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Un quart des entreprises sont affectées par les conditions météo

Carte de la franceL'assureur-crédit Atradius a publié les résultats d'une étude menée fin 2007 par l'Institut Heliview dans six pays européens (France, Italie, Belgique, Grande-Bretagne, Allemagne et Pays-Bas) sur les conséquences des changements climatiques pour les entreprises.

Les résultats révèlent qu'un quart des entreprises européennes ont été victimes de conditions météorologiques extrêmes, telles que les orages, les pluies torrentielles ou les vagues de chaleur, dans leurs activités en 2007.

C'est le cas par exemple pour 37% des entreprises britanniques, victimes essentiellement de fortes chutes de pluie. Pour d'autres pays comme l'Allemagne, les entreprises considèrent à 60% que les orages sont les conditions climatiques qui ont le plus d'impact négatif sur leur activité.

En France, seulement 14% des entreprises affirment avoir souffert d'épisodes climatiques extrêmes dans leur activité en 2007.

Les causes principales sont à:

  • 43 % des vagues de chaleur,
  • 36% de fortes chutes de pluies
  • 21% la sécheresse.

Près d'une entreprise française sur deux s'attend à être affectée par les changements climatiques dans son activité dans les 10 années à venir.

Malgré les alertes, des entreprises peu préparées aux aléas climatiques

Les entreprises européennes, victimes des mauvaises conditions météorologiques, ont constaté des répercussions négatives sur leur chiffre d'affaire (43%) et leurs coûts (51%).

Malgré ces répercussions, seulement deux entreprises sur cinq ayant souffert des caprices de la météo en 2007 ont pris des mesures pour s'en protéger à l'avenir.

Les principales protections prises par ces entreprises sont:

  • la souscription à une assurance dommages entreprises (27%),
  • l'aménagement de la propriété de l'entreprise (27%) et
  • la mise en place d'un programme de maintien des activités (23%).

En France, la prise de conscience semble plus importante, où près d'une entreprise sur deux s'attend à un impact des changements climatiques dans les 10 années à venir. Elles craignent avant tout les vagues de chaleur (44%), les fortes chutes de pluie (25%) et les orages violents (25%).

« Les entreprises européennes ne prennent pas suffisamment conscience des conséquences du réchauffement climatique sur leurs activités. Il est clair que certaines d'entre elles appréhendent ces risques plus sérieusement que d'autres. Vu l'augmentation des craintes liées aux changements climatiques, il me semble important que les entreprises prennent des mesures pour se protéger contre les pires conséquences », précise Yves Poinsot, Directeur Général d'Atradius en France.



Pour plus d'information : atradius

 

Combien gagne un patron de PME/PMI ?

calimeroSelon La Tribune et l'Apce de cette semaine: à la demande de la CGPME, l'Insee a réalisé une enquête sur les salaires des dirigeants de PME.

En moyenne, leur salaire a diminué de 1,3 % entre 2004 et 2005. Cette baisse a été nette dans les activités financières, affichant - 4,25 %.

En 2005, le salaire net annuel moyen des chefs d'entreprise était de 49 700 euros.

Au-delà des préoccupations financières, les enquêtes réalisées par les organismes de soutien à la création d'entreprise précisent que les principales motivations des créateurs d'entreprise sont le sentiment de liberté et l'envie de mener à bien un projet personnel.

Cette étude conforte le billet que j'avais réalisé il y a quelques mois sur le caractère assez bas des rémunérations affichées par les entrepreneurs.

Je vous invite donc à lire: C'est vraiment trop injuste... ?

 

C'est vraiment trop injuste....

Cela va peut être vous étonner mais les activités financières peuvent être morales.

La morale est sous tendue par différentes règles, la morale financière également.

Une de ces règle stipule qu'il doit y avoir une relation proportionnelle entre le risque qu'un individu prend et la rémunération attendue et espérée.

Par exemple si vous placez votre épargne sur un Livret de développement durable (ex CODEVI) vous ne prenez aucun risque par contre la rémunération sera également très faible. Par contre si vous achetez des actions cotées sur le marché boursier (CAC 40 par exemple) votre rémunération potentielle sera supérieure mais le risque également.. à vous de choisir...

