource pĂ©troliĂšre (exprimĂ© en Ă©quivalent pĂ©trole par km et passager, un avion consomme 4 fois plus qu’un train (3)), mais surtout pour raison de catastrophe environnementale


MĂȘme si cela ne concerne que 5 Ă  10% des hydrocarbures consommĂ©s pour le transport, l’impact du transport aĂ©rien a (trĂšs probablement, des Ă©tudes spĂ©cifiques sont en cours pour le confirmer) un poids beaucoup plus important que ne laisse l’entendre sa part de consommation de la ressource pĂ©troliĂšre. En effet, les conditions du rejet par les aĂ©ronefs du CO2 et de la vapeur d’eau de la combustion (l’eau est Ă©galement un gaz Ă  effet de serre et c’est l’eau qui se condense dans certaines conditions en produisant les traces nĂ©buleuses que nous voyons depuis le sol), altitude des vols, piĂšge thermique dĂ» au profil du gradient thermique dans la zone, font que, d’une part, ces deux gaz contribuent fortement audit effet de serre mais, d’autre part et surtout, le CO2 rejetĂ© par les rĂ©acteurs Ă  l’altitude d’une dizaine de kms a trĂšs peu de chance de revenir au niveau des forĂȘts et ocĂ©ans pour y ĂȘtre traitĂ© par la photosynthĂšse qu’opĂšrent algues, planctons et vĂ©gĂ©taux terrestres
Autrement dit le CO2 et l’eau ont de forte chance de s’accumuler dans cette couche atmosphĂ©rique
sans s’attarder sur les oxydes d’azote formĂ©s et leur action nĂ©faste sur la couche d’ozone!

Ainsi, on le voit, dans le contexte actuel, l’intĂ©rĂȘt supĂ©rieur devrait plutĂŽt nous amener Ă  rĂ©examiner (dans l’urgence?) le bien fondĂ© de la convention de Chicago et particuliĂšrement l’encouragement au transport aĂ©rien via la dĂ©taxation du kĂ©rosĂšne


Nous ne dĂ©velopperons pas autant le cas des transports terrestres et maritimes, les recommandations pour le train, pour les petites voitures et la rĂ©duction de la vitesse Ă©tant maintenant connues et mieux respectĂ©es
 Quant Ă  la flotte maritime, des solutions sont envisageables Ă  court terme pour rĂ©duire son impact sur la ressource pĂ©troliĂšre et sur l’environnement, d’autant plus envisageable qu’il ne s’agirait pas d’une premiĂšre: les bateaux n’ont-ils pas d’abord et intelligemment utilisĂ© la force du vent!


Susceptible de modĂ©rer l’empreinte anthropique sur la planĂšte

La plus mal rĂ©compensĂ©e par le considĂ©rable « boum » Ă©conomique qu’a connu le 20 Ăšme siĂšcle est Ă  coup sĂ»r la planĂšte : la planĂšte Ă  laquelle nous devons tout par dĂ©finition. Notre valeur ajoutĂ©e, notre croissance ne sont-elles pas issues de transformations souvent multiples et dramatiquement irrĂ©versibles de son patrimoine ! Bien sĂ»r, nous pensons d’abord Ă  l’énergie fossile
et facile (mais nĂ©anmoins non renouvelable) et Ă  certains minerais Ă©nergĂ©tiques (Ă©galement menacĂ©s de rupture de stock Ă  l’horizon d’une centaine d’annĂ©es!)
 et Ă  l’importance capitale qu’ils jouent sur la croissance Ă©conomique (il y a corrĂ©lation quasi parfaite entre Ă©volution du PIB et consommation en Ă©nergie).

En retour, nous confions Ă  la planĂšte Terre dĂ©chets et autres « poisons » qu’elle supporte mal
. Elle nous le fait savoir un peu plus chaque jour!

A elles seules, ses convulsions mettent notre modĂšle de croissance en cause. On ne peut continuer! Apprendre dans l’urgence Ă  Ă©conomiser ce qui reste de ressources naturelles, tenir compte des multiples ruines provoquĂ©es par l’impact des rejets sur l’environnement, ĂȘtre capable d’établir de nouveaux indicateurs de richesses pour rĂ©orienter nos dĂ©fis, modifier radicalement le cap
 sont devenus des impĂ©ratifs absolus.

DĂ©veloppements anecdotiques ?

Parmi les dispositions prises rĂ©cemment Ă  propos de la rĂ©duction de l’effet de serre, un marchĂ© de droits Ă  polluer (inspirĂ© par thĂ©orĂšme de l’économiste Coase(4)) s’est mis en place
 S’il est mieux que rien, il ne prĂŽne pas l’abstinence! On peut mĂȘme craindre des effets pervers : par exemple des pays dĂ©veloppĂ©s prĂ©fĂ©rant nĂ©gocier les droits de pays pauvres qui, de leur cĂŽtĂ©, pourraient prĂ©fĂ©rer l’argent facile au dĂ©veloppement de leur propre activitĂ© Ă©conomique
 On ne doit donc pas s’arrĂȘter là
 et d’autres mesures doivent ĂȘtre proposĂ©es (taxes CO2 etc
)

Dans le mĂȘme temps, des « tentatives d’alertes » passent par de nouveaux concepts comme « l’empreinte Ă©cologique » dont plusieurs dĂ©finitions circulent, et qui est destinĂ©e Ă  mesurer notre impact sur l'environnement (briĂšvement, l’empreinte Ă©cologique d’une population est la surface de la planĂšte dont cette population dĂ©pend compte tenu de ce qu’elle consomme en espaces construits, cultivĂ©s, dĂ©diĂ©s Ă  la pĂȘche
 et en forĂȘts nĂ©cessaires au recyclage de ses Ă©missions de gaz carbonique).

Reste l’évaluation des pertes de patrimoine
 liĂ©es Ă  la montĂ©e du niveau des ocĂ©ans, au rĂ©chauffement des mers, aux pertes en biodiversitĂ© (bouleversement amorcĂ© dans la faune et la flore par exemple dans les ocĂ©ans avec la menace qui pĂšse sur le plancton
.) dĂ©rĂšglement climatique aux consĂ©quences catastrophiques dĂ©stabilisant des populations cĂŽtiĂšres, voire des peuples entiers 


A propos de la diminution du patrimoine « ressources Ă©nergĂ©tiques non renouvelables », la disparition irrĂ©versible des stocks (et si on tient compte du rĂŽle jouĂ© par l’or noir sur la croissance) rend quasiment impossible l’estimation de la perte
sauf Ă  Ă©tablir un comparatif avec les coĂ»ts de production des Ă©nergies manufacturĂ©es de substitution (mais ces substituts n’existent pas toujours, particuliĂšrement quand il s’agit d’énergie pour la transport!). .Aussi, nous prĂ©fĂšrerons ici nous en tenir aux travaux sur les Ă©quivalences Ă©nergĂ©tiques de J. M. Jancovici (5) Ă©tablissant que, en moyenne, pour satisfaire sa consommation Ă©nergĂ©tique, chaque Français, en ce dĂ©but de siĂšcle, devrait disposer de 100 esclaves-Ă©nergie travaillant pour lui en permanence
 (Ă  multiplier par 2,8 s’il s’agit d’un citoyen US). Et pour en revenir Ă  l’apprĂ©ciation des « coĂ»ts », il reste alors Ă  imaginer que ces esclaves ne soient plus bĂ©nĂ©voles -contraints mais rĂ©munĂ©rĂ©s (au SMIG) et le rapport de coĂ»t de production par rapport Ă  celui du pĂ©trole sera Ă©galement proche de 100! 
 Et le problĂšme de l’eau !... que nous avons sciemment oubliĂ© jusqu’ici. Il s’agit pourtant du problĂšme le plus immĂ©diatement prĂ©occupant puisque dĂ©jĂ  vital pour de nombreuses rĂ©gions! A son propos et en Ă©cho Ă  la problĂ©matique de l’effet de serre, nous Ă©voquerons seulement ici le risque pris par les promoteurs de la technique de la sĂ©questration souterraine du CO2 


Le poids de nos choix individuels

Ou bien nos choix individuels soutiennent le modĂšle de croissance en place ou bien ils favorisent l’émergence d’un nouveau modĂšle
plus enclin au partage dans l’espace et dans le temps, au respect de l’environnement, Ă  la qualitĂ© de vie


Et le moment est venu d’amorcer l’auto - critique de nos comportements individuels, de faire quelques observations/suggestions à leur propos... Plus particuliùrement à destination des adultes


Revenons alors briĂšvement sur nos articles consultables sur le Web intitulĂ©s « A propos de crĂ©dit et de croissance » et « Petite dissertation sur l’inflation » oĂč nous avons voulu montrer Ă  quel point le crĂ©dit Ă  la consommation Ă©tait devenu essentiel au (bon!) fonctionnement du modĂšle de croissance que nous vivons et pourquoi le « jeu » de l’épargne et du crĂ©dit Ă©tait inflationniste.

Si nous pensons que la croissance doit ĂȘtre rĂ©flĂ©chie, globalement raisonnable, si nous pensons que l’inflation est un mal en soi, au service d’une croissance virtuelle et illusoire pour en exacerber les dĂ©fis, alors en qualitĂ© d’épargnant il faut prĂ©fĂ©rer les taux de rĂ©munĂ©ration de notre argent modĂ©rĂ©s, trĂšs modĂ©rĂ©s, en tous cas ne pouvant dĂ©passer la croissance rĂ©elle, en qualitĂ© d’emprunteur, il faut Ă©viter de se manifester s’il n’y a pas nĂ©cessitĂ© absolue de faire appel au crĂ©dit (c’est aussi une bonne façon de faire chuter les taux!), donc accepter des frustrations dans les deux cas. Faire des choix d’autant plus improbables que le contexte publicitaire nous harcĂšle pour des options extrĂȘmes
 Ainsi, il n’est pas si facile d’apporter notre propre contribution Ă  la mise en place d’un modĂšle de croissance
modĂ©rĂ©e!

Plus particuliĂšrement Ă  destination des enfants (ils seront de bons messagers pour les parents!)
 Economiser l’eau, l’électricité Ne pas rouler vite ou s’abstenir quand il n’est pas indispensable
de rouler. Dire : « Papa ! PrĂ©fĂšre les petites voitures, c’est plus en rapport avec ma taille et çà protĂšge la nature! » Mais un enfant ne sait pas qu’une pomme venue du Chili a brĂ»lĂ© son poids en kĂ©rosĂšne pour venir jusqu’à lui et rejetĂ© environ 3 fois son poids de CO2 dans l’atmosphĂšre! Il ne sait pas le coĂ»t Ă©nergĂ©tique et Ă©cologique du transport aĂ©rien
 des fruits et lĂ©gumes. Alors, lui apprendre Ă  l’école : Non ! Moi non plus
 « Je ne mangerai plus de cerises en hiver (6) ! »  Il saura transmettre le message! 
 Nous terminons avec l’espoir que, malgrĂ© tout, nous rĂ©ussirons Ă  passer le cap
que nous serons capables d’unir nos efforts pour changer notre modĂšle de croissance avant qu’il ne soit trop tard. La crise actuelle doit nous y aider! En cela, elle aura contribuĂ© Ă  Ă©viter d’autres dĂ©sordres, plus conflictuels


(1) Egalement allusion Ă  l’interprĂ©tation de J. Brel dans « L’Homme de la Mancha »;

(2) Certains de ces articles sont Ă©galement accessibles sur d’autres sites du Web;

(3) Ce qui signifie aussi qu’un avion consomme 10 fois plus d’énergie sous forme de kĂ©rosĂšne qu’un train consomme d’énergie Ă©lectrique;

(4) ThĂ©orĂšme de Coase : « Dans un monde oĂč les coĂ»ts de transaction sont nuls, l'allocation des droits de propriĂ©tĂ© se fera automatiquement de maniĂšre optimale, par le jeu des Ă©changes et des marchandages auxquels les agents procĂšdent, et ceci quelle que soit la rĂ©partition initiale de ces droits »;

(5) Expert en Ă©nergie (voir site Manicore) ; (6) Titre du rĂ©cent ouvrage de A. JuppĂ©.

Vous voulez poursuivre la lecture d'autres articles de Remi GUILLET, alors:

 

Un concours réservé aux auto-entrepreneurs

topL'organisateur du concours (bestpartners) alloue une dotation de 10 000 € au porteur du meilleur projet.

Dates d'inscription:

Les auto-entrepreneurs ou les futurs auto-entrepreneurs déposent à partir du lundi 16 mars 2009 leur dossier sur le site internet:http://autoentrepreneur.bestpartners.fr/

La clÎture des dépÎts est fixée au 31 mai 2009.

Choix du meilleur projet:

Le choix du meilleur projet est prĂ©vu en 3 Ă©tapes :

  • Du 1er au 30 juin 2009 : Les internautes seront conviĂ©s Ă  voter pour le projet qu’ils considĂšrent ĂȘtre le meilleur. Seul l’intitulĂ© et le descriptif succinct du projet (maximum 350 caractĂšres) seront diffusĂ©s. Les noms des auto-entrepreneurs ainsi que les dĂ©tails de leur projet resteront confidentiels.


Cette premiĂšre Ă©tape permettra de choisir les 30 meilleurs projets.

  • Du 1er au 5 juillet 2009 : bestpartnersÂź sĂ©lectionnera les 10 meilleurs projets.
  • Du 6 au 19 juillet 2009 : bestpartnersÂź ainsi qu’un jury composĂ© d’entreprises partenaires et d’internautes sĂ©lectionnĂ©s (ayant votĂ©) seront invitĂ©s Ă  sĂ©lectionner le meilleur projet sur les 10 restants.

Le lauréat du concours sera annoncé le lundi 20 juillet 2009.

Une Dotation de 10 000 €

Ce montant reprĂ©sente un capital risque allouĂ© au porteur du meilleur projet pour dĂ©velopper son activitĂ©. En cas de rĂ©ussite, il remboursera chaque annĂ©e 5% de son chiffre d’affaire annuel jusqu’à concurrence du montant total du capital allouĂ©, sans intĂ©rĂȘt. En cas d’échec, il ne sera redevable d’aucune somme.

Obligations du lauréat:

Le laurĂ©at sera portĂ© par bestpartnersÂź jusqu’au remboursement intĂ©gral de la dotation. Il informera les internautes (au travers du site autoentrepreneur.bestpartners.fr) du dĂ©veloppement de son activitĂ© Ă  raison d’une fois par semaine. En contrepartie, il bĂ©nĂ©ficiera d’idĂ©es et de suggestions de la part de ceux qui suivront son projet.

 

Le CEA un laboratoire public qui stimule la création de start up

businessfinanceSaviez vous que le CEA (Commissariat à l'énergie atomique) est également un acteur important dans la valorisation de la recherche via la création ou le développement d'entreprises?

En effet les laboratoires du CEA ont généré la création de 104 entreprises innovantes dans différents secteurs: l'énergie, les NTIC, les biotechnologies et les nanotechnologies. Par exemple la société ST Microelectronics est issue de ce groupe de recherche français.

Ce centre de recherche stimule le lancement de nouveaux projets avec une démarche économique assumée en mobilisant des incubateurs internes et un fonds de capital risque (plus de 10 millions d'euros investis) qui permet au CEA de posséder au minimum 15% du capital des entreprises financées.

En moyenne le CEA dépose entre 300 et 400 brevets par an.

Cette politique de transfert de technologie vers des entreprises avec le CEA Valorisation ( Régis Saleur comme directeur général) n'est pas dénuée de logique financiÚre puisque via ses contrats de licence de brevets en 2007 le CEA a perçu 24 millions d'euros.

Ce qui est intĂ©ressant dans la dĂ©marche du CEA c'est la prise en compte d'intĂ©rĂȘts contradictoires. En effet si l'on se place du point de vue d'un laboratoire de recherche laisser partir un ingĂ©nieur avec un savoir faire qui a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© en interne pendant de nombreuses annĂ©es n'est pas forcĂ©ment trĂšs motivant pour l'Ă©quipe qui reste et son directeur. Afin Ă©viter ce type de frein lorsque le CEA vend ses actions via son fonds de capital risque, la plus value est reversĂ©e directement au laboratoire....

Cette dĂ©marche d'essaimage de projet n'est pas l'apanage du CEA d'autres groupes proposent les mĂȘmes prestations comme France TĂ©lĂ©com ou officie votre serviteur sous la forme de coaching de crĂ©ateurs...cela me donne une idĂ©e pour un prochain article...

 

L’Association Française des Investisseurs en Capital (AFIC) et Grant Thornton

businessfinanceL’Association Française des Investisseurs en Capital (AFIC) et Grant Thornton ont prĂ©sentĂ© les rĂ©sultats de l’étude rĂ©alisĂ©e sur l’activitĂ© des acteurs français du Capital Investissement en 2008.

Les Organismes de financement (FCPI, sociétés de capital risque...) ont levé un montant records de capitaux :

Avant de financer les entreprises les sociétés de capital risque et autres structures de financement en fonds propres doivent également "trouver" des fonds.

En 2008, la collecte des capitaux atteint un niveau record de 12,7 milliards €, en forte hausse par rapport Ă  2007 (10 milliards €), sous l’effet de quelques levĂ©es de fonds significatives, en particulier sur le premier semestre 2008. Plus d’un tiers des acteurs français du Capital Investissement (203 vĂ©hicules au total contre 164 en 2007) ont levĂ© des capitaux, sachant que 20 d’entre eux concentrent 75% de la collecte.

Soulignons Ă©galement la trĂšs forte progression du nombre de vĂ©hicules d’investissement liĂ©s aux dispositifs dits « ISF » (FIP et FCPI) qui rĂ©sulte de la loi TEPA. Avec prĂšs de 1,2 milliard € collectĂ©, ces vĂ©hicules, et en particulier les FIP, ont levĂ© en 2008 autant de capitaux qu’en 2007.

Un nombre d’entreprises accompagnĂ©es en progression dans un contexte de crise:

Si les montants investis en 2008 ont diminuĂ© par rapport Ă  2007 (10 milliards € contre 12,6 milliards €), cette baisse doit s'analyser au regard d'une annĂ©e 2007 particuliĂšrement active. En effet, sur la pĂ©riode 2003 Ă  2008, les montants investis ont progressĂ© de plus de 7% en moyenne annuelle.

En parallĂšle, le nombre d’entreprises accompagnĂ©es par le Capital Investissement a, lui aussi, sensiblement augmentĂ© puisque ce sont prĂšs de 1 600 entreprises qui ont Ă©tĂ© soutenues en 2008. Plus de 80% d’entre elles sont des PME/PMI.

Dans ce contexte de crise, le Capital DĂ©veloppement est le segment le plus dynamique avec une hausse du nombre d’entreprises financĂ©es de 27% et des montants investis de 26%.

Le Capital Risque progresse Ă©galement avec une croissance du nombre d’entreprises accompagnĂ©es et des montants investis de respectivement 3% et 12%.

Enfin, le Capital Transmission est en recul en nombre d’entreprises (388 soit -16%) et en montant (7,4 milliards € soit -28%).

Sur le territoire national, les investissements sont concentrés dans les régions à forte densité de PME/PMI. Ils concernent principalement les secteurs innovants (Informatique, Médical & Biotech, Télécom & Communication).

Parmi les vĂ©hicules d’investissement, les FIP et les FCPI ont Ă©tĂ© trĂšs actifs : 250 millions € ont Ă©tĂ© investis par les FIP en 2008 (contre moins de 100 millions en 2007) et prĂšs de 450 millions € par les FCPI (contre 420 en 2007).

Ces Ă©volutions dĂ©montrent le rĂŽle actif et pĂ©renne du Capital Investissement dans le financement des PME en dĂ©pit d’un contexte Ă©conomique difficile. Un recul des dĂ©sinvestissements liĂ© Ă  la fermeture des marchĂ©s boursiers et la diminution des grands « LBO » secondaires.

Quelques informations sur l'AFIC:

CrĂ©Ă©e en 1984, l’Association Française des Investisseurs en Capital (AFIC), avec plus de 280 membres actifs, regroupe l’ensemble des structures de Capital Investissement installĂ©es en France : SociĂ©tĂ©s de Capital Risque (SCR), Fonds Communs de Placement Ă  Risque (FCPR), Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI), Fonds d’Investissement de ProximitĂ© (FIP), sociĂ©tĂ©s de gestion, sociĂ©tĂ©s de conseil, fonds de fonds, sociĂ©tĂ©s d’investissement
.

En outre, l’AFIC compte 200 membres associĂ©s issus de tous les mĂ©tiers – avocats, experts-comptables et auditeurs, conseils, banquiers... – qui accompagnent et conseillent les investisseurs et les entrepreneurs dans le montage et la gestion de leurs partenariats.

L’AFIC, Ă  travers sa mission de dĂ©ontologie, de contrĂŽle et de dĂ©veloppement de pratiques de place, figure au rang des deux associations reconnues par l’AMF et dont l’adhĂ©sion constitue pour les sociĂ©tĂ©s de gestion une des conditions d’agrĂ©ment. C’est la seule association professionnelle spĂ©cialisĂ©e sur le mĂ©tier du Capital Investissement. Outre les services qu’elle rend Ă  ses adhĂ©rents (veille juridique, rĂšglementaire et fiscale ; Ă©tudes et statistiques ; formation ; dĂ©veloppement et communication
), la vocation de l’AFIC est de fĂ©dĂ©rer, reprĂ©senter et promouvoir la profession du Capital Investissement auprĂšs des investisseurs institutionnels, des entrepreneurs, des leaders d’opinion et des pouvoirs publics. Elle contribue, dans le cadre d’un dialogue permanent, Ă  l’amĂ©lioration du financement de l’économie, en particulier Ă  destination des PME-PMI, Ă  la stimulation de la croissance et la promotion de l’esprit d’entreprise.

En 2008, les membres de l’AFIC ont investi plus de 10 milliards € dans prĂšs de 1 600 entreprises. Avec plus de 20% du marchĂ© europĂ©en, l’industrie du Capital Investissement française se classe au 1er rang d’Europe Continentale et au 3Ăšme rang mondial.

Pour plus d’information : www.afic.asso.fr

Quelques information sur le cabinet Grant Thornton:

Grant Thornton rassemble en France plus de 1 200 associĂ©s et collaborateurs dans vingt sept bureaux et se place parmi les leaders des groupes d'audit et de conseil en se positionnant sur 5 mĂ©tiers : Audit, Expertise Conseil, Finance Conseil, Externalisation et Conseil Juridique, Fiscal et Social. Les membres de Grant Thornton International constituent l’une des principales organisations mondiales d’audit et de conseil. Chaque membre du rĂ©seau est indĂ©pendant aux plans financier, juridique et managĂ©rial.

Si vous souhaitez poursuivre la lecture de sujets similaires, je vous propose les articles suivants:

 

Capital - 4E

topRencontrer... DĂ©couvrir... Ecouter... Echanger avec 500 spĂ©cialistes qui prĂ©parent la croissance de demain : chercheurs, industriels, investisseurs, entrepreneurs, responsables pĂ©dagogiques, pĂŽles de compĂ©titivitĂ©,
c'est ce que propose Capital - 4E, la 3e confĂ©rence europĂ©enne de la valorisation de la recherche, du financement et de l'entrreprenariat pour l'Eco-innovation.

I – De la paillasse 
 au client !

Illustrations des nouveaux axes de recherche et des modes de collaboration recherche/industrie pour les éco-technologies Les pistes de recherche fondamentale les plus prometteuses Les co-innovations et coopérations exemplaires à fort potentiel recherche/industrie

Quelques Innovations marquantes arrivant sur le marché

   * Energies renouvelables
   * Détecteurs avancés
   * Biotechnologies
   * Transports propres et mobilité durable
   * Construction durable
   * Production propre et sobre de biens, nouvelles technologies et services à l’environnement

II – Financer, accompagner et valoriser l’innovation

Les diffĂ©rents modĂšles de recherche et d’innovation

   * Recherche public - R&D corporate – Pîle universitaire
   * Technologies de ruptures - Ă©co-services
   * Recherche fondamentale /innovation Botton-up

BĂątir, protĂ©ger et valoriser un portefeuille stratĂ©gique d’éco-innovations

   * Excellences scientifiques : position de leader technologique potentiel
   * PotentialitĂ© Ă©conomique : dimension internationale, Ă©volution sociologique – poids des marchĂ©s
   * Horizon temporel : adĂ©quation entre offre Ă©co-technologique – rĂ©glementations – besoin
   * Alliances industriels : maitrise des risques - normes

Financer et accompagner l’éco-innovation

   * Financements publics - programmes européens et réglementations
   * Financements privĂ©s : Amorçage – ISR/ISF - BA – PE – Capital dĂ©veloppement
   * Aides aux Ă©co-entrepreneurs - rĂŽles des grands groupes – SBA – Ă©co-incubateur
   * Pole de compétitivité

Soutiens Ă  l’entreprenariat, modĂšles de dĂ©veloppement d’éco-activitĂ©s

   * Sélection des 20 meilleures entreprises éco-innovantes labellisée par le MinistÚre de la Recherche et/ou OSEO

III - les 20 Ă©co-entreprises en recherche de fonds

Les 20 meilleurs projets du moment en recherche de financement se présentent en 7 minutes

En partenariat avec le MinistÚre de la Recherche, le PRES, Paris-Développement et OSEO, Capital-4E recherche, sélectionne et présente les 20 porteurs de projet les plus innovants__.

Ces jeunes entreprises seront sĂ©lectionnĂ©es par un jury d’experts et prĂ©sentĂ©es en avant-premiĂšre Ă  Capital-4E. Pour la plupart, elles seront issues du concours national pour la crĂ©ation d’entreprises de technologies innovantes du MinistĂšre de la Recherche.

IV - les rencontres d’affaires de l’éco-innovation

Organiser sur 2 jours 400 rendez-vous entre les acteurs de l’éco-innovation

   * Éco-entrepreneurs à la recherche de financement
   * Fonds et rĂ©seaux d’investissement Ă  la recherche de projet d’éco-innovation
   * Laboratoires de recherche en quĂȘte de partenaires industriels
   * Industriels recherchant Ă  valoriser leur portefeuille de projets ou en quĂȘte d’éco-technologies

Rdv cadencés toutes les 20 minutes sur le principe de la double acceptation. Un moteur de recherche pour filtrer les participants en multi critÚres

V - Lancement de la 1Ăšre Chaire Internationale sur les Ă©co-Innovations

Une initiative portée par UniverSud Paris, premier pÎle de recherche français (14e place au classement mondial de Shangaï)

Une dynamique d’ouverture de la recherche favorisant les Ă©co-innovations, l’entreprenariat et accompagnant la professionnalisation liĂ©e Ă  la diffusion de l’éco-innovation dans tous les secteurs.

Date: Du 17 au 18 Février 2009 Ecole nationale supérieure d'architecture - Versailles

 

Médiateur du crédit : 900 entreprises ont obtenu un financement

DollarsNeuf cents entreprises en danger ont obtenu un crédit bancaire aprÚs intervention du médiateur du crédit, selon les chiffres publiés le 12 janvier sur le bilan des neuf premiÚres semaines de ce dispositif. Cela représente 63 % des 1 426 dossiers instruits, sur 3 727 reçus par les services du médiateur du crédit, René Ricol, depuis fin octobre.

"Toutes les banques jouent le jeu, sans exception", a indiquĂ© RenĂ© Ricol. Le plan français d’aide aux banques donne aux mĂ©diateurs "la facultĂ© de nĂ©gocier, car les mises de fonds sont progressives".

Ainsi, les banques peu coopĂ©rantes risqueraient de se voir refuser la possibilitĂ© de bĂ©nĂ©ficier du nouveau prĂȘt de 10,5 milliards d’euros, annoncĂ© mercredi par le prĂ©sident Nicolas Sarkozy.

"On peut se poser la question de savoir pourquoi les banques qui sont prĂȘtes Ă  accepter les dossiers en mĂ©diation ne les acceptent pas avant mĂ©diation", s’est nĂ©anmoins interrogĂ© RenĂ© Ricol dans un discours devant les sept mĂ©diateurs dĂ©lĂ©guĂ©s et 105 mĂ©diateurs dĂ©partementaux, en prĂ©sence de Christine Lagarde.

"Le succĂšs de la mĂ©diation (...) signifie quelque part l’échec de l’apprĂ©ciation des risques par les banques, puisque les banques ont acceptĂ© de rĂ©viser leur jugement (...) dans 60 % des cas traitĂ©s", a dĂ©clarĂ© la ministre de l’Economie.

"Si le succĂšs (des mĂ©diateurs) c’est leur Ă©chec, cela signifie (...) que les directions gĂ©nĂ©rales des banques (..) doivent se rĂ©organiser, doivent mieux apprĂ©cier la dimension de risque Ă  l’aune de votre succĂšs (...). TrĂšs clairement il y a un rĂ©ajustement qui devra s’effectuer", a affirmĂ© la ministre Ă  l’adresse des mĂ©diateurs.

Christine Lagarde a par ailleurs salué la rapidité - neuf semaines - de la mise en place du réseau des médiateurs du crédit, un taux de traitement des dossiers efficace et un bon taux de résolution des dossiers traités.

Pour poursuivre la lecture...:

 

Une société de capital investissement: 3I

3IIl y a quelques mois je vous avez proposé une vidéo présentant les activités de la société de capital investissement 3I avec un invité de choix en la personne de monsieur Jean-David CHAMBOREDON associé et en charge à l'époque du département capital risque.

Depuis, quelques Ă©volutions sont Ă  noter j'en profite donc pour refaire un peu d'historique.

3I fut créé en 1945 par un groupe de banques qui souhaitaient financer la filiÚre industrie du pays. Suive des extensions géographiques dans différents pays dont la France avec un bureau à Paris en 1983.

Pour poursuivre son développement 3I a également du ouvrir son capital, ce fut le cas lors de son entrée à la bourse au London Stock Exchange.

Rapidement 3I a élargie son champs d'application sur différents segments:

  • le capital risque
  • le capital dĂ©veloppement
  • le capital transmission (LBO)
  • le financement d'infrastructures
  • le financement d'entreprises cotĂ©es sur un marchĂ©.

Le bureau Parisien qui compte une vingtaine de personnes est dirigé par monsieur Bruno Deschamps.

Dans la mesure ou officiellement 3I ne fait plus de capital risque (notre interview vidéo laissait déjà transparaitre cette évolution) Jean-David CHAMBOREDON est intégré à l'équipe de capital développement.

Au niveau mondial l'effectif reste relativement constant avec 350 "financiers" regroupés au sein de 10 bureaux

Si vous ĂȘtes Ă  la tĂȘte d'une PME sachez que le coeur de cible pour 3I est constituĂ© d'entreprises Ă©tant Ă©valuĂ©es entre 200 millions d'euros et 2 milliards d'euros.

Si vous souhaitez regarder l'interview de Jean-David CHAMBOREDON associé au sein de 3I c'est par ici...

 

Des entrepreneurs lancent le fonds d’investissement ISAI

Business angelsOrianne Garcia, Pierre Kosciusko-Morizet, Tariq Krim, Ouriel Ohayon, Geoffroy Roux de Bezieux et StĂ©phane Treppoz s’associent pour crĂ©er le fonds de business angels ISAI.

■ Aider les autres Ă  rĂ©ussir :

ISAI se donne pour objectif de financer des projets du secteur Internet et mobile essentiellement, sĂ©lectionnĂ©s, au stade de la crĂ©ation ou de l’amorçage, pour leur potentiel de croissance.

Le besoin de financement des PME devenant de plus en plus crucial, ISAI a pour vocation d’investir dans chaque projet typiquement entre 500K€ (qui est souvent la limite supĂ©rieure des business angels) et 1,5M€ (en gĂ©nĂ©ral la limite infĂ©rieure des fonds de Capital Risque).

Les fondateurs d’ISAI souhaitent aussi partager leur expĂ©rience et leur rĂ©seau pour apporter un vĂ©ritable accompagnement au delĂ  du simple financement.

■ Favoriser l’émergence de nouveaux champions :

Les fondateurs attirent chacun des projets de grande qualitĂ© et sont tous business angels depuis plusieurs annĂ©es. Leur expertise sectorielle devrait leur permettre de sĂ©lectionner les bons projets et leur compĂ©tence entrepreneuriale prouvĂ©e leur permettre d’aider les crĂ©ateurs Ă  accĂ©lĂ©rer leur dĂ©veloppement.

ISAI souhaite contribuer à la croissance de PME qui proposent des solutions innovantes, et ont un rÎle capital, tant économique (compétitivité) que social (emploi).

■ A propos d’ISAI :

ISAI a pour origine un kanji japonais qui veut dire diffĂ©rent, remarquable, unique, talentueux, prodigieux. ISAI cherche en effet Ă  accompagner des projets diffĂ©rents, remarquables, uniques
 portĂ©s par des entrepreneurs talentueux, prodigieux
ISAI est aussi le sigle de International Society of Angel Investors, c’est Ă  dire un club de business angels de diffĂ©rents horizons.

Le fonds ISAI est constituĂ© d’une sociĂ©tĂ© de gestion ISAI GESTION et d’une holding ISAI PARTICIPATIONS. La holding est constituĂ©e hors du cadre de l’appel public Ă  l’épargne et a vocation Ă  accueillir moins de 99 actionnaires, pour la plupart issus des proches et de l’entourage des fondateurs.

■ A propos des fondateurs :

Orianne Garcia : Fondatrice de Lokace, Caramail, lentilles-moins-cheres.com, terrafemina.com ; ex-DG de Lycos

Pierre Kosciusko Morizet : Fondateur et PDG du groupe PriceMinister, PrĂ©sident de l’ACSEL et de l’ASIC, Vice PrĂ©sident de l‘IE CLUB

Tariq Krim : Fondateur de netvibes.com, ex-journaliste spécialiste Internet de La Tribune

Ouriel Ohayon : Fondateur de TechCrunch France ; DG d’un fonds d’investissement en Israel

Geoffroy Roux de Bézieux : PDG de Virgin Mobile, fondateur de ThePhoneHouse, ex-Président de Croissance +

StĂ©phane Treppoz : PrĂ©sident du Directoire de Sarenza.com, ex-PDG d’AOL France

■ Contact :

Christophe Raynaud gérant de ISAI GESTION
info@isai.fr
0153531609

 

Réné Ricol: une nouvelle opportunité pour stimuler la filiÚre capital risque ?

businessfinanceComme vous le savez RenĂ© Ricol est chargĂ© en tant que MĂ©diateur National du CrĂ©dit de "pousser" les banques Ă  faire leur mĂ©tier de base Ă  savoir prĂȘter des fonds mĂȘme en cette pĂ©riode dĂ©licate.

Ce que l'on savait moins c'est qu'il compte également prendre en compte la faiblesse structurelle des fonds propres de nos PME françaises.

Ce faisant il souhaite créer une structure qui facilitera le financement des entreprises par une prise de participation au capital de la société. Selon Réné RICOL "Les chefs d'entreprise doivent pouvoir s'adresser aux fonds ISF, à Alternext, aux fonds régionaux".

Reste Ă  connaĂźtre les modalitĂ©s de fonctionnement de cette nouvelle structure: apporter des fonds directement ou ĂȘtre un intermĂ©diaire conseil ?

A suivre.....

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Citizen Capital, une société de capital investissement différente ?

Citizen CapitalEn septembre 2007 je vous avez dĂ©jĂ  dĂ©crit le projet Citizen Capital destinĂ© Ă  crĂ©er une sociĂ©tĂ© de capital risque originale dans la mesure oĂč elle ne devait cibler que des entrepreneurs atypiques c'est Ă  dire:



  • ceux qui sont autodidactes,
  • d'anciens sportifs,
  • des individualitĂ©s issues des quartiers sensibles

Le projet est devenu réalité, ce faisant nous disposons de plus d'informations sur Citizen Capital:

Quels sont les CritĂšres d'investissements:

Citizen Capital investit dans des entreprises rĂ©pondant aux critĂšres financiers et extra-financiers suivants :

CritĂšres financiers

  • Entreprises dites en phase de dĂ©veloppement, ayant un chiffre d'affaires allant de 1 million d’euros au minimum jusqu’à 20 millions d’euros environ ;
  • Seuil de rentabilitĂ© atteint ;
  • Equipe de direction de qualitĂ© et ambitieuse ;
  • Projet de dĂ©veloppement offrant un potentiel de retour sur investissement attractif.

CritĂšres extra-financiers

  • CritĂšre liĂ© Ă  l'implantation gĂ©ographique : entreprises implantĂ©es dans des territoires dĂ©favorisĂ©s (En savoir plus ) et/ou ;
  • CritĂšre liĂ© au profil ou au parcours du dirigeant : entreprises dirigĂ©es par des entrepreneurs ayant un profil d’autodidactes (niveau de formation pouvant aller jusqu’à Bac + 2), parcours de formation atypiques (ex/ anciens sportifs de haut niveau) dirigeants issus de l'immigration & Dom -Tom, et/ou ;
  • CritĂšre liĂ© au contenu sociĂ©tal : entreprise dont le produit, le service ou l’organisation interne est innovante d’un point de vue sociĂ©tal (activitĂ© liĂ©e au dĂ©veloppement durable, Ă  des thĂ©matiques de sociĂ©tĂ© ou Ă  une politique de ressources humaines).

Politique d’investissement

L'apport en fonds propres est destinĂ© Ă  financer le dĂ©veloppement voire la transmission d’entreprises. La responsabilitĂ© de la gestion de l’entreprise appartient Ă  l’équipe dirigeante. Citizen Capital participe Ă  ses cĂŽtĂ©s aux grandes dĂ©cisions stratĂ©giques. Les principales caractĂ©ristiques de l'investissement sont :

  • Participation au capital gĂ©nĂ©ralement minoritaire en tant qu'investisseur ;
  • Conclusion d'un protocole d'associĂ©s prĂ©voyant les modalitĂ©s de gouvernance et de liquiditĂ© ;
  • DurĂ©e d’investissement sur un horizon de moyen terme au cours duquel l’entreprise franchit une Ă©tape dĂ©cisive de son dĂ©veloppement ;
  • Investissement de 1 million d'euros en moyenne (fourchette de 0,3 million Ă  2,2 millions d’euros) ;
  • PossibilitĂ© de rĂ©aliser des co-investissements avec d’autres investisseurs financiers.

La prise de participation du fonds peut revĂȘtir plusieurs formes :

  • Augmentation de capital (actions ordinaires ou de prĂ©fĂ©rence) ;
  • PrĂȘts d’actionnaires (obligations convertibles, OBSA
) ;
  • Rachat de participation.

L'Equipe

Citizen Capital est dirigé par un Directoire, en charge de la réalisation et du suivi des investissements.

  • Laurence MĂ©haignerie, prĂ©sidente
  • Pierre Olivier Barennes, directeur gĂ©nĂ©ral

Notons que ce type de structure existe depuis de nombreuses années aux USA.

Citizen Capital souhaite au-delà des 9 millions déjà levés mobiliser sur les prochaines années 30 millions d'euros afin d'investir massivement dans des secteurs ou territoires délaissés.

Plus d'informations: Citizen Capital

BACCette société de capital risque spécifique sera probablement un complément du Fonds Commun de Placement à Risque: BAC.

Qu'est la BAC ?

B.A.C (Business Angels des Cités ) constitue la premiÚre structure de business angels dédiée au développement économique des banlieues.

Rappel des critĂšres d'investissement BAC :

  • de tous secteurs d'activitĂ©
  • ayant fort un potentiel de dĂ©veloppement
  • crĂ©Ă©es ou dirigĂ©es par des personnes ayant durablement vĂ©cu dans une ville possĂ©dant une zone urbaine sensible

ou

  • implantĂ©es ou souhaitant s'implanter dans une ville possĂ©dant une zone urbaine sensible

Plus d'information sur les Business Angels des Cités (BAC)

 

Les attendus d’une gouvernance d’entreprise revisitĂ©e fondĂ©e sur le resserrement des liens entre actionnaires et salariĂ©s


Cet article a Ă©tĂ© Ă©crit par RĂ©mi GUILLET aujourd’hui retraitĂ©.

IngĂ©nieur de l’Ecole Centrale Nantes (ex ENSM promotion 1966) il est aussi Docteur en MĂ©canique et EnergĂ©tique (UniversitĂ© H. PoincarĂ©-Nancy 1-2002) et diplĂŽmĂ© en Economie/Gestion (DEA UniversitĂ© Paris 13-2001).

Son activitĂ© professionnelle l’a amenĂ© Ă  travailler essentiellement en recherche appliquĂ©e dans le domaine de la combustion. Il s’est fait notamment connaĂźtre pour ses travaux sur la « combustion humide », recevant un Prix « Montgolfier » des Arts chimiques en 2002 (Prix dĂ©cernĂ© par la SociĂ©tĂ© d’Encouragement de l’Industrie Nationale). Il a Ă©tĂ© en charge du secteur Energie/BTP au siĂšge de OSEO entre 1995 et 1998


Le resserrement des liens entre actionnaires et salariés,

Une autre répartition des profits et risques,

La voie de la "flexisécurité" interne
,

...sont autant de propositions pertinentes pour des entreprises en phase d’éclosion, matures et devant se dĂ©velopper, voire devant se contenter de rĂ©sister, dans un contexte mondial particuliĂšrement chaotique oĂč tous les acteurs sont Ă  la fois en quĂȘte de nouvelle dynamique et de sĂ©curisation 


Appartenant Ă  la catĂ©gorie des seniors confirmĂ©s, c'est-Ă -dire ayant vĂ©cu le bouleversement et les excĂšs de la deuxiĂšme partie du XXĂšme siĂšcle durant laquelle l’aventure Ă©conomique dĂ©bridĂ©e du monde occidental devait nous mener Ă  un monde ayant Ă  affronter une crise aux multiples visages, oĂč tout est remis en cause, j’ai, quant Ă  moi, prĂ©parĂ© la venue du XXIĂšme de façon atypique en retournant Ă  l’UniversitĂ© Ă  la veille de ma retraite, dĂ©sireux d’y apprendre la « thĂ©orie Ă©conomique » 
 pour en dĂ©passer la « critique ordinaire » et, pourquoi pas, proposer quelque amendement


Conscient que « l’équilibre Ă©conomique » inventĂ© par le siĂšcle finissant n’avait de pertinence que selon une analyse dynamique, basĂ© de plus en plus sur le crĂ©dit, Ă  l’investissement certes, mais aussi crĂ©dit Ă  la consommation et avec de moins en moins de retenue pour ce dernier, au final impliquant pour sa pĂ©rennitĂ© toujours plus de croissance (plus d’énergie mise en oeuvre), je devais en venir Ă  un travail ciblĂ© sur
 « les conditions du resserrement des liens entre actionnaires et salariĂ©s dans les S.A. »*.

En abordant une telle problĂ©matique
j’allais « toucher au Saint Graal » m’a-t-on dit Ă  l’époque et moi-mĂȘme ne pensais pas qu’une remise en cause profonde du modĂšle Ă©conomique en cours Ă©tait Ă  l’horizon 2008!

 Voici la proposition qui devait en résulter


AprĂšs un siĂšcle de conflit radical entre ceux qui apportent le capital et ceux qui apportent leur travail, oĂč le comportement dĂ©fiant des uns vis-Ă -vis des autres se justifie et s’auto entretient par les modalitĂ©s de rĂ©munĂ©rations (traitĂ©es comme «charges » s’il s’agit de la rĂ©munĂ©ration du travail (!) et « profits » lorsqu’il s’agit de la rĂ©munĂ©ration du capital
et plus la premiĂšre est Ă©levĂ©e, plus la seconde est maigre !), il m’a semblĂ© que le temps Ă©tait venu d’envisager de nouvelles modalitĂ©s de rĂ©munĂ©rations qui « naturellement » pouvaient faire passer les acteurs internes et les acteurs externes Ă  l’entreprise de l’état de dĂ©fiance et de confrontation Ă  celui de confiance et de coopĂ©ration 
 Temps de mettre en place des modalitĂ©s de rĂ©munĂ©rations qui, de façon symĂ©trique, allaient « positiver » aux yeux de tous, la hauteur de la masse salariale et celle des bĂ©nĂ©fices


Le principe de la participation (ou de l’intĂ©ressement) qui amĂšne les salariĂ©s Ă  vivre positivement le profit que rĂ©alise l’entreprise Ă©tant aujourd’hui agrĂ©Ă© et Ă©tendu alors, selon le modĂšle proposĂ©, ce principe doit ĂȘtre « contre balancĂ© » par son symĂ©trique, soit un dispositif qui positive la masse salariale aux yeux des actionnaires (ou autres dĂ©tenteurs de capitaux).

Ceci est loin d’ĂȘtre anecdotique car les mesures d’extension de rĂ©munĂ©ration indexĂ©es sur les profits (participation, intĂ©ressement et autres stocks-options
) ne font qu’accentuer la mainmise du « capital » sur la gouvernance de l’entreprise. Aussi il est plus que jamais indispensable que des dispositions soient prises pour un rĂ©Ă©quilibrage Ă  la faveur de la masse salariale, en clair pour aboutir Ă  ce que la hauteur de la masse salariale soit positivĂ©e par tous et –ce qui est nouveau- par les dĂ©tenteurs du capital
 gĂ©nĂ©rant davantage de solidaritĂ© entre les acteurs et, le cas Ă©chĂ©ant, facilitant toute nĂ©gociation concernant les salaires.

Plus clairement encore , selon la proposition, en mĂȘme temps que la rĂ©munĂ©ration des salariĂ©s est faite de salaire et d’une participation (intĂ©ressement) aux profits, la rĂ©munĂ©ration des actionnaires est faite de dividendes et d’une prime indexĂ©e sur la masse salariale, appelĂ©e « prime de fidĂ©litĂ© Ă  l’entreprise ».

A noter que cette symĂ©trie d’intĂ©rĂȘts, Ă  la fois pour une masse salariale la plus haute possible et des profits les plus Ă©levĂ©s possibles, traduite par des « primes » indexĂ©es sur l’élĂ©ment spĂ©cifique de rĂ©munĂ©ration de l’autre partenaire aboutit, de facto, Ă  une autre distribution de la valeur ajoutĂ©e entre les charges prĂ©dĂ©terminĂ©es (type salariales) et les bĂ©nĂ©fices (nĂ©o dividendes), au final aboutit Ă  une autre comptabilitĂ©, comme on le voit sur le dĂ©veloppement qui suit.

 Si on appelle :

Ra, la rémunération des actionnaires,

Rs, la rémunération des salariés,

D, les (néo) dividendes,

S, la (nouvelle) masse salariale,

α, la valeur du coefficient d’indexation de la prime de fidĂ©litĂ© (prime destinĂ©e aux actionnaires) sur la masse salariale,

ÎČ, la valeur du coefficient d’indexation de la participation aux rĂ©sultats (participation destinĂ©e aux salariĂ©s) sur les dividendes,

km, la valeur négociée comme étant la plus favorable à leur coopération du coefficient de médiation (ou de modération) soit le rapport de la rémunération des actionnaires sur celle des salariés Ra/Rs

Alors :

  • Ra = D + α.S
  • Rs = ÎČ.D + S

Au moment de la prise en compte du nouveau modĂšle, la valeur Ra/Rs = km Ă©tant nĂ©gociĂ©e, l’équitĂ© du partage de la valeur ajoutĂ©e est obtenue lorsqu’ on retiendra Ă©galement, D/S = km (ce qui est trĂšs probable !)


et ÎČ = α /( km)2 (avec α quelconque mais rĂ©vĂ©lateur du « niveau d’adhĂ©sion » au modĂšle )

A noter que lorsque α = km (donc ÎČ = 1 / km), est retenu, l’équitĂ© est alors pĂ©renne, le modĂšle est dit « idĂ©al » au plan de l’équitĂ© du partage et on aura toujours Ra/Rs = km, quelles que soient les valeurs actuelles ou futures de D et S).

Pour l’entreprise les charges prĂ©dĂ©terminĂ©es (masse salariale + prime de fidĂ©litĂ© destinĂ©e aux actionnaires) sont alors F = (1+ α ).S, tandis que les bĂ©nĂ©fices (dividendes + participation aux rĂ©sultats destinĂ©e aux salariĂ©s) sont B = (1+ ÎČ). D

Imaginant alors le cas du passage au modĂšle proposĂ© (suivant les modalitĂ©s dĂ©crites au dessus), respectant la continuitĂ© des rĂ©munĂ©rations des uns et des autres, on dĂ©montre que pour une mĂȘme valeur ajoutĂ©e (F+B maintenue Ă©gale Ă  la somme de la masse salariale + dividendes du modĂšle traditionnel), les charges prĂ©dĂ©terminĂ©es F de l’entreprise baissent tandis que les bĂ©nĂ©fices B augmentent pour toute entreprise qui, en moyenne, distribue plus de masse salariale que de dividendes, donc pratiquement toutes !