Ce qui n'est pas logique voir normal c'est lorsque la prise de risque n'est pas récompensée ou suffisamment.

Or la dernière étude de l'INSEE sur "Le salaire des chefs d'entreprises, moyennes et grandes" montre que la récompense des chefs d'entreprises n'est pas à la hauteur de leur prise de risque....

L'étude indique plusieurs éléments:

  • sur les 2,2 millions d'entreprises la plupart des entrepreneurs n'ont pas le statut de salarié,
  • Ainsi il y a en France 190 000 entreprises qui ont à leur tête un chef d'entreprise ayant le statut de salarié (PDG de SA de SAS, gérant de SARL minoritaire...).

De plus en 2005 le salaire annuel net moyen pour un chef d'entreprise salarié était de 49 700 € ,alors qu'un cadre salarié dans le privé percevait 44 600 €.

Ce faisant un chef d'entreprise salarié gagne 10% de plus qu'un salarié cadre, en général dans une grande entreprise.....

Alors on pourra me répondre qu'au-delà du salaire un chef d'entreprise dispose de deux autres système de rémunérations:

  • la plus value ultérieure qu'il réalisera lors de la vente de l'entreprise,
  • les dividendes

Dans la mesure où le groupe des chef d'entreprises salariés est constitué d'entreprises de petite taille, avec peu ayant le profil start up je ne suis pas certain que les plus values ultérieure soient importantes.

En ce qui concerne le versement de dividendes, là également je m'interroge compte tenu de la faible rentabilité de nos entreprises en moyenne je ne suis pas certain que les quelques dividendes versées compensent le risque pris par les petits entrepreneurs.

En conclusion prendre beaucoup de risques pour gagner 10% de plus "c'est vraiment trop injuste"...

Post et conclusion signés: CALIMERO

 

Pour les PME à potentiel Avenir Entreprises Gestion augmente ses interventions

avenirfinanceAvenir Finance filiale de la CDC Entreprises et OSEO, est une société de capital investissement spécialisée dans le financement en fonds propres des PME/PMI.

Avenir Entreprises Gestion intervient exclusivement dans le cadre de programme de développement d'entreprises matures ( disposant donc d'un historique conséquent) ou dans le cadre de transmission. Différents secteurs d'activités sont visés: industrie, commerce, services et tourisme.

Les entreprises peuvent être financées via:

  • Le FCPR Avenir Entreprises II

Ce fonds est créé pour financer les entreprises en phase de développement et de transmission. Ce fonds, doté de 140 M€, cible des investissements de 300 K€ à 2 M€, dans les entreprises de croissance.

  • Le FCPR Avenir Entreprises Mezzanine

D'un montant de 40M€, est lancé pour améliorer la chaîne du financement des PME. Souscrit à parité par les deux partenaires, ce fonds propose une offre de vrais « capitaux patients » (jusqu'à 10 ans) aux PME de plus de trois ans, pour financer des projets de moindre envergure que le FCPR Avenir Entreprises II (investissements de 50 K€ à 300 K€ en obligations convertibles).

Vous voulez en savoir plus sur l'intérêt d'un FCPR ? alors rendez-vous au billet:

"Savez-vous qu'il est possible de financer des entreprises sans les connaître individuellement?"

 

PME/PMI: pour financer vos projets avez-vous pensé à l'emprunt obligataire?

Vous êtes une entreprise de plus de 4 ans d'existence, votre société affiche entre 5 et 50 millions d'euros de chiffre d'affaires et connaît une phase de croissance.

Pour poursuivre votre développement doivent être réalisé des investissements commerciaux (ouverture d'une nouvelle agence...), industriels (acquisition d'une chaîne de production, rachat d'une entreprise...); alors se pose la question du financement.

Apport en capital via du capital investissement?

Emprunt bancaire classique via une banque?

Une troisième solution vous est proposée par AUDACIA.

AUDACIA vous prête les fonds sous la forme d'obligations. Une obligation est un titre financier qui va matérialiser la dette que votre entreprise a vis à vis de la société financière.