Bien sĂ»r ces Ă©carts par rapport au modĂšle traditionnel seront d’autant plus forts qu’on se sera approchĂ© du modĂšle idĂ©al!

En cela, le modĂšle induit une nouvelle vision des charges dues Ă  l’emploi salariĂ© en mĂȘme temps qu’il devient plus favorable Ă  l’emploi pĂ©renne
 cela grĂące Ă  la part participative des rĂ©munĂ©rations des salariĂ©s qu’on peut aussi qualifier, en leur nom, de « flexisĂ©curitĂ© interne » Ă  l’entreprise.

A noter que le coefficient km qui exprime la valeur souhaitĂ©e (nominale) du rapport des rĂ©munĂ©rations Ra/Rs est plutĂŽt une affaire de « branche » ou de secteur d’activitĂ©, tandis que la valeur de α et celle de ÎČ qui reflĂštent le niveau d’adhĂ©sion au modĂšle sont plutĂŽt affaire d’entreprise, l’ensemble de ces valeurs Ă©tant par principe nĂ©gociables aussi souvent que nĂ©cessaire


Ainsi explicitĂ©, le modĂšle proposĂ© apparaĂźt donc comme porteur de meilleur partage de la valeur ajoutĂ©e, d’équitĂ© 
 et ces vertus sont d’autant plus soulignĂ©es qu’on se rapproche
du modĂšle «idĂ©al » 

Le modĂšle suggĂšre un protocole Ă  nĂ©gocier entre partenaires et en cela est gĂ©nĂ©rateur de climat de nĂ©gociation et de coopĂ©ration entre les diffĂ©rents types d’acteurs. En mĂȘme temps qu’il redistribue profits et risques, il offre Ă©galement de nombreuses autres potentialitĂ©s toujours liĂ©es Ă  ses modalitĂ©s de rĂ©munĂ©rations qui intĂšgrent davantage la rĂ©alitĂ© Ă©conomique de l’entreprise: flexisĂ©curitĂ© intrinsĂšque Ă  l’entreprise ou « intra muros »), autres perspectives pour affronter la « mondialisation » 

Enfin, on souligne ici que le modĂšle constitue une aubaine pour les jeunes pousses, « start-up » et autres crĂ©ations d’entreprises dans la mesure oĂč les rĂ©munĂ©rations fidĂ©lisent les dĂ©tenteurs du capital au projet en mĂȘme temps qu’elles suivent, pour les salariĂ©s, l’évolution des activitĂ©s. Un haut niveau d’adhĂ©sion au modĂšle est a priori particuliĂšrement important en cas de crĂ©ation d’entreprise, cela pour Ă©viter tout hiatus entre les charges et la progression Ă©conomique rĂ©elle de l’entreprise : la rĂ©ussite du projet peut en dĂ©pendre !
.Mais il reste trĂšs souhaitable que le « niveau d’adhĂ©sion » au modĂšle soit nĂ©gociĂ© par l’ensemble des partenaires, investisseurs, dirigeants, salariĂ©s, tous devant avoir des exigences respectant les risques et attentes.


* Cf Travaux universitaires de RĂ©mi Guillet sur les « Conditions du resserrement des liens entre actionnaires et salariĂ©s dans les SA » (2001) publiĂ©s aux Ă©ditions L’Harmattan en 2004 sous le titre « Pour plus de solidaritĂ© entre le capital et le travail
ou de nouvelles chances pour l’emploi ». Des articles de l’auteur complĂ©tant le livre sont Ă©galement accessibles sur le site de l’éditeur.

 

Des nouvelles mesures pour aider les entrepreneurs

businessfianceAfin de favoriser la création d'entreprises plusieurs mesures devraient voir le jour dans les prochains mois:

1-Le prĂ©sident de la RĂ©publique Nicolas Sarkozy songerait Ă  mettre en oeuvre une "caution publique" pour aider les entrepreneurs. L'Ă©tat pourrait garantir les banques qui feraient des prĂȘts Ă  des entreprises. Il existe dĂ©jĂ  des mĂ©canisme de garantie (le groupe OSEO qui a repris l'activitĂ© de la structure SOFARIS, certains conseils gĂ©nĂ©raux, comme celui de l'Aude mais Ă©galement des conseils rĂ©gionaux comme celui du Languedoc Roussillon) .

Mais le gouvernement entend aller plus loin. En effet si ce mĂ©canisme permet de garantir jusqu'Ă  70% du montant prĂȘtĂ© par la banque, cette derniĂšre sera plus enclin Ă  financer l'entrepreneur puisque sur 100 000 euros d'emprunt elle ne prendra un risque que sur 30 000 euros.

2- une évolution du «statut de l'entrepreneur individuel»: l'auto entrepreneur

Créer son entreprise consiste à pourvoir faire face à des décalages de trésoreries conséquent:

  • il faut d'abord investir (dans des Ă©quipements) avant de toucher dans le temps des revenus induit sous la forme de chiffre d'affaires
  • il faut d'abord payer des salariĂ©s, des commerciaux avant que le produit de leur travail finance leur coĂ»t ( au minimum)
  • il faut d'abord payer des charges patronales avant d'encaisser le moindre centimes d'euros. Alors le gouvernement entend appliquer le principe «absence de revenu, absence de charges» pour tous les micro-entrepreneurs.

Si votre entreprise n'encaisse pas de chiffre d'affaires elle ne payera pas de charges sociales.

Le projet de loi doit forfaitiser les prélÚvements fiscaux et sociaux:

  • 13% du chiffre d'affaires pour le secteur du commerce
  • 23% pour les services (hors profession libĂ©rale)

Pour plus d'informations voir : Le statut d'auto entrepreneurs en 10 points

Double avantage:

  • cela diminue le niveau des charges incompressibles car les charges deviennent vraiment variable,
  • cela joue en faveur d'une grande transparence pour le crĂ©ateur et donc favorise la constitution de prĂ©visionnels efficace. Car Ă  ce jour sauf si vous avez un expert comptable difficile de connaĂźtre vos prochaines Ă©chĂ©ances en matiĂšre sociale.

De plus en fonction de la structure d'évolution de la trésorerie l'entrepreneur pourra opter pour un paiement mensuel ou trimestriel des charges.

3- La protection du patrimoine de l'entrepreneur individuel

L'entrepreneur pourra protéger sa résidence principale (comme c'est le cas depuis plusieurs mois) mais il pourra également protéger son patrimoine fonciers face aux créanciers.

4- Les personnes exerçant «une activité indépendante accessoire» (retraités, les personnes ayant une activité salariée) ne devront plus s'immatriculer au registre du commerce dÚs lors que l'activité ne dépassera pas un certain seuil de chiffre d'affaires.

5- Le régime d'autorisation pour la transformation des locaux d'habitation en locaux commerciaux sera en outre supprimé pour les rez-de-chaussée et assoupli pour les HLM.

6-Pour stimuler la reprise et la transmission la loi prévoit que les taux de mutation quel que soit le statut des sociétés sera de 3% alors qu'aujourd'hui les taux varient 1,1% à 5%.

7- Pour faciliter le rachat par les salariés, il y aura suppression totale de ces droits, dÚs lors que la valeur du fonds ou des titres ne dépasse pas 300 000 euros.

8- Le recours Ă  l'emprunt pour faciliter l'acquisition par un repreneur d'une entreprise sera facilitĂ©: l'emprunt destinĂ© Ă  acquĂ©rir au minimum 2% d'une entreprise permettra une rĂ©duction d'impĂŽt basĂ© sur les intĂ©rĂȘts. Au total la rĂ©duction d'impĂŽt ne pourra excĂ©der 20 000 euros pour une personne seule, 40 000 euros pour un couple).

 

123 venture

Jusqu'Ă  prĂ©sent les particuliers souhaitant investir dans des PME-PMI non cĂŽtĂ©es avaient deux possibilitĂ©s :

- avoir identifié personnellement une ou plusieurs entreprises (investir directement ou via une SUIR),

- investir auprĂ©s d'organismes chargĂ©s de collecter des fonds pour prendre des participations dans des PME-PMI (ex : FCPI, FIP...)

Une troisiĂšme alternative s'offre Ă  vous aujourd'hui :

La Banque PrivĂ©e EuropĂ©enne (BPE) et 123 Venture proposent un nouveau placement pour votre Ă©pargne : vous leur apportez au minimum 200 000 euros et ils se chargent de placer cet argent dans des entreprises non cotĂ©es sur un marchĂ© boursier. De plus vous avez la possibilitĂ© de choisir le niveau de risque et de rentabilitĂ© espĂ©rĂ© : financement de la crĂ©ation d'entreprise, financement du dĂ©veloppement, financement d'opĂ©ration de rachat.

AprĂ©s quelques mois d'existence il conviendra d'Ă©tudier comment cette Ă©pargne sera mobilisĂ©e: prioritairement en capital risque (on peut rĂȘver) ou en capital transmission- LBO- (on peut le craindre).

Ce qui est intĂ©ressant avec cet instrument financier c'est que sur une mĂȘme entreprise il sera possible de mobiliser de l'argent en provenance d'une sociĂ©tĂ© de capital risque (par exemple celui de 123 venture) et de l'argent en provenance de particuliers.

Ce faisant cela peut permettre de boucler plus rapidement un tour de table

NĂ© en 2001, le fonds crĂ©Ă© par Olivier Goy a rĂ©ussi son pari d'ouvrir le non cotĂ© aux particuliers. Aujourd'hui, l'investisseur gĂšre 475 M€ pour plus de 30 000 clients et aimerait bien aussi sĂ©duire les LP's..

NĂ© le 4 septembre 2001, 123 Venture connaĂźt les situations tourmentĂ©es. Mais sept annĂ©es plus tard, le fonds lancĂ© par Olivier Goy (photo ci-dessous) a rĂ©ussi son pari osĂ© de l'Ă©poque : offrir aux particuliers des solutions d'investissement en private equity - qu'ils aient 100€ ou plusieurs millions Ă  placer. "Mon idĂ©e Ă©tait que le non-cotĂ© Ă©tait rĂ©servĂ© aux investisseurs institutionnels en raison des minima d'investissements, de structures juridiques et fiscales lourdes, et de la complexitĂ© de choisir les meilleures Ă©quipes de gestion" explique-t-il. Cet ancien transfuge de Partech a rĂ©ussi au dĂ©but des annĂ©es 2000 Ă  convaincre ses anciens patrons de croire en son projet innovant, et ils en Ă©taient devenus les premiers actionnaires. AprĂšs des dĂ©buts difficiles en raison d'un contexte de marchĂ© dĂ©gradĂ© - il avait Ă  l'Ă©poque mis plusieurs mois Ă  boucler son premier fonds d'1 M€! - Olivier Goy s'est progressivement immiscĂ© lĂ  oĂč on ne l'attendait pas, et est parvenu Ă  son objectif : dĂ©mocratiser l'accĂšs au capital-investissement. Aujourd'hui, l'investisseur gĂšre 475 M€ pour plus de 30 000 clients.

La gamme de fonds

Le VC propose quatre gammes de fonds: le FCP 123 Convictions, accessible Ă  partir de 100€ et gĂ©rĂ© en partenariat avec la FinanciĂšre de l'Echiquier, a une stratĂ©gie de "stock-picking" et prend des participations dans des acteurs cotĂ©s du private equity, tels les Wendel, 3i et autres Eurazeo. Puis, les FCPI et les FIP, initiĂ©s en 2002 et 2004, ont pour mission d'investir dans des vĂ©hicules de partenaires spĂ©cialistes sur la place, ou encore de co-investir aux cĂŽtĂ©s de ces fonds sur certains dossiers. "Nous n'avons pas la prĂ©tention de savoir mieux apprĂ©hender les dossiers que des professionnels spĂ©cialisĂ©s sur un segment, c'est pourquoi nous choisissons les investisseurs les plus performants dans leur domaine", indique Olivier Goy. En 2007, 123 Venture a Ă©tĂ© le plus gros collecteur de FIP, avec 87 M€ recueillis. Enfin, l'investisseur effectue depuis 2005 des mandats de gestion personnalisĂ©e pour le compte de chefs d'entreprise fortunĂ©s, avec une souscription minimale de 200 K€.

Dans la foulĂ©e de la loi Tepa, 123 Venture s'est aussi lancĂ© l'an passĂ© dans l'aventure des FIP et holdings ISF. En 2008, le fonds a rĂ©coltĂ© en l'espace d'un mois 40 M€ pour son FIP ISF: 123 Capital PME. La holding ISF, 123 Rendement PME, a quant Ă  elle engrangĂ© 43 M€ de souscriptions.

Philosophie d'investissement

Le ticket moyen d'investissement est d'1 Ă  6 M€, mais le fonds ne se pose aucune limite quant Ă  la nature des opĂ©rations financĂ©es, ni Ă  la taille des sociĂ©tĂ©s soutenues. Dans quelques dossiers particuliers, 123 Venture peut mĂȘme ĂȘtre amenĂ© Ă  investir en solo, comme pour YesforLov, EGO Paris ou encore Erborian (lire articles ci-dessous). L'ambition d'123 Venture est maintenant d'approcher les investisseurs institutionnels et c'est pourquoi il a recrutĂ© le binĂŽme, Paul de FrĂ©minville et Eric Filippon (photos ci-contre) il y a un an. "Ce sont des experts de l'investissement direct puisqu'ils avaient Ă©tĂ© respectivement prĂ©sident et membre du directoire de CDC Equity Capital", rappelle Olivier Goy. Dans un univers financier sinistrĂ©, la tĂąche s'annonce plus ardue, mais l'objectif reste de lever 100 M€ d'ici fin 2009.

L'Ă©quipe

Un troisiÚme associé, Richard Allanic (photo de gauche), et le responsable du développement et des relations investisseurs, Xavier Anthonioz (photo de droite), viennent compléter l'équipe des cinq membres du directoire. Ils pilotent une équipe de 19 personnes, qui devrait passer à 23 d'ici peu. Une dizaine de personnes est dédiée à la gestion, tandis que les autres salariés s'occupent de la relation client ou du back et du middle-office.

 

Besoin de financement: demander un prĂȘt BEI

DollarsLa Banque EuropĂ©enne d’Investissement (BEI) dĂ©die 30 milliards d’euros aux PME en Europe, sous forme de nouveaux prĂȘts, par l’intermĂ©diaire de banques commerciales

À la demande des ministres des finances de l’Union europĂ©enne rĂ©unis en Conseil informel Ă  Nice les 12-13 septembre 2008, le Groupe Banque europĂ©enne d’investissement (Groupe BEI) renforce et modernise son appui aux Petites et Moyennes Entreprises en Europe, afin de les soutenir en pĂ©riode de crise financiĂšre.

Le Conseil d’administration de la BEI a adoptĂ© le 23 septembre une premiĂšre sĂ©rie de mesures:

  • La BEI va consacrer 15 milliards d’euros sur la pĂ©riode 2008-2009 Ă  des prĂȘts pour les petites et moyennes entreprises en Europe par l’intermĂ©diaire de banques commerciales, dans le cadre d'une enveloppe de 30 milliards d'euros d'ici 2011.

Ceci représente une augmentation significative par rapport à son activité habituelle dans ce secteur.

La BEI va donc faire plus, mais Ă©galement faire mieux : elle a dĂ©veloppĂ© une nouvelle formule de prĂȘts, appelĂ©e prĂȘt BEI pour les PME, toujours accordĂ©e par l’intermĂ©diaire de banques commerciales, mais plus simple, plus flexible et plus transparente de façon Ă  bĂ©nĂ©ficier concrĂštement Ă  un plus grand nombre de PME. Ce dispositif rĂ©novĂ© fait suite Ă  une large consultation des acteurs du marchĂ© des PME, menĂ©e par la BEI en 2007-2008.

  • Dans un deuxiĂšme temps, d’ici la fin de l’annĂ©e, la BEI proposera aux banques intermĂ©diaires des produits plus sophistiquĂ©s par lesquels elle interviendra en partage de risques afin de stimuler les segments oĂč les banques commerciales ont du mal Ă  s’engager (PME dont le risque est perçu comme trop Ă©levĂ© ou dont les garanties sont jugĂ©es insuffisantes).

Le prĂȘt BEI pour les PME:

ConcrĂštement, qui peut en bĂ©nĂ©ficier, pour financer quel type d’investissement et comment procĂ©der pour obtenir un prĂȘt BEI pour les PME?

  • Qui peut bĂ©nĂ©ficier d’un prĂȘt BEI pour les PME?

Toutes les entreprises autonomes de moins de 250 employĂ©s. Les filiales ou les sociĂ©tĂ©s holdings des groupes industriels ne sont pas Ă©ligibles, car ces prĂȘts BEI sont rĂ©servĂ©s aux petites et moyennes entreprises.

  • Pour financer quoi?

Les prĂȘts BEI peuvent soutenir des investissements matĂ©riels, immatĂ©riels ou de fonds de roulement. Les prĂȘts BEI pour les PME peuvent soutenir tous types d’investissements ou dĂ©penses nĂ©cessaires au dĂ©veloppement au sens large d’une petite entreprise. Les investissements peuvent ainsi ĂȘtre:

- MatĂ©riels, c'est-Ă -dire l’achat d’équipement ou de biens immobiliers. En principe l’achat de terrain foncier est exclu sauf s’il est vital pour l’investissement mais l’achat de terres agricoles est exclu totalement.

- ImmatĂ©riels, comme le financement des dĂ©penses liĂ©es directement Ă  des activitĂ©s de recherche et dĂ©veloppement, la constitution ou la reprise de rĂ©seaux de distribution, y compris dans un autre pays membre de l’Union europĂ©enne, le dĂ©pĂŽt ou l’achat de brevets ou les dĂ©penses induites lors de la transmission d’une entreprise lorsque celle-ci permet le maintien de l’activitĂ© Ă©conomique (lorsque l’acheteur et l’entreprise mise en vente sont des PME et le montant de financement de la transmission n’excĂšde pas 1 million d’euros).

- L’augmentation permanente des fonds de roulement nĂ©cessaires au dĂ©veloppement d’une PME en expansion.

Dans presque tous les secteurs de l’économie:

Les prĂȘts BEI pour les PME peuvent soutenir des investissements dans tous les secteurs de l’économie, sauf l’armement, les jeux d’argent, le tabac, les activitĂ©s impliquant des expĂ©riences sur les animaux, les activitĂ©s dont l’impact sur l’environnement ne peut ĂȘtre largement attĂ©nuĂ© ou compensĂ©, les secteurs moralement ou Ă©thiquement controversĂ©s (comme le clonage humain), ni la pure promotion immobiliĂšre.

Sont Ă©galement exclues les transactions purement financiĂšres (par exemple le rachat d’entreprises) Ă  l’exception des transmissions d’entreprises dans les cas spĂ©cifiques dĂ©crits ci-dessus.

  • Pour quel montant et Ă  quelles conditions?

Les prĂȘts BEI pour les PME peuvent soutenir des investissements de tous montants, depuis de trĂšs petits projets jusqu’à des investissements d’un coĂ»t maximum de 25 millions d’euros.

Le soutien de la BEI pourra ĂȘtre obtenu pour des prĂȘts d’une durĂ©e comprise gĂ©nĂ©ralement entre 2 et 12 ans. La durĂ©e effective sera fonction de la durĂ©e de vie Ă©conomique des investissements financĂ©s. Le montant maximum soutenu par la BEI ne pourra dĂ©passer 12,5 millions d’euros par prĂȘt.

Les prĂȘts BEI pour les PME seront attribuĂ©s par l’intermĂ©diaire de banques commerciales dans toute l’Union europĂ©enne, chargĂ©es d’évaluer chaque demande de prĂȘt prĂ©sentĂ©e par une petite ou moyenne entreprise. Sur la plupart des opĂ©rations, la dĂ©cision d’octroyer ou non un prĂȘt Ă  la PME appartient entiĂšrement Ă  la banque intermĂ©diaire. L’intervention de la BEI permet d’amĂ©liorer les conditions financiĂšres d’un prĂȘt ainsi accordĂ©, et elle veillera Ă  ce que ces amĂ©liorations soient clairement communiquĂ©es aux PME concernĂ©es.

Sur certaines opérations, la BEI pourra également intervenir en partage de risque avec le partenaire bancaire ou à travers des opérations mezzanines. Les modalités pratiques de ses deux options seront précisées ultérieurement.

  • ConcrĂštement Ă  qui s’adresser?

Plus d’une centaine de banques travaillent dĂ©jĂ  rĂ©guliĂšrement avec la BEI dans les 27 pays membres de l’Union europĂ©enne. Pour chaque pays, veuillez trouver leurs coordonnĂ©es rĂ©guliĂšrement mises Ă  jour (voir le lien ci-dessous).

  • Quand les nouveaux prĂȘts BEI pour les PME seront-ils disponibles?

Les premiers prĂȘts BEI pour les PME nouvelle formule seront disponibles dĂšs dĂ©but octobre, dans plusieurs pays. Ils feront l'objet d'annonces sĂ©parĂ©es.

  • Quel est l’avantage des nouveaux prĂȘts BEI pour les PME?

La BEI est la banque de l’Union europĂ©enne. GrĂące Ă  ses statuts et ses actionnaires, qui sont les 27 États Membres, elle jouit de la meilleure notation possible sur les marchĂ©s des capitaux (« AAA »). La BEI peut ainsi emprunter des fonds sur les marchĂ©s des capitaux Ă  des conditions favorables. Ce sont ces conditions qu’elle rĂ©percute dans les prĂȘts qu’elle accorde, notamment aux PME via les banques intermĂ©diaires. Ces banques s’engagent Ă  informer concrĂštement et individuellement les PME de l’intervention BEI et de son impact sur les conditions financiĂšres du prĂȘt reçu, par une lettre d’information par exemple.

  • Les nouveaux prĂȘts BEI pour les PME seront-ils disponibles dans tous les pays de l’Union europĂ©enne?

Oui, les prĂȘts BEI pour les PME pourront soutenir des investissements situĂ©s dans les 27 pays de l’Union europĂ©enne.

  • D’oĂč proviennent les 30 milliards d’euros que la BEI va mettre Ă  disposition des PME?

La BEI est une banque Ă  but politique, ne pesant ni sur le budget de l’Union europĂ©enne, ni sur les contribuables nationaux. Elle emprunte ses fonds sur les marchĂ©s des capitaux de façon autonome (plus de 50 Mrd EUR en 2007). Elle agit donc comme un « orientateur d’épargne » au service des politiques de l’Union, levant d’importants volumes financiers Ă  l’échelle mondiale pour les affecter au dĂ©veloppement de l’économie europĂ©enne.

De nouveaux produits en cours de préparation

Dans un deuxiĂšme temps, d’ici la fin de l’annĂ©e, la BEI proposera aux banques intermĂ©diaires des produits plus sophistiquĂ©s par lesquels elle interviendra en partage de risques afin de stimuler les segments oĂč les banques commerciales ont du mal Ă  s’engager (PME dont le risque est perçu comme trop Ă©levĂ© ou dont les garanties sont jugĂ©es insuffisantes). Trois types de mesures seront dĂ©veloppĂ©s:

  • des prĂȘts en partage de risques avec les banques, par lesquels la BEI garantit une partie du risque global pris par la banque intermĂ©diaire;
  • des prĂȘts oĂč la BEI prend directement un risque sur la PME bĂ©nĂ©ficiaire, en parallĂšle de la banque intermĂ©diaire;
  • des produits dits « mezzanine » pour les PME en forte croissance ou « gazelles ». Par l’intervention de sa filiale le Fonds europĂ©en d’investissement (FEI), le Groupe BEI proposera des prĂȘts participatifs, dits de ‘’haut de bilan’’, en ce qu’ils s’assimilent Ă  des quasi-fonds propres et permettent aux « gazelles » de renforcer leur capacitĂ© d’emprunt bancaire sans pour autant devoir ouvrir le capital, ni apporter des garanties importantes (ce n’est que si l’entreprise n’est pas en mesure de rembourser que le prĂȘt participatif est converti en actions).