Exemple: votre entreprise va émettre 1 000 obligations d'une valeur unitaire de 1 000 euros. Cette société financière va vous acheter ces 1 000 obligations et donc apporter à l'entreprise 1 000 000 euros.

En échange votre entreprise va devoir rémunérer ce financement sous trois formes:

  • des intérêts qui seront versés chaque trimestre et dont le taux dépend du risque que représente l'entreprise,
  • un intéressement qui correspond à un pourcentage du bénéfice qui sera prélevé au profit de l'organisme financier,
  • une prime qui sera payée lors du remboursement des obligations. En effet l'entreprise va devoir rembourser en une ou trois fois les fonds prêtés. Mais le montant à rembourser sera supérieur au montant perçu.

Par exemple, si AUDACIA a payé 1 000 euros par obligation vous allez devoir rembourser chaque obligation 1 100 euros.

Notons qu'une faible rentabilité de l'entreprise va générer un faible intéressement et donc pour compenser cette situation le montant à rembourser sera revu à la hausse.

Supposons que l'intéressement fut nul pour cause de résultat proche de zéro le montant à rembourser pour chaque obligation pourrait passer de 1100 euros à 1 600 euros.

Rappel des caractéristiques générales:

  • montant apporté entre 500 000 et 3 millions d'euros
  • financement sous la forme d'un emprunt obligataire
  • remboursement sur 9 ans en 1 , 2 ou 3 fois (remboursement anticipé possible)
  • triple rémunération, intérêt, intéressement, prime de remboursement
  • garantie : aucune caution personnelle ni hypothèque

L'intérêt de ce type de financement est double:

  • renforcer les fonds propres et améliorer les ratios bancaires,dans la mesure où ces fonds sont considérés comme des quasi-fonds propres,
  • ne pas ouvrir le capital et donc rester totalement maître de sa gestion et de la création de richesse

Selon les initiateurs de ce type de financement le recours à l'emprunt obligataire améliore la structure du bilan de l'entreprise dans la mesure où le montant emprunté serait considéré comme des quasi fonds propres.

Je m'interroge sur point car ce qui est légitime avec un emprunt obligataire transformable en actions l'est il avec un emprunt obligataire "sec" ?:

  • avec les obligations convertibles en action on peut concevoir que les fonds apportés soient considérés comme des fonds propres si l'entreprise affiche une rentabilité suffisante. En effet la société de capital investissement va effectivement transformer ses obligations en actions afin de réaliser une plus value lors de la revente.

Par contre si la rentabilité est jugée faible la société de capital investissement va conserver ses obligations afin de s'assurer une rémunération minimale.

Ainsi le retraitement des obligations en dettes ou en fonds propres dépend du "jugement" de la société de capital investissement sur la rentabilité actuelle et future de l'entreprise.

  • dans le cadre d'obligations "classiques" celles-ci resteront à jamais des dettes donc difficile de considérer cet instrument comme un élément d'amélioration de la structure du bilan sauf si l'on raisonne à court terme.

Supposons une entreprise qui bénéficie d'un financement obligataire avec les modalités suivantes:

- en 2006 l'organisme financier apporte 600 000 euros en obligations,

- en 2009 l'entreprise doit rembourser 310 000 (avec la prime),

- en 2012 l'entreprise rembourse 312 000 euros.

Un banquier pourra estimer que les fonds apportés sont des quasi fonds propres pour toutes demandes d'en cours inférieures à 3 années. Effectivement si l'entreprise demande en 2006 un prêt sur 2 ans le banquier pourra considérer les sommes apportées comme des fonds propres dans la mesure où pendant la durée de l'emprunt ils ne feront pas l'objet d'un remboursement.

Par contre si l'entreprise souhaite emprunter sur 9 ans il semble délicat de considérer les obligations comme des quasi-fonds propres (Néanmoins si vous disposez d'un point de vue différent je suis preneur).

Pour terminer ce billet je vous précise que je n'ai aucun lien direct ou indirect avec AUDICIA (ce faisant je ne connais pas leur niveau de professionnalisme) et qu'au travers de cette société j'ai pu aborder l'intérêt d'un financement particulier: vous l'aurez compris l'emprunt obligataire.