Enfin, la BEI et la Commission europĂ©enne uniront leurs efforts pour mettre en place un Fonds paneuropĂ©en de microcrĂ©dit destinĂ© aux TPE. Ce fonds permettra de relayer, Ă  travers une trentaine d’institutions de micro-finance en Europe, des prĂȘts Ă  la crĂ©ation et au dĂ©veloppement ainsi que de l’assistance technique aux TPE, notamment celles localisĂ©es en zone sensibles.

Note de contexte:

  • La BEI partenaire du financement des PME depuis 40 ans
  • Le Groupe BEI finance les PME depuis 1968, ses Gouverneurs – les 27 Ministres de l’Économie et des Finances de l’Union europĂ©enne – en ont fait une des 5 « prioritĂ©s opĂ©rationnelles » de la Banque en 2005.

Jusqu’en 2007, l’activitĂ© PME du Groupe BEI s’exprimait sous trois lignes de produits, relayĂ©s par plus de 200 banques commerciales et prĂšs de 300 fonds de capital investissement dans les 27 pays d’Europe:

- des lignes de crĂ©dit de la BEI Ă  des banques commerciales pour le financement Ă  moyen ou long terme des investissements physiques des PME ; Cette activitĂ© de prĂȘt reprĂ©sentait un volume annuel proche de 5 milliards d’EUR atteignant quelque 50.000 PME par an.

- du capital-risque: depuis 2000, le FEI a investi 4,4 milliards d’EUR dans 273 fonds de capital-investissement, qui prennent des participations au capital de PME, essentiellement innovantes et Ă  fort potentiel de croissance (StratĂ©gie de Lisbonne). Ces fonds ont permis plus de 800.000 crĂ©ations de PME dans toute l’Union europĂ©enne, depuis 2001.

- des garanties bancaires, Ă©galement apportĂ©es par le FEI. 190 opĂ©rations ont permis de garantir partiellement 11,6 milliards d’engagements de prĂȘts de banques sur les PME. En partageant ainsi le risque commercial avec les banques, le FEI dĂ©place le risque ce qui rĂ©duit les rĂ©serves devant ĂȘtre constituĂ©es par les banques en application de BĂąle II ; ce levier financier indirect stimule le marchĂ© bancaire des PME.

  • La BEI : une solution miracle ?

Non, la BEI ne peut pas offrir la panacĂ©e. Mais dans cette pĂ©riode oĂč la marge de manƓuvre de la plupart des États Membres est rĂ©duite et oĂč le secteur bancaire doit affronter une crise financiĂšre de grande ampleur, le recours au Groupe BEI peut apporter un complĂ©ment Ă  la fois efficace et souple. Banque des États Membres, ne pesant ni sur le budget de l’Union europĂ©enne, ni sur les contribuables nationaux, la BEI emprunte ses fonds sur les marchĂ©s des capitaux (plus de 50 milliards EUR en 2007), de façon autonome et sans garantie de ses États membres. Elle agit donc comme un « orientateur d’épargne » au service des politiques de l’Union, levant d’importants volumes financiers Ă  l’échelle planĂ©taire pour les affecter au dĂ©veloppement de l’économie europĂ©enne.

 

Capitaux-risqueurs et Business Angels s'adaptent Ă  la crise financiĂšre

usaLes capitaux risqueurs et les business angels made in USA sont également impactés par la crise actuelle.

Si l'on en croit la NVCA (National Venture Capital Association) qui étudie le comportement des sociétés de capital risque et les business angels, les investissements réalisés par ces derniers sur le troisiÚme trimestre 2008 ont baissé de 10% par rapport au troisiÚme trimestre de 2007. Ceci est la plus importante baisse constatée sur ces 5 derniÚres années (pour obtenir des résultats aussi problématiques il faut revenir à l'explosion de la bulle internet en 2002-2003)

Cette baisse s'explique par :

  • une vision plus critique des investisseurs financiers dans la capacitĂ©s des start up Ă  gĂ©nĂ©rer du cash rapidement, Sequoia Capital et Benchmark Capital deux sociĂ©tĂ©s de capital investissement qui comptent dans la planĂšte finance conseillent Ă  leurs entreprises en portefeuille de limiter les charges fixes voir de limiter la voilure en terme d'effectif.
  • mais Ă©galement par la difficultĂ© qu'ils auront une fois investis de sortir... c'est Ă  dire de trouver des acquĂ©reurs de leurs actions permettant de gĂ©nĂ©rer une plus value. Par exemple lors du troisiĂšme semestre 2008 il y a eu seulement 58 acquisition par des groupes contre 102 sur la mĂȘme pĂ©riode en 2007.

De plus les sortis en bourse sont trĂšs rares ( 7 jusqu'Ă  septembre 2008).

Dans cette situation les capitaux risqueurs amplifient un tendance de fonds chez eux: ré-investir dans des entreprises déjà en portefeuille plutÎt que d'investir dans de nouvelles start up. La filiÚre la plus touchée est celle des NTIC qui affiche une baisse de 36% des investissements en fonds propres par rapport à 2007.

Cette situation reste problématique lorsque l'on sait le poids important des VC et des business angels aux USA: 23 milliards d'euros investis en 2007 pour les premiers et 20 milliards d'euros pour les seconds.

Comme l'indique le Bulletins électroniques autant d'argent en moins c'est autant d'entreprises et de projet en R/D non financés.

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CARMAT SAS, JEUNE ENTREPRISE INNOVANTE DEVELOPPANT UN CƒUR ARTIFICIEL

businessfinanceCARMAT SAS, Jeune Entreprise BiomĂ©dicale Innovante, crĂ©Ă©e et financĂ©e par TRUFFLE CAPITAL, EADS et la fondation du Pr. Carpentier avec le soutien d’OSEO, est issue de la collaboration du chirurgien Alain Carpentier et de EADS, dans la mise en Ɠuvre de biomatĂ©riaux et de technologies de pointes appliquĂ©s au domaine du cƓur artificiel.

CARMAT compte proposer Ă  la communautĂ© mĂ©dicale un cƓur artificiel total implantable permettant de redonner espoir et qualitĂ© de vie aux milliers de malades souffrant d'un infarctus massif, d'une insuffisance cardiaque terminale ou pour lesquels la thĂ©rapeutique mĂ©dicamenteuse classique, l’assistance ventriculaire ou la transplantation d’organe ont Ă©chouĂ© ou ne sont pas possibles.

Lors de ce premier tour de table, avec TRUFFLE CAPITAL comme chef de file, CARMAT SAS vient de lever 7,25 millions d’Euros, dont 5 millions ont Ă©tĂ© investispar TRUFFLE CAPITAL et 2,25 millions par EADS et la Fondation du Pr. Carpentier.

CARMAT prĂ©voit de nouvelles levĂ©es internationales de capital dans les prochaines annĂ©es, selon les progrĂšs et les besoins de l’entreprise. OSEO vient d’attribuer Ă  la sociĂ©tĂ© 33 millions d’Euros en subventions et en avances remboursables. Il s’agit de l’aide la plus importante jamais accordĂ©e Ă  une Jeune Entreprise Innovante par OSEO.

Les essais prĂ©liminaires du cƓur artificiel de CARMAT effectuĂ©s chez l’animal et en laboratoire ont suscitĂ© l’intĂ©rĂȘt de la communautĂ© mĂ©dicale française et internationale, ainsi que des autoritĂ©s de santĂ©. Le dynamisme et la compĂ©tence exceptionnels de l’équipe mĂ©dicale et d’ingĂ©nieurs, formĂ©e autour du professeur Carpentier et de son Ă©quipe de l'hĂŽpital Georges Pompidou, ont convaincu TRUFFLE CAPITAL ainsi qu’OSEO de soutenir activement le projet CARMAT.

Aujourd’hui, le prototype de cƓur artificiel de CARMAT est brevetĂ© et est au stade des essais prĂ©cliniques. Il respecte les critĂšres de biocompatibilitĂ© avec le corps humain. Ses fonctionnalitĂ©s sont similaires Ă  celles d'un cƓur naturel, tant au plan anatomique qu’au plan physiologique, avec notamment une rĂ©gulation automatique des dĂ©bits et frĂ©quences cardiaques en fonction des besoins physiologiques du patient, tel que l’effort physique.

Le prototype de CARMAT sera Ă©valuĂ©, aprĂšs accord de l’AFSSAPS, initialement chez des malades ne pouvant bĂ©nĂ©ficier d’autre thĂ©rapeutique et au pronostic vital engagĂ© puis, selon les rĂ©sultats des essais cliniques initiaux, sera Ă©valuĂ© chez des patients de meilleur pronostic.

La PME s’installe dans la rĂ©gion parisienne et travaillera avec de nombreux sous-traitants, français pour la plupart.

A propos du Professeur Alain Carpentier

Professeur Ă©mĂ©rite Ă  l’UniversitĂ© Pierre-et-Marie-Curie (UniversitĂ© Paris VI), professeur Ă  l'École de MĂ©decine Mount Sinai Ă  New York, il est fondateur et directeur du laboratoire d'Ă©tude des greffes et prothĂšses cardiaques de l'UniversitĂ© Paris VI. LaurĂ©at du Grand Prix de la Fondation pour la Recherche MĂ©dicale (1998) et membre de l'AcadĂ©mie des sciences, il reçoit en 2007 le prestigieux Prix Albert Lasker de recherche mĂ©dicale qui couronne ses deux principales contributions, que sont l’invention des bioprothĂšses valvulaires (valves Carpentier-Edwards) et la mise au point de techniques de chirurgie plastique et reconstructrice des valves cardiaques, dont bĂ©nĂ©ficient chaque annĂ©e plusieurs centaines de milliers de malades dans le monde.

À propos de TRUFFLE CAPITAL - http://www.truffle.com

A propos de EADS - http://www.eads.com

A propos d’OSEO - http://www.oseo.fr/

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Les mesures de soutien Ă  l’économie

Carte de la franceCi dessous Ă  partir du discours de Nicolas SARKOZY voici reproduit les derniĂšres mesures Ă©conomiques:

En trois ans, "175 milliards d’euros d’investissement direct" seront injectĂ©s par l’Etat dans l’activitĂ© Ă©conomique, a dĂ©clarĂ© Nicolas Sarkozy le 23 octobre Ă  Argonay (Haute-Savoie). Le chef de l’Etat a notamment annoncĂ© la crĂ©ation d’un fonds public d’intervention qui pourra intervenir en faveur des entreprises stratĂ©giques en difficultĂ©, ainsi qu’une exonĂ©ration totale et dĂ©finitive de taxe professionnelle pour les investissements rĂ©alisĂ©s d’ici Ă  dĂ©but 2010.

"L’idĂ©ologie de la dictature des marchĂ©s et de l’impuissance publique est morte avec la crise financiĂšre", a estimĂ© le chef de l’Etat devant des entrepreneurs, revenant sur l’action internationale de la France pour rĂ©agir Ă  une crise "mondiale". Il a dĂ©plorĂ©, notamment, que les autoritĂ©s amĂ©ricaines aient "laissĂ© tomber" la banque d’affaires Lehman Brothers, dont le dĂ©pĂŽt de bilan, le 15 septembre, avait prĂ©cipitĂ© la crise financiĂšre.

En France, "175 milliards d’euros d’investissement direct seront mis en trois ans par l’Etat dans l’activitĂ© Ă©conomique", a dĂ©clarĂ© le chef de l’Etat. "A cĂŽtĂ© de l’universitĂ©, de la recherche, du Grenelle de l’environnement, on va investir puissamment dans l’économie numĂ©rique qui sera le moteur de la croissance future avec les technologies propres" (lire l’article sur le plan de dĂ©veloppement de l’économie numĂ©rique).

Il a Ă©galement souhaitĂ© un remboursement plus rapide aux entreprises du crĂ©dit impĂŽt recherche, et s’est prononcĂ© pour que la lĂ©gislation sur le travail dominical soit assouplie.

Surtout, alors que "l’Etat est venu puissamment en appui des banques", le chef de l’Etat veut protĂ©ger les entreprises françaises d’un risque d’assĂšchement du crĂ©dit provoquĂ© par la crise financiĂšre. Il a annoncĂ© la crĂ©ation d’un poste de "mĂ©diateur du crĂ©dit, qui sera Ă  la disposition des entreprises françaises qui auront des difficultĂ©s pour accĂ©der au crĂ©dit".

Ce mĂ©diateur "suivra, dĂ©partement par dĂ©partement, la façon dont les prĂȘts sont accordĂ©s par les banques", a-t-il prĂ©cisĂ© lors d’une table ronde avec des entrepreneurs Ă  Annecy. Le chef de l’Etat nommera Ă  cette fonction RenĂ© Ricol, commissaire aux comptes et auteur d’un rapport sur la crise financiĂšre remis dĂ©but septembre Ă  l’ElysĂ©e.

Suivre la façon dont les banques accorderont les prĂȘts

"Je veux que toute entreprise qui aurait un problÚme de crédit auprÚs de sa banque puisse appeler le médiateur national et que chacun sache que les crédits que nous avons mis sous forme de garanties ou de fonds propres à la disposition des institutions financiÚres, nous voulons que cela se retrouve dans le financement des PME", a-t-il déclaré.

Le chef de l’Etat rĂ©unira la semaine prochaine tous les prĂ©fets et les trĂ©soriers-payeurs gĂ©nĂ©raux pour leur demander d’assurer un suivi prĂ©cis sur l’évolution du crĂ©dit dans leur dĂ©partement, a-t-il annoncĂ©.

L’objectif est de "recenser les situations qui posent problĂšme et publier banque par banque, dĂ©partement par dĂ©partement, la politique de crĂ©dit des Ă©tablissements financiers".

Les banques françaises, en Ă©change du plan de soutien de 360 milliards d’euros en leur faveur (lire l’article), ont pris des engagements Ă  l’égard des PME (lire l’article). Pour les petites sociĂ©tĂ©s, les banques promettent notamment un "accompagnement plus Ă©troit" afin de subvenir Ă  leurs besoins en fonds de roulement.

Des discussions seront aussi engagĂ©es avec les assureurs crĂ©dit et la Caisse centrale de rĂ©assurance (CCR, Ă©tablissement public de rĂ©assurance) afin d’examiner les conditions dans lesquelles la CCR pourrait prendre le relais des assureurs crĂ©dit pour Ă©viter des retraits d’assurance brutaux.

Exonération immédiate et totale de taxe professionnelle pour les nouveaux investissements

Le chef de l’Etat a annoncĂ© une exonĂ©ration totale et dĂ©finitive de taxe professionnelle pour les investissements rĂ©alisĂ©s entre le 23 octobre 2008 et le 31 dĂ©cembre 2009. Les investissements concernĂ©s ne seront pas inclus dans l’assiette de la taxe professionnelle. Le manque Ă  gagner pour les collectivitĂ©s territoriales sera compensĂ© par l’Etat.

La rĂ©forme dĂ©finitive de la taxe professionnelle sera, elle, arrĂȘtĂ©e au vu des conclusions des travaux du ComitĂ© pour la rĂ©forme des collectivitĂ©s locales (lire l’article).

CrĂ©ation d’un fonds stratĂ©gique d’investissement

Un fonds stratĂ©gique d’investissement français sera crĂ©Ă© avant la fin de l’annĂ©e afin de soutenir les entreprises qui seraient en difficultĂ© face Ă  la crise Ă©conomique. "La Caisse des dĂ©pĂŽts en assurera la gestion, sous la surveillance de l’AssemblĂ©e nationale et du Parlement. Elle devra en faire une prioritĂ© de sa stratĂ©gie pour une gestion que je souhaite plus active, plus offensive, plus mobile," a prĂ©cisĂ© Nicolas Sarkozy.

"Il s’agira d’investir dans l’avenir. Il ne s’agira pas de subventionner des entreprises Ă  fonds perdus mais de stabiliser des entreprises qui pourraient ĂȘtre des proies pour les prĂ©dateurs", a-t-il expliquĂ©, en dĂ©nonçant "l’action dĂ©lĂ©tĂšre des hedge funds".

Le fonds "trouvera une partie de ses ressources en empruntant sur les marchĂ©s, il contribuera ainsi Ă  faire circuler l’argent et Ă  l’orienter vers le dĂ©veloppement industriel plutĂŽt que vers la spĂ©culation purement financiĂšre".

"Cet endettement ne creusera pas les dĂ©ficits, car il aura pour contrepartie l’actif des entreprises au capital desquelles le fonds sera entrĂ©."

Le chef de l’Etat a confirmĂ© sa volontĂ© de "proposer Ă  nos partenaires de l’Union europĂ©enne de se doter eux aussi de fonds nationaux afin que nous puissions coordonner nos politiques d’investissement", comme il l’avait expliquĂ© le 21 octobre devant le Parlement europĂ©en (lire l’article).

En ce qui concerne le remboursement plus rapide du Crédit ImpÎt Recherche (CIR), cette annonce est étonnante car il existe déjà un mécanisme qui permet à une entreprise bénéficiant du CIR d'obtenir une avance de la part des banques...

A suivre....

 

Internet permet de financer ses Ă©tudes

businessfinanceLes plateformes d'intermĂ©diations vous connaissez ?

Mais si.... pour vous aider ci-dessous le début d'un billet traitant de ce sujet:

"On connaĂźt les plateformes d'Ă©changes comme EBAY oĂč les particuliers s'Ă©changent des biens, des produits.

La notion de produits est large puisqu'elle peut intégrer l'argent. En effet il ne faut pas oublier que les banques "achÚtent" de l'argent pour le revendre aux particuliers et aux entreprises.

Alors pourquoi ne pas crĂ©er une plateforme qui mettrait en relation des personnes qui ont de l'argent, de l'Ă©pargne avec d'autres qui souhaitent ĂȘtre des consommateurs...d'argent..."

S'il existe différentes plateformes pour mettre en relation...:

  • des entreprises avec des business angels ou des capitaux risqueurs,
  • des particuliers qui prĂȘtent Ă  d'autres particuliers

...Aux Etats-Unis existe FYNANZ: ce site internet est destiné à mettre en relation des personnes qui ont de l'épargne avec des étudiants qui cherchent des fonds pour financer leurs études.

Une précision: le début de ce billet faisant référence au début d'un autre billet qui lui aussi était issu de ce blog ( vous suivez...):

 

Financer un entrepreneur qui a connu l'echec, une possibilité aux USA de la science fiction en France ?

businessfinanceNombre de chefs d'entreprises de la Silicon Valley ont echoué par le passé ce qui ne les a pas empéchés d'obtenir des financements auprés de sociétés de capital risque.

Par exemple, un certain Ben Smith qui avait créé une start up dans la filiÚre logiciel: Spoke Software.

Avant d'avoir obtenu l'appui de sociétés de capital risque aussi réputées que US ventures Partners et Parteck International il avait déposé le bilan aprés le lancement de Casbah corp (site de commerce en ligne). Visiblement on ne lui en a pas tenu rigueur...

Souvent les chargĂ©s d'affaires de ces structures de financement considĂšrent qu'un entrepreneur qui a connu l'Ă©chec, a appris et donc se trouve dans une situation intĂ©ressante puisqu'il ne fera pas les mĂȘmes erreurs.

Ce raisonnement semble vraiment Ă©loignĂ© de nos rĂ©flexes franco-francais oĂč la rationnalitĂ© doit guider le monde des affaires...

Car que ce soit au niveau des sociétés de capital risque, des organismes bancaires mais également dans une moindre mesure auprés des structures d'accompagnement des créateurs d'entreprises (pépiniÚre...) l'échec n'a pas bonne presse et jouerait plus comme un frein , méme si tout le monde s'en défend...

 

L' Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie va créer une société de capital risque

businessfinanceL'UIMM ( Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie), présidée par Frédéric Saint-Geours va faire évoluer ses missions en affectant 230 millions d'euros sur 5 ans pour favoriser l'emploi, l'innovation, le capital-risque et «l'entraide professionnelle».

En effet l'UIMM dispose d'une cagnotte de 580 milllions d'euros constituĂ©es en partie par les cotisations "volontaires" des entreprises Ă  la cĂ©lĂšbre caisse de secours mutuel, l'Epim (Entraide professionnelle des industries des mĂ©taux) au cƓur d'une affaire juridique sortie il y a peu sur la place public.

La nature des projets qui seront portés:

  • Une fondation sera destinĂ©e Ă  renforcer les relations entre l'industrie et l'enseignement supĂ©rieur via: le financement de chaires dans les universitĂ©s et Ă©coles ainsi que des fondations universitaires. 20 millions d'euros sur cinq ans seront investis.
  • Une autre fondation aura pour vocation de stimuler la formation et l'insertion de salariĂ©s dans l'industrie afin de lutter contre la pĂ©nurie de main d'oeuvre dans la filiĂšre. Cette fondation pourra s'appuyer sur une "cagnotte" de 70 millions.
  • 50 millions sur cinq ans financeront un programme de communication pour valoriser l'industrie et les mĂ©tiers industriels.
  • 55 millions sur cinq ans seront programmĂ©s pour crĂ©er un dispositif de capital-dĂ©veloppement a destination des trĂšs petites et moyennes entreprises industrielles, pour accompagner leur dĂ©veloppement et accroĂźtre leurs capacitĂ©s d'innovations.
 

Le Business model du Web 2.0 en question

businessfinanceConnaissez-vous Bernard Liautaud ? Ce dernier, aprĂšs avoir Ă©tĂ© le co-fondateur de Business Objects, vient d’intĂ©grer la sociĂ©tĂ© de Capital Risque Balderton Capital. Son objectif : favoriser le dĂ©veloppement de sociĂ©tĂ©s de taille mondiale dans le secteur du logiciel.

Au-delĂ  de cette information - ce qui m’interpelle - c’est sa vision du web 2.0 : il considĂšre que cette filiĂšre est plutĂŽt Ă  Ă©viter, car....

...La suite je l'ai écrite sur le blog de Stéphane sous le titre: Et vous, vous y croyez au web 2.0 ?

Si vous souhaitez lire les articles publiés par votre serviteur sur le blog simpleentrepreneur.com...:

 

Kewego une société financée par France Investissement

KEWEGOCi-dessous une interview, par la Direction Générale des Entreprises, de Michel Meyer co-fondateur de la société Kewego

Quelle est l’activitĂ© de votre entreprise ?

Kewego est spĂ©cialisĂ© dans la communication audiovisuelle. Nous aidons en effet les mĂ©dias et les entreprises Ă  diffuser des vidĂ©os soit sur internet, soit dans leurs locaux ou leurs points de vente, au travers de rĂ©seaux d’écrans. Ils peuvent ainsi s’adresser Ă  leurs prospects, leurs employĂ©s ou leurs clients.

Nous avons comme clients des entreprises telles que M6, France TĂ©lĂ©vision, Le Figaro, L’Équipe, Le Nouvel observateur, Airbus, Axa ou encore Snecma et nous devrions rĂ©aliser un chiffre d’affaires de 7 M€ en 2008, contre 4 M€ en 2007. L’entreprise a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en 2003 et compte dĂ©sormais une soixantaine de salariĂ©s Ă  Paris, Grenoble, mais aussi dans nos filiales en Espagne, Allemagne et Grande-Bretagne.

Comment avez-vous eu recours Ă  France Investissement ?

Nous avions besoin de financements pour dĂ©velopper et renforcer notre gamme de produits et nous dĂ©velopper Ă  l’international afin d’envisager d’atteindre la rentabilitĂ© en 2009. Nous avons donc construit un business plan prĂ©sentant nos ambitions et nos objectifs avant de rencontrer un certain nombre d’acteurs du capital risque.

Nous avons été en contact avec CDC Entreprises. Le courant est bien passé. De plus, nous avions déjà un investisseur de référence, Banexi Ventures Partners, que CDC Entreprises connaßt bien.

Finalement, le fonds de co-investissement direct de CDC Entreprises et Banexi Ventures Partners ont décidé de procéder à un co-investissement pour un montant total
de 5 M€.

Quels conseils donneriez-vous Ă  des PME en quĂȘte de financements ?

Je pense que le premier travail est de bien clarifier son projet d’entreprise. En mĂȘme temps, le fait de rencontrer des investisseurs va permettre de peaufiner ce projet car ils ont souvent de bonnes questions.

Je crois aussi qu’il faut avoir des rĂ©alisations Ă  montrer, des clients en portefeuille. Globalement, la proposition doit ĂȘtre bien calibrĂ©e en termes de montant et d’emploi des fonds afin que tout le monde puisse se projeter dans une aventure commune.*

Ensuite, il faut procĂ©der de maniĂšre relativement systĂ©matique, contacter les investisseurs les uns aprĂšs les autres et essayer de les rencontrer. J’ajouterais qu’il est important de bien cibler les fonds Ă  contacter. Si l’on est une start-up, rien ne sert de s’adresser Ă  des fonds de LBO , de retournement ou de capital dĂ©veloppement.

 

Vous souhaitez créer votre société de capital risque?

businessfinanceCe post est une réponse à un commentaire laissé de "SPIDER":

"Bonjour,

Question Ă  200.000€ : comment je fais pour crĂ©er mon fond de capital risque ?

Merci

NB: c'est une question sérieuse. J'ai déjà commencé à réfléchir sur le sujet. Mais il me visiblement manque quelques pistes. "

La SUIR est une premiÚre réponse, mais qu'est ce donc?

La Société Unipersonnelle d'Investissement à Risque (SUIR) a pour objectif d'augmenter le nombre de particuliers souhaitant investir directement dans des jeunes entreprises (moins de 5 ans d'existence) de type PME/PMI.

Ainsi un individu, appelé associé unique, peut créer sa propre société de capital risque et investir une partie de son épargne dans le financement d'entreprise.

1- Les conditions au niveau de la SUIR:

  • La SUIR est obligatoirement une SociĂ©tĂ© par Actions SimplifiĂ©e Unipersonnelle (SASU), constituĂ©e par un seul actionnaire, personne physique,
  • L'associĂ© unique de la SUIR, son conjoint et leurs ascendants et descendants ne peuvent dĂ©tenir plus de 30 % des droits financiers et de vote des sociĂ©tĂ©s cibles, et ne doivent pas avoir atteint ce seuil depuis la crĂ©ation des sociĂ©tĂ©s cibles
  • L'associĂ© unique (ainsi qu'aucun membre de sa famille) ne peut diriger les entreprises financĂ©es

2- La SUIR peut intervenir sous différentes maniÚres au sein de l'entreprise cible:

  • Participation au capital par l'achat d'actions ou de parts sociales
  • Financement sous la forme de prĂȘt appelĂ© compte courant (le montant du prĂȘt ne peut excĂ©der 15% des moyens mobilisables par la SUIR)
  • Consentir Ă©galement des apports d'autres Ă©lĂ©ments dans la limite de 5 % de son actif.

3- Conditions au niveau de l'entreprise financée:

  • Les sociĂ©tĂ©s financĂ©es via la SUIR doivent ĂȘtre nouvelles au sens fiscal,ou crĂ©Ă©es pour la reprise d'une entreprise en difficultĂ©, (pour laquelle est intervenu un jugement ordonnant la cession ou prononçant sa liquidation judiciaire)
  • N'est pas considĂ©rĂ©e comme entreprise nouvelle, l'entreprise crĂ©Ă©e dans le cadre d'une concentration, d'une restructuration, d'une extension d'activitĂ©s prĂ©existantes ou reprenant de telles activitĂ©s.
  • Être dĂ©tenues Ă  plus de 50 % par des personnes physiques ou des personnes morales dĂ©tenues majoritairement par des personnes physiques
  • Exercer une activitĂ© commerciale, industrielle ou artisanale
  • Être crĂ©Ă©es depuis moins de cinq ans,lors de la premiĂšre souscription de la SUIR

4- Avantages fiscaux de la SUIR:

  • ExonĂ©ration d'impĂŽt sur le revenu sur les dividendes versĂ©s par la SUIR Ă  l'associĂ© unique, Ă  condition que les distributions proviennent de bĂ©nĂ©fices exonĂ©rĂ©s d'IS et que l'associĂ© unique ait son domicile fiscal en France ou dans un pays ayant conclu une convention d'assistance visant Ă  lutter contre la fraude et l'Ă©vasion fiscale.
  • Par contre les dividendes restent soumis aux prĂ©lĂšvements sociaux Ă  hauteur de 11 % des revenus distribuĂ©s par la SUIR.

J'espÚre "SPIDER" que vous allez vraiment créer votre société de capital risque et que les créateurs accompagnés au sein de nos 10 pépiniÚres d'entreprises pourront en bénéficier ( qui a dit que j'étais opportuniste ?)

 

Speed dating pour trouver des financements

BACPour ĂȘtre exact il s'agit plus de Speed Business Meeting:

Voici la promesse de l'opération: " Nous avons l'argent et le mentor qui vous aideront à développer votre entreprise, VENEZ NOUS CONVAINCRE DE LA QUALITE DE VOTRE DOSSIER !"

RĂšgles des Speed Business Meeting :

  • Places limitĂ©es
  • Accueil Ă  18 heures prĂ©cises
  • Chaque participant dispose de 7 minutes prĂ©cises pour convaincre le jury BAC
  • Ă  l'issue des 7 minutes, le jury BAC rend un avis immĂ©diat

L'organisateur : "Business Angels des CitĂ©s" B.A.C

B.A.C. : premiĂšre sociĂ©tĂ© de capital risque dĂ©diĂ©e au dĂ©veloppement Ă©conomique des banlieues

Rappel des critĂšres d'investissement BAC :

BAC est une sociĂ©tĂ© de capital risque investissant dans les entreprises :

  • de tous secteurs d'activitĂ©
  • ayant fort un potentiel de dĂ©veloppement
  • crĂ©Ă©es ou dirigĂ©es par des personnes ayant durablement vĂ©cu dans une ville possĂ©dant une zone urbaine sensible

ou

  • implantĂ©es ou souhaitant s'implanter dans une ville possĂ©dant une zone urbaine sensible

Plus d'informations: http://www.scr-bac.fr/speed_business_meeting.htm

 

L'université et capital risque et vice et versa

drapeau france et usaAline Charpentier et Antoine Mynard du site bulletins-electroniques.com viennent de publier un article fort intéressant sur le capital risque vue par les étudiants américains.

L'université du Michigan mÚne une action originale afin de financer les création d'entreprises tout en permettant aux étudiants de se familiariser aux mécanismes du capital risque.

Comment ?

En créant une société de capital risque gérée par les étudiants.

Son nom ?

Frankel Commercialization Fund

D'oĂč vient cette initiative ?

Tom Porteur capital risqueur et professeur avait constaté que les étudiants:

  • n'avaient qu'une connaissance thĂ©orique de l'entrepreunariat et de la filiĂšre capital risque,
  • n'Ă©taient pas sensibilisĂ©s Ă  la problĂ©matique du financement des entreprises qui utilisaient les travaux de recherche de l'universitĂ© du Michigan pour mettre sur le marchĂ© des produits innovants.

Les modalités d'interventions?

Afin d'intervenir rapidement cette société de capital risque est en relation constante avec les laboratoires de recherche et notamment ceux qui réalisent du transfert de technologie. Bien évidemment les étudiants sont également accompagnés par des spécialistes du financement des projets en amorçage.

Mais attention les étudiants ne sont pas spectateurs ils interviennent dans toutes les étapes que l'on constate au sein d'une société de capital risque classique:

  • prospection de projet,
  • valorisation du projet,
  • conseil

Par projet 100 000 dollars peut ĂȘtre mobilisĂ©s.

Pour plus d'information vous pouvez lire: Capital-risque : les Ă©tudiants de l'universitĂ© du Michigan s'y mettent !

 

Les universités et les sociétés de capital risque depuis Londres

businessfianceMonsieur Ian Pearson, le Ministre britannique des sciences et de l'innovation tient des propos étonnant vue de France sur le capital risque et les universités....

Un petit extrait?

On commence par sa vision du capital investissement:

  • le capital d'investissement permet de transformer des avancĂ©es technologiques en nouveaux produits rĂ©pondant Ă  des attentes d'entreprises ou de particuliers,
  • le dĂ©veloppement Ă©conomique du pays rĂ©sulte pour une part des effets du capital risque dans la crĂ©ation de valeur,
  • le pays doit continuer Ă  favoriser le capital risque car il constitue un maillon essentiel du financement de la crĂ©ation d'entreprises,

On poursuit par sa vision des universités:

  • Les entreprises tirent profit de la recherche rĂ©alisĂ©e par les universitĂ©s,
  • En 2006 et 2007, les universitĂ©s ont gĂ©nĂ©rĂ© 849 millions euros en faisant du transfert de technologie et 337 millions d'euros en tant que prestataires de services ou activitĂ©s de conseil,
  • 187 nouvelles entreprises spin-offs ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©es Ă  partir des travaux universitaires,
  • Sur 3 ans plus de 700 entreprises sont nĂ©es directement Ă  partir de travaux des universitĂ©s.
  • Nombreuses universitĂ©s dĂ©posent directement des brevets
  • Les universitĂ©s doivent dĂ©velopper des relations avec celles des Etats-Unis, de la Chine et l'Inde.
 

PrĂȘt Etudiant

oseoLundi 8 septembre 2008, ValĂ©rie PĂ©cresse, ministre de l'Enseignement supĂ©rieur et de la Recherche, a signĂ© avec François Drouin, PrĂ©sident d'OSEO, une convention instaurant le nouveau prĂȘt Ă©tudiant.

Ce prĂȘt est accessible Ă  tous les Ă©tudiants (de moins de 28 ans, français ou ressortissant de l’Union europĂ©enne), boursiers ou non, sans caution personnelle, ni conditions de ressources et Ă  remboursement diffĂ©rĂ©.

CrĂ©ation d'un fonds de garantie "prĂȘts Ă©tudiants"

L'Etat confie la gestion de ce fonds de garantie Ă  OSEO. Ce fonds prend en charge, dans des conditions dĂ©finies par convention, une partie du risque de dĂ©faillance encouru par les banques. Tous les Ă©tablissements bancaires partenaires peuvent bĂ©nĂ©ficier de la garantie d'OSEO pour distribuer ce prĂȘt.

OSEO peut mettre en oeuvre la gestion de ce fonds en s'appuyant sur son expĂ©rience en matiĂšre de garantie des prĂȘts aux PME. PrĂšs de 50 000 entrepreneurs obtiennent, chaque annĂ©e, grĂące Ă  cette garantie, des financements bancaires pour crĂ©er, reprendre, ou dĂ©velopper leur entreprise, en particulier via l'innovation et l'exportation.

CaractĂ©ristiques de la garantie :

  • montant maximal du prĂȘt : 15 000 euros/Ă©tudiant au total
  • montant garanti : 70% du capital restant du prĂȘt consenti, hors intĂ©rĂȘt
  • durĂ©e : 10 ans maximum, Ă  partir de la date du premier versement des fonds
  • dotation annuelle par l'Etat au fonds de garantie de 5 millions d'euros en 2008.

La signature est intervenue en prĂ©sence de la FĂ©dĂ©ration bancaire française, du Groupe Banque Populaire et CETELEM qui sont les deux premiers rĂ©seaux Ă  proposer ce prĂȘt Ă©tudiant.

 

Quelques informations sur France Angels: le réseau des business angels

michelLe réseau propose une définition précise de ce qu'est un Business Angel: c'est à dire une personne physique qui investit une part de son patrimoine dans une entreprise innovante à potentiel et qui, en plus de son argent, met gratuitement à disposition de l'entrepreneur, ses compétences, son expérience, ses réseaux relationnels et une partie de son temps.

Le Business Angel investit dans des projets à caractÚre novateur. La décision d'investir repose essentiellement sur le potentiel du projet, l'entrepreneur et son équipe.

Les Business Angels se regroupent en rĂ©seaux : organisations juridiquement formalisĂ©es permettant la mise en relation d'investisseurs potentiels et d'entrepreneurs avec un objectif gĂ©nĂ©ral de faire rĂ©aliser des investissements par des Business Angels et d'ĂȘtre le point d'attraction des entrepreneurs rĂ©gionaux en recherche de financement.

Le rĂ©seau permet au Business Angel d'avoir un accĂšs facilitĂ© et Ă©largi Ă  des dossiers, de partager compĂ©tences et expertises avec d'autres Business Angels, de pouvoir Ă©ventuellement investir dans un mĂȘme projet avec d'autres Business Angels et ainsi, de mutualiser les risques.

  • Les Missions de France Angels

Créée en 2001, France Angels a pour principaux objectifs de:

PROMOUVOIR

L'investissement des Business Angels en France en vue de favoriser la création et le développement d'entreprises innovantes à fort potentiel.

FEDERER

Les rĂ©seaux de Business Angels et professionnaliser leur action en favorisant l'Ă©change de « Bonnes pratiques » entre les rĂ©seaux eux-mĂȘmes, et entre les rĂ©seaux et des partenaires extĂ©rieurs (en particulier, les organismes de financement d'amorçage et de capital risque) au niveau rĂ©gional, national et international.

REPRESENTER

Les réseaux de Business Angels et plus largement, la communauté des Business Angels auprÚs des institutions françaises et européennes, publiques et privées.

Quelques exemples de réseaux de business angels:

  • NANTES PLACE FINANCIERE

L'association Nantes Atlantique Place FinanciÚre (NAPF) regroupe les personnes physiques et morales qui ont pour ambition de développer les services financiers dans le Grand Ouest, afin de répondre aux besoins des entreprises, des collectivités, des investisseurs et des épargnants.

  • CCI NANTES SAINT-NAZAIRE

Les CCI Nantes et Saint Nazaire mettent en oeuvre leurs compĂ©tences dans le cadre de l'aide et conseil aux entreprises et de la formation professionnelle. Contact : Daniel Jouvenet, 02 40 44 60 41, d.jouvenet@nantes.cci.fr

  • GRENOBLE ANGELS

"Grenoble Angels-Oser l'entreprise !" a pour objectif de favoriser les contacts entre porteurs de projet et investisseurs en IsĂšre. Contact : GaĂ«lle Celette, 04 76 28 25 32, gaelle.celette@grenoble.cci.fr

  • ALSACE BUSINESS ANGELS

CrĂ©Ă©e en novembre 2006, association dont l'objet est d'offrir aux investisseurs personnes physiques, la possibilitĂ© d'investir dans les projets d'entreprises. Le CEEI, Centre europĂ©en d'entreprise et d'innovation en Alsace est Ă  l'origine de la crĂ©ation de ce rĂ©seau. Contact : Mireille Salva, 03 89 36 72 47, ceei.salva@newel.net

  • CAPITOLE ANGELS

Passionnez vos investissements ! Le rĂ©seau de Business Angels en Midi-PyrĂ©nĂ©es est nĂ© fin 2006. Contact : Arnaud de Latude, 05 61 63 28 79, adelatude@wanadoo.fr

  • AURINVEST

SociĂ©tĂ© de capital dĂ©veloppement, regroupe depuis novembre 2001 des acteurs de la vie Ă©conomique. Contact : Michel Demont, contact@aurinvest.com

  • ASSOCIATION LEONARDO

« Un espace de rencontre pour les Investisseurs et les Entrepreneurs » CrĂ©Ă©e en 1989, l'Association Leonardo oeuvre pour une renaissance de l'Europe par la crĂ©ativitĂ©. Contact : ValĂ©rie Virlouvet, valerie.virlouvet@leonardo.asso.fr

  • CLUB INVEST 77

Des Business Angels Seine-et-Marnais qui financent et accompagnent des jeunes entreprises Ă  fort potentiel Contact : Martine Huet, 01 64 52 38 63, clubinvest77@orange.fr

  • ClUB INVESTESSOR

Club des Investisseurs privĂ©s en Ile de France qui met en relation des investisseurs Business Angels et des crĂ©ateurs de projet pour un financement privĂ© de projets professionnels. CrĂ©Ă© en 1998, c'est le 1er rĂ©seau de Business Angels français Contact : Christine Leblanc, 06 99 92 19 18, leblanc92@voila.fr

  • DDIDF

RĂ©seau sectoriel qui investit dans des projets dĂ©veloppement durable, en Ile de France. Contact : Pierre-Antoine Baubion, pbaubion@club-internet.fr

  • FEMMES BUSINESS ANGELS

Souhaitant apporter une contribution à la création d'entreprises, le réseau Femmes Business Angels met en relation des femmes investisseurs à forte expérience managériale avec des porteurs de projets.

Contact : BĂ©atrice Jauffrineau, 01 47 63 06 56, bej@femmebusinessangels.com

  • FINANCE & TECHNOLOGIE

RĂ©seau d'investisseurs en amorçage fondĂ© en 1999 par des chefs d'entreprises souhaitant soutenir de jeunes crĂ©ateurs, Finance & Technologie s'est positionnĂ©e sur le financement des projets en amorçage de l'Economie Innovante : TIC, Electronique, Optique, TĂ©lĂ©com, Biotechnologie, SantĂ©... Contact : FrĂ©deric Devaivre, 01 64 86 58 36, info@finance-technologie.com

  • INVEST-Y

Le RĂ©seau Invest-Y rassemble tous ceux qui s'intĂ©ressent Ă  l'entreprise et qui souhaitent apporter leur contribution Contact : Janine Meurin, ecrire@invest-y.com

  • PARIS BUSINESS ANGELS

Paris Business Angels rĂ©unit des investisseurs privĂ©s dans le but de financer et d'accompagner des entreprises en dĂ©veloppement dans la RĂ©gion Parisienne. Contact : Christophe Raynnaud, 01 44 82 77 73, info@parisbusinessangels.com

  • XMP BUSINESS ANGELS

Ce groupe a pour vocation la mise en relation entre des investisseurs privĂ©s personnes physiques ingĂ©nieurs diplĂŽmĂ©s originaires de l'Ecole Polytechnique, de l'une des trois Ecoles Nationales des Mines, de l'Ecole Nationale des Ponts et ChaussĂ©es et des autres Ecoles d'Application traditionnellement associĂ©es et des entrepreneurs Ă  la recherche de financement. Contact : François Cherruau, 01 42 22 86 49, xmp-angels@m4x.org

Plus d'information: http://www.franceangels.org

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Vous cherchez des fonds, vous avez pensé aux FCPI ?

businessfinanceUn Fonds Commun de Placement dans l'Innovation (FCPI) est un fonds géré par un organisme (émanation de banques, assurances...) qui collecte de l'argent auprÚs d'épargnants pour l'investir dans la création ou le développement des entreprises.

Ainsi un particulier place une partie de son épargne au sein d'un FCPI en achetant un certain nombre de titres. En moyenne 1 000 euros par titre acheté. Avec l'argent récolté l'organisme gestionnaire du FPCI va devenir actionnaire de sociétés à potentiel.

En raison du risque prĂ©sentĂ© par ce type de placement – apport d’argent frais dans des sociĂ©tĂ©s jeunes avec des projets de recherche et dĂ©veloppement ambitieux mais dont le succĂšs est encore incertain-, le lĂ©gislateur a mis en place des incitations fiscales importantes.

Les particuliers qui investissent dans des FCPI bĂ©nĂ©ficient d’un double avantage fiscal, sous rĂ©serve de conserver leurs parts pendant 5 ans :

  • Ă  la souscription, rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu de 25 % du versement effectuĂ© plafonnĂ© Ă  12 000 € pour un cĂ©libataire et Ă  24 000 € pour un couple (soit une rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu de respectivement 3 000 € et 6 000 € ),
  • en cas de revente des parts, exonĂ©ration d’imposition des plus-values.

En cas de sortie anticipĂ©e, les avantages fiscaux sont perdus (remboursement de la rĂ©duction d’impĂŽt, pas d’exonĂ©ration sur d’éventuelles plus-values). Un bilan positif

Pour que votre entreprise puisse ĂȘtre financĂ©e par un FCPI il faut qu'elle soit qualifiĂ©e d'entreprise innovante.

Pour obtenir ce statut deux possibilités:

  • votre entreprise peut justifier de dĂ©penses de recherche et dĂ©veloppement, cumulĂ©es sur les trois derniers exercices, d'un montant au moins Ă©gal au tiers du chiffre d'affaires annuel le plus Ă©levĂ© sur la pĂ©riode. Dans ce cadre le label innovation est automatique.

    Cette solution est d'autant plus accessible aux entreprises qui sont habituĂ©es Ă  bĂ©nĂ©ficier du CrĂ©dit ImpĂŽt Recherche (CIR). En effet les modalitĂ©s de calcul pour dĂ©terminer la nature et le volume des dĂ©penses de recherche et de dĂ©veloppement sont les mĂȘmes.
  • soit la qualification est dĂ©livrĂ©e par OSEO innovation aprĂšs examen du dossier.

Cette solution est souvent adoptée a fortiori pour les jeunes entreprises qui ne peuvent pas afficher plusieurs exercices comptables de recherche et de développement.

Comment ça marche ?

OSEO Innovation va s'attacher à étudier le caractÚre innovant de vos activités et produits. Au-delà d'une approche technique et technologique un examen économique est également mené.

  • Le coĂ»t de la dĂ©marche pour votre entreprise:

Vous devez acquitter la somme de 2 631,20 € TTC pour frais d'examen du dossier. Les dĂ©penses inhĂ©rentes Ă  l'analyse de la demande d'une Pme non française seront facturĂ©es en supplĂ©ment.

Le rapport d'instruction Ă©tabli par OSEO innovation, comprenant l'analyse technico-Ă©conomique, pourra vous ĂȘtre remis ou au(x) FCPI - avec l'accord de l'entreprise - moyennant la somme
de 4 784 € TTC.

Deux petits conseils:

  • MĂȘme si vous avez le temps pour rĂ©aliser votre projet n'oubliez pas que le label innovation est valable pendant 3 ans.
  • Compte tenu du coĂ»t de l'intervention il est prĂ©fĂ©rable de commencer en premier par les dĂ©marches de « sĂ©duction » auprĂšs des Fonds Commun de Placement dans l'Innovation (FCPI).

    En effet l'objectif principal pour votre entreprise, ce n'est pas d'obtenir le label innovation mais d'obtenir des fonds de FCPI.

    Ce faisant vous pouvez tout à fait rencontrer les chargés d'affaires des FCPI sollicitées, soumettre votre projet à leur sagacité sans avoir obtenu le label.

    Si la tournure des événements est favorable vous aurez toujours le temps de solliciter les services d' OSEO, qui sont réactifs (en moyenne moins d'un moins) pour obtenir le label. Dans le cas contraire vous aurez économisé un peu plus de 2 600 euros.

Bilan des FCPI:

  • La qualification entreprise innovante dĂ©livrĂ©e par OSEO a concernĂ© 1 419 sociĂ©tĂ©s sur la pĂ©riode 1998–2005, puis Ă  250 entreprises respectivement en 2006 et 2007.
  • Environ 280 qualifications pourraient avoir lieu en 2008
  • les FCPI ont investi 1,3 milliard d’€ dans 560 entreprises innovantes. En moyenne, chaque entreprise innovante a procĂ©dĂ© Ă  trois levĂ©es de fonds successives.

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Le marché des business angels aux USA

Business angelsL'universitĂ© du New Hampschire dispose d'un centre de recherche, le CVR (Center for Venture Research ), de rĂ©fĂ©rence en matiĂšre d'analyse du marchĂ© des business angels aux USA. Ce centre existe depuis 1980 et l'Ă©tude 2007 vient d'ĂȘtre publiĂ©e avec les enseignements suivants:

Les volumes d'investissements:

  • En 2007 les business angels ont investi 26 milliards de dollars soit une augmentation de 1,8% par rapport Ă  2006.
  • Ces financements ont bĂ©nĂ©ficiĂ© Ă  57 120 entreprises soit 12,0% de plus qu'en 2006

Les filiÚres préférées des business angels:

  • la filiĂšre Logiciel reprĂ©sente la plus grande part des investissements, avec 27% du total des investissements,
  • les services de santĂ© / mĂ©dicaux et d'Ă©quipement (19%),
  • la biotechnologie (12%),
  • l' Industrie / Ă©nergie ont reprĂ©sentĂ© 8% des investissements avec une croissance des investissements en technologies vertes,
  • le Commerce de dĂ©tail (6%)
  • les mĂ©dias (5%)

Les business angels jouent un effet de levier important pour la lutte contre le chĂŽmage:

  • les fonds propres apportĂ©s par les business angels ont permis la crĂ©ation de 200 000 nouveaux emplois.

    Il est probable que le volume de crĂ©ations d'emplois crĂ©Ă© soit supĂ©rieur dans la mesure oĂč l' enquĂȘte s'attache aux crĂ©ations d'emplois juste aprĂšs l'apport de fonds, or il serait intĂ©ressant d'Ă©tudier l'effet de levier Ă  plus long terme sur la lutte contre le chĂŽmage.

    Cet apport doit ĂȘtre forcĂ©ment positif puisque le taux de faillite est de 27%.

Les business angels continuent de constituer la principale source de financement pour les créateurs d'entreprises:

  • 39% des investissements sont rĂ©alisĂ©s en phase d'amorçage. Ce sont pas moins de 6,8 milliards d'euros qui ont Ă©tĂ© affectĂ©s Ă  la crĂ©ation d'entreprises.
  • Ă  titre de comparaison les capitaux risqueurs en France ont investi sur tous les stades
    (capital amorçage et capital risque) en 2007 700 millions d'euros selon l'AFIC.

Les business angels et les femmes:

  • 12% des business angels sont des femmes
  • 16% des fonds apportĂ©s par les business angels l'ont Ă©tĂ© auprĂšs d'entreprises crĂ©Ă©es par des femmes

Les modalités de sorties:

  • les business angels rĂ©cupĂšrent leurs mises lors d'une cession ou d'une fusion et ce pour 65% d'entre eux.

Cliquer ici pour plus d'informations sur le Center for Venture Research

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You tube et Avril Lavigne

youtubeSelon le Wall Street Journal les recettes publicitaires du site de partage de vidéos YouTube (filiale de Google) sont inférieures aux prévisions initiales.

Le quotidien indique Ă©galement que Google qui a acquis YouTube en octobre 2006 pour 1,65 milliard de dollars espĂšre pour 2008 un chiffre d'affaires publicitaire de 200 millions de dollars.

La réticence des annonceurs viendrait entre autre des risques juridiques: par exemple le groupe de médias VIACOM est en procÚs contre You Tube car il estime que le site de partage de vidéos viole son droit à la propriété intellectuelle.

Visiblement You Tube connait quelques difficultés à convertir de l'audience en cash néanmoins le cas LAVIGNE ne conforte-t-il pas leur business model ?

Vous ne connaissez pas le cas LAVIGNE ? mais si AVRIL LAVIGNE...chanteuse de son Ă©tat....

Bon un peu plus d'informations alors:

La Chanteuse américaine/canadienne va percevoir 2 millions de dollars grùce à la diffusion de ses clips sur You Tube.

En effet le clip "Girlfriend" a été vu plus de 92 millions de fois. La chanteuse bénéficiant d'un contrat de partage des revenus publicitaires, elle voit son compte en banque crédité d'une somme rondelette.

Je ne sais pas combien a gagné You Tube sur cette opération mais ce qui est certain c'est que le montant est nettement supérieur à celui d'Avril Lavigne....

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Vous cherchez des capitaux risqueurs, déménager en Inde....

DollarsSidbi Venture Capital, la filiale de capital d'amorçage de l'IDBI (banque de développement des PMI) a créé un second fonds de capital amorçage de 120 millions de dollars pour une durée de huit ans.

Le pays compte une dizaine de fonds d'amorçage qui investissent entre 100.000 et 800.000 dollars par dossier.

De plus il existe une trentaine de capitaux-risqueurs pour des mises de fonds comprises entre 1 et 10 millions de dollars.

Pour le secteur du capital-développement on peut compter sur des tickets de financement de 3 à 20 millions de dollars.

Si vous créez une entreprise en Inde en tant que Français vous pourrez lever des fonds avec des délais de réponse convenables entre 3 et 6 mois.

Si vous n'arrivez pas à financer votre projet étudiez donc la création de deux sociétés ( l'une en Inde et l'autre en France) chacune ayant une activité propre et complémentaire

Par contre ce conseil ne peut ĂȘtre applicable aux entrepreneurs basĂ©s en languedoc-roussillon , Ile de France et RĂ©gion Parisienne, Midi PyrĂ©nĂ©es, (c'est une clause que je viens d'inventer et qui me va trĂšs bien...puisque j'accompagne entre autre des sociĂ©tĂ©s sur ces territoires)

 

le SĂ©nat Ă©largit le statut des auto-entrepreneurs

businessfinancePARIS (AFP)- La majorité sénatoriale a élargi mardi le statut de l'"auto-entrepreneur", prévu par le texte de modernisation de l'économie (LME), et qui permet au retraité ou salarié d'arrondir ses fins de mois avec une activité commerciale complémentaire.

Le Sénat est entré dans le vif du projet qui vise à relancer la croissance et à faire baisser les prix en favorisant la concurrence et les petites entreprises, en commençant à son tour l'examen-marathon des plus de 120 articles.

La majorité a amendé les premiers qui mettent en place ce statut de l'entrepreneur individuel, en l'élargissant notamment aux professions libérales qui pourront désormais en bénéficier, ou en accroissant les facilités, notamment fiscales ou sociales, offertes à ce statut.

Un amendement adoptĂ© permettra dĂ©sormais Ă  toute personne physique qui, Ă  titre principal ou complĂ©mentaire, souhaite exercer une activitĂ© Ă©conomique Ă  caractĂšre commercial ou artisanal, d'ĂȘtre dispensĂ©e d'immatriculation au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s. A l'unique condition que le chiffre d'affaires gĂ©nĂ©rĂ© par cette activitĂ© ne dĂ©passe pas un plafond qui sera fixĂ© par dĂ©cret.

Une personne qui souhaite développer une telle activité (création d'un site web, vente de bijoux...) n'aura plus qu'à se déclarer au centre de formalités des entreprises dont il dépend.

Des amendements, présentés notamment par Philippe Dominati (UMP), ont été votés pour accroßtre les simplifications fiscales et sociales accordées à l'"auto-entrepreneur" en permettant notamment une exonération de taxe professionnelle.

La gauche s'est vivement opposée, voyant dans la création de ce statut d'auto-entrepreneur "la légalisation du travail au noir" et la création d'une "concurrence déloyale pour les petits artisans et petits commerçants" .

Les sénateurs communistes ou socialistes ont défendu en vain des amendements de suppression et multiplié les demandes de vote par scrutin public pour bien marquer leur opposition au texte en ralentissant les débats.

Jean-Claude Danglot (PCF) a estimé que ce statut "rompt l'égalité de traitement devant l'impÎt et crée une source d'inégalité entre contribuables en valorisant le revenu accessoire par rapport au revenu principal".

"Le gouvernement souhaite favoriser la création d'activité dans ce pays, sans sur-rÚglementation, sans complications" et "c'est la marque d'une volonté de faire une société plus ouverte, plus libérée qui donne sa chance à tous ceux qui veulent entreprendre", a plaidé le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli.

Dans la majorité, des inquiétudes se sont toutefois manifestées sur des risques de distorsion de concurrence. Jacques Blanc (UMP) et Nathalie Goulet (UMP) ont présenté des amendements proposant des garde-fous à ce statut mais en les retirant juste avant le passage au vote, stratégie visant à pousser le gouvernement à donner des garanties (verbales).

"Le nouveau dispositif doit ĂȘtre conçu pour inciter Ă  la crĂ©ation d'enreprise et non pas pour crĂ©er un statut constituant un effet d'aubaine qui se pĂ©rĂ©nnise", a ainsi dĂ©clarĂ© Jaques Blanc.

1050 amendements ont été déposés sur le texte, inscrit en urgence (une lecture par assemblée) et adopté en premiÚre lecture par l'Assemblée. Il en restait mardi en fin de journée plus de 930 à examiner.

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Seventure Partners une société de capital risque qui fait de l'amorçage

seventureComme vous le savez, si vous ĂȘtes un lecteur assidu du blog, le financement de la phase d'amorçage des projets est quasiment inexistant en France.

Et bien bonne nouvelle; la société de capital risque Seventure Partners veut devenir un des leaders du capital risque européens.

Pour Jean-Patrick Demonsang, Président du Directoire de Seventure Partners (filiale de Natixis Private Equity) cette société a pour vocation de devenir un des leader en terme de financement en fonds propres des entreprises en phase d'amorçage.

Pour rappel, sommairement on peut définir la phase:

  • d'amorçage comme Ă©tant celle destinĂ©e Ă  rechercher des fonds pour valider et concevoir l'innovation via:
-la conception du premier prototype ou de la version beta
-le dépÎt du brevet
  • la phase de capital risque comme Ă©tant celle destinĂ©e Ă  rechercher des fonds pour lancer commercialement et industriellement l'innovation via:
-des actions commerciales (recrutement d'une force de vente, présence à des salons professionnels,...)
         
-une politique de communication (publicité dans des magazines, achats de mots clés,...)
         
-l'acquisition de matériel de production
-l'achat de matiÚre premiÚre pour fabriquer les préséries

Plus de 12 millions d'euros seront investis dans des entreprises qui officient prioritairement dans les sciences de la vie et des TIC.

Comment arriver à ce tour de force ?: la loi TEPA autorise les contribuables relevant de l'ISF à placer une partie de leur impÎt au sein d'entreprises (soit directement, soit indirectement en investissement dans des FCPI spécifiques dit FCPI ISF)

Ce faisant la société de capital risque Seventure Partners a lancé il y a peu le FCPI ISF " Banque Populaire Innovation Amorçage ".

Les 12 millions seront investis dans un nombre assez réduit et donc sélectif de start up. Vous pouvez espérer des apports en fonds propres entre 500 000 et 900 000 euros.

Notons que la concurrence pour vous entrepreneurs sera d'autant plus accrue que Seventure Partners ne s'interdit pas d'investir dans des entreprises étrangÚres. Ainsi 1 dossier sur 2 vient désormais de l'étranger.

Contact: Isabelle de Cremoux, chargĂ©e du dĂ©partement « Sciences de la vie » chez Seventure Partners

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Et si l'on se rencontrait

restaurantEtant Sur Paris Jeudi 26 juin, pourquoi pas nous rencontrer autour d'un bon dĂźner ? Nous pourrions ainsi Ă©changer sur:

- l'Ă©quipe de France et son entraĂźneur,

- l'influence de sa demande en mariage sur le rétablissement de Franc Riberry,

- l'envolée du prix de l'essence.

On pourrait mĂȘme Ă©changer business, crĂ©ation d'entreprises, capital risque...

Alors pour les aventuriers un mail: jphilippe.martinez ( arobase) gmail.com

Au plaisir de faire votre connaissance....

 

Alven Capital

alvenGuillaume Aubin, Charles Letourneur et Nicolas Celier ont créé la société de capital risque: Alven Capital pour prendre des participations dans des entreprises innovantes comme:

  • seloger.com (site de publication d'annonces d'agences immobiliĂšres)
  • Pickup (Ă©diteur de progiciels)

Ainsi ils investissent dans les nouveaux médias, les services innovants, les éditeurs de logiciels....

La société vient de lever 100 Millions d'euros.....avec comme objectif officiel d'investir entre autre dÚs la phase d'amorçage.

Les projets devront ĂȘtre ambitieux puisqu'ils interviendront entre 2 et 5 millions.

Sachant qu'en schématisant lorsque vous apportez 2 millions au capital vous pouvez mobiliser à minima 1 à 2 millions d'euros auprÚs de votre banquier, vous voyez l'envergure que devra avoir votre projet: un budget d'investissement et de dépense entre 3 et 4 millions d'euros.

Deux exemples d'investissements auprĂšs d'entreprises made in france:

  • MyFab.com, un site d'achat groupĂ© (2 millions d'euros)
  • Splendia.com avec un tour de table de 3 millions d'euros pour financer le dĂ©veloppement d'un site de tourisme en ligne destinĂ© aux sĂ©jours de luxe.
 

Une vidéo pour expliquer comment un capital risqueur a financé CYTHERUS

Cette vidéo d'une qualité pédagogique excellente répond à une question fondamentale:

Comment trouver des financements pour une jeune entreprise innovante du secteur des biotechnologies ?

A partir de l'entreprise Cythéris qui développe une seule protéine qui pourrait déboucher sur d'immenses possibilités de traitement de maladies immuno-déficientes (Sida, cancers) nous allons appréhender comment raisonne le capital risqueur pour investir de l'argent dans une société qui n'a pas encore généré de chiffre d'affaires ( donc en phase d'amorçage).

 

SynthĂšse sur les interventions de l'Etat pour dynamiser l'entrepreneuriat

businessfinance[G

Le gouvernement entend favoriser la création et le développement des entreprises, par différentes mesures, ce qui peut se comprendre lorsque:


  • 60% des salariĂ©s de notre beau pays travaillent au sein de nos 2,5 millions d'entreprises,
  • la France compte aussi deux fois moins d'entreprises de taille moyenne, proportionnellement, qu'en Allemagne ou aux Etats-Unis

Pour ce faire plusieurs mesures ont été prises:

Vis Ă  vis des particuliers:

La loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat a pour objectif de permettre un véritable transfert de richesses vers les PME, grùce aux fonds d'investissement.

Notons qu'il existait déjà des mesures fiscales permettant de capter un partie de l'épargne des particulier, entre autre, vers les Fonds communs de Placement pour l'Innovation FCPI.

Ainsi sur 2007, les FCPI ont levĂ© 779M €.

  • Pour accentuer la captation d'Ă©pargne en direction des entreprises il est possible pour les redevables de l'ISF de dĂ©duire une partie de leur impĂŽt en l'investissant dans le capital des PME.

Ce mĂ©canisme devrait stimuler la crĂ©ation de business angels, car comme nous pouvons le constater aux USA, le financement de la crĂ©ation d'entreprises trouvera une solution dans la multiplication de business angel (aujourd'hui nous en comptons pĂ©niblement 4 000) plus que dans la stimulation des sociĂ©tĂ©s de capital risque. La dĂ©claration de la sociĂ©tĂ© de capital investissement 3I d'arrĂȘter le financement en phase d'amorçage des projets de crĂ©ation confirme cette analyse.

  • Au-delĂ  d'une motivation fiscale les particuliers qui souhaitent investir dans des entreprises peuvent ĂȘtre confrontĂ©s aux dilemmes suivants: comment identifier les entreprises qui sont en recherche de financement ?, comment choisir entre plusieurs opportunitĂ©s d'investissement ?...

Effectivement investir dans une entreprise constitue un vrai métier ce faisant il était également nécessaire de pouvoir proposer aux particulier fortunés de pouvoir investir dans des entreprises tout en déléguant cette démarche à un organisme spécialisé.

Ainsi les particuliers qui achÚteront des titres de Fonds d'Investissement de Proximité (FIP) , ou de Fonds Communs de Placement à Risques (FCPR) mais également auprÚs de Fonds Communs de Placement dans l'Innovation (FCPI) pourront bénéficier d'une réduction de l'ISF.

Vis Ă  vis des pouvoirs publics 

A travers France Investissement ce sont plus de 3 milliards d'euros qui seront investis de 2006 Ă  2012 dans des PME Ă  fort potentiel de croissance.

Qui sont les heureux "donateurs" pour ces 3 milliards ?:

  • 2 milliards d'euros par la Caisse des DĂ©pĂŽts,
  • 1 milliard d'euros apportĂ© par les partenaires privĂ©s (AGF, le groupe Caisse d'pargne, Groupama, Natixis et la SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale...)

Notons que France Investissement n'investit pas directement dans des entreprises, les 3 milliards vont alimenter des fonds qui eux mĂȘmes vont financer des FCPI, des sociĂ©tĂ©s de capital investissement et autres vĂ©hicules.

Ainsi 44 fonds de capital investissement ont levé des capitaux auprÚs des partenaires de France Investissement pour un montant total de 537 millions d'euros, ce qui représente environ 30 % du marché français du capital risque et du capital développement.

Ces fonds, qui ont déjà investi dans une centaine d'entreprises, ont la capacité d'nvestir dans plus de 800 entreprises à fort potentiel de croissance dans les années qui viennent.

Vis Ă  vis des investisseurs
  • Le gouvernement entend crĂ©er un nouveau vĂ©hicule: le Fonds Commun de Placement Ă  Risques Contractuel, qui doit nous permettre de concurrencer efficacement les places de Londres et de Luxembourg.

Visiblement ce nouveau type de fonds a pour vocation d'ĂȘtre plus souple (plus de ratio quantitatif d'investissement...) au niveau juridique et rĂ©glementaire afin de faciliter et accĂ©lĂ©rer la recherche d'investisseurs.

  • Stimuler le capital investissement:

Avec un montant record de 12,6 milliards € investissement en 2007 dans plus de 1 500 entreprises, le capital investissement est un secteur consĂ©quent. Par contre comme nous l'avons indiquĂ©s Ă  plusieurs reprises les phases de capital amorçage et capital risque restent faibles avec des montants en France proches de 0,1 % du Produit intĂ©rieur brut (PIB), alors que dans les pays les plus dynamiques ce montant dĂ©passe les 0,2 % de PIB, voire les 0,3 %. Les pouvoirs publics ont, lĂ  comme ailleurs, un rĂŽle Ă  jouer pour optimiser les circuits de financement.

Apparemment Madame Christine LAGARDE souhaite qu'une partie des fonds de France Investissement soit flĂ©chĂ©e en direction de la crĂ©ation: 13 % des montants qui sont apportĂ©s aux fonds par France Investissement devraient ĂȘtre cette annĂ©e affectĂ©s Ă  des opĂ©rations d'amorçage.

 

Barack Obama un candidat noir ou plutĂŽt "vert" ?

usaLe capital risque fait irruption dans la campagne électorale américaine.

Barack Obama s'il est élu souhaite lancer une plan de 150 milliards de dollars sur 10 ans pour stimuler le développement des technologies propres.

Le candidat démocrate veut créer un fonds d'investissement spécifique aux technologies liées à l'environnement notamment la création de nouvelles énergies propres.

Une question demeure: ce fonds sera "versé" au profit de sociétés de capital risque ou alors géré directement par une ou plusieurs administrations fédérales?

Ce qui dans ce dernier cas serait une premiĂšre aux USA.

 

Le capital investissement d'Israël à l'Algérie...

businessfinance

Si on analyse le poids du capital investissement au sein des 11 pays de la région méditerranéenne partenaires de l'Union européenne plusieurs remarques:



  • IsraĂ«l arrive en tĂȘte avec 181 fonds dĂ©diĂ©s au capital investissement d'un montant global de plus de 16,7 milliards de dollars. L'activitĂ© capĂźtal risque a vraiment pris de l'ampleur Ă  partir des annĂ©es 1990,
  • le Maroc est en seconde position avec 18 fonds qui reprĂ©sente 846 millions de dollars,
  • En troisiĂšme position nous avons l'Egypte qui compte 10 fonds et 611 millions de dollars en capitaux levĂ©s,
  • la Tunisie avec 9 fonds pour 64 millions de dollars arrive en quatriĂšme position.

Les derniers de la classe régionale s'appellent Algérie, Libye, Syrie et Palestine. Ces derniers accueillent peu ou pas du tout d'activités de capital investissement.

 

Le marché des idées existe je l'ai rencontré....

ideesLe jeu de l'offre et de la demande s'il est connu de tous, il est des domaines oĂč on ne l'attend pas forcĂ©ment...

C'est le cas avec deux plateformes d'intermédiation qui mettent en relation:

- des personnes ou des entreprises qui ont des idées de business

et

- des personnes ou des entreprises qui sont à l'affût d'opportunités.

Bien évidemment les personnes intéressées par une idée ou un concept doivent payer pour voir....

Vous voulez en savoir plus sur ces deux places de marchĂ© ?

DĂ©pĂŽt concept

2 services proposĂ©s :

1. Vous déposez sur le site vos propres idées/concepts de création d'entreprises et vous disposez d'un moyen de preuve d'antériorité,

2. Les "chercheurs d'idées" consultent la base de données en ligne qui répertorie les idées. L'accÚs à la base est payant à la consultation.

Le site indique la différence entre une idée protégeable (qui renvoie plus à une notion de concept) et une idée ouverte à tout le monde:

"DépÎt-concept essaie de vous expliciter qu'une simple idée n'est pas protégeable s'il est impossible de rendre cette idée unique et concrÚte. En effet, ce qui est protégeable doit relever d'une création de l'esprit, une sorte de valeur ajoutée intellectuelle ( la Propriété Intellectuelle), qui pourquoi pas, peut devenir un élément de Propriété Industrielle (assorti d'un titre de Propriété Industrielle, comme les brevets, les marques, les dessins et modÚles...).

Une idĂ©e peut Ă©ventuellement ĂȘtre prouvĂ©e grĂące Ă  une preuve d'antĂ©rioritĂ©, garante du lien existant Ă  un moment donnĂ© ( preuve de date certaine) entre une crĂ©ation, un contenu et une date. Nous aidons nos utilisateurs dans ce sens: faire un dĂ©pĂŽt en ligne, obtenir un copyright officiel valide tant en France qu'Ă  l'Ă©tranger ( Convention de Berne), via un dĂ©pĂŽt huissier et un dĂ©pĂŽt sous enveloppe Soleau des signatures de vos fichiers.

Attention: tant que l'idée reste au stade d'impalpable, floue, ou non concrÚte, il sera difficile de prétendre à un quelconque droit opposable à un tiers en cas de "copie", de plagiat ou de contrefaçon.

Il faut absolument écrire de façon détaillée et construite votre idée, de sorte d'en faire ressortir un concept, une création, votre touche personnelle, votre scénario qui enchaßne les idées. L'enchaßnement, la construction, c'est votre création. C'est votre création qui deviendra protégeable.

Ainsi un concept d'Ă©mission ou de jeu pour la tĂ©lĂ©vision peut ĂȘtre protĂ©gĂ© car ces derniers constituent tous un projet scĂ©narisĂ©, un texte Ă©crit, qui inclut des rĂšgles de jeu, un processus, une ambiance, un design. Tout cela est un scĂ©nario qui relĂšve du droit d'auteur.

Deux exemples:

  • le jeopardy : l'idĂ©e est de donner une rĂ©ponse et faire trouver aux candidats la question unique qui aurait donnĂ© cette rĂ©ponse. C'est une idĂ©e, mais ce qui est le centre de cette Ă©mission, c'est son organisation. Comment on organise les questions, les manches, comment on sĂ©lectionne les candidats.
  • faire le plus long mot possible avec des lettres. IdĂ©e vague. Vous obtenez donc soit le Scrabble, soit les chiffres et les lettres sur France2.

Brainstormeur

Apparemment ce service est destiné exclusivement aux particuliers pour la proposition d'idée et aux entreprises qui elles seules sont en mesure d'acheter l'idée, le concept.

Autre fonction proposée par Brainstormeur: le service brainstorming

Une entreprise souhaite développer un sujet, un business...ce faisant elle le soumet à un panel de particuliers/consommateurs qui en échange lui fait des propositions de concept en lien avec le sujet.

Une Digression qui n'en ait pas une:

Cette semaine j'ai eu un meeting avec un étudiant de l'ESCP qui réalise un mémoire sur les différences entre l'entrepreunariat hexagonal et celui des pays voisins. Nous avons abordé différentes thématiques dont le capital risque_ en France puis nous avons enchaßne sur différentes idées de business qu'il a.

Et la question tant redoutĂ©e est arrivĂ©e: est ce que j'ai des idĂ©es de business ? et lĂ  j'ai Ă©tĂ© un peu sec, car au-delĂ  de gĂ©nĂ©ralitĂ©s sur des filiĂšres que l'on pense porteuses, difficile d'ĂȘtre prĂ©cis et concret.

La prochaine fois je répondrai: allez voir ces deux plateformes de marché et surtout faites moi un feed back car je ne les ai pas pratiquées...

A suivre donc

 

Rester indépendant...sans capitaux risqueurs

businessfinance

Une des spécificités de la net économie c'est sa dualité car coexiste à la fois des projets qui par nature sont consommateurs en fonds avec d'autres qui peuvent se développer au fil de l'eau sans gros moyens.

En effet la baisse continue des produits hardware, la possibilité d'accéder à des solutions logicielles en open source ont diminué fortement le coût de développement d'un nouveau service.

Ce faisant des start up ne sont plus obligés de recourir au financement émanant de sociétés de capital risque.

Ainsi la magazine en ligne FLAVORPILL qui compile les activités culturelles de différentes villes (New york, Londres...) a été développé par 2 créateurs...plus de 300 000 lecteurs dans le monde par semaine...

 

Futurs Business Angels ou Investisseurs dans des FCPI ou FIP ISF...quelques conseils....

martin

Cet article a été écrit par JérÎme MARTIN, fondateur du cabinet PHOTEUS spécialisé dans le conseil en gestion de patrimoine avec une expertise particuliÚre dans le développement durable.


Les redevables de l'ISF ont théoriquement jusqu'au 16 juin 2008 à minuit pour tenter de réduire le montant de leur impÎt de solidarité sur la fortune dans le cadre de la toute nouvelle loi TEPA soit par:

  • une souscription directe au capital d'une PME,
  • le biais d'une holding qui se chargera de cet investissement dĂ©licat Ă  leur place,
  • l'acquisition de parts d'un Fonds Commun de Placement dans l'Innovation (FCPI), d'un Fonds d'Investissement de ProximitĂ© (FIP) ou d'un Fonds Commun de Placement Ă  Risque (FCPR).

Mais il y a fort à parier que la chasse à la perle rare sera fermée avant la date fatidique prévue par les textes. La plupart des FIP et FCPI ISF ont d'ailleurs fixé comme date limite de souscription le 15 mai.

Il paraßt en outre bien improbable que les quelques FIP et FCPI ISF lancés dans la précipitation ces derniÚres semaines soient capables d'absorber les 4 milliards d'euros versés chaque année au Trésor par les contribuables les plus aisés. Il faudra certainement plusieurs années au marché français pour s'adapter à ce nouvel afflux de capitaux.

Les investisseurs les moins aguerris pressentent déjà qu'ils pourraient rentrer sans gibier dans la besace et, dans le maquis de la défiscalisation, une certaine fébrilité commence à se faire sentir.

Pour autant, il ne faudrait pas que la pénurie ambiante pousse les jusqu'au-boutistes de la réduction fiscale à porter leur dévolu in extremis vers des cibles qui n'offrent aucune réelle perspective de développement.

Il serait en effet dĂ©sastreux pour l'Ă©conomie française que plusieurs dizaines de millions d'euros, initialement destinĂ©s Ă  dynamiser le tissu Ă©conomique de proximitĂ©, soient finalement investis Ă  perte dans des projets mal ficelĂ©s voire, et ce n'est pas Ă  exclure, malhonnĂȘtes.

C'est pourquoi je vous propose ci-aprĂšs quelques rĂšgles de bon sens avant de prendre votre dĂ©cision finale. Et si vous ne trouvez pas chaussure Ă  votre pied, mieux vaudra peut-ĂȘtre s'abstenir cette annĂ©e et se contenter, comme Ă  l'accoutumĂ©e, de payer son ISF. Vous pourrez vous consoler en songeant qu'une fraction de cette somme servira Ă  rĂ©duire notre dĂ©ficit budgĂ©taire... Et vous aurez jusqu'Ă  la mi-juin 2009 pour prĂ©parer en connaissance de cause votre prochaine rĂ©duction d'ISF.

RĂšgle n° 1 : Oubliez la rĂ©duction d'impĂŽts !!!

  • Le gain d'impĂŽts ne doit pas vous faire oublier de vĂ©rifier les qualitĂ©s intrinsĂšques du support d'investissement que vous avez choisi.

    Dans l'immobilier, nombre d'investisseurs ont acheté des biens trop chers, poussés par le seul désir d'échapper à un impÎt trop souvent diabolisé qui nourrirait un Etat mal géré, et abusés par des commerciaux qui ont parfois argué qu'il était à leur avantage de payer le prix le plus élevé possible puisque cela conduit à une plus grande réduction d'impÎts... ( !!!)
  • Toute sociĂ©tĂ© qui vous propose d'investir directement Ă  son capital doit donc ĂȘtre en mesure de vous expliquer prĂ©cisĂ©ment ce qu'elle compte faire de cet argent. Elle doit pouvoir vous fournir de la documentation sur l'Ă©tat de l'art et les perspectives dans le secteur d'activitĂ© sur lequel elle travaille, vous expliquer concrĂštement quels actifs elle va pouvoir acquĂ©rir grĂące Ă  votre financement ou quelle stratĂ©gie elle va pouvoir mettre en oeuvre (recrutement, marketing,...), vous fournir un business plan et un calendrier prĂ©visionnel, vous informer sur le contexte rĂ©glementaire... D'une part, la qualitĂ© des documents produits vous donnera de prĂ©cieux indices sur le professionnalisme de l'Ă©quipe dirigeante. D'autre part, les aigrefins prennent rarement la peine et le temps de constituer un dossier circonstanciĂ©.

    Vous pouvez aussi vous fier à l'historique des performances des gestionnaires de FIP ou FCPI. Certaines équipes investissent avec succÚs dans les PME depuis presque une dizaine d'années. Certes, ce n'est pas un critÚre suffisant (un bon gestionnaire n'est pas à l'abri de commettre une erreur d'appréciation) mais c'est certainement une marque de professionnalisme avéré.

Bref, fuyez sans regrets toute société qui vous propose d'investir à son capital avec le seul argument que cela vous permettra de réduire votre impÎt. La probabilité que vous ne revoyez jamais vos fonds serait, dans le cas contraire, trÚs élevée.

RĂšgle n°2 : Evitez les empilements de frais

Bien conscients que les opportunités seraient rares, certains n'hésitent pas à vous proposer des droits d'entrée et des commissions de gestion trÚs élevés.

Une Ă©tude parue rĂ©cemment montre d'ailleurs que les FCPI sont de bien mauvais Ă©lĂšves en la matiĂšre: on a ainsi constatĂ© que certains de ces produits lancĂ©s il y a huit ans ont fini franchement dans le rouge, non pas parce que la gestion avait dĂ©mĂ©ritĂ©, mais uniquement Ă  cause de la lourdeur dĂ©raisonnable des commissions de gestion, certains gĂ©rants ayant ponctionnĂ© jusqu'Ă  40% de l'encours initial alors que la performance de leurs placements Ă©tait, dans le mĂȘme temps, Ă  tous les sens du terme, nulle...

Non seulement la performance négative a été supérieure au gain fiscal, mais en outre, le montage a permis de rémunérer grassement des gérants qui ont fait moins bien que le livret A.

Pour souscrire à des parts de FIP ou FCPI, passer donc de préférence par de grosses plateformes Internet qui peuvent se permettre de ne prélever que trÚs peu de droits d'entrée (les droits d'entrée servent en effet principalement à rétribuer le distributeur et, dans une moindre mesure, le gestionnaire). Ce sera toujours autant de gagner si la performance n'est pas au rendez-vous.

Pour les investissements en direct ou via une holding, sĂ©lectionnez les gestionnaires qui acceptent de se rĂ©munĂ©rer sur la performance de leur produit et non sur les encours versĂ©s quelle que soit la rentabilitĂ© du placement. Un bon gestionnaire, qui croit en son produit, ira parfois jusqu'Ă  investir Ă  vos cĂŽtĂ©s : c'est un engagement qui vaut beaucoup de promesses.

RĂšgle n°3 : VĂ©rifiez le montage proposĂ©

La loi TEPA exige le respect d'un certain nombre de critÚres liés à la qualité de l'entreprise qui reçoit vos fonds. Pour faire simple, il doit s'agir d'une PME européenne non cotée.

J'attire votre attention sur les montages qui font intervenir des holdings. En effet, pour bĂ©nĂ©ficier de la rĂ©duction d'ISF en 2008, vous devez non seulement avoir souscrit au capital de la holding avant le 16 juin 2008, mais cette derniĂšre doit elle-mĂȘme avoir investi 100% de son capital dans des entreprises opĂ©rationnelles avant cette mĂȘme date.

Et c'est bien lĂ  que le bĂąt blesse : la sĂ©lection d'une entreprise opĂ©rationnelle cible n'est pas l'affaire de quelques jours ou semaines ; il faut crĂ©er une relation de confiance, procĂ©der aux due-diligences, Ă©tablir des contrats...

Bref, beaucoup de holdings ne parviendront pas à investir 100% des capitaux collectés avant le 16 juin et il en résultera une réduction ou une une remise en cause de l'avantage fiscal.

Et si elles y parviennent, il faut vérifier que ce n'est pas au détriment de la qualité des investissements réalisés...

Pour ĂȘtre en mesure de respecter l'Ă©chĂ©ance du 16 juin, les holdings doivent donc ĂȘtre en mesure de vous indiquer dĂšs aujourd'hui avec prĂ©cision la liste des sociĂ©tĂ©s opĂ©rationnelles dans lesquelles elles vont investir (les contrats doivent dĂ©jĂ  avoir Ă©tĂ© signĂ©s). Bien Ă©videmment, dans le cas oĂč c'est la holding qui crĂ©e elle-mĂȘme des filiales opĂ©rationnelles, cette condition est plus simple Ă  rĂ©aliser.

Dans tous les cas, exigez le KBIS de la holding, voire celui des sociétés opérationnelles.

La loi a prĂ©vu une Ă©chappatoire Ă  la rĂšgle ci-dessus en instaurant la notion de « holding animatrice de son groupe ». Il s'agit de holdings qui, outre la gestion d'un portefeuille de participations:

  • participent activement Ă  la conduite de la politique de leur groupe et au contrĂŽle de leurs filiales;
  • et rendent le cas Ă©chĂ©ant et Ă  titre purement interne, des services spĂ©cifiques, administratifs, juridiques, comptables, financiers et immobiliers.
  • L'intĂ©rĂȘt de souscrire au capital d'une holding animatrice, c'est que votre investissement ouvre directement droit Ă  la rĂ©duction d'impĂŽts. Nul besoin que la holding souscrive au capital d'une autre sociĂ©tĂ© opĂ©rationnelle avant le 16 juin. Evidemment, de nombreux gestionnaires se sont engouffrĂ©s dans cette brĂšche offerte par le lĂ©gislateur... Charge Ă  eux de vous prouver que, en plus de faire de l'animation sur Internet, leur holding anime effectivement un groupe de filiales... Il est Ă  parier que le TrĂ©sor sera particuliĂšrement intransigeant sur ce point, Ă©tant donnĂ© que l'objectif de la loi est d'apporter des capitaux dans des sociĂ©tĂ©s qui crĂ©ent de la valeur pour le pays.

RĂšgle n°4 : L'habit ne fait pas le moine

Certes, un investissement financier requiert l'Ă©tablissement prĂ©alable d'une relation de confiance entre l'investisseur et le gestionnaire. Mais confiance n'est pas synonyme d'aveuglement. Rien ne vous empĂȘche de demander Ă  votre gestionnaire des preuves tangibles de ses compĂ©tences et de sa bienveillance : ce peut ĂȘtre un CV et un extrait de casier judiciaire par exemple. Vous pouvez aussi chercher sur Internet des informations sur les dirigeants (voir par exemple oĂč ils ont fait leurs Ă©tudes, s'ils ont dĂ©jĂ  publiĂ© des articles sur le sujet qu'ils prĂ©tendent connaĂźtre, ...).

Essayez de rassembler un maximum d'informations qui vous convaincront que votre gestionnaire saura faire bon usage de votre argent et ne s'envolera pas avec "la caisse" dĂšs le 16 juin.

RĂšgle n°5 : Attention Ă  l'appel public Ă  l'Ă©pargne

A moins d'avoir demandĂ© un agrĂ©ment auprĂšs de l'AutoritĂ© des MarchĂ©s Financiers (AMF), une sociĂ©tĂ© opĂ©rationnelle ou une holding ne peut pas faire appel public Ă  l'Ă©pargne: cela signifie qu'elle ne peut pas placer ses actions ou parts sociales dans le public sans une autorisation prĂ©alable. Il existe cependant un certain nombre de dĂ©rogations Ă  cette rĂšgle dont les principales sont :

  • tant que la sociĂ©tĂ© opĂ©rationnelle ou la holding a moins de 100 associĂ©s, elle est prĂ©sumĂ©e ne pas avoir fait appel public Ă  l'Ă©pargne;
  • elle n'est pas limitĂ©e dans le nombre de ses associĂ©s « investisseurs qualifiĂ©s ». Un « investisseur qualifiĂ© » est, au cas prĂ©sent, une personne physique qui remplit certaines conditions de revenu et d'expĂ©rience en matiĂšre financiĂšre (au moins deux des trois critĂšres suivants : portefeuille financier supĂ©rieur Ă  500 000 euros, rĂ©alisation d'opĂ©rations financiĂšres rĂ©currentes, expĂ©rience professionnelle d'au moins un an dans le secteur financier), et qui accepte de s'inscrire comme tel dans un fichier prĂ©vu Ă  cet effet par l'AMF.

Attention, dans tous les cas (mĂȘme dans les cas dĂ©rogatoires Ă©numĂ©rĂ©s ci-dessus), il est impossible de faire de la publicitĂ©, de dĂ©marcher un client ou de faire commercialiser un instrument financier par un rĂ©seau de conseillers en gestion de patrimoine sans avoir fait au prĂ©alable appel public Ă  l'Ă©pargne.

C'est un point Ă  surveiller de prĂšs car si la sociĂ©tĂ© dans laquelle vous investissez fait appel public Ă  l'Ă©pargne sans y ĂȘtre autorisĂ©e, son gĂ©rant et elle-mĂȘme encourent de lourdes sanctions. La sociĂ©tĂ© pourrait ĂȘtre dissoute et, par voie de consĂ©quence, l'avantage fiscal serait remis en cause.

RĂšgle n° 6 : Ne faites aucune souscription en nom propre !!!

Cela va sans dire : le chĂšque de votre souscription doit ĂȘtre libellĂ© Ă  l'ordre de l'entreprise dans laquelle vous investissez. Ne signez jamais un chĂšque Ă  l'ordre d'une personne physique ou d'une soi-disant sociĂ©tĂ© intermĂ©diaire...

Plus d'information contacter: http://www.photeus.info/spip/

Si vous souhaitez poursuivre la lecture de sujets similaires, je vous propose l'article suivant:

 

La différence entre le capital risque made US et capital risque made in france

drapeau franceSi l'on en croit Paul Grahmam (Partner dans le fonds d'investissement YCombinator basé à Mountain View et qui investit dans de jeunes sociétés high tech) il existe une différence de taille entre nos deux continents.

Pour ce dernier il ne faut pas se focaliser sur le business model ni sur les sources de revenus mais sur la capacité du projet à répondre aux attentes des utilisateurs.

Paul Grahmam considÚre qu'une fois que le projet aura atteint un volume suffisant d'utilisateurs les possibilités de rentrées financiÚres s'imposeront: Google a su répondre à cette problématique, You tubes y travail actuellement....

Cette maniÚre de penser la création d'entreprise innovante est elle envisageable en France?

Difficile car en phase de crĂ©ation, mĂȘme lorsque le modĂšle Ă©conomique est dĂ©fini la plupart des capitaux risqueurs demandent Ă  ce que ce dernier soit validĂ©... Comment?

  • Par du chiffre d'affaires ou des commandes fermes. Ce qui constitue en soit une barriĂšre au financement assez importante.

Alors rechercher des fonds en phase d'amorçage tout en expliquent que l'équipe n'a pas encore pu déterminer comment le projet va générer du cash parait complÚtement surréaliste...en France (mais il doit exister, enfin je l'espÚre, des contres exemples)

Le rĂ©fĂ©rentiel des VC Français semble sur ce point trĂšs Ă©loignĂ© de celui des amĂ©ricains; en France la plupart du temps seul des business angels qui sont issus du secteur peuvent adhĂ©rer Ă  un projet oĂč le modĂšle Ă©conomique n'est pas encore dĂ©fini.

 

Amis Fonctionnaires tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la création d'entreprise sans jamais oser le demander

Carte de la franceLe 8 février 2007 j'avais publié sur ce blog le post "Un fonctionnaire peut créer une entreprise en minimisant les risques d'échec"...et je m'interrogeais sur la portée des mesures destinées à aider des fonctionnaires à créer leurs entreprises.

Si l'on en juge par le nombre de commentaires (209) et de mails que j'ai reçus, il est clair que contrairement à ce que je pensais, il existe une aspiration certaine de nombreux fonctionnaires à l'entrepreunariat.

Alors cette fois ci je ne doute pas que les informations ci-dessous provenant de l'APCE vous seront utiles:



Vos droits en matiÚre de cumul d'activités

Vous pouvez crĂ©er ou reprendre une entreprise commerciale, artisanale ou agricole :

  • en conservant votre emploi Ă  temps plein dans la fonction publique,
  • ou en sollicitant un service Ă  temps partiel pour crĂ©ation ou reprise d'entreprise.

Dans les deux cas, le cumul est possible pour une durée d'un an maximum, renouvelable une fois.

Le service à temps partiel permet cependant de mieux concilier ses missions dans la fonction publique avec un projet de création ou de reprise d'entreprise. Dans cette formule, vous pouvez en effet conserver une rémunération au titre de votre emploi dans la fonction publique tout en disposant de temps pour vous consacrer à votre projet d'activité non salariée.

Quel que soit votre choix (cumul intégral ou service à temps partiel pour création ou reprise d'entreprise), vous devrez adresser une déclaration écrite à l'autorité administrative dont vous relevez, deux mois au moins avant la date de création ou de reprise de l'entreprise. Cette déclaration devra mentionner la forme et l'objet social de l'entreprise ainsi que son secteur et sa branche d'activité, et, le cas échéant, les subventions publiques dont elle bénéficie.

La commission de déontologie sera ensuite saisie pour avis par l'administration pour examiner la compatibilité de l'activité envisagée avec vos fonctions.

PrĂ©cision : si ces conditions sont rĂ©unies, votre demande de service Ă  temps partiel pour crĂ©er ou reprendre sera accordĂ©e de plein droit.

Ces rĂšgles ne s'appliquent pas aux fonctionnaires souhaitant cumuler leur emploi dans la fonction publique avec une activitĂ© libĂ©rale. L'exercice d'une activitĂ© de nature libĂ©rale n'est possible que pour :

  • la production d'oeuvres de l'esprit,
  • les membres du personnel enseignant, technique ou scientifique des Ă©tablissements d'enseignement et pour les personnes pratiquant des activitĂ©s Ă  caractĂšre artistique, dĂšs lors que les professions libĂ©rales dĂ©coulent de la nature de leurs fonctions.

Dans ces deux cas, l'exercice de l'activité libérale n'est pas limité dans le temps.

Par ailleurs, comme auparavant, sachez que rien ne s'oppose à ce que vous participiez au capital d'une SARL ou d'une SA et que vous perceviez les revenus attachés à ces titres (dividendes). Cela est en effet considéré comme un acte de gestion de votre patrimoine privé (tant que vous n'y exercez pas de fonctions).

Exercer une ou plusieurs activités accessoires

Vous pouvez désormais également cumuler des activités accessoires avec votre activité principale, sous réserve que ces activités ne portent pas atteinte au fonctionnement normal, à l'indépendance ou à la neutralité de votre service.

Les rĂšgles applicables pour l'exercice d'une activitĂ© accessoire diffĂšrent selon que vous ĂȘtes actuellement employĂ© pour un temps supĂ©rieur ou non Ă  un mi-temps.

-Si vous ĂȘtes actuellement employĂ© Ă  temps complet ou pour un temps partiel supĂ©rieur Ă  un mi-temps, vous ne pouvez exercer que les activitĂ©s accessoires suivantes :

  • Expertises ou consultations auprĂšs d'une entreprise ou d'un organisme privĂ©
  • Enseignements ou formations.
  • Certaines activitĂ©s agricoles
  • Travaux d'extrĂȘme urgence dont l'exĂ©cution immĂ©diate est nĂ©cessaire pour prĂ©venir des accidents imminents ou organiser des mesures de sauvetage
  • Travaux mĂ©nagers de peu d'importance rĂ©alisĂ©s chez des particuliers
  • Aide Ă  domicile Ă  un ascendant, Ă  un descendant, Ă  son conjoint, Ă  son partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ© ou Ă  son concubin, permettant Ă  l'agent de percevoir, le cas Ă©chĂ©ant, les allocations affĂ©rentes Ă  cette aide
  • ActivitĂ© de conjoint collaborateur au sein d'une entreprise artisanale ou commerciale.

Pour bénéficier de cette possibilité, vous devrez adresser une demande d'autorisation à l'autorité administrative dont vous relevez.

-Si vous ĂȘtes employĂ© pour un temps partiel infĂ©rieur Ă  un mi-temps, les rĂšgles de cumul et la procĂ©dure appliquĂ©e sont allĂ©gĂ©es.

Vous pourrez en effet cumuler vos fonctions avec toute activitĂ© privĂ©e, aprĂšs en avoir simplement informĂ© l'Administration. Celle-ci vĂ©rifiera tout de mĂȘme que l'exercice de cette seconde activitĂ© ne porte pas atteinte au fonctionnement normal et Ă  la neutralitĂ© du service dans lequel vous ĂȘtes actuellement employĂ©.

Attention ! L'Administration ne considĂšre pas la crĂ©ation ou la reprise d'une entreprise comme une activitĂ© accessoire. Dans ce cas, le cumul ne peut ĂȘtre effectuĂ© que dans le cadre des dispositions spĂ©cifiques Ă  la crĂ©ation ou Ă  la reprise d'une entreprise (cumul intĂ©gral des activitĂ©s, service Ă  temps partiel ou demande de mise en disponibilitĂ© pour crĂ©ation ou reprise d'entreprise).

Votre statut social et fiscal en cas de cumul

Votre situation sociale

Pour vos traitements : pas de changement. Vous continuerez Ă  cotiser auprĂšs des caisses dont vous releviez jusqu'Ă  prĂ©sent. Vos nouveaux revenus, quant Ă  eux, donneront lieu au versement de cotisations auprĂšs du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral des salariĂ©s ou des travailleurs non salariĂ©s (TNS), selon la structure juridique que vous choisirez. Vos remboursements de frais de santĂ© seront effectuĂ©s par le rĂ©gime dont relĂšve votre activitĂ© principale.

A noter : si votre activitĂ© principale relĂšve du secteur public et votre activitĂ© secondaire non salariĂ©e (TNS), vous ne serez pas soumis Ă  la cotisation minimale forfaitaire normalement acquittĂ©e auprĂšs de la caisse d'assurance maladie des non-salariĂ©s. Vous cotiserez sur la base de vos revenus non-salariĂ©s rĂ©els, mĂȘme s'ils sont infĂ©rieurs Ă  40 % du plafond de la sĂ©curitĂ© sociale.

Votre situation fiscale

Vous continuerez Ă  dĂ©clarer vos traitements dans la catĂ©gorie des "Traitements et salaires" (TS), Les revenus tirĂ©s de votre nouvelle activitĂ© seront, en fonction de la structure juridique choisie et de l'activitĂ© exercĂ©e, dĂ©clarĂ©s dans la catĂ©gorie :

  • soit des "bĂ©nĂ©fices industriels ou commerciaux" (BIC),
  • soit des "bĂ©nĂ©fices non commerciaux" (BNC),
  • soit des "traitements et salaires" (TS).

Demander une mise en disponibilité pour créer une entreprise

Si vous avez besoin de temps pour vous consacrer à la préparation et au développement de votre projet, vous pouvez demander une mise en disponibilité pour création d'entreprise.

Cette possibilité est ouverte à tous les fonctionnaires. Elle peut néanmoins varier d'un corps à un autre. Renseignez-vous auprÚs de votre service du personnel.

En principe, il s'agit d'un congé non rémunéré d'une durée de 2 ans maximum, accordé sur autorisation.

Quitter vos fonctions pour vous consacrer exclusivement Ă  votre projet

Si vous choisissez cette solution, sachez que vous devrez déclarer à votre administration l'activité que vous souhaitez exercer, au plus tard un mois avant la cessation de vos fonctions.

En effet, certaines obligations liées à votre statut demeurent.

Par exemple, en cas de reprise d'entreprise, l'administration va vérifier si au cours des 3 années précédant le début de votre activité privée vous avez exercé des fonctions de contrÎle, de surveillance, de passation de contrat ou avez émis des décisions, en lien avec l'entreprise reprise. Si c'est le cas, vous devrez reporter votre projet à 3 ans. (Décret n° 2007-611 du 26 avril 2007)

Une aide financiÚre pour les fonctionnaires créateurs

Vous pouvez prĂ©tendre Ă  une indemnitĂ© d'un montant maximal de 2 ans de rĂ©munĂ©ration brute annuelle (rĂ©munĂ©ration perçue au cours de l'annĂ©e civile prĂ©cĂ©dant celle du dĂ©pĂŽt de la demande de dĂ©mission). Son montant peut par ailleurs ĂȘtre modulĂ© en fonction de l'anciennetĂ© de l'agent dans l'administration.

Pour en bĂ©nĂ©ficier, il convient de :

  • crĂ©er une entreprise au sens de l'Accre,
  • communiquer dans un dĂ©lai de six mois aux services de l'Etat le K bis attestant de l'existence juridique de votre entreprise,
  • transmettre, Ă  l'issue du premier exercice, les piĂšces justificatives permettant de vĂ©rifier la rĂ©alitĂ© de votre activitĂ©.

Cette indemnité est versée, pour moitié, lors de la communication du K bis, et, pour l'autre moitié, aprÚs vérification de la réalité de l'activité de l'entreprise.

Attention ! Ne peuvent en bĂ©nĂ©ficier les fonctionnaires se situant Ă  cinq annĂ©es ou moins de l'Ăąge d'ouverture de leur droit Ă  pension de retraite.

(Décret n°2008-368 du 17 avril 2008)

Vous ĂȘtes retraitĂ© de la fonction publique ?

En principe vous ĂȘtes dans une situation favorable.

Vous pourrez en effet cumuler les revenus tirés de votre activité non salariée avec votre pension de retraite, sans minoration (hors cas de retraite anticipée).

Pour plus d'informations, contactez votre caisse de retraite.

En revanche, vous serez, pendant un certain délai, soumis au contrÎle de l'administration.

La préparation de votre projet

Quels que soient votre secteur d'activitĂ© et le volume de prestations ou de ventes que vous souhaitez rĂ©aliser, prĂ©parez soigneusement votre projet en suivant les Ă©tapes conseillĂ©es par l'APCE. C'est un gage de rĂ©ussite !

N'hĂ©sitez pas Ă  utiliser l'application que l'APCE met gratuitement Ă  votre disposition, intitulĂ©e mon projet en ligne. Elle vous permettra :

  • d'ordonner vos idĂ©es,
  • d'avancer mĂ©thodiquement,
  • de vous poser, Ă  chaque Ă©tape, les bonnes questions,
  • de rĂ©diger votre plan d'affaires (ou business-plan).

Ce document vous sera trĂšs utile lorsque vous prĂ©senterez votre projet Ă  vos interlocuteurs : conseillers, futurs associĂ©s, banquiers, experts-comptables, etc.

Qui peut vous aider Ă  ce niveau ?

Un point trĂšs important pour vous donner les meilleures chances de succĂšs : ne restez pas isolĂ© ! Un certain nombre de rĂ©seaux se tiennent Ă  votre disposition pour vous accueillir, vous informer, vous orienter si nĂ©cessaire, et vous accompagner dans vos dĂ©marches.

 

De l'importance des Business Angels

Business angelsSur le blog Simpleentrepreneur.com vous pourrez lire un nouvel article, de votre serviteur, concernant le rĂŽle crucial des Business angels:

"Pour lutter contre le chÎmage en France, la création d'entreprises constitue une priorité. Mais pour stimuler la création d'entreprises, encore faut-il que les aventuriers de la création obtiennent des financements.

Or il est extrĂȘmement difficile de mobiliser des financements, voir exceptionnel lorsqu'il s'agit d'un projet innovant en phase d'amorçage.

Comme nous l'avions abordé sur ce blog, les sociétés de Capital Risque, FCPI et autres FIP ne répondent qu'à une infime partie des besoins de financement de ces entreprises.

La solution pourrait venir entre autre de la multiplication des Business Angels. L'exemple américain en est la preuve:..." LIRE LA SUITE.

Autres posts publiés sur le blog simpleentrepreneur.com

 

L'affaire FUZZ: l'explication d'Eric DUPIN

"Le Tribunal de Grande Instance de Paris a condamnĂ© le 27 Mars 2008 Bloobox.net, "Ă©diteur" de Fuzz, Ă  1000 Euros de dommages et intĂ©rĂȘts et 1500 Euros de participation aux frais de procĂ©dure pour atteinte Ă  la vie privĂ©e de l'acteur Olivier Martinez.

fuzz
Le tribunal a estimĂ© que la sociĂ©tĂ© BLOOBOX NET opĂ©rait un choix Ă©ditorial au sein du FUZZ.FR lui donnant par la mĂȘme la qualitĂ© d'Ă©diteur au sens de l'article 6.III.1 de la loi pour la confiance dans l'Ă©conomie numĂ©rique.

Pour rappel, le site FUZZ.FR (hors ligne aujourd'hui), créé par Eric Dupin (photo) fin 2005 était construit sur la modÚle du célÚbre site http://digg.com .


Le contenu Ă©tait intĂ©gralement proposĂ© par les internautes. Les votes des mĂȘmes internautes permettaient de faire « remonter l'information » en premiĂšre page du site.

L'information ayant donnĂ© lieu au litige visait un couple de vedettes et avait Ă©tĂ© postĂ©e sans grand succĂšs dans la catĂ©gorie « people » du site. C'est ce dernier argument qui semble avoir Ă©tĂ© dĂ©cisif aux yeux du Tribunal qui a estimĂ© que la crĂ©ation d'une telle rubrique constituait un choix Ă©ditorial.

Ce type de site n'est en aucun cas un blog mais se rapproche plus d'un forum automatisé ou d'un Dailymotion voire d'un moteur de recherche tel que google. Ce faisant, BLOOBOX NET n'a aucun contrÎle sur ce qui est diffusé sur le site FUZZ ce qui fait d'elle un simple prestataire technique en théorie.

Le Tribunal vient donc par ce jugement, de restreindre grandement la définition d'hébergeur technique. L'intégralité des sites proposant aux internautes de communiquer entre eux de maniÚre publique doivent mesurer les conséquences de cette décision.

La mise en place d'un contrĂŽle humain a priori, de l'ensemble des informations, commentaires, rĂ©actions des internautes, semble ĂȘtre pour l'heure la mesure la plus sage Ă  adopter. ( ce qui selon moi est techniquement impossible et totalement irrationnel d'un point de vue Ă©conomique)

Néanmoins, ce choix du Tribunal est porteur de nombreuses contradictions qui risquent d'insufler un climat de peur et d'insécurité néfaste à toute l'économie d'internet ainsi qu'à sa liberté d'expression.

Si vous souhaitez aider indirectement Eric Dupin je vous encourage à vous rendre sur la page d'origine et de cliquer sur la banniÚre de publicité exposée...

Cliquer ici: FUZZ

 

LOIC LEMEUR LOIC LEMEUR LOIC LEMEUR

loiclemeurVous devez le connaĂźtre aprĂšs avoir Ă©tĂ© le prĂ©curseur en matiĂšre de blog, avoir crĂ©Ă© plusieurs entreprises (la derniĂšre en date Seesmic.com), ĂȘtre business angel, voici que LOIC LEMEUR devient capital risqueur.

Etant spécialisé dans la création de start-up ce dernier ne pouvait qu'intégrer une société de capital risque du type Wellington Partners qui totalise plus de 800 Millions d'euros investi ou a investir dans des entreprises innovantes. Actuellement le portefeuille compte 100 investissements dans des start-up.

Le rÎle de LOIC LEMEUR dans cette société de capital risque ?

Accompagner les entreprises européennes dans leur développement au niveau mondial notamment en mettant son carnet d'adresse et sa connaissance des mécanismes d'implantation de nouvelles entreprises aux Etats-Unis et bien évidemment dans la Silicon Valley, poumon de l'économie de l'internet mondial.

Si vous souhaitez poursuivre la lecture de sujets similaires, je vous propose les articles suivants:

 

1er Forum International de la Recherche en Finance

Le pÎle de Compétitivité mondial FINANCE INNOVATION a organisé, les 27 et 28 mars 2008, son premier forum international de Recherche en Finance à Paris sur le thÚme "Financial Risks New Developments in Structured Products & Credit Derivatives", avec le soutien de la Fondation Institut Europlace de FINANCE (EIF) et de la Fondation du Risque.

Plus de 600 participants, dont 40% d'étrangers en provenance d'Europe, des Etats-Unis, sans oublier l'Inde, le Brésil et la Chine, ont participé à cette manifestation.

Jean LAURENT, Président du PÎle FINANCE INNOVATION, a souligné dans son allocution d'ouverture que ce forum international a pour but d'échanger sur les travaux de recherche en cours des académiques et professionnels du monde entier portant sur des thÚmes d'actualité, notamment sur les nouveaux développements des marchés de dérivés de crédit et produits structurés et les modes de gestion des risques liés à ces marchés.

Jean LAURENT a ajoutĂ© que « L'objectif est d'organiser, chaque annĂ©e, Ă  Paris, un forum international de recherche en finance, de trĂšs haut niveau, dans le but de rassembler les meilleurs chercheurs et experts du monde entier, en capitalisant sur les atouts reconnus de la formation et de la recherche en mathĂ©matique et finance en France».

Plus d'une centaine de travaux de recherche ont été présentés au cours de ces 2 jours de réflexions, notamment sur les risques liés aux dérivés de crédit (plus de 50% des travaux de recherche présentés).

Pour plus de détails sur le programme, cliquez sur www.finance-innovation.org

 

Le financement des micro-projet

DollarsA longueur d'onde on insiste sur la création d'entreprises innovantes, de PME à potentiel (les fameuses GAZELLES) alors que la plupart des entreprises qui sont créées en France répondent à un seul objectif:

- permettre à son créateur de créer son propre emploi.

Ainsi on qualifie souvent ces projets de micro-projet, alors justement comment sont ils financés?


Il existe tout d'abord l'ADIE (Association pour le Droit Ă  l'initiative Ă©conomique)

L'ADIE a pour vocation d'apporter des financements Ă  des personnes qui sont exclus du systĂšme bancaires classiques.

Qui peut s'adresser Ă  l'Adie ?

  • les demandeurs d'emploi

  • les allocataires de minima sociaux
  • les personnes ayant des difficultĂ©s d'accĂšs au crĂ©dit bancaire

Adie mode d'emploi

1. Je souhaite créer ou développer mon entreprise. Je n'ai pas accÚs au crédit bancaire.

2. Je contacte l'Adie. Un conseiller m'indique si je peux obtenir un microcrédit.

3. L'Adie étudie ma demande et me fait part de la décision rapidement.

4. L'Adie me propose un financement adapté à mon projet appelé Microcrédit pouvant atteindre 5 500 euros maximum pour démarrer ou développer une entreprise existante..

Les prĂȘts Adie sont accordĂ©s par un comitĂ© de crĂ©dit composĂ© de bĂ©nĂ©voles (chefs d'entreprise, experts-comptables ou banquiers) et de reprĂ©sentants de partenaires bancaires. Ses critĂšres de dĂ©cision sont la capacitĂ© et la dĂ©termination du crĂ©ateur ainsi que la viabilitĂ© de son projet.

Conditions de prĂȘts au 1er juillet 2007:

Taux d'intĂ©rĂȘt de 7,43%

DurĂ©e de remboursement: tous les prĂȘts de l'Adie sont remboursables sur 24 mois maximum.

5. Eventuellement un prĂȘt de matĂ©riel peut ĂȘtre envisagĂ© : vĂ©hicule, ordinateur, matĂ©riel de vente sur les marchĂ©s, ...

6. L'Adie m'accompagne dans la création ou le développement de mon activité.

Depuis la création de l'association en 1989, prÚs de 44 170 entreprises ont été créées générant
53 000 emplois, grùce à plus de 51 767 crédits octroyés.

L'association dispose d'un réseau de proximité qui couvre désormais toute la France (métropole et Dom-Tom). Les 335 permanents et les 1000 bénévoles de l'Adie peuvent rencontrer les porteurs de projets dans l'une des 380 permanences implantées notamment dans les quartiers sensibles. Une fois un contact pris avec un porteur de projet, l'Adie s'engage à le rencontrer soit à son domicile soit dans l'une de ses antennes dans un rayon maximum de 50 km.

Pour contacter une dĂ©lĂ©gation : 0800 800 566

http://www.adie.org

Il existe Ă©galement les banques solidaires

Les banques solidaires sont des banques qui n'en sont pas.... en effet elles s'adressent aux personnes qui souhaitent entreprendre mais qui ne trouvent pas de financement auprĂšs du systĂšmes bancaires classiques.

Le profit n'est pas au centre des préoccupations de ces banques, l'objectif est de favoriser la création d'emploi en aidant les personnes à réintégrer le paysage économique et social.

Hors des contraintes de rentabilité, les banques solidaires peuvent prendre plus de risque dans leur stratégie de financement.

Un exemple de banque solidaire:

Caisse Sociale de DĂ©veloppement Local (CSDL) 29 rue du Mirail - 33300 BORDEAUX

TĂ©l : 05.56.33.37.97 www.csdl.asso.fr

Mais il y a Ă©galement les structures de capital risque solidaire:

Mobilisant l'épargne de ses membres les structures de capital risque solidaire finance la création et le développement de petites entreprises locales et collectives (SARL, SCOP, SCIC, SA, association).

Un exemple: le réseau des cigales

Le Club est constitué de 5 à 20 personnes qui mettent une partie de leur épargne en commun. Il se réunit plusieurs fois par an pour recevoir les créateurs, décider de leur placements et affecter cette épargne collective au capital des entreprises.

C'est un lieu d'Ă©changes et d'auto-formation sur les questions Ă©conomiques et de dĂ©veloppement local, oĂč investisseurs et porteurs de projet font l'expĂ©rience d'une Ă©conomie socialement responsable et solidaire.

Le club a une durée de vie de 5 ans, prorogeable une fois. Au terme de sa vie, il procÚde à la liquidation de son portefeuille, au prorata des apports des cigaliers.

Les CIGALES sont au carrefour de l'épargne de proximité, de l'épargne éthique et de l'épargne solidaire.

LE NOMBRE DE CIGALES EN 2006 La FĂ©dĂ©ration des CIGALES comptait 82 clubs actifs en 2006 rassemblant prĂšs de 1300 adhĂ©rents. Beaucoup de clubs sont arrivĂ©s en fin de vie : 5 clubs se sont dissous et 11 sont passĂ©s en gestion. 14 clubs ont Ă©tĂ© agrĂ©es en 2006.

L'ACTIVITE DES CIGALES EN 2006:

  • Le nombre de cigalier(e) moyen par club:12
  • Le nombre moyen de projets Ă©tudiĂ©s par club: 5
  • Statuts des entreprises cigalĂ©es: 77% SARL, 12% associations, 11% SCIC/SCOP.

http://www.cigales.asso.fr/

 

Juste une mise au point....

avionpapier
Afin que mon image de financier rigoureux, froid et sans humour perdure je dois aujourd'hui démentir une rumeur qui risque de porter atteinte à mon image.

Hier des lecteurs ont cru détecter un poisson d'avril concernant le billet "Incroyable: le papier plus résistant que le fer... ".

Je dois préciser que cette information est fondée, d'ailleurs voici la preuve:

http://www.news.fr/actualite/societe/0,3800002050,39379976,00.htm?xtor=RSS-1

Je suis désolé d'avoir à l'insu de mon plein gré induit de la confusion ;-)

Vivement l'année prochaine.....

 

Nous sommes tous des FUZZ en puissance.....

La sentence est tombĂ©e l'agrĂ©gateur de news Fuzz devra verser 1000 euros de dommages et intĂ©rĂȘts mais aussi rembourser les frais de justice de l'acteur Olivier MARTINEZ.

fuzzL'acteur a porté plainte contre Eric DUPIN (le créateur du site FUZZ) en indiquant que ce dernier avait laissé publier un lien renvoyant à un article parlant de sa vie privée.

Nous ne disposons pas de tous les attendus du jugement néanmoins il a un problÚme soit de fonds (au niveau de la loi) soit au niveau de sa compréhension par le juge.

Logiquement le juge a dû analyser la plainte au regard de La loi pour la confiance dans l'économie numérique (n°2004-575 du 21 juin 2004, aussi appelée LCEN).

En effet l'article 6 de la loi (adoptĂ©e le 6 mai 2004) dĂ©finit ce qu'est un hĂ©bergeur de site. Ce point est capital car si vous ĂȘtes considĂ©rĂ© comme hĂ©bergeur vous risquez peu de problĂšme juridique liĂ© Ă  un commentaire ou un article publiĂ© sur votre site, alors que si vous ĂȘtes considĂ©rĂ© comme Ă©diteur vous avez une responsabilitĂ© par nature totale sur tous les publications sur votre site.

Alors comment la loi définit le statut d'hébergeur?:

"Les personnes physiques ou morales qui assurent, mĂȘme Ă  titre gratuit, pour mise Ă  disposition du public par des services de communication au public en ligne, le stockage...d'Ă©crits...d'images...fournis par des destinataires de ces services ne peuvent pas voir leur responsabilitĂ© civile engagĂ©e du fait des activitĂ©s ou des informations stockĂ©es Ă  la demande d'un destinataire de ces services si elles n'avaient pas effectivement connaissance de leur caractĂšre illicite ou de faits et circonstances faisant apparaĂźtre ce caractĂšre ou si, dĂšs le moment oĂč elles en ont eu cette connaissance, elles ont agi promptement pour retirer ces donnĂ©es ou en rendre l'accĂšs impossible."

En consĂ©quence vous ne pouvez pas ĂȘtre tenu responsable:

  • si vous n'aviez pas eu une connaissance tangible de l'article incriminĂ©. Compte tenu des milliers de sources d'informations rĂ©cupĂ©rĂ©es par les agrĂ©gateurs comment peut on imaginer de pouvoir faire un tri avant publication...

Donc il semble logique de considérer les agrégateurs comme des hébergeurs.

Notons que ce problĂšme peut toucher tous les sites; sur ce blog je dois quelques fois supprimer ou modifier certains commentaires mais c'est souvent Ă  retardement...donc je risque potentiellement un procĂšs...

A quand demain un procĂšs contre la poste suite Ă  un envoi massif de courrier injurieux?

 

Innovaday: une manifestation pour lever des fonds

innovadayInnovaday s'adresse aux projets de création et aux entreprises de services et de technologies innovantes voulant développer leur activité, se positionner et commercialiser leurs solutions en trouvant les investisseurs.

CrĂ©ateurs innovants, multipliez les chances de trouver les financeurs de votre croissance !

Faites partie des 30 à 40 jeunes sociétés innovantes issues d'une sélection nationale qui auront l'opportunité de promouvoir leur projet auprÚs d'une cinquantaine d'investisseurs en capital.

Innovaday vous permettra de :

  • rencontrer des investisseurs qualifiĂ©s sur votre stand dĂ©diĂ© (rendez-vous prĂ©-programmĂ©s)
  • mesurer l'intĂ©rĂȘt immĂ©diat portĂ© Ă  votre projet
  • mieux connaĂźtre les diffĂ©rents profils et attentes des investisseurs
  • se faire connaĂźtre sans ĂȘtre surexposĂ©
  • rencontrer les experts de la crĂ©ation et de l'accompagnement des projets innovants
  • dĂ©crocher un des prix Innovaday.

Attention ! ClĂŽture des candidatures : vendredi 18 avril 2008.

CritĂšres d'Ă©ligibilitĂ© : Etre une jeune entreprise innovante (crĂ©Ă©e ou non) Ă  composante technologique souhaitant rĂ©aliser une augmentation de capital avec des investisseurs privĂ©s (recherche de financement entre 150 et 5.000 k€). Innovation au sens large. Pas de limite gĂ©ographique. Les projets sont qualifiĂ©s et validĂ©s en amont par un comitĂ© d'experts technologiques et financiers.

Les investisseurs visĂ©s : Business Angels, RĂ©seau de Business Angels, Fonds rĂ©gionaux, Fonds d'amorçage et de Capital Risque Nationaux, FCPI, Fonds industriels.

Pour se porter candidat à la Session Nationale de financement et remplir votre dossier en ligne (Executive Summary) via votre espace privé.

Veuillez contacter :

Finance & Technologie

Aurélie HARD

TĂ©l. 01 64 86 58 38

Mail : innovaday@finance-technologie.com

Site:Innovaday

Si vous souhaitez poursuivre la lecture de sujets similaires, je vous propose les articles suivants:

 

CAPITAL-POLES: pour Aider les PME des pÎles de compétitivité à trouver les investisseurs financiers

capitalpoleLa finalité de cette manifestation selon Hervé NOVELLI (Secrétaire d'Etat chargé des entreprises et du commerce extérieur):

L'innovation est une composante essentielle de la croissance et de l'emploi. Elle est en particulier portée par les petites et moyennes entreprises qui doivent posséder les moyens de se développer rapidement en France et à l'international.

Les pÎles de compétitivité sont au coeuur du renouvellement du tissu économique par l'innovation et la création.

La journĂ©e « Capital-PĂŽles », organisĂ©e le 18 avril 2008 au MinistĂšre de l'Ă©conomie, des finances et de l'emploi, avec le concours de la Caisse des DĂ©pĂŽts, vise Ă  faire se rencontrer les entreprises innovantes des pĂŽles et les investisseurs privĂ©s. Les entreprises y trouveront des possibilitĂ©s de financement, les investisseurs de bonnes opportunitĂ©s d'investir. Cette journĂ©e, construite autour d'informations et d'Ă©changes d'expĂ©rience, comprendra une vitrine de l'innovation et de trĂšs nombreux rendez-vous d'affaires.

L'intĂ©rĂȘt de ce programme pour les Entreprises Innovantes:

Dirigeants de Petites ou Moyennes Entreprises innovante et de croissance, Votre entreprise est l'une des 4 500 entreprises membres des 71 PÎles de compétitivité

Vous cherchez des financements privés pour accélérer votre développement, vous souhaitez:

  • Rencontrer des investisseurs privĂ©s et des banquiers pour lever des fonds
  • ConnaĂźtre les bonnes pratiques mises en place dans les PĂŽles pour vous aider dans ces domaines
  • Confronter votre expĂ©rience avec celle d'autres entrepreneurs membres d'un PĂŽle
  • Mieux comprendre le fonctionnement des fonds d'investissement privĂ©s (capital-amorçage, capital-risque, capital-dĂ©veloppement, circuits bancaires)
  • Etre au fait des rĂ©centes mesures sur le financement des PME

Venez rencontrer des investisseurs et des financiers pour lever des fonds et accĂ©lĂ©rer votre dĂ©veloppement ! Inscrivez-vous dĂšs aujourd'hui Ă  Capital-PĂŽles !

L'intĂ©rĂȘt de ce programme pour les Business Angels, Capitaux-risqueurs, Capitaux-Investisseurs, Banquiers d'affaires, Financiers:

Vous ĂȘtes un acteur important du financement des PME, de l'innovation et de la croissance et vous souhaitez:

  • Trouver des opportunitĂ©s d'investissements dans des PME Ă  fort potentiel de croissance
  • Investir Ă  tous les stades de croissance des PME, des premiers pas au dĂ©veloppement international et Ă  la croissance externe
  • Mieux connaĂźtre les PĂŽles de compĂ©titivitĂ© car aujourd'hui, vous n'en percevez pas clairement l'intĂ©rĂȘt

Venez rencontrer 300 dirigeants d'entreprises innovantes et de croissance membres des PĂŽles de compĂ©titivitĂ© et comprendre toute la valeur ajoutĂ©e des PĂŽles pour votre activitĂ©. Inscrivez-vous dĂšs aujourd'hui Ă  Capital-PĂŽles !

L'intĂ©rĂȘt de ce programme pour les animateurs des pĂŽles de compĂ©titivitĂ©:

Vous avez mis en place les ingrĂ©dients d'un travail collaboratif entre acteurs de l'innovation : entreprises, centres de recherche, formation, collectivitĂ©s territoriales

Vous souhaitez:

  • Renforcer votre rĂŽle d'animation et de « catalyseur de valeur » au-delĂ  des projets de R&D, coeur de votre activitĂ©
  • Vous doter d'outils d'appui et de conseil pour le financement privĂ© des PME
  • Apporter de nouveaux services Ă  vos membres
  • Partager les bonnes pratiques de vos confrĂšres des autres gouvernances de PĂŽle
  • AccĂ©lĂ©rer le dĂ©veloppement Ă©conomique de votre territoire...

Autant d'occasions de vous mobiliser et d'inciter vos PME Ă  participer Ă  Capital-PĂŽles ! Inscrivez-vous dĂšs aujourd'hui !

Plus d'informations: CAPITAL POLES